‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 27 sur 139 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

difficile de comprendre comment l’un des premiers mots d’une prière qui se reproduit à la fin du plus grand nombre des divisions du Yaçna, a pu donner son nom à la plupart de ces divisions elles*mêmes. Cette habitude doit être ancienne; car une portion importante du Yaçna est connue, non-seulement dans la division de la liturgie (que l’on peut soupçonner d’être plus moderne que les textes qui la composent), mais dans ces textes memes, et notamment dans celui du Vispered, sous le titre de Hajlenghdl, en zend haptaijhditi gdtha, c’est-à-dire, • le chant composé de sept hâta. »

Après cela, le lecteur peut se demander pourquoi je n'ai pas conservé cette dénomination, et continué, avec Anquctil, de designer les portions du Yaçna par un titre qui paraît depuis si longtemps consacré par les Parses, qu’il figure dans les textes mêmes. C’est que l’emploi du mot Hd est de nature à perpétuer une notion qui, pour être justifiée dans l’origine, n’en est pas moins devenue, par l’extension qu'on lui a donnée, une véritable erreur. Certainement si la prière de laquelle Anquetil a extrait le nom de Hd, avait le sens qu’il lui donne, si le mot zend, quel qu’il soit, ressemblant au terme moderne Hd pouvait avoir cette signification, il Faudrait accepter ce titre sans hésiter, et tout au plus resterait-il à chercher comment le mot original peut présenter ce sens; en d’autres termes, il ne resterait plus qu’à le rattacher à quelque autre mot de l’une ou de plusieurs des langues alliées au zend. Mais je crois pouvoir affirmer qu’il n’en est rien. Le mot zend duquel dérive Hd n’a pas le sens que lui assigne Anquetil, et l’on n’est autorisé à donner ce titre aux parties du Yaçna qu'il désigne, que par un usage analogue à celui qui nous fait appeler pater et aie les prières dont ces mots forment le commencement. L’analyse de ce passage important mettra, je l’espère, cette assertion à l’abri de toute contestation. J’hésite d'autant moins à en faire l’examen en ce moment, que nous devons, avant de passer outre, prendre un parti sur la question relative au titre des chapitres du Yaçna.

ié.

io8 COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.

Le passage dans lequel Anquetil trouve le nom de Hd est emprunte à la fin du quatrième chapitre du Yaçna. On le trouve en entier dans le n° i F, pag. 5o, contre l’habitude des copistes qui n’en transcrivent d’ordinaire que les deux premiers et les trois derniers mots. En voici le texte littéralement copié : yénghé hâtâm âat yaçni paiti vaijhn mazdâo ahuri) vaéthd achât halcha yâoghàmtckd tàçtchd tâoçtchd yaz (yazamaidhê), ce que Nériosengh interprète ainsi:

^ snfarôwT: if* tfflRTT grrfç 3tTÏT (sic) Hfltnf-W: MlfHH: f^5 rfàçft: fl fui rimisî iTfTT: imft (sic) mm rc|ZT?î tjrnt

HUmN flfmà'l Irfw rTR ïTTO HiWIfllcftrfM

Anquetil traduit : • ceux qui récitent ainsi les Hâs de ITzeschné, « Ormuzd veille sur eux; il les récompensera, soit que ce soient des « hommes ou des femmes, je leur fais Izcschné. » J’avoue qu'il me parait aussi difficile de retrouver dans l’original cette dernière traduction que la première. La glose de Nériosengh est en particulier d’une barbarie extrême , les lois orthographiques du sanscrit y sont ouvertement violées, et il ne serait possible de tirer un sens de çes mots sans suite, qu’en leur faisant subir des corrections pour lesquelles on n'a même pas de base fixe s. La version de Nériosengh ne peut donc servir ici ( et nous verrons qu’il en est de même dans un très-grand nombre de passages) que comme d’un vocabulaire, quelquefois double, en ce que la traduction proprement dite est d’ordinaire suivie d'une glose, annoncée par la présence du mot kila (c’est-à-dire). Cette glose s’éloigne quelquefois, et d’autres fois se rapproche de la traduction d’ Anquetil, pour laquelle elle fournit un moyen de contrôle. L'analyse du passage assez difficile où il s’agit de vérifier l'existence du mot //« va nous donner un exemple du genre de secours qu’on peut trouver dans cette traduction, d’ailleurs si incorrecte.

' Ce texte devant se représenter bien- remets k ce moment le relevé des variantes tôt, à la fin du iv* chapitre du Yaçna, je et des fautes de la glose de Nériosengh.

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