‹ Commentaire sur les Eléments du droit international et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton [microforme] (volume 3)Chapitre 73 sur 138 · RS RS · texte numérisé non relu

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Le roi des Deux-Siciles invité au congrès,

Garantie consentie par

le roi des Deux-Siciles, Armée d’oc-

cupation.

Mesures pri« ses par le congrès de Laybach touchant les affaires de Naples,

Le ministre napolitain au princerégent de

Naples,

CONGRÈS DE LAYBACH, [Part. II,

spontanée d’un régime condamné à périr sous le poids de ses propres vices, le royaume des Deux-$Siciles sera rentré dans ses relations anciennes et amicales avec les États de l’Europe, ct dans le sein de l'alliance générale dont il s’est séparé par sa position actuelle, les souverains alliés n’auront plus qu'un vœu à former, celui de voir Sa Majesté établir un ordre de choses portant en lui-même les garanties de la stabilité, conforme aux vrais intérêts de ses peuples, et propre à rassurer les États voisins sur leur sûreté et sur leur future tranquillité,» 1

Dans une seconde dépêche, du même au même, il est dit: «Le gage indispensable de la tranquillité de l'Italie sera la présence temporaire d’une armée d'occupation, laquelle n'entrerait dens les États de Sa Majesté qu'au nom des puissances décidées à ne pas laisser subsister plus longtemps à Naples un régime imposé par la rebellion, et attentatoire à la sûreté de tous les États voisins. Cette armée se trouverait sous les ordres du roi; l'occupation ne serait autre chose qu’une me. sure transitoire et ne pourrait en aucun cas porter la moindre atteinte à l'indépendance politique du royaume des Deux-$iciles. » 2

On n'avait pas permis au roi de se faire accompagner d'un ministre d’État, et les autorités autrichiennes avaient empéchi le duc de Gallo d'arriver à Laybach avant que tout fût décidé, «On donna pour raison du refus que l’on faisait de le laisser assister aux délibérations», dit le roi, «que notre gouvernement n’était pas encore reconnu. »

«Le même soir de mon arrivée» (30 Janvier), dit le mi. nistre napolitain dans son rapport au prince-régent, «je fus invité par le prince de Metternich à une conférence à laquelle assistaient tous les ministres ultramontains et italiens présents à Laybach. On me dit que le but de cette conférence était seulement de me donner connaissance des instructions que l’on envoyait à Naples relativement aux décisions des souverains alliés, non pour les discuter, attendu qu’elles étaient immuables, mais pour que je pusse faire connaître à Votre Altesse Royale l’unanimité avec laquelle elles avaient été prises et leur irrévocabilité. Je priai le congrès de m'en

1 Lesur, Annuaire, 1820, app., p. 692 — 696.

2? Jbid., p. 697.

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Chap. I.] RÉVOLUTION DU PIÉMONT. 239

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possible et, de plus, inutile, les ministres étant chargés, comme

ils l'ont fait réellement, d’en remettre une copie à Votre Al-

tesse Royale.

«A l'égard des puissances intervenues dans les décisions du L'Autriche,

. : F à la Prusse et

congrès, sans doute l'Autriche, la Prusseet la Russie doivent être ln Russie considérées comme celles qui ont unanimement adopté la mesure l'état des d'agir hostilement contre l'ordre de'choses existant à Naples. Les ‘Xaples. plénipotentiaires français au congrès ne se sont pas engagés à prendre aucune part active ou hostile dans l'exécution des mesures au cas de guerre. Sa Majesté Britannique non-seulement n’a point concouru aux principes et aux mesures hostiles des trois puissances susdites, mais elle n’a point voulu intervenir comme partie délibérante au congrès de Laybach.» 1

Dans la note de Lord Castlereagh du 19 Janvier 1821, sont rrineipes de expliqués les principes du gouvernement britannique dans les danses rs cas exceptionnels d'intervention. ? Mi: dou

Le parlement napolitain repoussa d’abord toute soumission, déclara le roi des Deux-Siciles captif entre les mains des autres souverains, sa liberté arrachée par la force, et décréta la guerre, mais après une seule affaire d’avant-postes (7 Mars), tous les corps de l’armée napolitaine se débandèrent ou mirent bas les armes devant l’armée autrichienne qui fit son entrée à Naples le 23 Mars 1821.

En conséquence de la résolution prise à Laybach, et qui Késolntion portait que l'autorité royale serait rétablie telle qu’elle *racne était avant le 5 Juillet 1820, et qu’il lui serait imposé des garanties, on conclut une convention portant qu’une armée autrichienne, au nom et sous la garantie des trois cours d’Au-

triche, de Russie et de Prusse, serait mise à la disposition du roi des Deux-Siciles. à

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