ADDENDA
je ne saurais vous le dissimuler, monsieur le ministre, avec un sentiment de pénible émotion par le peuple hellène tout entier, et la crise ministérielle, s'étant prolongée pendant plusieurs jours, a fait qu'une réponse n'a pu être donnée dans cet intervalle à la lettre de Votre Excellence,
«Le cabinet dont j'ai l'honneur de faire partie s’est fait un devoir, aussitôt constitué, de prendre en sérieuse considération le contenu de la déclaration ct de votre communication.
« Le gouvernement du Roi a vu avec regret que le ministre de Sa Majesté à Paris n’a pu prendre part aux travaux de la conférence par suite de la position d'infériorité qui lui a été faite vis-à-vis du plénipotentiaire de la Turquie.
«En présence de l'unanimité des six grandes puissances curopéennes, et de votre déclaration que les plénipotentiaires, en dégageant le débat des questions de fait, n’ont eu en vue que de rechercher les règles de conduite qui doivent présider aux rapports entre la Grèce et la Turquie, je m'empresse de vous informer que le gouvernement du Roi adhère aux principes généraux de jurisprudence internationale contenus dans la déclaration de la conférence, et qu'il est décidé d'y conformer son attitude. »
Le Journal officiel de France annonce ainsi la réception de la réponse grecque, de même que la clôture de la conférence: «La conférence, après avoir entendu la lecture de la réponse du gouvernement grec à la déclaration du 20 Janvier, a pris acte de l'adhésion du cabinet d'Athènes aux principes énoncés dans ce document. Elle a en même temps déclaré les rapports diplomatiques rétablis ipso facto entre la Turquie et la Grèce, et chargé son président de remercier les deux gouvernements de la déférence dont ils ont fait preuve pour ses conseils.
«La conférence a ensuite prononcé sa dissolution, »