CHAPITRE I. îî
complètement le mot zahlu , comme il le fait dans ce paragraphe môme, djamda (rend). Il faut dire cependant que parmi les noms donnés dans le Zend Avesta aux diverses réunions d'hommes, depuis la maison jusqu’à la province, le troisième degré est occupé par le zahlu, et que ce degré peut répondre à ce que nous appelons bourcj , ou peut-être ville.
Au reste, nous ferons voir plus tard, en examinant le passage où se trouvent réunies ces diverses dénominations, quelles conséquences on en peut tirer pour l’état de l’Aric au moment où ont été rédigés les fragments de prières qui nous ont été conservés sous le titre de Zend dm/a. Quant à présent, nous adopterons le sens de ville donné à zahtu par Anqnetil, en remarquant que le zend zahtu est exactement le sanscrit djanta (être vivant), et que ce mot qui désigne les hommes d’une manière très-générale, a pu naturellement servir à dénommer les grandes réunions d’hommes. Mais dans zahtuma, nous devons voir plus que le mot ville , puisque zahluma est un dérivé de zahtu. Ce mot est un adjectif comme nmânya et vtçya que nous avons vus dans les précédents paragraphes; et si nous avons pu traduire ces deux mots par « qui protège les maisons , les • habitations, » zahluma devra se rendre par « qui protège les villes. • Ici la glose de Nériosengh, qui signifie « la divinité nommée Djamda « qui fait le bien au milieu des hommes grands, » est trop vague et trop inexacte pour être d’aucun secours.
Les trois autres mots qui terminent ce paragraphe sont lus dans le n° a F et dans le n” 3 S de la meme manière que dans notre Vendidad-sadé lithographié, dont nous reproduisons le texte. Le seul n“ 6 S lit et par suite de la confusion fréquente,
dans ce manuscrit , des lettres a i et é. Après l’analyse que nous venons de donner de ce paragraphe, nous le traduirons de la manière suivante :
« J’invoque, je célèbre celui qui répand la génération, et qui pro- ■ tége les villes, pur, maître de pureté. »
a3o COMMENTAIRE SUR LE YAÇNA.
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(Lignes a t — & a.)
TRADUCTION DB NKRIOSENGtl.
HTJpfalfa ysf B ■»
(Ms. Anq. n* a F. pag. 6.)
TRADUCTION DANQUETIL.
•• Je prie et j’invoque Ardibchcscht, le feu d’Ormuzd m.
Tous les mots de ce paragraphe nous sont déjà connus; nous n'aurons ici qu’à relever les variantes des manuscrits du Yaçna. Le n°6 S lit, comme notre Vendidad lithographié, , leçon
préférable à celle de du n° 3 S, et du n° 2 F, pag. 6. D’autre part, ces deux derniers manuscrits lisent mieux ,
au lieu de du n° 6 S. Après le mot mazdâo, le
Les deux mss. écrivent toujours nimamtraydmi avec un anusvàra. Le n* 3 conti-
nue à donner sampurnayâmi avec un a bref. U lit non moins fautivement punya, sans la marque de l'accusatif, et agnt au lieu de agnim.
m Zcnd Avcsta , tom. I , part. pag. 8a .