Si enim réfugient es
quinationes mundi in cognitio ne Domini nostri et Salvatoris Jesu Christi, liis rursus implicati superantur, facta sunt eis posteriora détériora prioribus.
21. Melius enim erat illis non cognoscere viam justitiœ, quam post agnilionem retrorsum converti ab eo, qnod illis tradition est, sancto mo.ndato.
22. Contigit enim eis illud veri proverbii : Canis reversus ad suum vomit um : et Sus Jota in rob'tabro luti.
1. Fuerunt vero et pseudoproplietœ in populo. « Il y eut aussi de faux prophètes chez le peuple de Dieu. »
Je vous ai exhorté, dit saint Pierre, à lire les saints Prophètes, et je vous ai montré comment vous devez les
— 285 — // Petr., n.
entendre. Mais je dois vous rappeler qu'il y eut aussi, comme vous le savez, de faux prophètes parmi le peuple d'Israël. Car le Seigneur disait par la bouche de Jérémie :
Ils couraient et je ne les envoyais pas; ils prophétisaient et je ne leur parlais pas. » Et ailleurs : « Je ne les ai pas envoyés, dit le Seigneur, et ils prophétisent en mon nom des mensonges. Et ailleurs encore : « N'écoutez pas les paroles de certains prophètes qui vous font des prophéties et qui vous trompent. Us vous débitent les visions de leur cœur et non ce qu'a prononcé la bouche du Seigneur, non de ore Domini. (Jerem., xxm, 21 ; xxvn, 15: xxiii, 16.)
Sicut et in vobis erunt magistri mendaces. Or comme il \ «ut chez le peuple ancien des prophètes menteurs, il \ aura de même parmi vous des maîtres de mensonge.
Et in vobis erunt. Dès les temps apostoliques il y en avait dans l'Eglise, et ils se perpétueront jusqu'à la fin des siècles. Quand saint Pierre écrivait cette lettre, il venait de confondre Simon le magicien; mais l'imposteur laissait des disciples. Saint Paul, dans ses courses évan- ^<Miques, avait du souvent lutter aussi contre de faux apôtres. Ne soyons donc pas étonnés si des erreurs fallacieuses se propagent aujourd'hui au sein de l'Eglise. Cela est prédit; il faut qu'il y ait des hérésies, afin que l'on connaisse ceux dont la foi est assez ferme pour soutenir L'épreuve. Oportet et hœreses esse, ut qui probati sunt ma ni festi fiant. (I Cor., xi, 19.)
Prophetœ, magistri. Saint Pierre distingue entre les prophètes et les docteurs. L'ancien Testament était le temps des prophètes, qui prédisaient le Christ et ses mys- ■s. La loi et les prophètes ont duré jusqu'à Jean, dit Xotre-Seigneur. (S. Luc, xvi, 10.) Le Nouveau Testament ;i «les docteurs : ils expliquent ce qui a été prédit et enseigné par lea prophètes, par Jésus-Christ et par les Apôtres.
Magistri mendaces. Toute hérésie, ayant pour premier auteur le démon, s'établit et se soutient par le mensonge.
Erunt, Déjà, «lit ^aint Pierre, il y a de faux docteurs;
mais un plus grand nombre s'élèveront prochainement et désoleront l'Eglise (1).
Qui introducent sectas perditionis. Ils introduiront des sectes pernicieuses. — Introducent, en grec wapet<rai|ou<itv, clam etsubdole inducent. En général, c'est par la fraude que s'introduit l'erreur, et c'est par l'équivoque qu'elle gagne du terrain. Ils parlent comme nous, mais ils ne pensent pas comme nous, disait saint Irénée des hérétiques du second siècle, ofiotoi y.h XscXouvraç, b.vw.orj. ol tppovouvxaç. (S. Iren. Prsef.)
Sectas, cupsseiç, hœreses. Le mot otfpemç signifie choix, car l'hérétique choisit lui-même la doctrine qu'il veut croire, au lieu que le chrétien reçoit de Dieu la sienne. Le chrétien fait deux questions à l'Eglise : Dieu a-t-il parlé et qu'a-t-il dit? L'Eglise lui répond, et il sait avec certitude que la réponse de l'Eglise est la vérité.
Perdilionis. Toute hérésie conduit à la perdition celui qui l'invente et ceux qui l'embrassent. Car ce sont des esprits superbes, révoltés contre Dieu et sa parole. « Tenez pour absolument certain, dit saint Fulgence, que tout hérétique et tout schismatique, même baptisé, fit-il d'abondantes aumônes et donnàt-il son sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé, s'il meurt séparé de l'Eglise catholique. » (S. Fulg. de Fi de ad Petrum.)
Et eum qui émit eos Bominum negant. Et ils renient celui qui les a rachetés; ils nient son autorité sur eux; ils refusent de le reconnaître pour leur Maître. Bominum negant, Becnrotriv àpvouptevot", ils se proclament libres et indépendants de Jésus-Christ qui a versé son sang pour eux. Saint Jude explique clairement la parole de saint Pierre : Ils renient Jésus-Christ, qui est notre seul Maître et Seigneur. (S. Jud., 4.)
Emit eos. Parole touchante ! Vous vous êtes donné vous-même tout entier pour m'avoir, disait saint Anselme.
(1) Dix ans auparavant, saint Paul prédisait de même aux ehefs des églises d'Asie réunis à Milet, qu'il s'élèverait du milieu d'eux des hommes pervers qui enseigneraient de fausses doctrines et entraîneraient après eux des disciples. (Act., xx, 30.)
— 287 — // Petr., n.
Vous avez acheté mon corps, vous avez acheté mon âme. Que l'un et l'autre vous servent ! Totum te dedisti pro me. Emisii tibi spiritum meum, emisti tibi corpus meum, utrumque servum tuum. (Sermo de pass. in Suppl.)
Emit eos. Le Christ a racheté ces hérétiques. De ce texte on conclut avec raison que Jésus-Christ n'est pas mort pour les seuls élus, mais encore pour les réprouvés.
Superducentes sibi cclerem perditionem. Qu'ont-ils gagné ces inventeurs d'hérésies, ces fondateurs de sectes? Ils se sont préparé une prompte perdition. On les voit dogmatiser quelque temps, entraîner après eux des hommes ignorants ou flétris par le vice, puis périr d'une mort sinistre, comme Simon le magicien, Manès, Arius, Nestorius, et d'autres qu'ont vus les siècles suivants (1).
2. Et multi sequentur eorum luxurias. Et beaucoup suivront leurs débauches et leurs luxures. L'artifice de leurs distours peut en séduire plusieurs; mais saint Pierre indique la vraie cause qui multiplie leurs partisans : c'est la facilité de leur morale. En flattant leurs passions elle leur amène une foule de disciples. Est-ce que Luther a prouvé aux peuples que l'Eglise romaine s'était trompée en un seul point de doctrine? Non, mais il a aboli les vœux monastiques et le célibat des prêtres. Lui moine, donnant l'exemple, a pris pour femme une religieuse. Selon l'expression de saint Jude, il a changé en luxure la grâce admirable de l'Evangile. Alors tout <:e qui était impur s'est précipité à sa suite, imitant son orgueil, son insolence et sa corruption.
Eorum luxurias. Il est difficile de trouver un hérétique qui aime la chasteté, dit saint Jérôme. Difficile est hœreticurn reperire qui diligat castitatem; non quod eam prœferre désistai in labiis, sed quod non servei in conscientia, aliud loquens, aliud faciens. (S. Hier, in Os., ix, 11.)
(1) -s"y Saint Pierre répète à dessein deux verbes similaires
introém u perdition**, euperducenteê sibi perditionem), afin
Dntrerqa'ea travaillant à répandre l'erreur, Lis travaillent à leur
Per quos via veritatis blasphemabitur. La voie de la vérité sera blasphémée à cause d'eux. Il en fut ainsi dès les premiers temps. Saint Paul reprochait à des Juifs devenus chrétiens de commettre des vols et des adultères, et par là d'être cause que le nom de Dieu était blasphémé parmi les Gentils. Fur ans , mœcharis, per vos nomen De/ blasphematur inter Gentes. (Rom., n, 21-24.) Un des plus grands obstacles à la conversion des infidèles, c'étaient les infamies des hérétiques, parce qu'on les confondait avec les véritables chrétiens, et les honteux désordres des sectaires faisaient que la sainte religion était décriée et persécutée. Leurs débauches obscènes étaient attribuées à tous les chrétiens, nous dit Eusèbe. De là venaient ces accusations répandues contre eux, parmi le peuple, d'unions criminelles avec leurs sœurs et avec leurs propres mères. (Euseb. H. E. iv, 7.) L'historien Tacite, écrivain si grave, était lui-même persuadé que les chrétiens étaient une secte abominable. Nero, dit-il, quœsitissimis pœnis affecit quos, per flacjitia invisos, vulgus christianos appellabat. (Ann., xv, 44. — Voyez I Petr., n, 11.)
3. Et in avaritia fictis verdis de vobis negotiabuntur. Et tâchant de vous séduire par des paroles artificieuses, ils trafiqueront de vos àrnes pour satisfaire leur avarice. Ces misérables ne craindront pas de vous damner pour quelques pièces de monnaie; peu leur importe que les âmes tombent par milliers dans l'enfer, pourvu qu'ils fassent leur fortune (1).
Fictis verbis. Pour répandre l'erreur dans le monde, Satan choisit des hommes astucieux, beaux parleurs, hypocrites, semblables au serpent dont il prit la figure pour séduire Eve. Saint Paul dépeignait aux Romains ces esprits dangereux et leur ordonnait de les éviter, parce qu'ils séduisaient les cœurs des simples par leurs discours pleins de douceur et de bénédictions. Declinatc
(1) Saint Paul montrait de même à son disciple saint Tite, de pareils corrupteurs qui, poussés par l'amour d'un gain honteux, enseignaient ce qu'il ne fallait pas : âocentes qv.w non oportet, tv/rpis lucri gratia. ait., i, 11.)
— 289 — II Petr.,u.
ab Mis... Per clulces sermones et benedictiones sedncunt corda innocentium. (Rom., xvi, 18.)
Quibus judiciam jam olim non cessât, oùx àpysl, non tardât. Mais leur jugement, depuis longtemps prononcé dans le ciel et marqué dans les Ecritures, ne ralentit point sa marche. Cette expression hardie personnifie le jugement divin. L'Apôtre nous le représente comme un ministre parti du tribunal de Dieu pour frapper le coupable. Sans doute la sentence définitive n'est prononcée qu'à la mort pour le pécheur, comme pour le juste. Mais de même qu'il y a des saints tellement affermis dans la vertu, qu'on peut regarder leur salut comme assuré, de même, il y a des pécheurs tellement fixés dans le mal et dans la haine de Dieu, que leur conversion, quoique possible, n'est pas probable. Or, parmi les criminels les plus endurcis, on doit ranger les inventeurs et les propagateurs de l'hérésie : ils suivent dans l'enfer ceux qu'ils y précipitent.
Aussi l'Apôtre ajoute-t-il : Et perditio eorum non dormitât. Et leur perdition n'est pas endormie, la colère qui doit les punir éternellement veille sur sa proie.
Il va le prouver par trois exemples : le châtiment des anges rebelles, le déluge, et l'embrasement de Sodome.
4. Si enim Dens annelis peccantibus non pepercit, sed rudentibus inférai detractos in tartarum tradidit cruciandos, in judicium reservari... « Car si Dieu n'a point épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans l'anime du tartare et les a livrés aux chaînes de l'enfer, pour être tourmentés dans les ténèbres et tenus en réserve jusqu'au jugement », est-ce que les hommes révoltés contre son Christ ne doivent pas attendre un châtiment semblable (1)?
La syntaxe <le cette phrase est compliquée, mais elle devient claire, si l'on joint au verbe tradidit ses divers compléments, de cette manière : Si tradidit detractos rudentibus inferni in tartarum, H tradidit cruciandos, si tradidit in judicium reservari ou reservandus. — Les mots detractos in tartarum rendent le seul mot grec T«^Toyoiff««, quum t., tartarum prafcipitastet,
i iiir.i- ,;\ rHOl iq\ ; .■
An g élis peccantibus. Quel fut le péché des anges? Vu péché d'orgueil, selon le sentiment commun des théologiens ; et leur opinion est conforme à ces paroles de l'Ecriture : « Le commencement de tout péché est l'orgueil » ; et « C'est par l'orgueil que toute perdition a commencé. » (Eccl., x, 15; Tob., iv, 14.)
In tartarum (1). Par le tartare, on entend le lieu le plus profond de l'enfer, où régnent les ténèbres, la mort, le trouble et l'horreur éternelle : Ubi timbra marti$ et nuilus ordo, sed sempiternus horror inhabitat. (Job. x, 22.)
Au lieu de rudentibus infcrni, le grec porte ffstpotç £<fy«j, catenis tenebrarum. Dieu a livré Satan et ses complices aux chaînes des ténèbres. Ces ténèbres sont la privation de la lumière où Dieu se manifeste. C'est proprement la peine du dam, exprimée par ces mots que Jésus Christ prononcera contre les réprouvés : Retirez -vous de moi, maudits. — Rudentibus. Les démons sont retenus dans ces prisons ténébreuses par des chaînes qu'ils ne rom pront jamais, car ces chaînes sont la sentence immuable qui les sépare de Dieu et de tout bien.
Cruciandos, xoAaÇofiivouç, c'est le tourment et la peine du sens, que font éprouver aux démons les feux où ils sont plongés (2).
In judicium reservari. Les démons, déjà séparés de Dieu et précipités dans les ténèbres, sont réservés pour le jour du jugement universel, afin d'entendre prononcer leur sentence en présence de toutes les créatures, et pour être
(1) In tartarûm. Le mot grec vâproipos est dérivé du verbe zz.py.57w, (troubler), par réduplication de la syllabe radicale rap.
(2) Ce mot KolaÇopivous ne se trouve pas dans le manuscrit du Vatican; mais il se lit dans celui d'Alexandrie et dans le sinaïtique. — Voici la leçon que paraît avoir eue sous les yeux l'auteur de la Vulgate : el yy.p b Qzb; ày/ù.oyj c/.p.y.p-cr^y.v-zw où/. IpîtaxTtf, c/Xty. azipoûi Çàfou Ta.pTCtpû'zy.ç -y.pév<j}/.z. xo>«Çoy*^voys sic xptocv Typsiv. Si enitn Deus an g élis peccantibus non pepercit, sed quum projecisset eos in tartarum. tradidit eos catenis tenebrarum cruciandos, ut servaret eos in judicium. Cette leçon est conforme à de très bons exemplaires. Les éditions communes donnent : netpéêùixàv d; xpistv zr,povy.évouç, tradidit in judicium reservatos. La leçon xQka&fJLëvàiti rrip&y semble à plusieurs être une note marginale, faite par un lecteur, qui l'aurait prise au verset V.
— 291 — tIPetr.,m
condamnés dans l'enfer à de nouveaux supplices qui ne finiront jamais.
5. Et (si) originali mundo non pepercit, sed octavum Noe, justitîœ prœconem custodivit, diluvhim mundo impiomm inducens... « Et si Dieu n'a point épargné l'ancien inonde, mais s'il n"a gardé que sept personnes avec Noé, prédicateur de la justice, lorsqu'il noya dans les eaux du déluge le monde des impies... » C'est le second exemple que saint Pierre cite pour montrer que les maîtres de mensonge n'éviteront pas la colère de Dieu. Le genre humain avait péché, le genre humain fut englouti sous les eaux. Le nombre des coupables n'arrêta point la justice de Dieu. Au contraire ce fut leur multitude qui excita sa colère. Mais Dieu, plein de longanimité et de patience, n'exécuta sa menace qu'au bout de cent ans. Il attendait la conversion des pécheurs, il leur faisait prêcher sa justice. Pendant cent ans, Noé, qui bâtissait l'arche sous leurs yeux, les avertissait de faire pénitence; il leur prédisait qu'ils périraient s'ils continuaient d'offenser Dieu. Le temps venu, et les crimes se multipliant toujours, le châtiment éclata. Tous les hommes périrent; seul et sa famille furent sauvés pour repeupler le monde et pour apprendre à toutes les générations comment Dieu punit le péché. (I Petr., m, 20.^
Et (si) civilates Sodomprum et Gomorrk&orum in cinerem redigens eversione damnamt, exemplum eorum gui impie acturisuntponens.. .Troisième exemple. « S'il a condamné, renversé, réduit en rendres les villes de Sodome et de Gomorrhe. en Laissant, dans leur ruine, un exemple terrible à tous ceux qui se livreraient à l'impiété (1)... »
Exemplum ponens. Cette pluie de feu et de soufre qui suma Les villes infâmes de Sodome, Gomorrhe. Séboïm
(1) ! phrase est aussi élégant qu'énergique : Kx\ it&ttç,
i - tttostf mtt*axpof9[ tLuxiKpivsv' bnôitr/pa fuXk&vxw
) toute L'Epttre était ainsi écrite, la main d'un secré-
Bez probable. Mais la phrase qui précède, comme
tant une grande élévation de ; . ;i pu
par le \ • taliléen,
et Adama, s'est conservée dans la mémoire des peuples. Le lac étrange qui en recouvre les ruines, et la désolation qui règne autour de cette Mer qu'on appelle Morte, attestent depuis quatre mille ans la colère de Dieu contre le vice impur.
Mais le Seigneur, qui avait sauvé Noé du déluge des eaux, ne permit pas que Loth pérît dans le déluge de feu.
7 et 8. Et (si) justum Loth, oppression a nefandorum injuria ac hixuriosa coneersatione, eripuit : (aspectu enim et auditu justus crat, habitans apud eos qui de die in diem animam justarn iniquis operibus cmciabant)... Et s'il a délivré au contraire le juste Loth, que ces pécheurs abominables outrageaient par leurs vexations et par leur vie infâme : (car il conservait purs ses yeux et ses oreilles, en demeurant au milieu d'hommes qui, chaque jour, tourmentaient son âme innocente par des actions détestables)... Comme David, il séchait de douleur en voyant les crimes des impies : Vidi prœvaricantes et tabescebam. (Ps. cxviii, 158.)
Justum Loth. L'Ecriture nous montre suffisamment la justice et la vertu de Loth, en nous apprenant qu'il abandonna son pays natal pour suivre Abraham, et qu'il exerçait généreusement l'hospitalité envers les étrangers, au point qu'il mérita de recevoir des anges dans sa maison. Aussi fut-il sauvé de l'embrasement de Sodome avec sa femme et ses deux filles, et la ville de Ségor fut préservée de la destruction par sa prière.
Justus erat, habitans apud eos. C'est une difficile et rare vertu que de se conserver juste et pur au milieu de la corruption générale.
Nous venons d'expliquer la Vulgate. Mais voici le grec :
BAéucaaTi yàp xai àxovj 6 86caioç ÈvxaTOixcov tv aùrotç, ^[xépav il vjuspaç ^XV ûtxai'av àvo[xo».; Ipyoi; sêasaviÇev. Aspectu enim et auditu justus y inhabitans apud eos, de die in diem animam justarn iniquis operibus cruciabat. Le grec nous dit littéralement que « Loth, habitant au milieu d'hommes impurs, tourmentait une âme juste par des œuvres iniques. » Qu'est-ce que cela veut dire ? N'est-ce pas là un discours
— 293 — // Petr.tn>
inintelligible? Les exemplaires grecs sont évidemment corrompus. Gardons la Vulgate (1).