‹ Commentaire sur les Eléments du droit international et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton [microforme] (volume 3)Chapitre 54 sur 138 · RES · texte numérisé non relu

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200 DROIT D'INTERVENTION. [Part, 1],

péen, qui n'est pas, pour Henri IV, le simple équilibre entre les forces matérielles des États, mais l'association fraternelle des nationalités indépendantes. Il n’est pas concevable qu'on ait pu méconnaître cette pensée et regarder comme non avenn le témoignage du ministre, de l'ami qui avait été pendant quinze ans le confident de toutes les pensées de Henri IV.» 1

Eugène Ortolan déclare que la sorte d'association générale établie entre les puissances par les traités de Westphalie en 1648, d'Utrecht en 1715, et de Vienne en 1815, pour la ga: rantie en commun d’un certain état de possession territoriale conventionnellement réglée, doit remonter aux projets de Henri IV et de Sully, «qu’on a», dit-il, «qualifiés trop facikment peut-être d'utopies, faute d'en avoir assez considéré kr côté pratique et les moyens d'exécution préparés de longue main.» Dans un autre endroit il s'exprime ainsi: «C'était Henri IV qui avait conçu le premier projet de cette grande Confédération ou république chrétienne et pacifique en Eu: rope. Ceux qui ont révoqué ce fait en doute, comme Si: mondi dans son Histoire des Français, n'avaient pas lu ave assez de soin les preuves nombreuses et irrécusables qui s'en trouvent dans les Mémoire: de Sully.» Ortolan dit encore: «Il sera curieux, pour ceux qui voudront se livrer à ce parallèle, de rapprocher ces paroles et ces données (au con: grès de Vienne), de celles mises en avant par Henri IV « par Sully, dans leur Confédération perpétuelle de la Chrétienti d'Europe, et de comparer, à deux siècles de distance, l'arrangement des territoires et des États coordonné par le mi: nistre de Henri IV avec celui qui est arrêté en 1815 dans ha grande réunion des puissances. » ?

Dans son chapitre sur l'équilibre politique, Eugène Ortolu, en disant «qu’à l’époque du congrès de Westphalie, dans les théories de la politique, les idées d'équilibre fondé sur ce principe avaient gagné quelque terrain», ajoute: «il y avait un siècle que Henri IV et Sully les avaient émises par anticipation, » 5

1 Henrt MarrTin, Histoire de France, tom. X, p. 492. ? Euckne ORToLAN, Domaine international etc., p. 158, 160, 181. 3 Jbid., p. 151.

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