‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 32 sur 138 · II. MISSION A COPENHAGUE · texte numérisé non relu

II. MISSION A COPENHAGUE

les affaires de l'Orient, se trouvent exposées. Ce document prévoit l'obligation pour Sa Majesté Impériale, d'occuper (à son grand regret, il est vrai), les principautés de Moldavie et de Valachie, sinon de s'avancer plus avant sur la route de «Byzance ». Mais l'intérêt évident qu'ont les autres États de l'Europe à s'opposer à l'agrandissement territorial de la Russie, et à soutenir l'édifice chancelant de la puissance turque, fait fortement présumer que l'on trouvera encore quelque moyen pour décider la Porte à prêter l'oreille aux remontrances de ses amis ».

« Si les puissances chrétiennes avaient reconnu Pindépen- causes de dance des Grecs trois ans auparavant, et si elles avaient travaillé de bonne foi à consolider un véritable État grec, elles ,i« riïtriche auraient agi plus sensément qu'en usant d'une intervention tar- \Sït T greî. b,e dive. Celle-ci tournera probablement à l'avantage de la Russie seule. Il est vrai qu'une pareille politique ne se serait pas accordée avec les vues du prince de Metternich, ni avec celles de M. Canning. Ce dernier aurait craint la création d'une nouvelle puissance maritime, qui aurait pu devenir la rivale de l'Angleterre dans la Méditerranée, tandis que le premier aurait, redouté tout autant, l'exemple d'une heureuse résistance à l'oppression, en même temps que le voisinage trop rapproché du colosse russe. »

Les circonstances qui opéraient un changement dans la con- changement stitution du Danemarck, d'après les promesses faites à l'époque tuluiion 'iu du Congrès de Vienne, et qui ne commençaient à être tenues Jm'.V'S, 1 que du temps de M. Wheaton, sont justement appréciées et S 1 *,^™* expliquées par lui , et il en est de même des difficultés qui se faisaient jour dans les duchés, et qui déjà menaçaient l'intégrité des États danois. A cette même époque, il s'exprimait ainsi sur les sentiments de la nation à ce sujet: «Dans le royaume, le désir naturel que l'on a d'obtenir des garanties constitutionnelles, besoin senti aujourd'hui par toute nation civilisée, est rendu moins vif par le caractère de bonté du souverain régnant, et par la douceur de son administration. Dans le duché de Holstein (qui , vous vous en souviendrez , fait partie de la Confédération Germanique) , il y eut, il y a quatre ou cinq ans, un mouvement tendant h une innovation ou plutôt à une restauration de l'ancien ordre des choses. Les prélats et les nobles

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avaient en effet demandé la convocation de leurs anciens États. Le roi s'étant refusé à accorder leur demande, ils s'étaient adressés à la diète de Francfort, mais celle-ci leur avait conseillé d'attendre patiemment la constitution que Sa Majesté élaborait pour eux. Il n'en a plus été question depuis, et le peuple y prend d'autant moins d'intérêt , qu'il considère la démarche des ordres privilégiés comme un acte intéressé, tenté pour assurer leurs immunités féodales qui sont encore très-considérables. Dans une conversation que j'ai eu là dessus avec un résident du duché, celui-ci a fait la remarque que l'on pouvait avoir une constitution d'états , si l'on voulait — mais quel besoin des états, a-t-il ajouté, quand nous avons un si bon roi?»

Aucun Mi- Pendant toute la durée de la mission de M. Wheaton en SÏÏ£iï£i Danemarck, les États-Unis ne furent pas représentés auprès danKE- de l'Autriche, de la Prusse ni auprès d'aucun autre État de whea d ton M a l'Allemagne. Son attention fut donc nécessairement dirigée vers C n e îînd ue " cette importante partie de l'Europe, durant le temps qu'il fut

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affaïïS^fa employé auprès d'une cour, dont le souverain appartenait à la ti^nluui Confédération Germanique, comme duc du Holstein. Ses de celles des dépêches font non seulement mention des affaires de la Con-

dinerents

États aiie- fédération, et de l'action de la diète, mais elles indiquent aussi l'origine de cette ligue commerciale , à laquelle fut liée sa carrière pendant tant d'années.

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