‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 20 sur 138 · I. ANTÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

I. ANTÉCÉDENTS

se comparer avantageusement aux meilleures revues de l'Europe.

Il serait difficile de citer avec exactitude les nombreux essais de M. Wheaton, publiés dans d'autres journaux, mais on peut trouver dans presque tous les volumes du «North American», dont le premier numéro date de Mai 1815 , des articles sortis de sa plume, ou la mention de son nom, à propos de remarques faites sur ses ouvrages.

Parmi les écrits fournis par lui , pendant qu'il était encore à New- York, nous citerons son exposition des jugements rendus par les tribunaux américains dans les cas de prises maritimes jusqu'à la guerre de 1812. On trouvera un résumé de cette exposition dans nos annotations. (Voir Part. IV, chap. ii, § 14.

Il profita de la traduction faite par M. Cushing, de l'ouvrage de Pothier sur les Contrats maritimes, pour aider à faire connaître à ses compatriotes le mérite de ce savant juriste, ouvrage dont l'introduction au barreau anglais par Sir William Jones était considérée par celui-ci comme le paiement en quelque sorte de la dette à laquelle tout homme est tenu envers sa profession. Mais M. Wheaton ne fut pas, comme juriste, exclusivement absorbé par le droit civil et le droit international. Sa connaissance profonde de l'ancien droit commun (Engliéh common law), se fit jour, non-seulement dans ses propres rapports , mais aussi dans la notice qu'il publia sur l'édition de Yelverton , par M. Metcalf , et dans la citation des nombreuses autorités qu'il introduisit dans sa propre édition du «NisiPrius», de Selwyn.

En faisant connaître à ses lecteurs ce qu'il désigne dans une lettre à son ami, M. Butler, comme «l'admirable exposition de Verplanck, de la théorie sur la loi des contrats quant aux prix », où l'auteur discute l'égalité absolue dans les contrats, comme obligatoire in foro conscientiœ, M. Wheaton eut occasion de considérer jusqu'à quel point les préceptes du droit d'équité, tels qu'ils étaient interprétés par les cours de justice, s'accordaient avec les règles de la justice naturelle.

A cette époque, le meurtre d'un avocat, à la suite d'une querelle provenant des incidents d'un procès, avait créé une vive sensation dans le public. En résumant les débats de cette

NOTICE SUR M. WHEATON.

affaire, qui fut portée devant les tribunaux, M. Wheaton eut occasion de se livrer à une savante dissertation sur la différence existant entre le code criminel du continent de l'Europe et celui de l'Angleterre, faisant surtout ressortir l'importance attachée en certains cas, par le premier, à Vintcntion, plutôt qu'au résultat du fait, pour en décider la criminalité. Compta Daniel "Webster, le grand homme d'État américain d'une

rendu des t

«Renoru» époque postérieure, s'intéressa à un tel degré aux travaux de

par Webmer »•»■»»

— du Dis- M. Wheaton, qu on a de lui un compte rendu des «Reports».

court par -

Everett. Edward Everett fut de son côté l'auteur de la savante notice sur le « Discours Historique » , de même qu'il était trente-cinq ans plus tard (1856) l'auteur de l'article qui parut dans la même « Review » (North American) sur notre première édition annotée des «Éléments».

V iiam rSu Lc dernier travail entrepris par M. Wheaton pendant qu'il

""«ey. ' était encore aux États-Unis , et en dehors des devoirs de sa profession et de ses fonctions de rapporteur (Reporter) et de commissaire pour la révision des lois, fut une préparation de la vie de William Pinkney , l'homme le plus éminent .dans la profession à laquelle appartenait M. Wheaton , de même qu'il était un des plus distingués dans la carrière où notre auteur allait entrer.

L'ex-Président Monroe, qui avait été le collègue de M. Pinkney dans les négociations de Londres, de 1806, et qui s'était aussi trouvé plus tard avec lui dans le cabinet de Madison, mit à la disposition de M. Wheaton la correspondance échangée entre eux , pendant la période de leurs relations politiques, si féconde en événements.

Lors môme que cette entreprise n'eût produit d'autre résultat Lettre* du que la publication de deux lettres, émanant du Président Ma- MadiLn sur dison, lesquelles jetaient une nouvelle lumière sur les événeia 0 gùerVe ïe ments se rattachant à l'adoption de notre système restrictif, et

aux circonstances qui déterminèrent la délaration de guerre de 1812, elle aurait eu l'avantage de fournir de précieux matériaux pour notre histoire.

Nous parlons ici de ces lettres, comme se rattachant au sujet de l'ouvrage que nous allons commenter. Dans celle qu'il écrivit le 18 Juillet 1824, M. Madison dit que le Président (Jefferson) eut entre ses mains par une voie non-officielle

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