PREMIÈRE PARTIE
DÉFINITIONS ET SOURCES DU DROIT INTERNATIONAL. DE CEUX QUI SONT SOUMIS A CE DROIT.
CHAPITKE PREMIER.
définitions ET sources du droit international.
Éléments, § 1 — 11, tom. I, p. 1 — 28.
Histoire , Introduction, tom. I, p. 1 — G9; l re période, § 4 — 11, p. 126—147; 2 e période, § 1, p. 218; § 3 — 8, p. 227 — 252; 3 e période, § 10, 20, p. 387 — 403; 4 e période, § 40 — 44, tom. II,
Toutes les nations ont un droit des gens.
Les commentateurs modernes déclarent, les uns après les autres, qu'un droit des gens n'a pas été connu parmi les peuples de l'antiquité ; Montesquieu a mieux apprécié le véritable état ifoot*des choses. Il a montré que sitôt que les hommes sont en société, ils perdent le sentiment de leur faiblesse; l'égalité qui était entre eux cesse, et l'état de guerre commence. «Le droit des gens», dit-il, «est naturellement fondé sur ce principe, que les diverses nations doivent se faire dans la paix le plus de bien, et dans la guerre le moins de mal qu'il est possible, sans nuire à leurs véritables intérêts. L'objet de la guerre, c'est la victoire; celui de la victoire, la conquête; celui de la conquête , la conservation. De ce principe et du précédent doivent dériver toutes les lois qui forment le droit des gens. Toutes les nations ont un droit des gens. » 1
Il est vrai que le christianisme a exercé son influence en Le dro j t modifiant les rapports entre nations, comme il avait modifié JarYe ,0 ch£ceux entre les individus. Il n'est pas extraordinaire non plus
1 Montesquieu, Esprit des lois, Ut, I, § 3, p. 8. Éd. 1826.