‹ Commentaire sur les Epîtres catholiques de S. Jacques, S. Pierre, S. Jean et S. JudeChapitre 14 sur 119 · IV. T" credis quoniam venus estDeus; bene facis : et dœmones · texte numérisé non relu

IV. T" credis quoniam venus estDeus; bene facis : et dœmones

créaient, et contremiscunt.

20. Vis antem scire, o Jwmo inanis, quoniam fides sine operibus mortua est ?

21. Abraham pater noster nonne ex operibvs justificatus est, offerens Isaac filin m suu/n super oltare ?

22. Vides qvoniam fides cooperàbatur operibus illius, et ex operibus fides consummata est.

23. Et suppleta est Scriptvra, dicens : Credidit Abraham Deo; et reputatum est illi ad justi-

n, et amicus Dei appellatus est.

24. Videtis qvoniam ex operibus jvstificatvr homo, et non ex fi de tantum.

25. Similiter et Rahab meretrix, nonne ex operibus justificata est, snscipiens nuntios, et alia via, ejiciens ?

26. Sicnt enim corpus sine tpiritu mortuum est, ita et fides sine opcribiis mortua est.

13 — Jac, it.

qui est sans les œuvres, et moi je vous montrerai ma foi par mes œuvres.

19. Vous croyez qu'il n'y a qu'un seul Dieu, vous faites bien ; mais les démons aussi le croient et tremblent.

20. Voulez-vous savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ?

21. Notre père Abraham ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel ?

22. Ne voyez-vous pas que sa foi coopérait h ses œuvres, et que sa foi fut consommée par ses œuvres ?

23. Et ainsi fut complétée cette parole de l'Ecriture : Abraham crut h ce que Dieu lui avait dit, et sa foi lui fut imputée a justice, et il fut appelé ami de Dieu.

24. Vous voyez donc que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seule.

25. Et Rahab, cette femme publique, ne fut-elle pas de même justifiée par les œuvres, en recevant chez elle les messagers et les ren* voyant par un autre chemin ?

26. En effet, comme le corps est mort lorsqu'il est sans âme, ainsi la foi est morte lorsqu'elle est sans œuvres.

Dans le chapitre précédent, l'Apôtre avait consolé les pauvres en rappelant leur grandeur, et il avait humilié les riches en représentant leur infirmité. Maintenant il va plus loin : il avertit que la religion défend de préférer le riche au pauvre.

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