‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 23 sur 138 · II. MISSION A COPENHAGUE · texte numérisé non relu

II. MISSION A COPENHAGUE

Un ministre l'avait précédé en 1811 en mission spéciale, au sujet de la saisie et de la condamnation de navires américains et de leurs cargaisons. Ces mêmes questions constituaient le fond principal de la mission diplomatique de M. Wheaton.

Le comte Schimmelman , vénérable homme d'État, qui avait A«eaeii gr«-

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été pendant plus de cinquante ans dans les affaires publiques, Roi et <iu était alors ministre des Affaires Étrangères. M. Wheaton fut , Affales présenté par lui au roi (Frédéric VI) et à la famille royale, '' ,nu '* eret qui ne cessèrent de le traiter, durant les huit années qu'il passa à Copenhague , avec une considération qui s'attachait plutôt à son mérite distingué et à son caractère personnel , qu'au rang diplomatique dont il était investi et qui n'indiquait pas suffisamment son véritable caractère représentatif. L'accueil fait à M. Wheaton était d'autant plus flatteur pour lui, que la nature des réclamations qu'il avait à faire n'excluait pas la discussion.

Dans une lettre qu'il adressait peu de temps après son arrivée, à son collègue à Londres, M. Wheaton s'exprime ainsi: « J'ai fait la connaissance de plusieurs littérateurs éminents , et Moulines de j'ai vu entre autres, le Professeur Schlegel, qui, ainsi qu'il uoï^scwêvous en souviendra, écrivit en 1799 contre la célèbre décision gel ; u S-e S 9 k et de Sir William Scott, dans l'affaire du convoi suédois. 11 m'a fait l'effet d'un homme de grand savoir dans sa profession. Il est juge (ou plutôt assesseur) de la Haute Cour, et en même temps, professeur à l'Université, et recteur de la Faculté de Droit. Il a écrit en danois sur l'histoire de la législation. Il y a ici des hommes qui nous sont inconnus, à nous autres Américains, sinon au reste de l'Europe, et qui mériteraient d'être universellement connus. En général , les connaissances de leurs savants dans les branches qu'ils prétendent cultiver, sont beaucoup plus étendues que chez nous , et même , je suis porté à le croire, qu'en Angleterre, tant ils mettent de suite et de persévérance dans leurs études. »

Parmi ceux avec lesquels il fut associé à. cette époque, se trouvent des hommes connus dans le monde littéraire et scientifique, tels que Rask, Oersted, et le poète Oehlenschlager , qui lui adressa quelques vers flatteurs, ainsi que des écrivains qui jouissaient d'une réputation toute aussi grande dans leur propre pays, quoiqu'ils fussent moins connus au dehors.

Outre les lettres qui lui étaient adressées par les hommes

NOTICE SUK M. WHEATON.

M. Wheaton, membre des Sociétés littéraires a Co penhague.

Articles envoyés aux Revues.

Institutions du Danemark et ses rapports politiques avec le Schleswig.

le Holsteiu et le Laueuburg.

distingués que nous venons de nommer, lettres que le hasard a conservées, il en recevait aussi de Mtinter, évêque de Zélande, et de la sœur de celui-ci, Madame Frederika Brun, dont le château de plaisance à Fredericksdal , était le rendezvous de tout ce qu'il y avait de distingué en Danemarck — de Millier, successeur de Mttnter, de Ràfn et de Magnussen. . Dans une lettre, datée du 15 Mars 1830, Schlegel fit savoir à M. Wheaton , que l'ayant proposé comme candidat à la Société Scandinave, dans une réunion extraordinaire, tenue dans ce but, il en avait été élu un des membres. Il ajoutait: « Tous les membres ont reconnu votre mérite, et le zèle avec lequel vous avez travaillé à répandre la connaissance des ouvrages danois et de l'ancienne littérature du Nord, dans les États-Unis d'Amérique.» Son élection à la Société de littérature islandaise eut lieu dans la même année, et se trouve annoncée dans une note de Rask, du 22 Novembre. Le choix fait de M. Wheaton, était déjà fondé à cette époque sur « sa connaissance de l'histoire du Nord , sur son intelligence de la langue et sur son zèle à encourager la littérature Scandinave. »

Immédiatement après son arrivée à Copenhague, M. Wheaton se remit à ces occupations littéraires qui, chez lui, avaient toujours marché de pair avec l'étude de sa science favorite, devenue pour lui une affaire de profession. 11 ht part à ses compatriotes dans les pages du « North American Review » , des premiers résultats de ses recherches dans l'histoire, la mythologie et la jurisprudence des nations Scandinaves. 11 n'y avait qu'un an qu'il était à Copenhague , lorsque parut en Amérique son article sur le Droit public du Danemarck, destiné à être une notice de l'ouvrage en danois de Schlegel. Cet article démontre clairement, qu'aucune occasion n'avait été négligée par lui pour se préparer à remplir consciencieusement ses fonctions diplomatiques , en se mettant au courant de la langue et des institutions du pays , auprès duquel il était accrédité. Dans cet écrit, il examinait non seulement les institutions du Danemarck ; la lex reffia, qui réglait la succession au trône, et conférait alors au roi tout le pouvoir exécutif et. législatif, ainsi que les circonstances qui déterminèrent une limitation du despotisme théorique de la monarchie par le Hôieste Rett, mais il s'étendait aussi sur les rapports politiques du royaume

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