Multa habui tibi scribere
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sed nolui per atramentum et écrire ; mais je ne veux point le faire
calamum scribere tibi. avec la plume et l'encre.
14. Spero au ton protinus te 14. Car j'espère vous voir bientôt;
videre, et os ad os loquemur. alors nous nous entretiendrons de
Pax tibi. Salutant te atnici. vive voix. La paix soit avec vous.
Salv.ta amicos nominatim. Nos amis vous saluent. Saluez aussi
nos amis chacun en particulier.
1. Senior Caio charissimo, quem diligo in veritate. « Le Vieillard à mon cher Caïus, que j'aime dans la vérité. »
Nous trouvons dans le Nouveau Testament plusieurs Caïus. L'un était de Corinthe, hôte de saint Paul et baptisé par saint Paul. (Hom., xvi, 23 ; I Cor., i, 14.) Nous rencontrons à Ephèse un autre Caïus de Macédoine, et un troisième de Derbé. Ils étaient disciples de saint Paul. Celui-ci au contraire, d'après le verset 4e, paraît être le disciple de saint Jean, puisque saint Jean le regarde comme son fils.
On ne connaît pas le lieu de sa demeure. Seulement, comme il est très probable que saint Jean écrit d'Ephèse, et comme il se propose de l'aller voir bientôt, Caïus devait habiter une de ces villes de l'Asie mineure dont l'Apôtre gouvernait les Eglises.
Quem diligo An veritate. Nous aimons quelqu'un en vérité, quand nous désirons et cherchons le salut de son à me.
2. Charissime, de omnibus orationem facio prospère te ingredi, et valcrc, sicut prospère agit anima tua. Cette version latine, fort littérale, est un peu obscure; le grec est plus clair : Tcepl tcocvtow euvoual m euoSouaôat y.-à uYtafoetv. xa6à>ç z'Wssj~-j.i rou fj }v.V On pourrait traduire librement : Deum precor lit v aléas et omnia tibi prospère cédant in omnibus rébus temporalibus, quemadmodum cerlus sum omnia tibi esse fausta in his qux station anima tuas
spectant. C'est-à-dire, je souhaite et je prie Dieu que toutes choses vous soient prospères et que votre santé soit bonne, comme est l'état de votre âme. Dans cet exorde par insinuation, saint Jean rend témoignage à la vertu de Caïus, et, connaissant sa conduite, il n'hésite pas à l'assurer que son âme est agréable à Dieu. En outre, s'il lui souhaite des prospérités temporelles, il sait qu'il fait un excellent usage de toutes ces choses pour la gloire de Dieu et pour le bien du prochain.
3. Gavisus sitm valde venientibiis fratribus, et testimonium perhibentibus veritati tuœ, sicut tu in veritate ambulas. L'Apôtre sait qu'il est digne des éloges qu'il lui donne. Car les frères qui sont venus à Ephèse ont rendu témoignage à sa toi sincère et ont appris à saint Jean que Caïus marchait selon la vérité ; ce qui a causé à l'Apôtre une grande joie.
« Ils ont rendu témoignage à votre vérité » ; il entend dire à la vérité de votre foi. Comme cette expression n'est pas assez claire, il l'explique aussitôt : Testimonium perhibentibus veritati tuœ, c'est-à-dire, sicut tu in veritate ambulas. Ils ont raconté comment vous marchez selon la vérité. Or marcher selon la vérité, c'est avoir une foi pure et une conduite conforme à sa foi.
4. Majorem honim non habeo (jratiam, quam ut audiam /ilios meos in veritate ambulare. « Je n'ai point de plus grandes actions de grâces à rendre à Dieu, que lorsque j'apprends que mes enfants marchent dans la vérité (1). »
Tel est le bonheur d'un père de famille, d'un maître de la jeunesse, d'un pasteur des âmes. Malgré les revers de fortune ou les vexations du monde, il se console, lorsqu'il voit marcher dans la vérité et la vertu ceux qu'il a formés par ses leçons.
(1) Majorem horum est un hellénisme, //îiÇsTs'^scv toût&jv, majorem his. Je n'ai point à rendre une action de grâce plus grande que celle-ci. — Gratiam, yypvj. Cette leçon de la Vulgate s'appuie sur plusieurs manuscrits, spécialement sur celui du Vatican. Mais le sinaïtique, l'alexandrin et beaucoup d'autres portent ^a^âv, gaudium. Ce qui donne ce sens : « Je n'ai point de plus grande joie que d'apprendre que mes fils marchent dans la vérité. » Cela revient au même.
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5. Charissime , ftdeliter facis quidquid operaris infratres, et hoc in peregrinos. « Mon bien-aimé, vous faites une œuvre de foi, dans tous les soins que vous prenez des frères, et particulièrement en ce que vous faites pour les étrangers. » C'est une excellente œuvre inspirée par la foi, que d'assister les pauvres, les infirmes, les orphelins, de les nourrir, de les vêtir, de les protéger, comme faisait Caïus. En outre, sa maison était ouverte à tous les frères qui voyageaient, soit qu'ils fussent chassés par la persécution, ou bien qu'ils allassent prêcher l'Evangile, ou porter des messages de la part des églises.
6. Qui testimonium reddiderunt charitati tuœ in conspectu Ecclesiœ. « Ils ont rendu témoignage à votre charité en présence de l'Eglise. » Les frères qui avaient passé par la ville de Caïus, ayant été reçus par lui, racontèrent dans l'assemblée des chrétiens, à Ephèse, tout le bien que faisait Caïus et la charité avec laquelle il les avait accueillis.
Quos bene faciens deduces digne Deo. Et vous ferez une bonne action en les assistant encore dans leurs voyages et en les accueillant d'une manière digne de Dieu. »
Deduces. Le verbe deducere, 7cpowé{i.7reiv, ne signifie pas seulement accompagner avec honneur, jusqu'à une certaine distance, quelqu'un qui part pour un voyage, mais encore lui fournir les secours dont il a besoin.
Deduces. 11 loue Caïus de la générosité qu'il a exercée envers les frères qui voyageaient, et en même temps il l'exhorte à montrer la même bienveillance aux frères qu'il envoie de nouveau et qui lui porteront cette lettre (1).
Digne Deo. Dans ces frères vous verrez Dieu même, et vous les accueillerez comme vous feriez Notre-Sei gneur Jésus-Christ. Cette expression se trouve aussi dans saint Paul : il exhorte les Colossiens à se con-
(1) Quos bene faciens deduces. En grec, on lit : eu,- xceXûs Ttovfatii 7V-2~->r'x>> y*<os bene faciès deducens. ><■ Vous ferez bien en les accompagnant », ou « vous les accompagnerez en faisant bien. » Ce sont deux syntaxes qui signifient la même chose. — Le pronom quos est le régime du verbe deduces, comme en grec ouj est le régime de -pméuéas. (Synt., 330.)
duire d'une manière digne de Dieu, ut ambuletis digne Léo; ce qu'il explique aussitôt en ajoutant ces mots : per omnia placentes, en vous efforçant de plaire à Dieu en toutes choses. (Col., i, 10.)
7. Pro nomine enim ejus profecti sunt (1), nihil accipientes a Gentibus. « Car c'est pour la gloire de son nom qu'ils sont partis et qu'ils voyagent sans rien recevoir des Gentils. » Les frères dont parle saint Jean étaient porteurs de cette lettre, et partaient de nouveau pour les intérêts de la religion. Il prie Caïus de les accueillir avec la même générosité que ceux qu'il a déjà reçus.
Nihil accipientes a Gentibus. Comme ces messagers voyageaient pour la religion, ils se présentaient dans les maisons des fidèles qu'ils rencontraient sur leur route et ils évitaient de demander l'hospitalité aux Gentils ; car, admis chez les païens ou dans les hôtelleries publi ques, ils eussent été exposés à des questions indiscrètes et surtout à des actes d'idolâtrie.
8. Nos ergo debemus suscipere hujusmodi, ut cooperatores simus veritatis. « Nous donc qui avons le bonheur de connaître l'Evangile, nous devons traiter avec honneur ceux qui remplissent un tel ministère, afin que nous soyons aussi les coopérateurs de la vérité. » En grec, ïva cuvspyot y.vtoasQa tt) àX^Oôia, ut cooperatores simus veritati, afin que nous coopérions à la prédication, à l'extension, à l'affermissement de la vérité qui sauve les hommes. Comme cette parole est consolante ! Si nous faisons une aumône au missionnaire, nous coopérons avec lui à la conversion des infidèles. Saint Jean ne fait du reste que rappeler la parole même de Notre-Seigneur. « Celui, dit-il, qui reçoit le prophète parce qu'il est prophète, recevra la récompense du prophète. » (S. Matth., x, 40.)
Nos debemus. Secourir les prédicateurs de l'Evangile
(1) Pro nomine ejus. En grec, bitsp tov o-joij.xtoc} pro nomine, sais ejus. Le mot nomen seul et sans addition signifie, chez les Hébreux, le nom par excellence. Ainsi au Lévitique on lit : Qicum blasphemasset nomen, c'est-à-dire nomen Dei. (Lev., xxiv, 11.)
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est-ce un simple conseil? Non, dit l'Apôtre, c'est un devoir. L'amour de Dieu et l'amour du prochain nous le commandent. Nous devons, selon nos forces, procurer la gloire de Dieu et le salut des hommes : debemus. Si nous sommes pauvres, donnons peu ; et si nous n'avons rien, donnons au moins nos prières.
9. Scripsissem for si tan Ecclesiœ ; sed is qui amat primatum gerere in eis, Diotrephes, non recipit nos. « J'aurais peut-être écrit à votre Eglise; mais celui qui aime à y tenir le premier rang, Diotréphès, ne nous reçoit point. » L'Eglise de la ville où habite Caïus était régie et dominée par Diotréphès, homme jaloux de l'empire qu'il exerçait sur les frères. Qui amat primatum gerere in eis, b tptÀowptoTeucDv. Il aime à être le premier dans cette Eglise, au point qu'il n'entend pas que son autorité soit partagée même par un Apôtre.
In eis. 11 y a ici une syllepse : l'écrivain a mis le pronom au pluriel et au masculin, parce que le nom ecclesia, auquel il se rapporte, est un collectif qui comprend l'ensemble des fidèles.
Diotréphès était-il évêque? C'est probable. Car il y avait une Eglise constituée dans l'endroit où demeurait Caïus. Or, toute Eglise, c'est-à-dire toute communauté de fidèles supposait un évêque, qui en étaitle chef. Il n'y avait point alors de diocèses divisés en paroisses dont l'administration fût confiée à des pasteurs spéciaux. Un évêque gouvernait lui-même tout son troupeau avec un diacre et quelques prêtres. Si donc Diotréphès tenait si fort à sa primauté (<piXoTcpa>T£ua>v), c'est qu'il était sans doute évêque. S'il n'eût été qu'un diacre ou un prêtre, quelque ambitieux qu'il fût, l'évêque de cette église aurait été son maître, et saint Jean, envoyant ses instructions à cet évêque, n'aurait pas vu son autorité annulée et ses envoyés chassés de l'Eglise par un inférieur.
Diotréphès, Atorpéçi}«, signifie nourrisson de Jupiter. C'était probablement un gentil converti au christianisme. Saint Jean no l'accuse pas d'hérésie, mais de rébellion contre l'autorité apostolique : Non recipit nos.
10. Propter hoc si venero, communcbo ejus opéra quas facit : verbis malignis garriens in nos. Et quasi no?i ei ista sufficiant, neque ipse snscipit fratres, et eos qui suscipiunt prohibe l, et de Ecclesia cjicit. C'est pourquoi, si je vais chez vous, je le ferai ressouvenir des choses mauvaises qu'il fait, quand il sème contre nous des médisances malignes. Et il ne se contente pas de cela; non seulement il ne reçoit point les frères qui portent nos ordres, mais il s'oppose même à ceux qui voudraient les recevoir, et il les chasse de l'Eglise.
Commonebo ejus opéra quœ facit, je le confondrai publiquement en lui rappelant ses actions devant l'assemblée des frères.
Verbis malignis garriens in nos, aô^o'.; ttovy^oTç fkwtpm fjpLîç, il tient contre nous toutes sortes de propos injurieux, pleins de malignité, mais qui sont sans fondement et tombent d'eux-mêmes. C'est ce que signifie le verbe wjv.ziu>r jactare nugas.
Neque ipse suscipit fratres. Non content de ces injures et de ces médisances, il ne reçoit pas les frères que nous envoyons porter des messages aux églises, selon notre autorité ; il refuse d'accepter nos avis; il défend de donner l'hospitalité à nos envoyés, et eos qui suscipiunl prohibet ; et lorsque les chrétiens qui reçoivent nos messagers entrent dans l'assemblée pour participer aux saints mystères, il les expulse, de Ecclesia ejicit. Tant il méprise notre personne et l'autorité que nous tenons de Jésus- Christ même !
Croirait- on qu'il y eût alors un chrétien, un prêtre, un évêque capable de tenir une conduite aussi injurieuse à l'égard d'un Apôtre, et de mépriser ainsi le disciple bienaimé du Sauveur !
Non, tout n'était pas admirable dans les premiers Ages de l'Eglise. A côté des saints martyrs, il y avait des ambitieux, des envieux, des hommes profondément corrompus, qui déshonoraient leur baptême. Le christianisme s'est fondé au milieu des persécutions du dehors et des scandales du dedans. Il s'est trouvé des diacres,
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des prêtres, des évêques qui ont inventé ou propagé des hérésies, fomenté des schismes et persécuté les saints. Nous nous affligeons avec raison des scandales qui éclatent de nos jours ; mais n'en soyons pas troublés : ils continuent de prouver que l'Eglise est fondée et soutenue par un Dieu.
11. Charissime, noli imitari malum, sed quod bonum est. Qui bene facit ex Deo est ; qui maie facit, non vidit Deum. « Mon bien-aimé, n'imitez point ce qui est mauvais, mais ce qui est bon. Celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu et ne le connaît point (1). » Diotréphès,chef de l'Eglise, tenait des discours répréhensibles et faisait des actions coupables. Saint Jean avertit Caïus, simple fidèle, de se garantir du scandale que lui donne son évêque. Le chrétien respecte l'autorité dans ceux qui la possèdent, mais, s'ils font le mal, il ne suit point leur exemple. Il imite selon ses forces ceux qui font le bien. Ceux-là sont les vrais enfants de Dieu. Quant à ceux qui agissent selon leurs passions, cédant à l'orgueil et à la jalousie, fussent-ils ministres de Dieu, ils n'ont point vu Dieu ; ou, s'ils l'ont connu pendant un heureux temps de ferveur, ils ne le connaissent plus, et Dieu n'est plus présent à leur esprit. Tel est le sens que fait entendre le parfait grec è&paxcv.
Caïus n'imitera point Diotréphès ; il se confirmera plutôt dans le bien par l'exemple de Démétrius, qui était sans doute un chrétien de la même Eglise.
12. Demetrio testimonium redditur ab omnibus, et ab ipsa veritatc, sed et nos testimonium perliibemus; et nosti quoniam testimonium nostrum verum est (2). « Pour Dé-
(1) Qui bene facit. qui maie facit ; en grec, b d-/v.QoT:oiCi-;, b xatMirotfiv, celui qui fait du bien, celui qui fait du mal au prochain. Ce sens est bon : il s'accorde bien avec le fond du discours, et n'est point contraire à la version latine. — Saint Jean, dans sa première Epître, avait exprimé la même pensée : Omnis qui peccat non vidit etttn, nec cognovit ei;m (m, 0), et plus loin : Omnit q>'i diligit ex Deo natus est (iv, 7).
(2) Et )iosti quoniam testimonium nostrum verum est. Saint Jean a, • la h- son Evangile, affirmé do même deux fois la vérité de son témoignage : d'abord au chapitre xix, 35; et ensuite en terminant : Hic est
métrius, tout le monde lui rend témoignage, et la véri elle-même le loue. Nous lui rendons aussi témoigna^ nous môme, et vous savez que notre témoignage est vér table. »
Diotréphès a rompu avec saint Jean : l'Apôtre ne pei lui écrire. Mais il ne néglige pas les chrétiens de cet Eglise gouvernée par un ambitieux. Il loue, il encouras deux des principaux fidèles, Caïus et Démétrius, et p* là il soutient les autres. Démétrius est estimé de toi pour sa foi et sa charité. Ab ipsa veritate, il est loué p£ la vérité même; c'est-à-dire, par ses bonnes actions vue et attestées de tout le monde. Saint Jean a été le témoi de ses vertus, et il consigne dans cette lettre, dictée pg le Saint-Esprit, l'estime que mérite ce fervent chrétiei
18. Milita habui tibi scribere;sed noluiper atramentm et calamurn scribere tibi. « J'avais bien des choses à voi écrire; mais je n'ai pas voulu vous écrire avec la plun" et l'encre. » L'état fâcheux de l'Eglise administrée p£ Diotréphès présentait plusieurs questions délicates. L prudence conseillait de ne pas régler ces affaires dar une lettre, avant d'avoir pris des informations exacte! En attendant, ce qu'il a dit suffit pour encourager h bons et consoler ceux qui souffrent. Car saint Jean s propose de visiter cette Eglise affligée.
14. Spero aatem protinus te vider e, et os ad os loqiu mur. « Car j'espère vous voir bientôt, et alors nous nou entretiendrons de vive voix. » Saint Jean ira voir Caïi] très prochainement, protinus, eùOéioç. Il suivra de prè cette lettre, il descendra chez lui. Ils examineror ensemble les intérêts de l'Eglise, et, connaissant aloi toutes choses, il arrêtera les mesures convenables.
Il ne dit point qu'il ira saluer Diotréphès. L'Apôtre ] citera dans l'assemblée. Il y a des cas où l'indulgenc d'un supérieur envers un sujet orgueilleux ne serait plu de la prudence et de la charité, mais deviendrait de 1 faiblesse et encouragerait au mal.
dlsclpulus Me qui testimonium perhibet de his, et scripsit hœc, i scimus quia verum est testimonium ejus (xxi, 24).
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Les vrais chrétiens écouteront l'Apôtre et abandonneront le révolté.
Pax tibi. Salutant te amici. Saluta amicos nominatim. « La paix soit avec vous. Nos amis qui sont ici vous saluent. Saluez aussi nos amis chacun en particulier. »
Pax, la paix du Seigneur, celle que Jésus-Christ nous a apportée du ciel, et que l'on goûte au milieu même des tribulations, je vous la souhaite.
Amici. Les amis qui vous saluent sont tous les chrétiens d'Ephèse qui connaissent votre charité.
Amicos. Les amis que vous saluerez de notre part sont tous les fidèles de votre Eglise qui reconnaissent notre autorité.
Nominatim. N'en oubliez aucun; nous ne transcrivons pas leurs noms, mais nous les conservons tous dans notre cœur, et Dieu les connaît.
Saluta, salutant. Ce salut n'est pas une simple formule de politesse. Le salut mutuel des Eglises est un témoignage de la charité fraternelle et de la communion des saints.
Nous chrétiens et nous prêtres surtout, saluons-nous dans la foi et dans l'amour de notre Seigneur Jésus- Christ.
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