‹ Commentaire Sur Le YacnaChapitre 89 sur 139 · CHAPITRE 1. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. a

n' 6 S seul ajoute puthra. Ce mot, qui ne peut être que le

vocatif de pathrti (fils), me parait ici interpolé, et emprunté aux nombreux passages où le feu est invoque sous le nom de Jils d’Ormuzd, et au vocatif. Il est évident que si le texte de notre paragraphe devait indiquer d’une manière aussi précise le rapport du feu à Ormuzd, le mot puthra eût été mis au génitif, puthrahê. Le copiste du n” 3 S avait commencé & transcrire ce mot; mais il s’est arrêté aux trois lettres , qui sont surmontées de trois points , signes qui indiquent qu’elles doivent être elfacées.

Les deux mots achahé vahistahê, qui signifient « de la pureté excel- « lente , « forment le nom propre de l’Amschaspand que les Parses nomment, d’après la transcription pelilvie, Ardibehesclit. Le mot vahista a été suffisamment expliqué ci-dessus; je dois seulement •ajouter aux détails que j’ai donnés sur ce mot, que vahista est le superlatif de vaÿhu, et que le rapprochement que j’ai cherché à établir entre ce mot zend et le sanscrit vasichtha est pleinement confirmé par l’existence du mot qfîttj vasichtha, cité sur une règle de Pânini comme superlatif de vasumat (riche)10’. Il est digne de remarque qu’ici Nériosengh, au lieu de reproduire la transcription pehlvie de ces deux mots, et de les considérer comme un nom propre, les traduit par «la pureté excellente,» exactement comme nous pouvons le faire nous-mêmes. Nous ajouterons encore sur le mot dthmçtcha , que c’est le génitif de âtars (nomin.), la désinence ô du génitif étant rappelée à ses éléments primitifs as devant tcha, et l’a de âtar étant supprimé dans les cas faibles, de sorte que la liquide r, tombant immédiatement sur le t, force cette dernière lettre à devenir th. En résumé, nous traduirons avec Anquetil :

* J’invoque , je célèbre Ardibehcscht (la pureté excellente) et le » feu d’Ahuramazda. »

IM Pânini , VI, 4 * i63. Voyez ce que jai ton». XII , pag. 56 sqq. Je citerai plus tard

dit à ce sujet dans le iVouv. Joum. asiat. un passage des Védas où se trouve ce moL

■joosi)^

(Lignes 4 b, 5 a.)

TRADUCTION DE NERIOSENGH.

HM-dmlH HyufarfM iîfl^iiHIWl H^JT qu^Jjcff H m

(Ms. Anq. n* a F, pag. C.)

TRADUCTION DANQÜETIL.

« Je prie et j’invoque (le Gâh) Osiren , saint , pur et grand ,M. »

Ce paragraphe donne le nom de la seconde partie du jour, selon la définition de la glose de Nériosengh , de celle qui , d’après Anquetil, commence à trois heures du soir, et se termine au coucher du soleil. Ce nom, que les manuscrits lisent diversement, est le seul

Les deux mss. écrivent encore ici aimant t ray dmi avec un anusvàra. Le n° 3 S a fau tivement tarît para rn. Le môme ms. lit udjira nanâmnî apura mhna tadhyâth punyâtmani punyagumi. Dans le n° a F, manuscrit qui

est supérieur pour la correction au n* 3 , n de tampûnxa est doublé sous le r; le nom du Gâh Osiren était primitivement écrit udjiinaranâmntm ; une main moderne a effacé le ra , et replacé cette voyelle audessus de la voyelle i bref qui a été effacée.

,M Zend Avcsta , tom. I , a* part. pag. 83 et la note i .

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