LIVRE Cil
SOMMAIRE.— Cn. Pompée réduit te Pont en province romaine. Pharnace, fils de Mithridate, déclare la guerre à son père. Assiégé par lui dans son palais, le roi prend du poison. Ce poison ne produisant pas l'effet qu'il en attendait , il implore l'assistance d'un soldat gaulois , nommé Bitœtus , qui lui donne la mort. — Cn. Pompée soumet les Juifs : il s'empare de leur temple à Jérusajem , jusqu'alors resté pur de toute profanation. — L. Catilina , deux fois refusé dans sa candidature au consulat , forme , avec le préteur, Lentulus Céthégus . et plusieurs autres , une conjuration dont le but est de massacrer les consuls et le sénat, de mettre le feu à la ville et de renverser la république. 11 lève même une armée en Étrurie. Le zèle de M. T. Clcéron fait échouer ces coupables projets. Catilina est chassé de la ville. Tous les autres conjurés sont exécutés.
Josèpbe, Antiq., Jud. xiv, 4,3.
m Lorsque Jérusalem fut prise par Pompée, après trois mois de siège , le jour du jeûne , dans la 179 e olympiade, sous le consulat de C. Antonius et de M.TulliusCicéron, les ennemis , ayant forcé l'entrée du temple, égorgeaient tous ceux qui s'y trouvaient; et cependant les ministres du culte n'en continuaient pas moins les cérémonies religieuses, sans que rien pût les déterminer à prendre la fuite; ni la crainte de la mort, ni la multitude des cadavres qui encombraient déjà le temple ; persuadés qu'ils étaient qu'ils devaient tout souffrir au pied des autels plutôt que de négliger une seule prescription de leurs antiques lois. Ceci n'est pas nne fable , inventée uuiquement pour exalter une fausse piété, c'est un récit dont la vérité est attestée par tous ceux qui ont
transmis à la postérité las actions de Pompée, et parmi lesquels nous pouvons citer Strabon et Nicolas, et en outre Tite-Live, qui a écrit l'Histoire romaine. »