‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de la Collection des auteursChapitre 18 sur 159 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

Dans ce livre notre historien indique souvent le nombre des hommes tués et faits prisonniers; et il emprunte ces détails â des auteurs plus anciens que ceoi auiqoelt il a eu recours dani les premiers livres, où il parait, surce point, avoir consul té surtout ValérjusAnlias, qu'il redresse souvent dans des questions de ce genre. Souvent a<issi

chap. il, m, >, et Bu chap. ivn où, entre nuatre opinions, il en chosil une, et mentionne brièvement les autres a la iiu .■ au cliap. nui, où II a consulté trois an. nales; aui cb. itv el un, où entre trois opinions, il adopte celle qui concilie les dcui autres; et dans le même chapitre iivi, où il préfère le récit qui a le plus de vraisemblance; enfin au cb. m, où il t'en tient A l'opinion qni réunit le plus d'autorités.

Chip. I. — Soniin oigne Albam coloniœ dedurta. Sora était déjà colonie romaine; mais les anciens habitant* avaient tué les colons , voyez IX, '25. L Albu dont il esl ici question, est Alba Fucenlia, située au nord du lac Fudiiiis. ordinairement attribuée aui Marses, et non aux Éques leurs voisins. Aussi Tite-Lite dit-il quelques 11-

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

Unes plus bas, que les Èqaes regardaient cette colonie vehtt arrem fimbus sois impositam. (Voyez sur les antiennes frontières de ces deux peuples une conjecture de Niebuhr, t. III. p. 508. t. V, p. 365 tr. fr.)

Cbap. I. — Arpinatibus Trebulanisque ciritas data. Les Arpinates ne reçurent pas le droit de suffrage ( voyez XXXVUI, 36). Il y avait plusieurs Trebula. Holstenius pente qu'il s'agit de la Trebula Mutusca , située dans le paya des Sabins.

luiD.—Fr usinâtes. Frusino dans le pays des Volsques, aujourd'hui Frosinone ou Frussilone.

Cbap. II. — CUonymn duce Lacedœmonio, etc. Ce Cléonyme, fils du roi Cléomèncs, avait été envoyé aux Tarentios pour les secourir contre les Lucaniens et les Roruaius. L'histoire de son expédilioa est racontée par Diodore, XX, 104 et suiv. Voyez surtout Niebuhr. t. III, p. 314-520; t. V, p. 375 tr. fr!

Ibid. — Thurias urbem in Sallentinis. Quelques interprètes prennent Thuriœ pour Thnrium ou Sybaris. C'est one faute grave contre la géographie. Thuriœ est le Oupaîcv des Grecs, qui se trouve, sur la carte de Reicbardt, entre la mer et Salentia.

Ibid. — Méditants amnis. Il y a deux rivières de ce nom , qui viennent des Alpes de Trente, dans le territoire des Veneti, Meduacus major, aujourd'hui la Brenta ; Meduacus min or, aujourd'hui le Bachiglione.

Ibid. — In ftumine oppidi medio. Le Meduacus minor, qui traverse la ville. Tite-Livc n'entre dans autant de détails que parce qu'il s'agit de sa patrie.

CfliP. III. — Cilnium genus. Voyez K. O. Muller, die Etrusker, t. I, p. 576.Cilnius Ma?cenas, l'ami d'Augusle, appartenait , comme on le sait, à la famille Cilnia, dont les Romains avaient adouci le nom étrusque Cfenle ou Cfelne. Muller. oûrr. cité, t. I, p. 414. Le nom de Ma-cenni, en étrusque Mscenate, était suivant l'usage du pays, emprunté à la famille maternelle de ce personnage célèbre. Ibid. page 404. Cf. p. 415, 455.

Ibid. — Carseoli, dans le pays des Èqnes, près des frontières Marses.

Ibid. — Jd magis credo. Les Fastes capitolins porteut aussi le nom de M. ABmilius.

Ibid. — Milionia. S'il fallait en croire Etienne de Byunce, Milionia aurait été une ville du Samnium, et ce qui porterait à donner quelque importance à cette assertion, c'est qu'au cbap. xxxiv, nous verrons la ville en question occupée par les Sammtes. Mais il est constant que comme Plesiina et Fresilia, elle était située sur le territoire des Marses.

Cuap. IV. — - Justitium indiotum. Voyez la note sur le chip, m, du livre III, p. 803.

Ibid.— Agrum Rusellanum, de Rusella?, on, plus tard, i\ fut envoyé une colonie romaine. Voyez Pline, H. N. 111,5; Ptolémée, III, I.

Chip. V. — Cette brillante description de la victoire remportée sur les Étrusques, est sans doute empruntée à Valerios Antias, qui, pour relever la gloire de sa famil e, avait fait de Valerius un dictateur et lui avait donné un Fabius pour maître de la cavalerie , tandis que chez d'autres (voyez chap. m), ces fonctions avaient été confiées à JEmilins Paulus. Du reste, Tite-Live lui-même ajoute peu de foi à ces éclatants succès , car il cite des auteurs

suivant lesquels aucun combat mémorable n'aurait signalé la pacification de l'Étrurie.

Chap. VI. — Quemadmodum ad quatuor augurum ««merum, nisi morte duorum, id redigi cullegium potuerU, non invenio. C'est une conjecture de Tite-Live assez probable, quoique Niebuhr ( t. III, p. 411; t. VI, p. 45, tr. fr. ) y oppose des difficultés spécieuses. Mous apprenons par Cicéron de llepublica ( II , 9, g 16), que Romaius s'adjoignit {cooptavit) un augure de chaque tribu : ce qui porta à quatre, le roi y compris, le chiffre des augures. Mais le même auteur ajoute plus bas (II, f 4, 2 26), que Numa en avait ajouté deux , de sorte qu'il y eu aurait eu six , le roi y compris. Tite-Live parait croire que ce dernier nombre était venu d'un donblemeat do collège qui n'était d'abord composé que de trois augures et dans lequel les trois anciennes tribus devaient avoir chacune le sien ( ai pluribus sit opus ; pari inter se numéro sacerdotes multiplicent). Niebuhr ne peut admettre que les patriciens aient été privés de deux places par un simple hasard ; mais il ne réfléchit pas qu'en ce moment les plébéiens faisaient la loi au premier ordre et qu'ils durent saisir avec empressement une occasion qui leur assurait la majorité dans cet important collège.

Chip. VII. — Pro lege Licinia quondam, etc. Voyez VI, 55, et suiv.; VII, 21 et suiv.

Ibid. — Incinctum gabino m Un. Voyez la note sur le ch. xlvi du livre V, et Tbiersch, Mém. de t'Acad. de Munich.

Ibid. — T. Manlius. Il était patricien , tandis que Decius était plébéien.

Ibid. — Tuwca palmata, etc. Costume connu des triomphateurs auxquels appartenaient aussi la couronne de laurier et le char doré (currus auratus) dont il est question plus bas.

Ibid. — Capide. Varron de Lingna lat. V, g 121 : Co> pis et minores capulœ , a capiendo , quod ansatœ ut prehenûi possent, id est capi. Il arum figuras in vasis sncris ligneas oc fietiles ( voir Cicéron, Paradox, I, 5) étions nunr videmus. Arruntius (chez Priscien, VI, p.708 Putsch.) explique Capis : vasis genus pontificalis.

Cuap. VIII. — Decemviros sacris faciundis... plebàos ridemus. Voyez VI, 57 et 42. On ne saurait déterminer avec précision de quel sacrifice à Apollon Tite-Live veut parler dans ce passage.

Ibid. — Sabinum advenam , etc. Voyez II, 16.

Cbap. IX. — Diligentius sanctam. Il veut dire par la que cette loi fut rédigée avec plus de soin que les lois antérieures sur le même sujet. Il ajoute en effet: Tertio ea (al. Tertio jam ) po>t reges latam , semper a familia eadem* La première avait été portée par Valerius Poplicola (II, 8), et la seconde par Valerius Potitus (III, 55).

Ibid. — Porcia tamen lex sola pro tergo civium lofa videtur. Tite- Live ne cite cette loi que pour faire voir la différence de l'esprit, à deux époques différentes, qui avait inspiré deux lois sur un même sujet. La loi Porcia permettait aux condamnés de s'exiler, an lieu de subir le supplice. Elle fut soutenue l'an 556 par M. Porcins Cato Censorius (Voyez Fragmenta oratorum Rom. p. 4 66 et suiv. et 175 eiit. Dubner) ; mais on croit qu'elle avait été proposée par P. Porcius La?ca, tribun du peuple (voyei XXXII. 7), parce qu'on a trouvé un denier représentant un citoyen qui en appelle, avec l'inscription PROVOC d'un coté, et P. L&CA de l'autre.

TITK-L1VE.

CiiP. IX.—Aniensis et Terenlina, ain i nommées, du fleure Anio, l'autre de Terentum, endroit connu 4o champ de Mars , ce que M. Lemaire n'aurait pas en besoin d'émettre arec doute.

Ibid. — Macer LicinUis ac TuberO,.. ld ne pro certo vetustior annalium auctor Piso effecit. Bien que préèfre ici le témoignage de Pison à celui de Uanins Macer et de Tuberon. il parait, an ch. xi, reveà l'opinion de cet deux auteurs.

Ciap. X. — Narnia, aujourd'hui Nanti.

— Advenus inducias. Voyez chap. v. La deuxième n'était pas encore écoulée. De societate haud abbarbari, etc. D'après ce récit de Tite-Live, les n'auraient pas pénétré sur le territoire de Ro- ; d'après PoJybe, au contraire <ÏI, 19), les Gauexercèrent de grands ravages sur les terres des Roet sur celles de leurs alliés, et s'en retournèrent d'un riche butin, pour le partage duquel ils en aux maint et s'entretuérent.

Cbap. XI. — Js comitia consularia habuit. Cet is doit iiécessairenjent se rapporter à P. Sulpicius. Le passage de Gieéron que Gronove a comparé avec celui-ci, parait i la première Tue contraire à cette assertion, mais regardé de pins près, il la confirme plutôt qu'il ne la détruit. Le voici ( Bntto, ch. xiv ) : « Possumut suspicari disertum

• Mnoium Cnrionem, qnod is tribunus plebis, interrege

• Appèo Claudio , diserto homme , comitia contra leges

• habente, quum de plèbe coosules non accipiebat, Patres

• anlea anctores fleri eoegerit. » Il y a lieu de croire qu'à la aaite de cette contestation, le sénat avait déridé que P. Saipicins serait nommé interroi. Ti te- Life ne tient pas compte des comices tenus par Appius, parce qu'ils étaient restes sans résultat, comme on peut l'inférer du passage de Cicéron Si cette conjecture est fondée, nous aurions encore ici un exemple de l'extrême concision de Tite-Li?e dans certaines circonstances.

Is». — Principio ejus anni. Monter ( Velia in Lucarne*, p. 57) suspecte la Téracité de Tiie-Live qui, selon lui, assure que les Lucaniens se soumirent sans rési>tance. Et U lui oppose l'autorité de l'inscription dn sarcophage deSdpion, dans laquelle on attribue à celui-ci la gloire tTavoftr soumis la Lucanie : Tâuiâsia cisalia } sabnio cs?rr — scsiciT osuig Loccaha ofsidesque abdolcit. Mais je ne sait s'il ne faut pas plutôt savoir gré à Tite-Live de o'aToir pu consulté d'orgueilleux titres de famille. — Les Fastes s'accordent aTecTite-Live(ch. xu) pour attribuer la direction de la guerre du Sanmium et le triomphe, non pas à Scipion , mais à son collègue Fulvius. Tite- Live donne à Scipion la province d'Étrurie. U est douteux cependant qu'il faille placer sous son consulat ce qui n'est peut-être que le récit amplifié de ce qu'il fit dans le Samoiam, sous le consulat de Papirius, en 459. A moins que, parti pour le Samnium à la fin de l'année, il n'y fût desseuré , et ne se fût alors emparé de ces villes.

Quant aux Lucaniens il n'est pas du tout invraisemblable qu'après les pertes considérables que leur avaient fait éprouver les Bruttiens tDiodore, XVI, 16; cf. Antonini Lmcania, discorso IV, p. 50 et suiv.), menacés, comme ils Fêtaient, de la guerre par les Samnites ( Denys , Excerpt. kg., ch. m, est sur ce point d'accord avec Tite-Live), ils aient implore le secours des Romains, et confirmé, en donnant des otages, le traité conclu déjà auparavant ( VIII, 25; cf. 27; cf. Claudius Quadrigarius apud GeU., U, (9 et VIL f 1 )• Car il ne a agit nullement ici de dèdb

Hon t mais d'alliance et de traité. Or comme ce fait sa passa sous le consulat de Scipiou , on l'a grandement amplifié dans son éloge tumulaire, qui se tait au contraire sur les échecs qu'il éprouva en Etrurie, durant sou consulat d'abord, et ensuite dans sa propréture.

Quoique l'inscription soit en vers saturnins, il est trèsdouteux cependant qu'elle soit fort ancienne et qu'elle doive être rapportée au temps des Barbatus plutôt qu'a l'époque postérieure à laquelle appartiennent les inscriptions suivantes , tout à fait identiques. ( V. Piranesi Jfcfonumtnti degli Scipioni, pi. 5; et Visconti, Œuvres diverses, 1. 1, pL v, Milan, 1827, in-8° ). Et il y a plusieurs raisons de douter: d'abord la forme même du sarcophage sur lequel les ornements doriens et ioniens sont mélangé*; ensuite l'orthographe, cette triple repétition du g qu'on doit à Carvilius , selon le témoignage de Plutarque et des grammairiens, et qu'on ne trouve pas sur la colonne de Duilius; enfin ces formes Cornélius, cepit. obsidu.

Cbap. XII. — Cn. FuMi conmlis clora pugna. Tite- Live n'en dit qu'un mot : il parait pourtant que Fulvius avait déployé dans cette campagne de grands talents stratégiques. Frontin, dans ses stratagèmes (1, 1 1, S 2; 1, 6, g I et 2 > en a conservé les preuves les plus intéressa ut es ; car bien qu'il nomme ce général Fulvius Nobilior. il ne peut parler que de notre Fulvius : on chercherait vainement parmi tous les membres de la gens Fuivia un autre qui ait fait la guerre aux Samnites. Le nôtre se nommait Cn. Fulvius Maximus Centumahu. — Sur la prise de Bovianum, voir la note dn ch. xxxi, du livre EX.

Ibid. — Oratores Lucanorum ad novos cousules ver niunt. Denysd'Halicarnas&e ( Excerpta legationum, n. 5, p. 2328, édit. Reiske) ajoute que ces députés venaient accompagnés d'otages, choisis parmi les enfants des plus nobles habitants de leur pays : ce qui s'accorde parfaitement avec le discours que Tite-Live leur prête.

Chap. XIII. — Carseolos. Voir la note sur le cbap. nu Les JEqui et les jEquicoli étaient un seul et même peuple.

Ibid. — Legem recitari jussit. Voyez sur cette loi, if. VU, cb.XLii.

Ibid. — Etiam rerusantem. C'est encore Pison que Tite-Live parait suivre dans ce chapitre. Le dernier consulat de Fabius était trop éloigné pour qu'il y eût lieu d'appliquer la loi sur les dix années, à moins qu'on ne retranche deux années avec Pison ( cf. IX, 44 ) et une ancieune ère chronologique Pison cependant parait les avoir ajoutées ailleurs, peut-être par l'interposition de quelques dictatures. Du moins , à l'année 596. coroptet-il une année de plus que Catoi * ( Voyez Fragm. apud Censorin., cb. xvii ; Scaliger, £. T., p. 591 ; cf. 587). La même observation est applicable à l'année 567 ( Voyea Pliue, H. i\., xxxiv, 5.)

Ibid. — Plus qunm quod lege finitum erat, agripossiderent. C'est la Lex lie nia Sextia. Voyez VI, 55.

Cbap. XIV. — M. Fulvium. Plusieurs bons manuscrits donnent, maximum filium, préféré à la leçon ordinaire par Grooove et Crévier. Niebuhr ( t. III, p. 428; t. VI, p. 65 et 66 de la tr. fr.) lit Maximum Fulvium.

Ibid. — Scipionem legatum. Je cite seule m en», comme simple mention, l'avis de Niebuhr ( LUI, p. 424 et suiv.; t. VI, p. 61 tr. fr. ), qui parait disposé à rapporter a cetlo caropague le passage que nous avons cité plus haut».

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

eh. xi, de la célèbre inscription du sarcophage de Scipton:

Tairas! & Cisauna | Sammo cepit subigit owm* Loucana opsidesque abdchclt.

En effet ces exploits ne sont pas rapportes à son consulat, et certes s'ils eussent eu lieu à cette époque, les historiens et les fastes n'eussent pas manqué d'en parler puisqu'ils lui auraient assuré les honneurs du triomphe.

Cbap. X\. — C\melra t ville complètement inconnue, et même omise par Cluvier dans son Italia antiqua.

Coap. XVI. — L. Volumnio, Ap. Claudio Coss. Tous deux étaient consuls pour la deuxième fois.

Cdap. XVII. — Murgantïa, en grc;t Mo pftvnov. Cette ?ille, queDanville ne donne pas, est placée, par Reichardt, entre INovianuni et Aqnilonia , à égale distance de ces deux villes.

Idid. — Ad Romnleam urbem. Romulea se trouvait sur le territoire des Hirpins; Etienne de Byzance, qui la nomme < P<*>u.oXîa, dit que c'était une ville des Samnites.

Chap. XIX. — Quam mallem,inquit Volumnius, tu a me >trenue farere, quam ego abs te srite loqui didicissem. On a traduit, - que tu eusses appris de moi à bien faire. » Mais le mot strenne se rapporte ici, «omme ailleurs, à la conduite qu'on tient à la guerre, et jamais strenue farere u'a eu le sens de rerte . bene facere. Les nouveaux fragments de Dion Cassius ( p. 465, éd. Mai ) confirment cette explication, et le reproche, que dans Tite-Live Volumnius adresse à Appius : èxeivov £c p.r^èv rpô; rà roù raXeu&o nçdyj.zrcL iraStâtùxivix. « H ( Appius ) n'avait fait aucun progrès dans la science de la guerre.

Ibid. — Bellona,... asl ego templum libivoceo. "Sous ajouterons ici, puisque Tite-Live passe ce fait sous silence, qu'Appius fit construire ce temple, dans la neuvième région de Home , entre la porte Carmentale et le cirque de Flaminins , et qu'il l'orna, comme Pline nous l'apprend XXXV, 3), des images de ses ancêtres.

Chap. XXI. — Qnœ Minturnœ apprllata. Voyez, sur Vescia, ia note sur le eh. x du livre V III, et livre IX, eu. xxv. Il a déjà été question de Min tu r ne aux mêmes passades. On ne fonda donc pas une ville nouvelle dans cet emplacement; mais seulement la ville déj:i cm s tan te changea de nom quand ou y eut envoyé une colonie , de même que nous verrons bientôt la ville de Sinope recevoir, de ses colons , le nom de Sinuessa. Ainsi, aux passages cités, c'est par anticipation que Tite-Live donne à la ville, située sur le territoire de Vescia et deFalerne, le nom de Miuturne qu'elle ne porta que plus tard. Voyez la note suivante.

Ibid. — Sinuessa deinde ab colonis Romanis appellata. Tite Live (VIII. xi) la déjà nommée Sinuessa. et en cela il a agi fort sagement, autrement il eût troublé le lecteur par un nom tombé en désuétude complète. Sur l'emplacement de Sinuessa se trouve aujourd'hui la petite ▼ille de S. Agata. Voyez Nicbuhr, t. III, p. 436; t. VI, p. 74, tr. fr.

Ibid. — Adversus quatuor populos duces consules illo die deligi meminissent. Je ne puis passer sous silence la conjecture de Perizonius, dures non consules, qui est tout à fait dans l'esprit de Tite-Live.

Cdap. XXIII. — Pudicitiœ patriciœ quœ in foro boario et ad œdem rotundam Herculis est. Feitus eu parle h p. 101 : Pudicitiœ signum in foro Boviario est «ci

famsliona œdis est Herculis. Scaliger corrige le mot corrompu Familiana, par .Emiliana, Dacier, par Fui* riana. Le. même Festus ( p. 92 ) parle du temple de ■ pudeur plébéienne ( ptebeiœ Pudititiœ sacelltim), et, à n juger par le commencement de l'article, dans des termes conformes au texte de Tite-Live : mais nialheareutemeot la plus grande partie de cette page a dispara.

Chap. XXI (f. — Trium mensarum vasa argrnleu.H s'agit sans doute de* tables destinées aux lectistemiattsellisternia.

Ibid. — Ad ficum Rnminalem ( voyez liv. I, ch. iv) fimnlarra infantium ronditorum urbis sub uberibus htpte. Ou croit, et Niebubr ( t. III, p. 499) est aussi de cet avis, que la louve conservée au Capitule est la même que celle dont parle Tite-Live en cet endroit. Voyez p. 775.

Chap. XXV. — Ahamam. Cette ville est inconnue. Clavier pense que c'est Arna.

I<tiD. — Relicta secunda legione ad Clusium , quad Ca~ mars olim appellabant. La seconde légion , dit Niebubr ( t. HT, p. 440; t. VI, p. 80, <r. fr. ) , était restée près de Camerinum, et non près de Closinm. Voici comment il le prouve: • Polvbe, qui connaît très-bien Clusiom et les Clusini, dit < II, 19), que la légion fût détruite fo rii KojxtpTtwv y.wpa. Tite-Live, qui se rappelle ici à contretemps que Clusium se nomme, en langage étnitque, Camars. nomme plus bas < chap. xxi ) les Clusini pr.rrni les ennemis de Rome : mais la ville, auprès de laquelle la légion se trouvait , était une ville amie des Romains, puisque, attaqués par les Gaulois, il* se ra prochèrent encore de la ville • ( voyez ebap. xxvi ), etc. De plus on rencontre une difficulté géographique pour la marche des Romains , après cette défaite . si l'on suppose que la bataille eu lieu près de Clusium; mais, si l'on admet qu'elle été livrée à Camerinum» tout s'explique natu* rellement.

Chap. XXVI. — Clmium. Il faudrait CamfHmtm , d'après Polybe. Voyez la note précédente.

Ibid. — Deletam ibi legionem... quidam auctores sunt. Polybe, par exemple, II, 19.

Ibid. — Pectoribus equarum suspensa gestanles capita ihoslium) , lanceisque infixa, ovantesque moris sui carmine. Ces détails sur lesquels Tite-Live insiste comme faisant ressortir le caractère national, auraient pu trouver place dans le portrait que M. Micbelet fait des Celtes, au premier chapitre de son Histoire de France. On les retrouve aussi dans Diodore (V, 29), un peu plus explicitement , dans Strabon, VI, p, 502, B, éd. Almelov. et dans plusieurs passages de Polybe.

Cbap. XXVII. — /n aqmm Sentinatem. Sentinura, aujourd'hui Sentina; c'était une ville de l'Ombrie, au pied des Apennins.

Cbap. XXVIII. — Gallorum corpora intolerantissima laboris atque œstus. Tite-Live reproduit souvent cette assertion; voyez V, 42; XXII, 2; XXXIV, 47, etc. Les passages auxquels renvoie M. Micbelet, ouvr. cit., p. 2, note 2, sont cités avec peu d'exactitude. Diodore de Sicile, lib. V, cap. xxvui et Appien, de rébus GalL, excerpt. VII. et nou Appian. apud scriptores rerura francicarum I, 462.

Ibid. — Essedis carrisque superstans armatus hostis. Cette coutume des Gaulois est aussi mentionnée par Diodore, Y, 29. et par César Bell., GalL, IV, 55. PhUargv-

TITE-UVfc.

lias sur les Géorgiques de Virgile (III, 204) : eipliquc ainsi le mot Esseda : Esseda autevi vehiculi vel currus fflu* qno soUï suni pugnarc Galli Cœsar testis est ad beronem ill. Aucun éditeur, pas même Wesseling sur Diodore (page 552, 61 1, n'a corrigé ce passage. Il faut cependant lire varbo Us lis est . comme il est facile de le prouver par d'autres citations de Philargyrius , et p*r les emprunts faits par Servius à ce grammairien et recousis par M. Dnbner qui, à la Bibliothèque royale, a trouvé io manuscrit d'une partie de Philargyrius, beaucoup plus complet que ce qui en avait été publié. Le copiste . voyant a/il était question de Gaulois, aura . pour 'aire preuve de science , écrit Cœsar au lieu de Varron. Les éditeurs se Vairon ont passé sous sileuce ce teite de Philargyrius.

Chap.XXVIII. — Qno pater F. Deeius ad Veserim, etc. Voyez VIII, 8, et les notes sur les rites qui accompagnèrent ces deui dévouements.

Cbap. TLXX.—Superjecere quidam auQ'tido (idem. TSiebnbr(t. III, p.450; t. VI. p. 91, tr. fr.) range parmi ceux ami avaient exagéré les chiffres, l'historien grec Douris qri parle de cent mille morts. Mais il est constant que Douru dans ce chilfre a compris les ennemis tués, non dans la dernière bataille, miis bien dans 1rs dernières campagnes de Fabius , y compris celle dont il est question au ebap. suivant. Voici le passage de Diodore ( Excrrpta Hœsck.libri XXI, p. 490, ï,A éd. YVessel.), où l'historien grec est cité. Il ne peut laisser aucune incertitude : 5n s«t Toû coXs^Acu tcôv TuppYîvwv xai TaXarûv xat 2ajxvtTcov xsl T«rv èrepeav <rja|xà/wv àvr.pi'tooxv brzo 'Pwp.aiûv, +a£to*j UTrarEuevT&î , $ix% p.'jpta£i;, eo; «pxat AcOpt;. Pour les chiffres suivaitts, nous renvoyons à la discussion critique de Mebubr., t. III, p. 451 et suiv. ; t. VI, p. 91 et soiv. tr. fr.

Caip. XXXI. — Agrnm... .Eserninum. Il ne peut être questionne! teiTitoire d'ALsernia (aujourd'hui Isernia ou Sergna), situé de l'autre côté des montagnes, dont la pente forme les rives du Vulturne. On peut s en convaincre sur la carte de Reicbard. ÎSiebuhr (t. IL, p. 453 et suiv.; t VI, p. 95 tr. fr.) peose que si ce nom, quoique très-défi goré dans la plupart des manuscrits , est cependant exact, il faut admettre ou une jE>ernia inconnue dans le pays des Sidicins, ou un pays nommé .Esernium (comme Samniumi.

Ibid. — Agrnm SteUatem. Voyez la note sur le chapitre xuv do livre IX. où Tite-Live mentionne leSteUatnn camptsa, eipression que nous retrouverons plus bas : Stellatéms rompis.

Cbap. XXXIV. — Mitioniam. Voyez la note sur le chapitre m.

Ibid. — Inde Fertntinum ductœ legiones. Il ne peut ttre question ici de Ferentinum , situé dans le pays des Berniques : aussi les manuscrits offrent- ils de nombreuses variantes et paraissent conduire plutôt à la leçon Feretntm qu'a re£ue Niebubr (t. Ht, p. 455; t. VI, p. 27 tr. fr.), sans affirmer qu'elle soit la véritable. La conjecture de Gronove, Treventinum (lisez plutôt Trecenium) , ne parait pas aussi probable qu'à Drakenborcb.

Cair. XXXV.— Centnriones primorum ordinum, c'està-dire des premières centuries des trois parties de la légion, des triaires, des hastats et des princes.

Cbap. XXXVI. — Interamnam, coloniam Romanam.

M. Verger insère la note suivante : « Tite-Live ne dit part à quelle époque cette colonie fut établie. DRA-

K.ENB011CII. » Mais en ouvrant Drakenborcb , on peut se convaincre que cette observation appartient à un commentateur beaucoup plus ancien, a Gl ireanus. Drakenborcb dit à cette occasion qu'il était bien permis a Glareanus d'avoir celte opinion, puisque de son temps toutes les éditions portaient au chap. xivm du livre IX, la mao vaise leçon Minturna; <jiie depuis Sigonius a remplacée d'après les manuscrits par Interamna. Drakcnborch observe de plus que Tite-Live a ajouté sagement: quœ (iu> ria faiina est, parce qu'il existait en Italie trois autres Interamna, et que notre colonie est placée également sur li voie latine, par Strabon (liv. V, p. 257, éd. Ca aub.K Peut-il y avoir rien de plus explicite? Mais M Verger n'extrait de cette note que l'erreur et la met sous le nom de celui qui l'a combattue. Il est fâcheux pour un auteur d'être commenté avec une légèreté pareille.

Chap. XXXVII. — M. Iloratium, M. V aie ri uni, etc. Voyez plus haut, III, 63, et VII, 17. Les fastes triomphaux disent nue les consuls de cette anuée triomphèrent tous deux , Postumius des Samnites et des Étrusques ; Atilius ■ de Volsonibus et Samnitibus. » Volsones, dit Niebubr, t. III. p. 456; t. VII, p. 98, • est un nom de peuple qui ne se trouve que là. Il se peut que ce soient les Volcenles, que Tite-Live nomme ailleurs (XXVII, 15) avec les Hir pins et les Lucaniens; il est possible aussi, que l'auteur veuille parler des Va Li mens. » Cette dernière opinion me parait la plus probable.

Ibid. — Auctor est Claudius... Fabius... scribiL Tite- Live cite Fabius et Claudius ; mais il ne suit ni l'un ni l'autre et préfère un récit beaucoup plus détaillé (cf. ch. xxxi i xxxviu ). Le récit de Claudius est tout à fait différent de celui que notre auteur adopte; mais celui de Fabius s'en rapproche plus. Fabius cependant ne désignait pas le consul qui était parti pour l'Étrurie, tandis que Tite-Live dit que ce fut Postumius, et rapporte en outre le nombre des morts du côté de l'ennemi , les conditions de la paix, le triomphe des consuls. Il est d'accord avec Tite- Live pour euvoyer les deux armées dans le Samnium ; mais il fait assister les deux consuls et les deux armées au combat de Lucerie, tandis que, suivant notre historien , le combat fut livré par Atilius seul. On ne voit pas quel auteur Tite-Live a pu suivre ici.

Ibid. — Id est locus templo effatus, sacral us. Ces mots paraissent être une glose, du moins on n'en saurait douter pour le mot sacratus.

Cbap. XXXV III. — Quondan}... quum adimendœ Etrusris Capuœ clandestinum cepissent consilium. Voyez IV,

Ibid. —Ad Aquiloniam cotise dit. Zonaras (VUI, 1) racoute le fait autrement, sans doute d'après Dion Cassius. Suivant lui les Samnites auraient attaqué la Campanie, et seraient retournés dans leur pays, après la mort des deux consuls.

Chap. XXXIX. — Dura m a, ville inconnue.

Ibid. — Atinate agro, le district d'Atina, dans le paya, des Volsques; il devait être alors au pouvoir des Samnites. Cluvier {Itat. ant. p. if 95) aimerait mieux lire Antiate agro.

Ibid. — Auream olim... Samnitium aciem a parente suo occidioiie occisam. Voyez IX, 40.

Cbap. XL. — Tripndium solistimum. L'augure tiré des poulets sacrés était funeste, lorsque ces oiseaux sortaient trop lentement de leur cage, (ex cavea) ou ne ?cu-

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

latent pat manger. Mail dam le cas, au contraire, où ils iiévoraient avec une telle avidité que la nourriture sortait de leur bec et tombait à terre, terrant paviret, cela s'appelait tripudium solistimum, quasi terripavium ou terri-' pudium. Cicer. (de Divin, lib. II, ch. xxxiv) : Quumpascuntur {pulli), necesse est aliquid ex ore cadere, et terrant pavire { id est ferire ), terripavium primo, mox terripudium dictum est. Cf. Festus, au mot Pullus, Pline, X. xxi, 24. Quant au mot Solistimum, il estforniédesoiumetde stare, parce que le graiu tombé à terre solo stabat.

Cbap. XLI. — Le récit des exploits de Papirius est encore emprunté à Fabius et à Claudius, qui les avaient exagérés jusqu'au merveilleux (vo)6z, ch. il.). Il résulte cependant du chap. xli, que pour cette partie du livre X, Tite-Live a comparé aussi d'autres auteurs.

Ibio. — Jucenis ante doctrinam deo spernentem natus, avant que la philosophie d'Épicure fut établie,

Chap. XL II.— Car* a... mi//ta triginta trecenti quadraçinta , capta tria millia octingenti et septuaginta. Cela ferait trente -quatre mille hommes tués ou prisonniers sur trente-six mille, comme on voit cbap. xxxviu, ce qui est évidemment exagéré. Mais deux manuscrits donnent millia deceb, leçon que les éditeurs auraient dû faire passer dans le texte. Orose (III, 22) ne parle aussi que <ie douze mille, duodecim millia.

Ibid. — Quam temetum biberet. C'était probablement l'expression même des anciennes annales. Aulu-Gelle (X , 25) attribue le mot temetum à l'ancienne langue {prisca lingua).

Cbap. XL1II. — Corniculis. On ne sait rien de positif sur la nature de cette récompense. D'après l'opinion la plus vraisemblable ce devait être un ornement creux en lorme de corne qui s'adaptait au casque et où les soldats, suivant la conjecture de Scbelfer, plaçaient des plumes ou des queues de cheval. J. Perisooius propose de lire corollis ou coronulis. Mais cette correction est inutile. Il est constant que le mot corniculum désignait deux objets bien distincts; l'ornement en question et un petit cor dont les lieutenants des tribuns [cornicularii ; voyex le dictionnaire de Facciolati i ce mot) se servaient pour transmettre les ordres aux soldats.

Ibid. — Sœpinum. Ce fut plus tard un municipe, voyex G rater Corp. inscr. ccccxli, 4; dxiii, I. On l'appelle aujourd'hui Supino.

Ibid.. — Volana, Tille inconnue. Les meilleurs manuscrits font penser à un autre nom: ils donnent soit Vella, soit Velia, soit Velelia. Mais il ne peut être question ici de la Tille coonue de Velie.

Cbap. XLV.— Palumbinum et Uerculaneum sont aussi des villes inconnues.

Cbap. XLYl.—Inspeclata spolia Samnitium. Pline, H. IV. XXXIV, 18, parle de ces dépouilles plus en détail, mais avec des différences notables. Voici ce qu'il dit : « Fecit

• et Sp.Carvilius Jovero, qui est in Capitolio, victis Sam-

• nitibus sacra ta lege pugnaotibus, e pectoralibus eorum,

• ocreisque et galeis. Amplitudo tanta est , ut conspicia-

• tur a Latiario Jove. Reliquats lime suam statuam fecit,

• qtue est ante pedes simulacri ejus. • D'après lui, ou d'après d'autres annales , c'était donc Carvilius, et non pas Papirius Cursor, comme Tite-Live le raconte, qui avait le plus contribué à la défaite des Samnites. On ne peut guère admettre que dans un passage , tel que celui de Pline, \'ao.eur ait par inadvertance écrit un nom pour on antre.

J'ajouterai encore que ce passage de Pline procr? e qua nous avons eu raison d'expliquer plus haut, IX, 59, ùgt sacrât a coacto extrcitu, à l'aide des détails fournis par Tite-Live au cbap. xxxviu de notre livre : car Pline dit positivement, Samnitibus legs sacsata pugnantibu*.

Cbap. XLVI. — jEdem Quirint... filins consul dedicavit. Voyez Pline, Hist. JYa* , VII, 60.

Ibid. — Apud neminem veterem auctorem inrenio. 11 réfute implicitement des annales récentes dont le récit n'est, dit-il, appuyé d'aucune ancienne autorité.

Ibid.— 7Voi/itim, ville inconnue. Doujat propose Trotsulum, aujourd'hui Trosso, près du mont Frasconi.

Ibid. — His rébus actis ad triumphum decessit. Tite- Live place ce triomphe après celui de Papirius, ou, si I on veut, au même temps ; mais selon les Fastes triomphaux, il précédait d'un mois celui de Papirius.

Ibid. — jEdem Fortis Fortunœ... prope œdem ejus de* àb rege Servio Tullio dediratam. Sur l'emplacement de ces deux temples, voyex Nardini , Homa anUca, VI , ll t. III, p. 554, éd. de ISibby, Rome 1819, in-8'.

Ibid. — L.Postumium, le consul de l'année précédente qui s'était fait nommer legatus, pour échapper a 1 accusation dn tribun Contins, on mieux, ce me semble, Scantius t comme d'antres manuscrits le portent. On trouvera plus haut (chap. xxxvu) le chef d'accusation, que Tite- Live ne répète pas ici.

Cbap. XL VIL — Lustrum id undevicesimum fuit. Les Fastes capitolins indiquent ce lustre comme le trentième. Sigonius et Pighins pensent que Tite-Live n'a pas tenu compte de dix lustres que les auteurs des Fastes capitolins placent avant la création des Censeurs. Cette explication paraît satisfaisante. Je lis cependant dans l'édition de M. Lemaire, à la suite de l'opinion de Sigonius et dePighius : • Sed forte librarii pro XXXreposuert XIX.» Conjecture qui pourra paraître plausible et ingénieuse à ceux qui ue savent pas qu'anciennement on n écrivait jamais XIX* mai' toujours XVILU.

Ibid. — Coronaii primum... ludos Bomanos spectacerunt. Le traducteur dit, • les citoyens : » c'est probablement trop dire ; il parait que c'étaient seulement les soldats qui avaieut combattu.

Ibid. — Libri aditi, les livres Sibyllins.

Ibid. — Msculapium ab Epidauro Homam arressendum.Le fait était raconté dans le livre suivant, d'où Valère Maxime, I, 8, g n, l'a extrait. Tout le moode connaît la belle description d'Ovide, Metomorpk. XV, 62Ï-

Ici commence la première interruption dans la suite des histoires de Tite Live, et cette lacune comprend toute la seconde décade dont nous ne possédons rien, ai ce n'est peut-être un mot, une ligne an plus retrouves dans quelque auteur, quelque acholiaste; comme ces mots cités par Servius ( ad Virgil. /En.. I, 456 ), et qu'on peut rapporter au livre XII : • Pyrrhus unicus pugoandi arc tilex, magisque in prelio, quam bello, bonus; • on même quelque chose de plus insignifiant, comme ces mots du livre XIV : • Privato nos tenuissemns • ( Priscieo, liv. XV, p. 10(19, éd. Putsch.) Quelquefois un auteur s'appuie de 1 autorité de notre historien, par exemple a ce qui peut se rapporter an livre XIII : • Curribos taK • catU usos et nia jores. et Li vins et SaluOius dopent ^

(Sertit» ad Virg. /En., 1, 476; cf. Freiosbem. SuppL, ta. ixxtiii ). Ou bien encore c'est an récit emprunté à Tite-Live, et qui ne serait intéressant à reproduire, qu'autant qu'il serait complet et qu'il conserTerait les expressions de notre auteur, ou que sons sa forme altérée on reconnaîtrait encore clairement la manière et la couleur de Tite- Lire. Tontes les fois que cela arrivera ( trois ou antre Cois peut-être, je ne dis pas dans cette décade, mit dans toute l'étendue de nos perte* ) nous insérerons, «leur lien, ces rares débris, ainsi que le fragment du ICI* li?re retrouvé en 1772, par Burns.

Mais afin que le récit de Tite-Live ne soit pas brusquemrQt interrompu , et, poor rattacher la première décade à la troisième, nous allons donner la suite des sommaires qm ont été placés en tête de chaque litre dans notre édition. Ces sommaires ont été longtemps, mais à tort , attribués a Florus. Ce qtù 'probablement donna lien à cette erreur, c'est que le Précis de l'histoire romaine en quatre livres que nous possédons de Florus, fut d'abord regardé comme l'abrégé des histoires de Tite-Live . jusqu'à ee^ue Juste-Lipse eut démontré qu'il n'en était rien , bien fae Florus, comme au reste il le déclare lui-même, «tut beaucoup servi de Tite-Live, Or, les premèrcs éditions de Florus portaient le titre d'Epitome ou Epitoacte T. Litrii ; ce qui fit confondre facilement cet ouvrage avec les véritables epitome ou sommaires de Tite- Live. On a cm aussi, sans plus de raison, que ces soin* maires étaient l'œuvre de Tite-Live lui-même. Sans parler delà différence de style, il faudrait admettre, si cela était, que Tite-Live a assez mal résumé son propre ouvrage. Car ces sommaires ne sont pu toujours fidèles ; les événements y sont quelquefois mentionnés inexactement; quelquefois déplacés dans un même livre, ou même d'un livre à l'autre ( voyei la note sur le sommaire du livre XLIV i . On aperçoit en outre comme la personne et les goûts de l'auteur dans le choix des faits et la manière dont ils sont présentés. Ainsi il passe quelquefois sur des événements fort importants pour s'arrêter à de petites anecdotes; Mas, quel que soit l'auteur de ces sommaires, ce qu'il y a de certain, c'est qu'ils sont authentiques; et leur authenticité a'a jamais été contestée par aucun sa vaut. Ils ne sont donc pas à dédaigner comme source historique, malgré leur inexactitude sur quelques points, et peut-être en raison même de cette inexactitude. Car, sur les points où ils s ebignent de Tite-Live dans les livres que nous possédons, fis peuvent quelquefois représenter une version différente de ceUe de notre historien ; et, pour les livres que nous avons perdus, ils doivent faire autorité, et représenter poor nous l'histoire même de Tite Live , qu'ils ne remplacent paa sans doute , mais dont ils nous donnent un résumé rapide. Ce sera pour le lecteur, en cette occasion , an fil à l'aide duquel il traversera rapidement les événements accomplis dans la deuxième décade, et qu'il devra reprendre après le XLV» livre, mais, cette fois, pour ne pesa le quitter.

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