‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 22 sur 138 · IL MISSION A COPENHAGUE · texte numérisé non relu

IL MISSION A COPENHAGUE

Ce fut dans la deuxième année de l'administration de John m whe*ton QuincyAdams, et au printemps de 1827, que M. Wheaton chï^cTafreçut un témoignage de la confiance du gouvernement fédéral, ''pe^ue 0 ' en étant nommé Chargé d'Affaires près la cour du Danemarck, sans que lui ni ses amis en eussent reçu aucun avis préalable. Ce titre était celui par lequel tous nos ministres ou agents diplomatiques en Europe, étaient à cette époque désignés, excepté dans quelques cas limités aux cours principales, auprès desquelles des Envoyés Extraordinaires et Ministres Plénipotentiaires étaient ordinairement accrédités.

En se rendant à l'étranger, le nouveau diplomate n'allait

28 NOTICE SUB M. WHEATON.

son fcpii- pas entrer dans un inonde, dont les mœurs et les usages lui carrière, fussent inconnus. En dehors du séjour qu'il avait fait autrefois en Europe, il possédait sur la plupart de ses compatriotes, quelque distingués qu'ils fussent d'ailleurs sous d'autres rapports, l'avantage d'être au courant des langues et de la littérature des autres pays ainsi que de leurs institutions judiciaires et politiques. Sa société avait, pour cette raison, été recherchée en tous temps par les étrangers éclairés. 11 était en relations intimes avec plusieurs des hommes, de réputation historique, que la chute de Napoléon avait contraints à quitter la France, tels que le général Lallemand, Kéal, Hegnaud de St. Jean d'Angely et le général Bernard. Sa liaison avec ce dernier fut renouvelée dans la suite, et avec avantage pour sou pays, à Paris, où le général, après plusieurs années passées an service des États-Unis, termina sa carrière comme ministre de la guerre , sous Louis Philippe.

f»u * loi.- m. Wheaton partit pour l'Angleterre avec sa famille en Juil-

dres la ron-

naissais <ir let 1827- Pendant son séjour à Londres, il fit la connais-

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Bentham. sauce de Jeremy Bentham, dont les ouvrages, malgré des singularités de style, renferment une mine inépuisable de trésors intellectuels, et vers lequel il se sentait particulièrement attiré comme vers l'apôtre de la réforme légale , qui avait si récemment occupé notre auteur. M. Wheaton lui emprunta le titre de « Droit International », comme applicable au sujet des «Éléments.» Il l'avait même déjà adopté pour son Discours historique. Sept ans plus tard, et dans un discours sur le Progrès du Droit, dont nous aurons occasion de parler, M. Wheaton appelait Bentham, «le plus grand réformateur judiciaire des temps modernes. » On voit jusqu'à quel point le philosophe anglais a apprécié les études de M. Wheaton par une lettre de lui du 23 Février 1830, à Edward Livingston, l'auteur du Code de la Louisiane. 11 y parle, de la manière la plus Hatteuse, de son intimité avec M. Wheaton, de même qu'avec l'écrivain de cette notice, alors Chargé d'Affaires des États-Unis, à Londres. (Works o/'Bkntham, cd, by Sir John Bowriny, 1843, vol. XI, p. 36.)

Privée « M. Wheaton arriva à Copenhague le V.) Septembre 1827: il était le premier agent diplomatique des Etats-Unis régulièrement nommé pour résider près le gouvernement du Danemarck.

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