LIVRE IX
On voit par les chapitres v, xt, xxiii, xxviii, xxxvi, xxxvii, xi u et xliv que Tite-Live a, dans ce livre, consulté plusieurs historiens. Au chap. xxxvi il parle de trois opinions différentes, et au chap. v il réfute Claudius Quadrigarius, dont il ne parait pas suivre les données. Au chap. xxxi et xxlvi, U cite Licinins Macer, et au ch. xliv Pisoo.
Caip. I. — 7'. Veturio Calvino , Sp. Postumio constilibits. — Tous deux étaient consuls pour la deuxième fois, et avaient déjà été revêtus ensemble de cette magistrature, l'an de Rome 419.
Ibid. — Paire longe prudentissimo natum. Indépendamment des conseils donnés par Herennius à son fils, et que nous ne croyons pas devoir apprécier, il nous reste encore de sa haute sagesse un autre témoignage que tons les commentateurs ont cité , mais qu'ils n'ont peut-éire pas compris. C'est un passage de Cicéron , de Sente tute, c. 12, où l'on croit trouver la preuve d'une étroite amitié qui aurait existé entre Archy tas, Platon et Herennius. Mais il ne peut guère être question dans ce passage que d'une composition littéraire, dans laquelle Néarque de Tarante avait établi un dialogue entre ces trois hommes illustres. Cette idée de Néarque fait du reste antant d'honneur à Herennius qu'auraient pu lui en faire ses relations arec Archy tas et Platon , si elles eussent réellement existé.
Ibid. — Quibuscunque cordi fuit. Gronove pense que Tite-Live avait dans la pensée ce passage du discours de Nicias, dans Thucydide ( VII, 77 ) . *Ixavà fàp -rctç rt 7t&Xc(aÎci; eùruxTiTar xatet rco ôetov fai^Oovct éaTpaTtuaapcv,
Chip. IL — Calatiam. Voir Cluvier, ltal. an t., p. 1 180.
Ibid. — Lucerims... bonis ac fidelibus sociis. Dans les livres qui précèdent, Tite-Live n'a fait aucune mention des Lucériens. Luceria était une très-ancienne ville de l'Apulie.
Ibid. — Prœter oramsuperi maris. On ne peut se tirer de la difficulté géographique, qui resuite de ces paroles, qu'en prenant ora supci i maris pour toute la pente orientale des Apennins.
Ibid.— Per furculas Caudinas. Cette position est encore aujourd'hui désignée sous le nom de valle Caudina. Et le défilé • angusliœ» indiqué quelques lignes après, s'appelle aujourd'hui Forchia di Arpaia. Toute cette région a été soigneusement décrite par Swinburne ( Travels in the two Siciles in the years 1777, in-8°, tr. en fr. par J.-R. delà Borde, Paris, 1785). Cependant ce voyageur avait des doutes sur le véritable emplacement des angnstiœ : mais, comme le remarque Niebuhr , les expressions d'Appien iç (rrevwTaTcv x<»pwv (xirpcXttaavTeç, prouvent que la Forchia di Arpaia est bien l'endroit où les Romains furent enfermés.
Ibid. — Torpor quidam insolitus membra tenet, etc. S il fallait en croire Tite-Live, les Romains, chefs et soldats, s'abandonnant au découragement et au désespoir à la vue des obstacles qui leur fermaient les deux issues de la vallée, se seraient résignés complètement et n'auraient fait immédiatement aucune tentative pour sortir de cette position (cf. ch. iv). Mais il est moralement impossible que deux armées consulaires en aient agi ainsi. U nous reste d'ailleurs des témoignages certains du contraire. Ces preuves ont été recueillies par Niebuhr (t. III, p. 245; t. V. p 289 et suiv. de la tr. fr. ), qui a examiné et critiqué avec soin la narration de Tite-Live, dont on ne peut s'empêcher de reconnaître avec lui l'invraisemblance.
Cbap. III. — Per annos jam prope tbigistà. Il ne s'était écoulé que vingt-deux ans depuis le commencement de la guerre des Samnites.
Chap. V. — Injiissu populi fœdus fieri non passe, etc. Sur tontes les formalités nécessaires pour conclure un
traité ( fotdus ) et sur les cérémonies usitées en pareille circonstance on trou? era des renseignements suffisants ta ebap. ixit du livre 1. Il est curieux de voir comment Tite Live, dans tout ce qui suit, cherche à excuser la perfidie de sa patrie.
Csir. V. — Ex sponsione. Cicéron ( de afficiis» III, donne deux fois a cette sponsio le nom de paix.
Iiid. — Paludamentaqite detracta. Le paludamentum, «a manteau dn général, était de couleur écarlate et sordé de pourpre. Sur les insignes des généraux, voyez Jo. Laur. Lydus, de Magistr, rom., II, 4 ; Schwarz , Qbsenr. ad iïieupoort, p. 545 et suiv.; Le Beau , Mem. de ÏAcad. des Inscr., t. XXXIX, p. 515, etc.
Cas?. VI. — Eticit miseratio justa sociorum superham ingenitam Campants. Ce qui motiva surtout la conduite des Campaniens, remarque judicieusement Niebohr ( t. III, p. 254 ; t. V, p. 500 de la tr. fr. ), ce fut la haine qn'ila devaient avoir contre les Samnites.
Caàr. VIL — Ofilius Calatius. Tite-Live fait encore plus d'une fois mention des Calavii, qui paraissent avoir été une des plus grandes familles de la Campanie; il se pourrait même que ce nom désignât une ancienne magiitrature, en usage chez les Campaniens.
Ibid. — Lati claci. Sor le lalus clavus voyez Rubeuas, de Re restiaria teterum, Antv., 1665, et dans le Trésor de Graevius, t. VI : cf. Spalding, sur Quintilien, /wt. Or., XI, 5, 158. C'était le costume des sénateurs et èa magistrats patriciens.
Ibid. — Annuli aurei positi. Le droit de porter l'anneau d'or appartenait d'abord aux sénateurs. Il s'étendtit ensuite aux chevaliers dont il est ici question. Voyez mr ces différentes marques de deuil IX, 46; XXXIV, 7 ; XLIU, 16; Suétone. Aug., 100; Pline XXXIII, 1 ou 6; Kirchmann, de Fun., II, 17.
Ibid. — Q. Publilium Philonem. Ce dernier était contai pour la troisième fois : Tite-Live avait sans doute écrit philojÏ m, que les copistes ont, avec le temps. oodiGé en philone*. Ce qui porte à croire que telle était ftnàenne leçon, c'est que Tite-Live ajoute L. Papirium iraua.
Cas?. VIII. — Quo creati sunt die, eo (sic enim planerai Palribvs) magistratum inicrunl. M. Verger, dans sa note sur ce passage, prétend que • les consuls n'entraient pas eo charge immédiatement après leur nomination, et qo'ils devaient attendre que l'année du consulat de leurs prédécesseurs fût entièrement révolue. » Cette observation ne peut s'appliquer à notre passage. La mention d'interreges , dont Tite-Live parle à la fin du chapitre précédent, prouve que l'année des consuls était réellement révolue. Il faut se rappeler, avec Dodwell, que les époques où les consuls entraient en fonctions étaient soit les kalendes , soit les ides. Pour celte fois , le sénat avait décrété qu'on n'attendrait pas l'une de ces époques : c'est pour cela que Tite-Live dit le joub même où ils étaient créés.
Ibid. — Ab L. Lirio et Q. Mœlio , tribunis plebis. — On est surpris de voir que des tribuns du peuple aient signé nne capitulation à l'armée. Crévier pense qu'ils n'avaient été nommés qu'après le retour de Caudium; mais il est incroyable qu'un homme aussi éclairé ait pu on seul moment s'arrêter à cette opinion, que d'autres commentateurs, MM. Lemaire et M. Verger, par exemple, ont cru devoir adopter. Perizonius, dans ses Animad-
versiones historicœ. p. 164, propose une meilleure explication. Selon lui peut-être avaient-ils été désignés comme tribuns du peuple avaut la campagne, ou même pendant leur absence; et, de retour à Rome, ils avaient pu entrer en charge, le 11 décembre, époque ordinaire où commençait le tribunat du peuple. TSiebuhr ( t. III, p. .286; t. V, p. 505 et suiv. de la tr. fr. ) trouve à cela une difficulté; c'est qu'il était défendu aux tribuns de pas ser une seule nuit hors de Rome. Mais cette difficulté n'est peut-être pas bieu sérieuse. D'ailleurs TSiebuhr prouve, lui-même, que la règle n'était pas sans exception, en rappelant que quelques années plus tard ( voyes cb. xxxvi ) des tribuns du peuple f rirent envoyés de Rome à l'armée avec uue mission ( eo forte qitinque legati cum duobus tbibunis plvbis vénérant, denuntiatum Fabio senatus vcrbis,ne sallum Ciminium transiret)
• Pour admettre qu'il en fût ainsi , à l'époque du désastre des fourches Caudines , il faudrait , dit Niebubr, que l armée romaine eût tenu sa position assez long* temps , et qu'il eût été possible aux tribuns d'apporter aux consuls des pouvoirs de la part du peuple , à l'effet de consentir à d'inévitables conditions. Malheureusement pour la nation, dont les aïeux avaient placé le sanctuaire de la bounefoi à côté de celui du grand Jupiter, il est une autre explication beaucoup plus vraisemblable. D'après Appien, les otages ne devaient être retenus que jusqu'à ce qne le peuple eut ratifié la paix. Or il est impossible de se défeudre ici d'un soupçon : pour délivrer ceux qui n'étaient pas moins les proches de Q. Mslius et de L Livius,ou Ti. Numicius (nom que Cicéron, de 0ff. 9 III, 50, donne au second tribun), que des Cauditis, des Emilius et des Cornélius, on aura fait passer uu plébiscite , et , comme on ne prenait pas pour cela les auspices , l'hypocrisie religieuse ne s'en sera pas fait une grande affaire. Cicéron t loc. cit. ) marque assez clairement la différence de position existant entre les consuls et les tribuns : « Consules, quia pacem feterant, dediti
• sunt; eodemque lemporeTi. Numicius, Q. Ma?lius, qui
• tum tribuui plebis erant, quod eoruro auctoritate pax
• eratfacta, dediti sunt, ut pax Samnitiumrepiidiaretur.» Tite-Live, il est vrai, les fait parler eux-mêmes de leur garantie; mais il ne faut pas y apporter plus d'importance qu'aux phrases de rhétorique par lesquelles il oppose la prétendue bassesse des sentiments des tribuns à la grandeur d'âme des sénateurs. Nous pouvons néanmoins retrouver dans tout cela une trace de la vérité, qu'avant tout on s efforçait d'anéantir, c'est que d'après le récit de Tite-Live lui-même on prononça, par décision séparée , sur le sort des consuls et sur celui des tribuns. ■
Chap. IX. — Tum Postnmius. Bien que M. Verger trouve les raisons de Postumius très-solides, je *uis forcé de dire ici que tout ce discours me parait être un tissu de sophisme et de perfidies; du reste Tite-Live en a fait, en grande partie, justice, dans le discours de Pontius, chap. ii.
Cbip. X. — Se Samnitem citem esse. • Ce ne serait pas seulement, dit INiebuhr, une grossière plaisanterie, ce serait une pure absurdité, si l'on ne réfléchissait que le jus exulandi devait exister entre les deux peuples, et que d'après ce pacte celui qui se séparait de l'un élait~maitre de prendre le droit de bourgeoisie chez l'autre. » Voyez, sur le jus exsulandi, ISiebunr, t. U, p. 72; t. III, p. 87, delà tr.fr.
Cair. XL — Obsides Porstna, etc. Voyez II, 12.
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
Chip. IX. — A GalHs rtéemistis, etc. Voyez V, 49.
Chip. XII. — Papirius ad Luceriam perqit, ubi équités Romani obsides... custodteàanfur. Tite-Live n'a pas parlé de la prise de Luceria par les Samnites. Elle peut, à la rigueur, avoir été la suite de leur Tictoire.
Cbip. XIII et suiv. — Le récit de cette campagne offre encore des difficultés , d'autant plus que les différentes traditions qui nous sont parvenues sur cet événement , présentent de notables différences. Voyez Niebuhr, t. III, p. 259 et suiv.; t. V, p. 507 et suiv. de la tr. fr. Nous ferons seulement observer que Tite-Live lui-même se plaint, à la (In du eu. xv, de l'incertitude où le laissent les Aunales sur les noms des citoyens auxquels il faut attribuer les principaux exploits de cette guerre.
Ceip. XV. — Cursorne Papirius... an L. Papirius Mugillanus. Les tables triomphales portent Papirius Gursor. Le Luci us Cornélius, nommé un peu plus haut, est L. Corn. Ltntulus, de la famille qui portait le surnom de Candi ni. Tite-Live a suivi dans ce chapitre les écrivains dont le récit était le plus honorable pour Papirius, et c'est probablement aux mêmes auteurs que sont empruntées les louanges qu'il lui donne au chapitre suivant.
Chap. XVI. — Cum Forentanis. Ce nom, ainsi que Forento, au ch. 20, a été introduit par Frédéric Gronove, sur l'autorité d'Ëtieune de Byzance : to'pcvrcv, iroXtç iroXix; To èôvutôv (fcpivTavo;. 2Tpa£o>v irép.irrç. Mais Gronove ne s'est pas donné la peine de consulter la source que cite son auteur. S'il l'eût fait , il eût vu que dans son cinquième livre Straboo parle de topevravov (Ferentinum) dans l'Étrurie. de <t>tpeVnv nommé aussi Ferentinum dans Latium , et des <f>pcvTavci, peuple Saranite. Le passage de Pline, cité par Cluvier (H. N., III, H ),oucet écrivain parle de Forentani daos l'Àpulie, ne saurait non plus justifier la correction de Gronove , bien que la ville de Forentnm ( Horace, Carm., III, 4, 16) existe encore aujourd'hui sous le nom de Forenzo; car cette mention serait tout à fait unique daos l'histoire de ces guerres. On n'est donc nullement autorisé à l'y introduire par conjecture, d'autant plus qu'il y a d'autres moyens de se tirer d'embarras. Les manuscrits portent Fereniani ; mais l'etbnique de la ville Ferentum . en Apulie. est Fc~ rentini . et non pas Fereutani. Il faut donc adopter avec Sigonius, la leçon du manuscrit de Leyde, cum Ferentani s, et nous invitons nos lecteurs à corriger dans ce sens le texte et la traduction de cette édition. Presque tous les éditeurs ont , sans hésiter, substitué d'après Sigonius, à la leçon Ferenttni, Ferentani que tous les manuscrits portent, cb. 45, à la fin. Tous les géographes parlent des Fereutani comme voisins des Apuliens.
Ibid. — Satricanis qui rives Romani... ad Samnites defererant. On chercherait vainement dans Tite-Live à quelle époque les Satricani sont devenus citoyens romains. Du temps de Pline la ville de Satricum n'existait plus.
Ibid. — Vini... raparissimum. DioCassius rapportait une anecdote, où Papirius prouvait qu'il n'était pas (uSuartxoç, voyez les extraits des mss. du Vatican, publiés par Aug. Mai, p. 164 (où Ton doit lire xaTo*otu.i<xovTa , ou, si l'on aime mieux, xaTaxotp.ïaawTa , au lieu dexa- ToxGtu/iiasivTa). Ce que Tite-Live dit quelques lignes plus haut, Prœcipua pedum perniritas \nerat t quœ coçnomen etiam dédit , se trouve aussi dans Zonaras , probablement d'après Dion Cassius, Néanmoins il est permis d'en douter. Un L. Papirius Cursor est déjà mentionné
plus haut, VI, c. 5 et 10; et celui dont il est question est nommé, dans les fastes capitolins, Jmcu nepos, qui peut faire croire qu'il était le petit-fils de l'antre D'où l'on peut conclure que le nom de Cursor, tout justinV qu'il était, par l'agilité de notre Lucius, c'avait cepeotius , dans dant pas commencé à loi.
Cbip. XVI. — Prœnestmuê prœtor. Ce préteur n'était pas le magistrat municipal de Préneste, qui n'avait pu encore été élevée au rang de municipe à cette époque} c'était le chef militaire des cohortes auxiliaires des Prénestins dans l'armée romaine.
Chip. XVII-XIX. — Sur ce morceau célèbre, on Tite-Live recherche quel aurait été le résultat probable d'une expédition d'Alexandre-le-Grand dans l'Occident, et particulièrement contre les Romains, on pourrait écrire une dissertation qui ne serait peut-être pas uns intérêt. L'occasion saisie par Tite-Live pour se livrer a cette digression est très- naturelle, et les reproches exagérés que lui adresse Dodwell sont faciles à réfuter; car on sait pertinemment qu'Alexandre-le-Grand avait le projet de passer dans l'Occident de l'Europe après avoir dompté les Carthaginois. (Voir Arrien, Exptd. Alex., VU, I . ) Une autre question serait de savoir si Tite-Live s'est fait une idée bien juste du génie et des forces d'Alexandre, et un examen même superficiel des chapitres xvu-xix suffit pour la résoudre négativement. On peut à cet égard consulter Niebuhr, t. III, p. 193; t. V, p. 229 et suiv. de la tr. fr.
Ibid. — Quem qui ex regibus constare dixit : mot coona de Cinéas, ambassadeur de Pjrrhus.
Chap. XVIII. — Kominis Alexandri, quem ne fama quidam illis notum fuisse arbitror. On trouve les preuves du contraire dans Niebuhr, loc. cit.
Chip. XIX. — Cum feminis sibi bettum fuisse dixusei : quod Epiri regem Alexandrum... dixisse /Vriinf. C'est le mot qu'Aulu-Gelle nous a conservé ( iV. A., XVII, 21 ) : se quidem in Romanos ire, quasi in <xv£p<ovmv : Afacedonem isse in Persas , quasi in -pvaixûmnv.
Cnip. XX. — Eo anno primumprœfectiCapuœ creati, etc. Ce point, fort important pour l'histoire de Capoue, n'a pas encore été éclairci, et ne le sera peut-éire jamais, à moins que cet honneur ne. soit réservée M. J. Jnlea Stein qui a déjà fait preuve d'une si grande sagacité dans une sa \ an te dissertation sur Capoue et les Campaniens, (DeCapuœ gentisque Campanorum historia antiquissima. Vratisiaciœ, 1858, iu-8°), travail important quM promet de continuer. Ce qu'il y a de certain c'est que, dans les troubles ci > ils, les Capuans demandaient au préteur romain des lois eu vertu desquelles ils choisissaient un chef parmi eux , comme on le voit ultérieurement par plus d'un exemple. Ce que Festus ( p. 86, éd. Egger ) dit de Capoue, comme préfecture, ne peut s'appliquer ici, Capoue n'étant devenue préfecture que dans la guerre contre Annibal (XXVI, 16). Niebuhr (t. III, p. 958; t. V, p. 399 de la tr. fr. ) pense qu'on envoyait dv% préfets de Rome a Capoue, comme Tite-Live le dirait assez clairement, si la leçon Capnam, que Niebuhr préfère, était la vraie. Mais son raisonnement n'est pas concluant.
Ibid.— Ufentina. Festus, p. 266: t Oujentmœ tribus
• initiocausa fuit nomen fluminis Oufens, quod est in agre « Privernate, mare inlra et Taracinam... Postea deinde
• a cen^oribus alii quoque diversarum civitatura eidem
• tribui sunt ascripti. »
TiTE-LIVE,
Ciif. XX. — Teates. On pent prouver par des raisons
âsjaistiqoei et géegrapbiqnes, que les Teates doivent être
JrfléBM peaple qae les Teanenses nommés an peu plus
sH(?oyeiNiebubr, t. Y, p. 264, n. 593; t. V, p. 512 de
ktr. fr. ), aussi a-t-on proposé de changer l'nne des deux
fcçoos. Tite-Live parait pourtant les regarder comme
àeai peuples distincts, ce qui fient peut-être de ce qu'il a
consulté plusieurs annales où le fait était rapporté à des
dites différentes, et où l'orthographe du nom présentait
éa Tariantes.
Ibid. — Forento. Voyez ce qui a été dit sur le ch. xvi. Les manuscrits donnent Aceronto, Tarento, Florento. etc. Si l'on adopte Forento ici, la leçon Forentani, au chap. xvi, restera toujours contredite par ce passage . où l'historien raconterait la prise d'une ville qui s'était soumise a Aurdius Cerretanns , trois ans auparavant.
Cbàp. XXI. — Saticula. La situation de Saticula, qne Niebuhr ip. 265) prend pour une ville osque, est parfaitement déterminée par la description de la marche de Marcelin* ( XXI H, 14). Pour toute cette campagne et celle de l'année suhante, Diodore ( XIX, 72) a suivi dauires annales, qui , selon Niebuhr ( t. III p. 264 et suit.; t. V, p. 515 de la tr. fr. ), ne seraient antres que celles de Fa-
Ibid. — Plistia. Cette ville est nommée nxiorucii dans Diodore, qui ne la qualifie pas d'alliée des Romains, socios Bomanorum, mai* qui y place une garnison romaine (çpcupàv 'Ptûu.xuoiv ) ; ce qui se conçoit puisqu'il s'agit d*ooe Tille enlevée aux Samnites. Tite-Live, mieux inforu é , l'aurait qualiGé de prœsidium Romanum, comme 3 le liait pour Cl u via au cb. xxxi.
Ibid. — Consults novi. C'était L. Papirius Cursor, Q. Publiiius Philo, tous deux pour la quatrième fois.
Cbaf. XXIII. — Sora. Voyex Vil, 28.
Ibid. — Lautulas. « Lautuke est nn passage étroit entre les mootagues de Lenola , Monticelli et la mer, sur la route de Terraciue à Foodi. Le nom indique qu'il y existait des eaux thermales. ■ Niebuhr, t. III, p. 266; LV, p. 515 de la tr.fr.
Ibid. — Invenio apud quosdam. Tite-Live parle d'une opinion snivant laquelle les Romains auraient éprouvé ■ne grande défaite. Diodore, qni a suivi des auteurs plus anciens, confirme le fait (Diod. XIX, 75). Tite-Live a pris dans des annales pins récentes un récit beaucoup plus favorable aux Romains. C'est ainsi encore qu'an ch. xxxi , où les Romains sont attirés dans un embuscade, Zonaras iVIII, I), qui raconte que les Romains furent environnés de toutes parts et massacrés en grand nombre , mérite pins de crédit qne Tite-Live, qui fait repasser mi racaleosement l'épouvante dans l'âme de ceux qui avaient dressé l'embuscade, et célèbre une grande victoire des Romains.
Cas*, XXIV. — Ai Soram inde reditum. Le récit que Diodore ( XIX, 76) fait de la campagne suivaute, diffère encore pins do récit de Tite-Live que dans les campagnes précédentes. Voyez Niebuhr. tome III, p. 270 1 1 sniv.
Cbip. XXV. — Ausona. Cette ville ne se trouve mentionnée nulle part ailleurs. Ce n'est pas toutefois une raison snfûsante pour croire le nom altéré.
Ciàf. XXVI. — Questiones décréta, Dictatoremque. Tite-Live est ici tout à fait en dissentiment avec Diodore
(XIX, 76) dont le récit beaucoup pins vraisemblable nous apprend que Menius ne fut pas créé dictateur sur le soupçon d'une conjuration, et ne se rendit pas à Capoue pour y diriger les enquêtes , mais qu'il marcha avec son armée contre les Campaoiens révoltés; que ceux-ci se ravisèrent et livrèrent les conspirateurs qui furent livrés à la question et se donnèrent ensuite la mort. Dans les fastes capitolins à Tannée 454, ce dictateur est nommé pour diriger les enquêtes, quœstionnm exercendarum causa; mais on le trouve de nouveau dictateur ni gerendœ causa. Les annales qu'a suivies Tite-Live omettaient cette pre • dictature , en réunissant en cet endroit les deux faits de mitTe guerre contre Capoue et des enquêtes exercées à Rome. Il y a encore un récit différent que Tite-Live suit au chapitre xxxiv, sans se soucier de ce qu'il a dit plus haut.
Chip. XXVI. — Calacios. Voyez la première note sur le chapitre vu.
Ciup. XXVII. Maleventum, cui nunc urbi Beneventum nomen est. On répète encore les vieux contes sur Maleventum, dérivé de malus eventus, ou malus rentus, bien qu'ils aient été ridiculisés il y a plus de deux siècles par Scaliger (sur Festus, p. 549 sq. éd. Lindemaun ). L'erreur, ainsi que Scaliger l'eiplique, vient de l'accusatif MaXocvra, de MaXoet; qui doit avoir été le nom de cette ville riche en troupeaux, comme l'était toute l'Apulie. L'anréviateur de Festus dit ( p. 28 ) : Namque eam «rbem antea Graciincolentes MaXdevrcv app^llarunt ; forme que Dacier a cru trop facilement être éolieune. On trouvera d'anlres exemples de noms de ville changés par une semblable cause, dans les notes de Dacier sur Festus, p. 712, même édition.
Cbip. XXVIII. — Bovianum. Riche capitale des Samnites Pcntri ( comme le dit Tite-Live plus bas , chap. xxxi ), aujourd'hui Boiano.
Ibid. — Cum M. Foslio magistro equitum. C'est, uns aucun doute, par suite d'un lapsus dn graveur que les fastes capitolins désigneut M. Pœtelius comme magister equitum. Diodore, XIX, 101, offre une bévue plus grande encore.
Ibid. — Atina, ville Vofsque, que Virgile ( yEneid., VU, 650) qualifie dépotons.
Ibid. — Pontias, insulam sitam in conspectu litoris. On désirerait ici le singulier Pontiam, comme dans Diodore, où les copistes ont substitué nori&xtav à Ilcvriav. Il existait dans le golfe de Formieou de Caiète, vis-à-vis de Circeii , plusieurs lies nommées Fontiae. La plus grande de toutes était nommée par excellence Pontia (aujourd'hui Ponza), et avait une ville du même nom, ceHe dont Tite-Live parle ici. Velleius, qui parle de ces colonies (I, 14 ), y ajoute encore Saticula» que Tite-Live ne nomme pas.
Cbip. XXIX. — Dictatorem C. Junium Bubulcum dixit. C'est une erreur qu'il faut sans doute attribuer aux copistes. C. Junius n'était que le magister equitum, comme on le sait par les fastes Capitolins. Sigonius pro pose donc de lire : dictatorem C. Sulpicium lorgum, is sàgistbus equitum C. Junium Bubulcum dixit. Voyez aussi Pighius, Annales, p. 562.
Ibid. — C. Plautii. Les fastes ajoutent : « qui in hoc • honore VENOX appellatus est. >» Ce surnom est expliqué par Frootin, de Aqnœduciibus, p. 159, edit. Bipont. : {Appius) collegam habuit C. Plautium, cui ob
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
jayùjàlmi ej*s *q*m ( Ctaudiœ) venus Venons cognomen tmttom «& Fronto* donne aussi, au même endroit , des <fcftnua wmBrumWt sur cette censure, surtout sur la «ut * * *» Im Appi* et sur l'aqueduc d'Appius.
C*** XXIX»- fia* munit if . C'est la célèbre Via Appia Stac*, 4ans ses Sihes ( il, u, 12), appelle reginam riam«. Elle commençait à la porte Capène et s*Vt**tlaît jusqu'à Capoue, d'où plus tard elle fut continuée J**i«à Bruadusium (Horat., Ep. I, xvui, 20; Sat.l, v; 11» 4$ Tac.* .4n»., 11.50) par C. Gracchus, C. César ou Ajuste. Voyei Frontin, /oc. cit. Eutrope, 11,4; Aurélius \ ktor, 1, 34 ; Strabon , V, 3. 6, 9 et VI, 3, 7. Voyez aussi MonUaucon .4Ntto«ift expliquer, t. IV, part. 2, ch. i; Adam, .4*1» rom». t. Il, p. 304 de la tr. fr. : Adler, Ant. rom , I, 6; Creuser, Aàriss der rœm. Anliq., g 29, p. SI ; Nbby délie vie degli Antichi, c. m. J 2, p 1 19, disaertation imprimée daus le IV* volume de la Roma An- Hra de Ntrdiui, Rome 1820, iu-h°; et Niebuhr, t. III, p. 356 et suif. ; t. V, p. 421 de la tr. fr.
lain. — Aquam in urbem durit. C'est le plus ancien aqueduc de Rome. 11 était connu sous le nom à'Aqua Appia et uon d'Aqua Claudia, comme l'ont prétendu quelques auteurs ( Eutrope, II, 4; Pompon., de Orig. Jur., Il, IW ), ce dernier nom ne convenant qu'à l'aqueduc commence par Caligula et achevé par Claude. L'eau qu'il amenait à Home venait au témoignage de Frontin ( loc. cit. ) de l\4otr Lucullanus sur la via Prœneslina. Voyex Lipse de A/a y», fiom., III, n; Douât, de urb. Rom., 111, 1 8; Nardini , Roma antica, t. III, p. 365 et suiv., et ISiebuhr, 1. 111, p. 359; t. V, p. 424 de la tr. fr.
Ibid. — Ob iul<tmem et invidiosam senatus Uctionem, Voir le cbap. sulvaut et le ebap. xlvi. On sait que les censeurs avaient le droit de compléter le sénat. Nous renvoyons, pour la censure d'Appius, à Mebuhr, t. III, p. 345 567 ; t. V, p. 407 et suiv. de la tr. fr.
Ibid. — J'olitii. Voyex la note sur le ebap. vu du 1. 1. Dlrkseu, Civ. Abhandl. II, p. 10, sq. a montré le peu de consistance du récit de Tile-Live sur le culte d'Hercule et la puuiliou de la famille Potilia : mais Tite-Live, comme il le donne a entendre [traditur inde), ne fait que transcrire fidèlement d'après d'anciens auteurs ce récit fabuleux qui fut inveulé et répandu de bonne heure daus uu intérêt religieux que Ion conçoit bien.
Iuid. — Appinm... luminibus caplum. C'est de là que lui vient le surnom de Cœcui . (Denys d'fialicarnasse , Iragm. Valic, p. 500. )
Ciup. XXX. — Dtwmriros navales classis ornandœ rectpiendœque causa. On doit remarquer que Tile-Live fait ici , pour la première fois , mention d'une Uotte romaine. Le mot reficiendœ fait voir qu'elle existait antérieurement. Ce qui prouve encore que Kome avait déjà une marine u cette époque, c'est la colonie établie daus lile de Pontia, assex éloignée du continent (cf. ch. xxvm).
Tibirines, quia prohibiti , etc. La même histoire est racontée avec quelques variantes par Ovide, Fastes, VI, 655-692; Valcre Maxime, II, 5. 4 et Plutarque, Quœsliones rom„ n. LV. Feslus ( p. 258 ) fait mention de Ubicines qui vénéraient particulièrement Minerve, et célébraient les quinquatrus, dites minusculœ, aux ides du mois de juin.
Cuip. XXXl.—lnSamnioCluviam. On ne connaît plus l'emplacement de cette ville, dont le nom même n'est pas certain, Un t les manuscrits offrent ici des leçons différentes.
Cbap. XXXI. —Consul, ad ancipitem maxime pugnam advectus... Jovem Martemque atque altos iestatur deos. Ce dut être dans ce moment que le consul Junins fit vceu de bâtir un temple de Sains, vœu dont raccompliasement est indiqué plus bas, cbap. xliii.
Cbap. XXXII. -Sufrio. Voyex VI, 9.
Ciiap. XXX11I.— Q. Fabius [maximus Rullianus). Il étant consul pour la deuxième fois.
Ibid. — Quœ velut fatalis tum tribunis ac plebi Passage corrompu. Gronove propose, quœ relût nota (on facta) litibus cum tribunis ac plèbe erat.
Ibid. — Lex jEmilia. Voyex IV, 24 , sur C. Furius et M. Geganius, que nous verrons mentionnés bientôt. M. Le m a ire trouve ici une difficulté qui n'en est pas une* Il pense que les mots, quum C. Plautius collega ejns «agistratu se abdicasset , portent à supposer que l'abdication avait eu lien à l'expiration des dix- huit mois révolus* et ce qui le porte à adopter cette opinion, c'est que Tile- Live a dit précédemment, circumactis decem et octt* mensibus. D'où il résulterait que l'historien serait en contradiction avec lui-même, puisqu'il a dit, au cbap. xxn^, que C. Plautius avait abdiqué avant le terme. Mais cesaa» derniers mots , circumactis , etc. , ne se rapportent qu'àaai Appius; et la phrase suivante, quttm Plautius se abdicar — set, est donnée comme une des raisons qui le portèrent àaas déposer la censure , et il était fort indifférent que Plautius eût abdiqué au terme ou avant. M. Lemaire ajoutes Et quidem sic memorat Frontinus de Aquœductibus, lié— 1 , savoir que C. Plautius n'avait abdiqué qu'à l'expira— tion des dix huit mois. Mais le savant latiniste se sur le sens de Frontin, qui dit, p. 159, edit. Bipont. : St quia is (C. Plautius) intbà annum et sex menses, dece — ptus a collega tanquam id idem facturo, abdicavit se censura. Inlra veut dire avant les dix- huit mois revolas, je me suis livré à cette discussion, c'est que M. Verger reproduit le raisonnement de M. Lemaire , et qtrt gardant le silence, j'aurais pu paraître partager son reur ou glisser sur la difficulté.
Cdap. XXX IV. — Uœc est eademfamilia, cujus rt, etc. Les Lits auxquels il est fait allusion ici, sont racontés plus haut, II, 2y et suiv.; III, 51 et suiv.; VI, 39 et suiv.; IV, 2 et 6; VI, 40.
Ibid. — Centesimus. Historiquement, 124 ans. (Voyex IV, 24.)
Ibid. — Nuper intra decem annos C. Mœnius , etc. U veut parler de la seconde dictature de Menius, qui avait eu lieu cinq ans avant cette époque. Voyex le cbap. xxvi. Mais dix ans avant , Menius était dictateur pour la première lois, comme l'indiqueut aussi les Fastes capitolins. 11 faut donc croire que Tite-Live a confoudu ces deux dictatures, ou qu'il y avait des annalistes qui rapportaient à la première ce que Tite-Live raconte de la deuxième.
Ibid. — An collegam subrogabis . quem ne in demortui quidem locum subrogari fas est? Cela est expliqué par Tile-Live lui-même, V, 51.
Ibid. — Solenne ab ipso , rut fit, institutum deo, celui des Politii, que l'on croyait avoir été institué par Hercule* Antiquissimum , comme datant du temps d'Evandre.
Ibid. — Urbs eo Imtro, etc. Voyei V, 51.
Ibid. — JYtsi duo confecerint légitima suffragia» etc. Voyez III, 64.
Cm*. XXXV. -
- EfruiH, eic. Le rtdt de celle camre de notable! différence* ditu Titethe et dut Modem . XX, S5.
Cur. XXXVI. — Silra Ciminia. Sur le mont Cimiin>, anjourtt'liui monlngno di Viirrbo. Elle était dam ce lempa wagts iavia atipie horrrnda, quam nupta /nfre tniuBict laltui. Or, Diront ayant pénétré dans les Tonudel» Germanie, Mebahr | t. III, p. 327 | en conclut e* ce neuvième lifre lut écrit «prêt les campagne* de Brisas, alon que Tile-Live avait déjà plus de cinquante m-, nttia cette déduction n'est pai rigoureuse, toyei *.ïT4, col. t. Du reale beaucoup de Romains ajant pu Wr on entendre parler de ces grrmaaici taltiti , cette EoBpiraUon eal amenée très- naturellement. On n'en [««dire autant de l'imitation de Florin, I, 17 : • Ci-
■ mini m intérim saltus in medio ante invius , plane quaii
■ Caledoniut »d Hercyuiut, adeo tune terrori eral, ut < matm conanli denunliaret, ne tantum periculi ingredt
■ ■tarât.»
Iiib. — Homnnoj pueroi, linil ruine gratis . lia (turii iiltrrts enidiri so'ifos. Ton* lu interprète! dbt, a cette occasion , Cicéron de Dirinaitone. I, 41, et TtJère Maxime, I, i, l. ou il l'agit de tout antre chose. - Le Mt rapporté Ici par Tite-Live, ae retrouve parmi laimtagènie* recueillis par Fronlin, I, 2, g 2.
Clsr. XXXVII. — t'ont lum rlaram pugnam trant QniiiaiH tiltam ad Periuiam puonatam. auldam anflsns nint. Parmi ces auteur* doiveul figurer let annohtoaniqueli a été eraprnnlé le récit de Diodore, XX, 35.
Cair. XXXVIII. — Fabius infeiius priratim covutuIJ MNowenavon* vulacause.l. VIII, 50 et soif.
uni. — tioctt silealio, «I moi ett , dirlniorrm dixtl. Tojei U note sur le ch. uni du litre VIII.
I»d. — Curiala far, Voyei I. V, 62. Cicéron dit dan*
■ eeuiieme discours contre Rullus, n. 12 : ■ Consul! , | ■ s legem enriatim non habet , atlingere rem militareni I • non licet. i
lato. — Jfaeer Licintu*. Vojei IV, 7, et p. "71, col. I. Ciir. XXXIX. — Fadhnoni* Usent. Aujourd'hui Lago
AfOHMO.
Luo. — Ltçe sturùia. Voyez les notes inr le cb. xixiu du livre H, p. 798, cul. I ici sur le chap. mi dn 1. IV, P. 82», col. I . Cf. XXXVI, 38 et XXXIX, 5.
Cair . XL. — Forma eral senti , etc. rions remarquent ici en postant que l'armure splendide de* Saniuiles, telle qu'elle eit décrite ici, deviul postérieurement celle de cette classe de gladiateurs que l'on nommait Samnitei. Tite- Live dit pin* bat que le* Campaniena eurent les premier*
des gladiateur! de ce genre.
Ibis. — A'ponain peelori (egumrnium. Le traducteur a suivi le sens donne au mot tpotigia par Juste- Lipte, tant qu'il toit possible de prouver cette acception eitraordinaire par aucun passage d'autours anciens. Voyei Lipte, et Milit. rom-, II, il, et i'aturu. i'«'m., Il, S. où il cite cette phrase dans laquelle Terlullien (de bpertac.. 25) parle de* éponge* que portaient les gladiateur! appelés reliarii: t pDlerii et de mitericord a moveri delliu! in uiorsua ■ urtonUDi et spongiaa retiariorum! ■ Ce passage n'a pot moins embarrassé les interprêles. Pitiscus (Les. Aniiq., s. ». spoiioin ) pense que le* refaire* poiitienl de* éponges, non pat en guise de cuirasse, mais pour esstrjer et arrêter le sang de teor» blessures. C'est aussi l'o-
-LÏVK. &G&
pinion de Leprtenr \ iur Terlullien , toc. cit. ). Hais Saumaise a grandement raison d'objecler que lea réiiaires , an milieu d'uu combat. opiniâtre, n'avaient pas le templ de l'arrêter pour fermer leurs blessures avec une éponge.
Lipse émet encore une autre opinion. Suivant lui on donnait le nom de spongia oui cuirasses, qui offraient l'aspect d'une éponge, de même que celles qni figuraient des plumes, de* écailles, étaient appelées pfuma, sauama ; de mente aussi qu'on appelait rtilunarii les soldats dont la cuirasse ressemblait à un four de campagne. Mais le passage de Tite-Live ne me parait pas te prêter a cette interprétation. S'il s'était uniquement agi d'une forme particulière de cuirasse, notre auteur n'eût pat Insisté, ce me semble , sur cette partie de l'armure dei Samnites. Comment d'ailleurs avec cette conjecture entendre te passage de Microbe iSal.ii, 4), que cite également J .-Lipte, et où l'empereur Auguste interrogé sur ce que devenait sa tragédie d'Ajai. qu'il avait détruite parce qu'il en était mécontent, répond : in spemoiam inruouit; faisant ainsi allusion a l'usage ou 1 on était d'efiacer avec une éponge ce qu'un écrivait, et au genre demort d'Ajai , qui s'était jeté tur son épée. Évidemment il ne peut être question que d'une pai'lie de la poitrine où l'on plaçait une éponge, sans doute comme le pente mon savant confrère H. Hase, pour éviter le frottement de la cuirasse sur les partiet taillantes du corps. C'est ainsi que dans un même but on portait un pilent sous ie casque. Un passage de saint Jean (,hr ysoitôme , dont je dois également l'indication A l'obligeance de M. Hase, ne laisse aucun doute t cet égard. Ou conçoit que cette espèce de matelas tenant la cuirasse a une certaine distance du corps , présentât de* défauitdoat profitaient les combattants pour blesser leur* adversaires. Cette interprélation, excellente pour let passages de Macrobe et de Terlullien , s'applique-t-elle également aui Samnitei de Tite-Live? J'avoue que j'en doute, et que je serais plutôt porté à croire qu'il est uniquement question ici d'une cuirasse faite d'épongés. Ce qui peut avoir donné plus lard l'idée de t'en servir en guise de coussinet; à moins toutefois que Tite-Live n'ait tait mention de cet usage comme d'un raffinement delme samnite; fulerprétation que favoriseraient le* paroles mises plut bat dans la bouebe du général romain : • Hor- ■ rldum militent eise debere, etc. »
Chip. XL. — Tunira... rrriicoloret. Mebuhr ( I. III, p. 290; t. Y, p. 545 de la tr. fr. ) pense que, par lersic»ïores, Il faut entendre de* tuniques • couleur de pourpre. • C'est en effet le ionique notre auteur donne A cet adjectil dans le passage du livre XXXI V, où il etlqueslion de la toi Oppia(ch. i. Jet 7) ; cf. Val. Haï. IX, 1,5. Voya», sur les motifs qui ont fait donner cette éplihèle A la couleur ti changeante de la pourpre, Patq. Auiau, de rettil.purpur., cb. mil.
lato. — Eos se Orco mactare. Par ce* mot* Junini faisait sans do île allusion au nom que l'on donoait au* Samnitei qui se dévouaient en vertu de U loi sacrée, saeratos more A'aiiniitium fliitifr*. Voyei cb. uni et livre IV, ch. iiîi.
Isid. — Quum tenta durerentnr. Let tenta, comme nous l'avons dit plus baul p. 832, col. i (V, 411, étaient des voilures sur lesquelles on plaçait les statue* des dieut dans les processions religieuses i pompa). Il faut rendre ce mot a Valère-Hajlme (1. I, ch. i. p. 16), dans nu passage que les éditeurs semblent prendre plaisir a reproduire avec le contresens qui le défigure nQuumJVairop • ludos ClrcensessedilisfacBret, in Jolis optimi tnaiiui
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
■ templo eiimia facie pueram hisirionein wd excnbiag
■ teoendat potutsset. ■ Aui jeui du cirque nue senlinel placée dut le temple de Jupiter! Où cela «'est-il js> mai* tu? 11 tint évidemment lire . avec le manuscrit du Vatican, • In Jovis 0. M. mu... puerum ad nu il. s • lenendas posuissct > C'est à ce genre de solennités qi te rapporte noire passage. Les édiles , eu pareille occ don, ornaient le forum et les places publiques de biii clicrs dorés , de statuts et de lableaui.
Cas*. XL. — (itadiaiorri qnod sptrlamUm intrrrpuh .
frai. D'autre* auicurs , grec» et latins i Mraii. V, p. t)3j Athen., IV, IS ; Sri. liai.. XI, 51 |, s'accordent pour attribuer ans Campanieos cet otage qui, comme ou le sail , fut a uni adopté * H orne. | Ju>ie Liuse, .sulru-n , I, 6).
Cm*. XLI.— MH Mar.i to primun pratio atm Hnmaiili piignatKni. Diudore de Sicile (XX. 4i| est en oautraiiicliuti manifeste atec Tile-Lîve, dont Piicbubr jl. 111, p. 293; L.V, p. 347 de la tr. fr. ) adopte le récit.
1(10. — Agro Pupiniensi. Agrr Pnpimts, dit Festu» . p. «M. «>t n>r<i Tusrultim urfitm. (Vote* XXVI, 9. a 1 flu , et Clu vier, Irai, ont., p. 966. )
Iup. — Plaça a ici tans doute la signification de Ira rlus. rSonius Marcellut de .far. ïion. serin., p. 3T7 : • Plnjn ipalium oniptissimum tel ca'li, ici agri. > L nom de Maleriua ne te trouvant nulle paît, Uoujal 3 propose de lire .Wnlii'iram ou Maitlirinam , tille de l'Ont. brie, au pied des Apennins el sur la frontière des Pitou. V«)« Cimier, liai, aai., p. 613.
1*id. — Sentis mugis, quant gladiis, geritur tes. (Vile fliiifarouaili 1 ridicule, a la que Ile Tile-Live lui -même UH peut nuire ( mil nfci/ia dictu). est snus dou le empruntée a quelque couleur do merveilles, tel que Valërius Anliai V<>]eip.7II,rol. I.
Unir. Xl.ll. — SoJltMtM , peuple de la Cala tire. C'est luiuslcur payt que *o trouva ITIiurii. Cl. X, 2.
Iwii. — .tnnaninij. AtMguia, située sur une montagne Un Lnlluui,n treiitr-H'pl millet de Home. Celait la capitule- de* Hérnlque». Ou peut s'étonner de l'épiibète de Hinitllmus , donnée au cirque de celle tille qui cal située trra-luln <h- I* mer : et . cri cflii let nombreuses variante! qu'ulfiynl ici les mut*, «t que H. Verger prend à tort pnur îles l'iitijccturei peu heureuse* des connu en lu leurs,
il uni I lieu de croire que ce pa-sage est altéré. L'ci-
iirrwloa du cliapili* niliaot, .t«onninii ffernirisan-, qui »o retrouve ainsi lilUnletuoul dans les fastes triouipliam, iHirtorall a penser i selon la judicieuse remarque de Mcliuhr, 1. 111, p. ï»Ks t. V, p. 352 de la tr. fr. J qu'il Ml ici lait allusion a des rapports semblables a ceui qu'indique l'oiprcstlun Hamaai Lulmirjiie.
ClUP. Xl.lll. — Jamqiie una i ore Cmncj paent petebni'l. Dell'' double victoire sur les Sunnites est aussi meiillnniiev pur l'Hue , liljt. M.. XXXIV . 6, g il ) qui p.u'lo de lu statue équestre du Marcius.et par Cicerou il'nifim.., \I,B|.
luni. — firratromm htbus populis, etc. Ce qui snit fini tuppoMi' atee quelque certitude que let Uerniquet devaient atolr reçu le droit de cité, bien que Tito- Lire ne parle qtie de fo-d-» i II, 41 ). Ku comparant ce que dit Itenvi rt'llalfcaruatse, Vltl, fi»; IX, .1, 55, lï, et quelque* mnla de Ttle-LUo , il, 63; III, 4, 22, ou voit que le droit de rite leur avait été donne par le consul 5p.
CBir.XLIir.-£aVi5aJ*ti»
consul bello Samnitimm roterai. Voir la note sur la chap. un. C'est ce temple que C. Fabius décora de peintures auiqnelles il dut le itirnomdo picior. Vojei Pline, Hi-t. Hat., XXXV. 7. 11 n'y a pa* le moindre doute non Denyï d'Helica ruasse ne parle de cet même* peintura dans le* nouveau! fragment* publiés pur Ang. Mai, p. 500;
Al l.T<
* TP a ? au ;
i -jpifiji.û; (contours) «tm
àxfiËiï; ïtra.i, iai xàt fû-rjsoew I coloris ) r.Sila AimKi.arff.iïtn 1/j.uaat ™ Misapitut paiinu ri sv4n|i«.
Ittn. — Cuiji Ca rt h agi ni m sibnt... ftrttns tertio mwrnfum. Tite-Live, dan* ce passage, puise t d'antre* sources qu'au litre VII, cil. iiitui. En «fret 11 dit ici qu'on renouvela, pour la troisième fois, un traité d alliance atec les Carthaginois. Et, suivant les auteurs auiqueli il emprunte cette assertion, ce traité avait été déjà renouvelé dans l'année 412; année oa Tile Uve ne parle que d'one couronne d'or offerte par le* députés de Csrlhage. C'est un argument de plut contre l'opinion de reui qui, cmnme Ilook, l'ingéuieui advenaire de Beaufort, regardent comme le second le traite conclu, selon Potjbe, snus le consulat de Brutus el d'Horatiu*. traité dont Tile-Live aurait négligé de parler et qu'il tmadrail placer enlrelesaonres 405 et «7. Si Potjbe a omit ces .le ui trailés, c'est qu'ils ne changent rien au i disnoailions des precédeuts; mais Catun eu tient compte. Vojei livre VII. ch. mu.
Casr. XLIV. — Hot consul» Pit-o, etc. Le* latte* consulaires sont ici d'accord atec Titc-Lite.
laio. — Sltllalem Camuum. i eys trés-ferlilc daut l'intérlenr de la Campamc. Cf. XXXII, IS; Cic. Agr.,1,1; 11, 31 : Sue!., ias., U), el Camilli, Cantpon. Itli. ti.tt , 13 M mit. Diodorc, XX, 'm, ajoute eoiore le paya de Falcroes, dims lequel les Samuilcs avaient fait irruption. Le nienie auteur aifirme an même livre, chap. un, que I année précédente, iluraut cinq mois, les Itomaina t'acbsiruèrent a détruire tout ce qu'ils purent atteindre dana le pays desSamniles, pour les lorcer à la paii, drcoo ■lance dont notre auteur ne dit rieu ; lit faiit suivant* ne sont pat non plut racontes de la même manière que dan* Tile-Live, qui du reste indique lui-même dt's différeuce»
ri jd) le* annales.
Muni
morlNii"!!... .M. FuIcÙbh ta Iqrjus rniuulim siifftctum. Ici les faste* capilolins suiieui les certains auleurs (qnoïdom auclore») dont parle Hte-Live.
I*id. — Boriunum. Nous atout ta cette tille prise an chap. iwi ; elle le »er» encore dcui fois, I. X, clî. ni, et l.X, rh.iLi. tans que Tile-Live dise qu'elle était re touillée au pouvoir des ennemis. Ce point, et d'autres sembla, blcs, sont discutes pur Péri ion ius dans se* -tnimaarersio- HuU*l. l Gli. », p- 161. Cf. VI, 39.
Juin. — Ccnsennia, ou, comme le portent d'autre» manuscrits, Celcnnia, ville inconnue, ainsi queXurm. comme l'appelle Diodore. Cluvier corrige i£urnia , d'aulresCer/innia, correction que Niebuhr, ( t. III, p. ■ib ; t. V, p. 35 1 delà tr.fr..) n'approuve pas, puisqu'il doit être question d'uue ville du pays des Marte*.
IaiD. — Hertuiis tnngnuni sîmii/orruin in Copilofio . Milnm drdirafirm. On tait par Pline (XXXIV, 7), Str*>
bon (VI, p. 2781*1 PloUrqoe | Fob , Ml qu'une statue ! coloittle d'Hercule avait été prise par Fabius (""nnctator, • Tarenle, transportée a Rome et placée dam le Capi- Me Tile-LiTe n'en dit rien à l'occasion de U prise de Timite ( XXVII, 16 ). On peut donc pe nser que noire rien s'est Irompé de dale. S'il en est ainsi, il est ihle qne l'erreur remonte plus haut, et que Tite- 'Lhi Ta empruntée * des annalistes qui avaient, avant lui, phé en 448 la dédicace de cette statue an Capitale.
Giap . XLV. — Ftrdut aatiquum SamnUibus redditnm. Muta- ( 1. 111, p. 303 et suit. ; t. V, p. 337 de la tr. tr.\ frrlrre la version de Denys d'Halicar nasse { F.xrtrpla ., p. 2531, éd. Reisk.), qui parle d'
eî.t*rw*vT»; tai«4xt
Ciir. XL VI. — Inxtnio in ouibutdam amtalilms. etc. San donle celles de Pisou. ÎSous rapparierons le passage alier qui nous a été conservé par Aulu-Gelle ) VI, 9 ). On Mm qoeTite-Live, dani ton récit , te sert de» mêmes ei- •rcsrôns que Piton . ■ Cn. Fle*ius, pâtre libertine natus, > ertptuni faciebat ; isque in eo lempore s-rlili curuli ap-
• aarêbat, quo lempore a»diles subrogantur ; euimpie
■ pro tribu a-dilem curulem renuntiaverunt. At a=dilis,
• ancomilia nabebat, negat acclpere, neque silii pla-
■ cere.qnitcriptuni facerel, eum œdilein fiei-i. Cn. Fia-
• litn, Annii flliua, dicitur tabulai posuisse, scriptn ikm abdicaue ; isque o-dilis curulis faclus eut. > Pro M» est dit ici de la Itibu par eiccllcnce, celle qui avait a prérogative. Les preuves les plus couvaiocautei de tel usage des mois pro hiJi» se trouvent dans les notes de Groooie, el ta Obicrvatiaiies , I. IV, ch. i.
Iiid. — Arguit Liciniu* Mactr. Tite-Live ne se prononce pat entre les deui. Uacer, si je ne me trompe, a confondu ce Flavius aiec un autre Romain ( Voira livre I VIII. ch. un el îiivn.) Car l'élévation d'un (ils d'affranchi -j un poste aussi éminent, riait m choquaute pour qu'elle put avoir lieu bienr d'où tumulte eici le dans le forum. L'opinion de LîoniiuMseer est encore contredite par les annales d'où Pline (XXXIII, I ) a tiré le récit exact qu'il donne de cette aaakire.
lu». — TrioiinafM. Le tribunal est aussi attesté par Pline [Hisl. fïal.. I. XXXIII, l,|«|. — Les triumvirs nocturnes* faisaient des rondes daos la tille pour empêcher le> incendies et les vols. Sur les triumviri cofonior itAxmda, voir: 111, I.
Imu.— Ciciirjns.il ne divulgua pas tout le système, du droit romain , mais seulement les formules dont il fallait se sertir dana les Itgit ortionrs; et la désignation des part fastes, auxquels la religion permettait de rendre la jattice (nunrfin*|. Or, avant Flavius, on n'avait connaissance de cet jours que par l'avertissement des pontifes. Voyei, pour de plus amples etplicaliona, Mebnbr.t. ill, p. 367 sqq.; i. V, p. 454elsuir.delatr.fr. Itin.— ,*.dfm C.vncordiie , etc. Il avait fait Tiru d'eletot on temple i la Concorde, dans le caaoii il parviendrait à rétablir le bon accord entre les parties opposées , si populo réconcilia J.>*l ordinef. dit Pline, a l'endroit cité, datât de» termes qni ne sont pas parfaitement clair*. Voyes Piiebnnr, 1. III. p. 372; t. V, p. 439 de la Ir. fr.
Uit). — M coUtçam agram menai , etc. Voici ooitlteenl le même fait «tait raconté par Pisou : . Idem Cn.
h attribue par eiemple ) peuvent s'entendre que ie pa r ure recherebée jus-
MVE. 807'
• Flavius, Annii filins, dicitur ad cnllegam vrnisse visera
■ aîgrotnm ; et, in conclave postqunm introivit, adole-
• scentes Ibi complures uobiles sedebant contemnentes
• euro : aasnrgere ei tiemo voluit. Cn. Flavius, Annii
• filius, ceditis id arrisil; sellam curulem iussit cihi nf-
■ ferri , esm in limine appotuit, ne quis illoruni exfra
• posset; utique ii omnea invili vidèrent sese in sella
• curuli sedenlem. ■ Ce récit, qui nous a été conservé par Aulu-Gelle. esl sans doute plus détaillé, mais ne diffère pas, pour le fond, de celui de Tile-Live, comme voudrait le faire croire 11. Verger. Mais il n'en e-t pat as même de celui de Valère-Maiime [11,5, 3), qui offre une version toute opposée i celle de noire auteur.
CBie.XLVI.-,1iin^Inïniirroîfi(ihn(frajrir)M)nfr™(,
• limitèrent leursanueaui d'or el leurs coltitrs. • En effet, quelques interprètes, des plus récents, attribuent aui chevaliers les phn'rrnr que les anciens ne donnaient qu'a leurs cbevau». Les passade» , i des pltalrrre aui femmes, m dana une acrep!iou figurée, d'ui
qu'à l'exagération. Mais je n'en connais aucun qui montre des chevaliers paaie'is ornalos.
iBln. — Otnntm forment Iwronm in quatuor Irtdii* conjeril. On ronnall les Irions uriwitr de S'TviusTullius (t. 43 è la Un). Ainsi, dit Crévier, I opération de Fabiua n'était pas une iunovalion : c'était le rélalili s sèment de l'ordre, troublé ]>ar le censeur Appius. Mebuhr est du mémo avis. t. III. p. 371; t. VI, p. I et aoiv.de la tr. Tr., où il explique cette ■ ontimtiii Icmun-alio • dans le plus grand détail.
Iiid. - IHaxiniique tognomen. D'autres, comme Pol>he (III, 87, 6). donnent i entendre que ce fut plutôt Fabius dnrl'itor qui introduisit le surnom de Maximta dans la famille.
lem. - VI equitts idibut çuiitlifibut Ile 13 juillet ) Irons; elwmliir, du temple de l'Honneur au Capitule, eu passant par le Forum. Celle cérém mie éUil beaucoup plus ancienne, connue nous l'avons vu plus haut < p. 793, col. I j. Elle avait été instituée en coin me moral ion de» services rendus par la cavalerie romaine a la bataille du lacKegiile.