‹ Commentaire sur les Epîtres catholiques de S. Jacques, S. Pierre, S. Jean et S. JudeChapitre 102 sur 119 · A CAIUS · texte numérisé non relu

A CAIUS

ANALYSE

Il y avait, dans la région de l'Asie mineure que gouvernait l'Apôtre saint Jean, une Eglise dont le nom est inconnu. Elle était administrée par Diotréphès, qui en était probablement l'évêque. Ce Diotréphès, jaloux de son pouvoir, méprisait saint Jean, attaquait sa réputation par d'odieuses calomnies, et chassa même de l'assemblée des fidèles ceux qui recevaient les messagers de l'Apôtre.

Avant de recourir aux mesures qu'exigeait l'intérêt de cette église, saint Jean prend le parti d'écrire à Caïus, un des fidèles les plus distingués du lieu.

Il loue d'abord sa charité envers les chrétiens, surtout envers les frères qui voyagent pour la religion. Il l'exhorte à accueillir avec la même bonté ceux qui lui porteront cette lettre.

Il n'écrit point à l'Eglise où Gaïus réside, parce que Diotréphès qui la gouverne rejette son autorité. Au reste, il ne veut point traiter dans une lettre ce qui concerne cette Eglise; mais il lui annonce qu'il ira lui-même prochainement le voir: ils s'entretiendront alors ensemble de l'état des choses, et l'Apôtre demandera compte à Diotréphès de ses discours et de sa conduite.

Saint Jean termine en faisant l'éloge de Démétrius, autre chrétien fidèle, et il le charge de saluer de sa part chacun des frères qui sont ses amis.

Gette lettre fort adroite préparait la visite de l'Apôtre et les mesures qu'il devait prendre pour rétablir l'ordre dans une Eglise opprimée.

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