II. MISSION A COPENHAGUE
non seulement lors de cette visite , mais encore dans plusieurs autres voyages à Londres nous citerons Lord Aberdeen, Lord John Russell (aujourd'hui Earl Russell), Sir Robert Peel, et Lord Palmerston, mais surtout le marquis de Lansdownc. Il se trouva fréquemment en contact avec Sir James Mackintosh , celui-là môme qui avait déclaré, alors qu'il présidait la cour de la Vice- Amirauté d'une possession lointaine, qu'il rendrait ses jugements d'après ce qu'il considérait comme conforme au droit des gens, lors même qu'ils ne seraient pas d'accord avec les Orders in Council, conduite diamétralement opposée à celle de Sir William Scott, qui s'était montré disposé à se guider d'après les ordres du ministère.
M. Wheaton noua des relations intimes avec Senior, qui contribua dans la suite, par un savant article, publié Fait «m-
naissance des
dans la Revue d'Edimbourg, à le poser en publiciste distingué lil ^ ) r g " 1 t ji e .J r8
dans le monde littéraire, et aussi avec Palgrave, Hallam,
Hayward, Austin et autres personnages d'égale réputation.
Ce fut à cette époque que parut l'Histoire des Peuples du
Nord {History ofthe Northmm), et l'estime accordée à l'auteur
dans les cercles littéraires de la métropole, est la meilleure
preuve du cas que l'on faisait de cet ouvrage.
En sa qualité de savant jurisconsulte, il fut aussi requis
de fournir des réponses aux questions proposées par la com- Kèponses
r . . aux que-
mission du droit commun (common law commission) , alors en sMons proposées par la
session , et qui s'occupait des mêmes investigations, vers les- eonui*-
» % ... , sion parle-
quelles sa propre attention avait été tournée, alors qu il était mentaire sur
, « T -. r , le droit com-
commissaire de New-iork. mon.
Dans l'automne de 1833, M. Wheaton ayant obtenu un congé, retourna aux États-Unis. Arrivé à New- York, il fut Retour peninvite par un comité des citoyens les plus influents, a la tete congé aux desquels se trouvait le maire de la ville, à un dîner public, Dîner public donné en son honneur , « en témoignage de l'appréciation de Maire V et\ea ses efforts, comme écrivain et diplomate, et pour avoir soutenu c "Xs'lJ c * avec succès, à l'étranger, la réputation et les intérêts de son ncw-yoÏ. pays.» La plus grande partie du congé de M. Wheaton aux États-Unis, fut passée chez l'auteur de cette notice qui habitait alors New- York. M. Wheaton préparait à cette époque ses «Éléments», dont le sujet donna lieu à de fréquents entretiens entre lui et nous.
NOTICE SUR M. WHEÀTON.
nucours sur Le Netc-York Law Institutc, association composée de ses
le propres do
la science du un nous confrères et de ceux qui pendant son absence avaient rope. ' été admis au barreau , l'invita à prononcer un discours , en Mai 1834, le jour de l'anniversaire de la Société. Le sujet choisi par lui , et qui se ressentait de ses études à l'étranger, fut «Du progrès de la science du droit en Europe, depuis l'indépendance des États-Unis. » Après avoir décrit l'ancien ordre des choses dans le continent, il fit une rapide analyse de la grande querelle qui divisa en Allemagne les écoles historique et philosophique, à l'occasion de l'introduction des codes franyais dans les pays conquis.
R peui!ag.,e°" M " Wneaton retourna à Copenhague en Août 1834, et dans une dépêche du 29 Novembre suivant, il fait mention de l'adhésion du Danemarck aux traités de 1831 et de 1833, conclus entre l'Angleterre et la France, pour la suppression de la traite des noirs.
D réut h £!î r Q uoi( l ue M - Wheaton ne se trouvât pas dans une capitale, tiquedeiEu- où l'on pût avoir les nouvelles politiques de première main, il sut néanmoins rendre sa correspondance de cette époque, dans laquelle il traçait les causes de certains événements , restés encore aujourd'hui à l'état de secrets de cabinets, égale en intérêt et en renseignements historiques, aux meilleurs mémoires contemporains. Une grande partie de cette correspondance était adressée au commencement de sa mission en Danemarck, sous forme de communications privées ou confidentielles, au Président ou au Secrétaire d'État , et ne se trouve pas dans les archives du Département des Affaires étrangères à Washington. Déjà en Décembre 1827, il appréciait la position de la Turquie à sa juste valeur, lorsqu'il écrivait après LEmpire la bataille de Navarin: «Je pense que, jusqu'à présent, nous
ottoman et .....
la Russie n'avons vu que le prologue du grand drame qui doit se jouer urne de nÎ- en Orient , et il me serait difficile de décider comment le dénouement peut être amené sans un démembrement de l'empire ottoman. »
Dans une lettre particulière, adressée bientôt après (5 Janvier 1828) au Président John Quincy Adams, il dit: «M. Middleton (ministre à St. Pctersbourg) vous aura sans doute fait parvenir une copie de la circulaire russe, écrite après la bataille de Navarin, et dans laquelle les vues de la Russie sur