‹ Commentaire sur les Epîtres catholiques de S. Jacques, S. Pierre, S. Jean et S. JudeChapitre 101 sur 119 · A CAIUS · texte numérisé non relu

A CAIUS

PREFACE

Cette Epître a certains rapports avec la précédente. Car les versets 13 et li de la troisième reproduisent le 12e de la seconde. Dans toutes les deux, saint Jean déclare qu'il ne veut pas confier au papier et à l'encre plusieurs choses qu'il aurait à dire, mais qu'il espère bientôt aller voir celui et celle à qui il écrit, et les entretenir de vive voix. On trouve aussi une pensée de la première répétée dans la troisième avec les mêmes termes. « Tout homme qui aime son frère est né de Dieu, et celui qui pèche n'a pas vu Dieu. » (Comparez I Ep., m, G et 10, et iv, 7 et 8, avec III Ep., 11.) On en conclut que ces trois lettres sont non seulement du même auteur, mais encore à peu près du même temps. Or, comme les deux premières sont dirigées contre Cérinthe et Ebion. Ton peut croire qu'elles étaient un premier coup porté à leurs hérésies. Elles seraient donc toutes trois antérieures à l'Evangile du même Apôtre.

Elles n'ont pas été écrites de Patmos ; car un exilé ne manderait pas à des personnes éloignées qu'il ira prochainement les voir. Or, saint Jean fut relégué dans l'île de Patmos la dixième année de Dornitien, Tan 91 de Jésus-Christ. Domitien ayant été tué l'an 96, saint Jean revint alors à Ephèse, la première année de Nerva. Ce serait donc peu de temps après ce retour qu'il aurait écrit ses trois lettres.

Nous ne prouverons pas en particulier l'authenticité de cette Epître ; nous dirons seulement qu'elle est portée sur tous les catalogues de Carthage, de saint Augustin, de saint Cyrille de Jérusalem, d'Innocent I, de Gélase, enfin des conciles de Florence, de Trente <l du Vatican.

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