‹ Commentaire sur les Éléments du droit international, et sur l'Histoire des progrès du droit des gens de Henry Wheaton. Précéde d'une notice sur la carrière diplomatique de M. Wheaton (volume 4)Chapitre 7 sur 138 · I. ANTÉCÉDENTS DE M. WHEATON · texte numérisé non relu

I. ANTÉCÉDENTS DE M. WHEATON

Le rang qui est accordé aux «Eléments du Droit International» dans les cabinets et dans les universités de la chrétienté, où ils ont remplacé l'élégant traité de Vattel, qui a pris longtemps la place des ouvrages plus élaborés de Grotius et de Wolf, et la considération dont cet ouvrage jouit non seulement parmi les diplomates, mais aussi dans les assemblées législatives et dans les tribunaux administrant la jurisprudence commune des nations, semble rendre à propos un bref aperçu de la carrière publique et des études préliminaires de M. Wheaton. Ceux qui puisent dans ses travaux, la connaissance des principes fondamentaux de cette science, qu'il a non seulement enseignée, mais encore appliquée avec succès, au service de son pays, doivent sans doute désirer de connaître personnellement l'auteur.

Henry Wheaton naquit à Providence dans l'État de Rhode Ntimnee Island, le 27 Novembre 1785. Il descendait d'une famille wh£S2! identifiée avec cet État depuis sa colonisation première. Son père, Seth Wheaton, avait acquis par le commerce

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NOTICE SUR M. WHEATOK.

et la navigation une fortune suffisante pour pouvoir procurer à son fils ces avantages d'instruction libérale et de voyages à l'étranger, qui contribuèrent si éminemment à son succès dans ses entreprises postérieures. M. Wheaton père sut garder, durant une longue carrière commerciale, une position distinguée parmi ses concitoyens. A l'époque de sa mort, il était président de la succursale de la banque des États-Unis dans le Rhode Island, position, qui, par le contrôle exercé par l'institution principale sur la circulation monétaire du pays, jusqu'à l'époque de sa fatale contestation avec le gouvernement de l'Union, sous l'administration du Président Jackson, était considérée comme la distinction la plus honorable qui pût être conférée à un négociant retiré des affaires.

On représente la mère de M. Wheaton comme une femme d'une grande intelligence, et d'un goût parfait. Grâce à ses relations avec le frère de sa mère, qui était non seulement un éminent médecin, mais aussi un ami des lettres , l'amour de notre auteur pour la littérature fut stimulé et encouragé de bonne heure.

s«s études. M. Wheaton , après avoir reçu l'instruction préliminaire ordinaire prit ses degrés en 1802 au collège de son État natal, devenu aujourd'hui, Brown University. Pendant les trois années qui suivirent, il se prépara pour le barreau. Ses études furent, dès les premiers temps , d'uu caractère adapté à l'éducation d'un publiciste; sans compter ses progrès dans les branches classiques et dans les mathématiques, il se faisait surtout remarquer à l'école et au collège par son amour pour la littérature générale et plus encore par son ardeur pour les recherches historiques et l'investigation des anuales politiques des nations.

voyage eu Au printemps de 1805, le jeune Wheaton se rendit en Eu-

Europe ,

école de rope, et se fixa d'abord à Poitiers, où il y avait une école de ° tiers. " droit. Son but semble avoir été de se familiariser avec la langue française qu'il avait étudiée de bonne heure, tandis qu'il saisissait en même temps l'occasion de fréquenter les tribunaux t d'étudier le droit civil.

Dans cette branche de la jurisprudence, on peut presque dire qu'il a devancé tous ses compatriotes.

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