MAXIM
DONVM DBDIT.
Dq reste , ce nom de Peninus ne vient pas du mot Pœnus, comme beaucoup de gens l'ont cru de tout temps , mais bien du celtique pen , qui , encore aujourd'hui dans le bas breton et le gallois, signifie hauteur. Ce n'était donc pas le dieu qui avait donné son nom à la montagne , mais c'était de la montagne que le dieu tirait son nom.
Csup. XLI. — Quos ab Eryce duodevicenis denariis toAimatos. P. Scipion fait probablement allusion aux prisonniers que les Carthaginois furent obliges de racheter d'après les conditions du traité conclu avec Lulatius. Zooaras ( Annal., VIII, 17 ) : aixpuxXÛTouc ( Ronianos ) «pctxa t*xirt r u|f au > t^C o"iauvm irpiooOai.
huD. — Tutelœ deinde nostrœ duxkmus. Les Romains ea effet* dans la guerre des mercenaires , vinrent au secours des Carthaginois, en leur permettant de faire des levées en Italie , ce qu'interdisaient formellement les traités, et de s'approvisionner chez les alliés. Ils envoyèrent même des députés pour concilier les deux partis , et réinsèrent de reconnaître les villes d'Afrique qui s'étaient pour eux. Mais P. Scipion a bien soin de ne pas : la manière dont ils se payèrent plus tard de leurs propres mains, le premier moment de générosité passé, et de la perfidie, plus que punique, plus quant punica , dont Us usèrent enfers leurs protégés, pour se faire li-
vrer la Sardaignc. Il est bon de consulter Polybe à ce sujet (III. 85).
Cbap. XLVI. — Examen apum in arbore prœtorio imminente consederat. Un essaim d'abeilles venant se poser en grappes, p&Tpu^ov, sur les aigles ou autres élendards , sur un arbre , dans le forum , dans les camps , sur le toit des maisons et des temples, était regardé comme un mauvais présage. Il y avait cependant des opinions contraires. Pline (XI, 18) : - Tune ostenta faciunt privala
• ac publica , uva dependente in domibus templisve saepe
• ezpiata magnis eventibus. Sedere in ore infantis tum
• etiam Platonis, suavitatem illam praedulcis eloquii por-
• tendenles. Sedere in castris Drusi imperatoris, cum
• ï rnsperrime pugnatum apud Arbalonem est, baudqua- « quam perpétua haruspicum conjectura , qui dirum id
• ostentum existimant seroper. »
« Alors suspendues en grappes dans les maisons ou dans les temples , les abeilles forment des présages prives ou publics , souvent vérifiés par de grands événements. Elles se posèrent sur la bouche de Platon encore enfant, annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse. Elles se posèrent aussi dans le camp de Drusus, lorsqu'il combattit avec le plus heureux succès auprès d'Arbalon ; ce qui met en défaut la doctrine des haruspices, qui pensent qu'un tel présage est toujours sinistre. •
Ibid. — Jntercursn tum primum pubescentis filii. Il est extraordinaire que Polybe, l'ami des Scipioos, ne parle pas de cet incident dans la description de la bataille dn Tésin. Schweighsuser, il est vrai, soupçonne une lacune dans le texte; mais celte lacune ne peut être considérable, et en la supposant favorable à cette opinion, elle ne pourrait aller au delà d'une simple mention de quelques mots. Le silence de Polybe ne s'explique pas surtout dans le récit qu'il fait ailleurs de cette histoire (X, 5 ). et qu'il dit tenir de la bouche de Laelius. Peutêtre a-t-il cru pouvoir , en un endroit de son histoire consacré à l'éloge de Scipion , concilier les devoirs de l'amitié avec sa véracité d'historien , sans compromettre la réputatiou d'exactitude dont il se pique tant dans la description des batailles.
Cbap. XL1X.— JYorem Liparas, octo insulam Vulrani tenuerunt. Lipara ou Lipara} ( peut-être le pluriel à cause de la ville du même nom qu'elle renfermait ), aujourd'hui Lipari , est la plus grande des villes de ce nom , appelées aussi , à cause des vents qui y régnaient et des feui souterrains qui les travaillaient intérieurement, ASoliennes Iet Vulcaoiennes ou Ilephapstiades. On n'était pas d'accord sur lenr nombre. L'opinion la plus générale en comptait sept; mais Appien ( Guerres civile*, V, 105) en compte cinq , Ptolémée quinze, et Isidore neuf. — Entre lipara et la Sicile était l'Ile dliiera (aujourd'hui Volrano) appelée Vulcaoia, mirant insula, f hpa 'Hçpatarou. Elle était plus particulièrement consacrée à Vulcain, qui y avait un temple.
Ibid. — Perque omnem oram, qui ex speculis., etc. Ce texte des manuscrits est fautif. Les savants ont introduit deux leçons; la première et la meilleure est celle-ci : perque omnem oram quidam ex speculis. Il n'y avait que la syllabe dam à ajouter. C'est cette leçon qu'a adoptée M. Lemaire. Mais la traduction est précisément conforme à la seconde que voici : perque omnem oram qui erant , ex speculis, etc. C'est celle de Drakenborch.
Ibid. — Demendis armamentis. Armamentum ue se
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
dit pu seulement de* voile*, mai* dei mflls, des antennes el de loua les agréa d'un vaisseau. Celle expre*s ion demrre nrmomrn'n est expliquée par Tite-Live (XXXVI, H ) : (hiod i;fti rirfii RmtttM . trio «mtrnhil, ma loique inclinai et limul armanunta comportent . opptriha
iiuequentti.
Chiv. LL — Kboviewiaoro.C'e*t]*partieduBrnliuni dans laquelle était *itnée la ville appelée d'abord Hippo, ou plutôt 'Iirrrùvicv, el plus lard Vit» Ou Vibon, el Viboni Valentlna (d'où viennent le* nonts de Valeolini el de Vibooenses ) ; aujourd'hui, Monte l-aone et Birona.
laiD. — ^rtminum supero mari miiil. Ceci eit contraire i la narration de Po1)be (III, fil ) qui fait arriver les Ininpe* par terre A Ariminum ; Ta; îi mïtiiif oWjut; ifciopiioi tût tûï jUiap^ui, riÇat T,u.ipav ii fi înion navra; ii 'Abiimvu ^ivîotxi miittieuî. Scbneighœuser pente queTlte-Live aura lu tÇiif^riri, nu lieu de IÇûpxun, Taule qui le retrouve dans plusieurs manuscrits.
Ctur.LlI. — Ltgaïisqne ad eonjuIcmmlMi*. Pourquoi roiifulrm? Les deui run su la étaient cependant retrait, puisque un peu plus loin ils délibérèrent sur la demande des Gaulois. Faut-il penser une ceni-ci ne coq naissaient pas l'arrivée, de Semprouius, on bien que, tandis que P. Suipion était retenu au lit par la maladie, ton collègue avait seul l'autorité dans le camp? Pie vaut-il paa mieux lire eoumlts, comme le propose Drakeoborcb? Grouo-
iius, généralisant le mot ronsultm, l'applique Ml dem consul», et l'entend comme s'il y aiait ulrumque rorc-
Clir. LV. — Htilraret local unie signa, lettmarmaturum, octn ferme niUio homlnnm. Proprement : i( plate en Ule les Baléares , troupe légère composée de pris de huit raille hommci. Mail le* Baléares étalent bien rarement réunis eu aussi grand nombre; et lia ue pouvaient pas l'être dans nue armée de trente on quarante mille homme* an plus , comme celle d'Annibal ; la disproportion serait trop forle. C'est doue avec raison que le Iradoctear, suivant la leçon proposée par Sigociut, a fait dire à Tite-Li* e : Annïbal place en tète mi Baléares il m troupe* Ugtret, formant en tout tnriron huit mille home* i. Hais pourquoi ne pu introduire aussi celte leçon daoi le teste, el ne pas lire leremqvt armoluram* Bien que cette correction de 6igouins ne soit pu donnée par les manuscrlii, elle est réclamée par le (en*, el a pour elle l'aulorilédePol)be (III, 7î\ : Tait Xt^t^tpou; ■ai Balaaa sic i«m <i( MtixioxiXi&uj. On objecte que c'est exclure les Baléares des troupea légère* dont ils tout cependant partie. L'objection n'est pas juste. Il n'y a pas qu'une seule espèce île troupes légères, et Tite-Live fail quelquefois celte distinction : liait ares «rlrranoii* Jercm armaturam pou montes rircumduHI ( XXII, 4 ). Et encore ; au ebap. xiu ), Bnlearitnts leciqut «lia armalwa prrrmiiso (ramgruiiu (lumen.
Cite. LV. — Ihivdr tiginti millia Homani rronl. Polvbc dounet peu prés le même nombre, quoique plusieurs Interprètes y voient une différence. Il parle de scite mille soldats romain*, mais tan* y comprendre la cavalerie, qui, sur le pieil de trois cents par légion, donnait doute cents hommes pour qua:re légions, ce qui portait le chiffre des soldats romains a dis sept mille ilcui cents, et eu nombre rond dii-bult mille. 11 parie aussi, il est irai, de quatre mille cav.iticrs, mais y comprit la cavalerie aoiilijirc , car il ne fait pu de dislinclion s. Ace propos, Pulybe (111,72)
avertit que c'esl l'effectif d'une armée romaine au complet dans le* uraudes circonstances qui exigent ta réunion des déni consuls. Ta "fis liïua* orparoitiJw ira*' ctùttïf neàf t*î iJajoxipiï; im&Xàî, ix twoÛtim iitfirt fora, Srav ifuZ tcÙ{ ùir«TWi( ixaTipcuc «i xaipoi ovtgryaeu □ parait, d'après un autre passage de Poljbe, qu'on ne lofait a Rome, tons le* ans , qae quatre légions romaine*, aan* compter les auxiliaire*. Êan Si mipà 'Puu.aûxt ri tcÉvta TïTrapi erparonaJa pt«u.aùci , x.ù»piî th« oukfuiX'" i xaT's'wauri» itpc^iipLÏovTai ( I, ch. ni ). LorstjM le soin d'une guerre était confié a un contai , on lui donnai I deux légions ; c'était une armée consulaire, ronsitlarit exrrritus. Si la guerre était grave el demandait la reunion de pins grande* forces, on donnait lea quatre légions aui deux consuls, comme noua le voyonaenccUa circonstance ( voyex Végéce, liv. III, ch. i ).
Mais plus tard, lorsque les armes romaine* commencèrent il s'étendre hors de l'Italie, il fallut employer ma plut grand nombre de légions. Chaque année, après l'élection det consuls et de* préleurs, et la déterrai ni lion des provinces, le sénat réglait l'effectif de l'année pour l'année suivante. Tite-Live l'enregistre soigneusement : | liv. XXVII, Ch. xxii } unn et rioinli Ifoionifcu* dt/nun Imprrium romanum est. ( XXX. 2) tiginli omnino leaiontnuj el CLX nneibu* longii ret romaaa eo o«no geita. (XXXI, 8) Sex legionibus romanis ta anno usvr* rapuhlica erat. On pourrait en citer beaucoup d'autre*
Toutefois malgré le* progrès de la domination romaine et l'augmenta lion dea troupea qu'ils neoetataient, ce mode d'armée consulaire de deux legiont subsista tonjour*. On l'augmentait, il eat vrai, au besoin; et outre
rmées consulaires ordinaires il y en eut d autre* qu'on confiait i des proconsuls et i des prêteur* , on
e qu'on plaçai I eilraordioairement sout le comman-' dément de généraux nommés pour la circonstance ( Scipioo l'Africain et d'autre* encore). Voye* Cananbon surPohbe, liv.Lcb.iu.
Casr. LV. — Ventes ad id injt.m foroli , verutU tonjectis. Vttitet, c'est-* -dire det soldats armes de javelots t la façon dea vélites , qui n'eiittaienl pu encore et ne Furent créé* que quelque* années plut lard in siège de Capoue ( Voyex Tite-Live, liv. XXVI, ch. i*. }
lasn.— F>ratù. (Voye* Liptins, IV) Poliore., it.)
CHir. LV1II. — Cfrpaanli quoqne , etc. Selon Polybe
ils périrent tons h la bataille de la Trébie , 1 l'exception
trnrie. Tite-Live avait dit lui-même, eltphatitos profs* ammetabnmpsit lebap. lvii) ; et il dit aillrnrt (liv. XXII, t ) elepaonlo, qui unn* tuperfutral.
C*ir. LXII. — Lanurii ttattam lerontmociMe. Sabetllcus présnme que c'esl la lance de Junon LannvinienM ( l.anuriuit |, on Sospile ( Sospila ). En crfet, sur le* médailles de la famille Procilia , Jnuon esl représentée avec des cornes et nne lance. Un p-ssage de Cicérou ( D* «itiir. deor., I, 29) pince aussi parmi les attributs de Junon une peaa de chèvre, nue lance el an petit bouclier. | Vityri H* ver*;.. Comment, ad Ihet. Moretl.. t. L pageSGO.)
Inin. — Carre jorfri extennalas. Ce* sorte* étalent le plus souvent de petites pièce* de bois rondes, carrées on de forme cubique, sur lesquelles étaient tracés de* caraclèret , et qu'on mêlait dans nne urne d'où on le* rainait tirer par la main d'un enfant. — Tout affaibl
Mofeit. toote dimimitioa était d'un mauvais augure chez tes anciens. Et l'effet contraire amenait des présages contraires. C'est ainsi que des quadriges d'argile, destinés an temple de Jupiter Capitolin, ayant pris un grand développement dans le four où on les préparait, présagèrent à Rome d'heureuses destinées. Pline raconte (H. N. nmi, 2) qu'un pain qu'on faisait cuire pour Perdiccas, lorsqu'il gardait les troupeaux du roi de Macédoine, s'éfcsat accru do double dans le fonr, fut l'augure de sa royauté. C'est ainsi encore qu'il faut entendre les sept faciles grasses et les sept taches maigres du roi Pharaon. La rifle de Géré était en grande religion chez les Rossants pour son oracle et ses sorts. Festus prétend que c'est de son nom que tient le mot cœrimonia , qu'Aulu- Gelle dente de Cirés, la déesse. Pendant le siège de Rome par les Gaulois, c'est à Céré que se réfugièrent le famine , les testâtes, tout le sacerdoce, tout le culte lin. Cependant elle ne put jamais obtenir ni U ùroit de cité, ni le droit de suffrage. A Rome ou disait de ceux que les censeurs prit aient du droit de donner et de reeetoir des suffrages, qu'ils étaient pertes sur les tables des habitants de Géré, referre in Cœritum tabulas (Anlu- OBe,XVI, 13).
Ciip. LXIIÏ. — Quœ tribunus plebis, quœ postea consmL Tribun du peuple il avait présenté , malgré l'opposition du sénat, une proposition au peuple pour la distribution des terres de la Gaule Cisalpine et du Picénum. Consul , il s'était mis en opposition atec le sénat pour f abrogation de son consulat , et ensuite pour le triomphe. Ptatarque ( MarcfUus, ch it ; t. IT, p. 405, Reisk. ) rapporte que les augures ayant déclaré irrégulière l'élection des cousais, déjà partis contre les lnsubriens, le sénat fcur envoya sur-le-champ des lettres qui les rappelaient i Rome et leur ordonnaient de se démettre de leur charge, sans accomplir aucun acte de l'autorité dont ils n'étaient pas régulièrement retétus. Flaminius battit d'abord les ennemis et oatrit ensuite les lettres (cf. Polybe. II, 52). Aussi lorsqu'il retint tictorieui et avec un immense buta, le triomphe lui fnt-il refusé.
Ibid. — Id SJtis kabitum ad fructus ex agris rectandos. Après la première guerre punique les sénateurs avaient acheté des propriétés en Sicile, en Sardaigne et en Corse ; et, sous prèteite du transport des fruits qui en proteasieut, ils se titraient à des opérations de commerce, aaeOaadiua jugeait indignes de leur rang. C'est pour la prétenir qu'il porta la loi : ne quis senator, etc., que Flaminius appuya seul dans le sénat.
Ibid. — Auspiciis ementiendis. Les auspices étaient , entre les mains des patriciens , un moyen de politique dont Us usaient et abusaient sans scrupule. Le fait de faux SBspices ne détail pas être rare , car le mot se retrouve notent dans les auteurs. Cicéroo l'emploie surtout fréqa e mmeu t : magna, ut spero, tua potins quam reipubbcœ nlanitate ementitus es auspicia {Philip.. II, 25). Et encore : • Emeutiri, fallere, abuti deorum imraortalium
• nimrine ad bominum timorem toluisti. Et qui religio-
• nés omnes polluerit aut ementiendo, aut stuprando • {ProDomo, XLVIII). Zonaras : Éffoupoptevo; (Flaminius) rj toc», tqv ts olpsaiv aÙTÛv âtrc^cûcvu <5V aurn; épôw; qooffa», xai &* tov xpô; aùrov çôâvov m'xtiro t&û Osiou
Ibid. — Et Capitolium et solemncm votorum nuncupa-
ttomem [agisse. A son entrée eu charge le consul recevait
sa maison ro//(dum, c'est-à-dire les salutations du
sénat et du peuple, qui le conduisaient ensuite au Capi tôle, ce qu'on appelait processus consularis. Là il formait des vœux selon les rites {nunatpare) et immolait un bœuf à Jupiter. Après atoir pris les auspices de sa dignité , en présence du sénat rassemblé , il le consultait sur les cérémonies, sur les fériés latines [fehas indicere), sur les affaires de la république, puis il jurait d'observer les lois. Toutes ces choses terminées , il célébrait les fériés latines et accomplissait le sacrifice solenuel à Jupiter Latiar [Joti Latiari) sur le mont Albain.
Chap. LXIII. — In dirersorio hospitali. On appelait diversoria les maisons placées snr la route , où s'arrêtaient les voyageurs, quo diverterent ad requiescendum , soit qu'elles appartinssent à des propriétaires qui y donnaient 1'bospitalité à leurs amis , soit qu'elles fussent destinées à recevoir les voyageurs. Dans ce dernier cas elles étaient aussi appelées cauponœ, ou tabernœ diversoria ( Plaute. Truc. III, 2, 27 ) ; celui qui les tenait était appelé caupo ; et ceux qui s'y rendaient dïversores (Cicéron, Dit in., 27); d'où, commorandi natura divebsohilh nobis, nonhabïtandi dédit ( de Senect., 25. )
Ibid. — Immolantique ti vitulus, etc. La tictime était conduite à l'autel par les minisires appelés popœ , qui avaient leurs vêtements retroussés et étaieut nus jusqu'à la ceinture, qui succinti erant et ad ilia nudi (Suétone, Caligula, 52). La corde qui tenait l'auimal attaché, devait rester lâche, afin qu'il ne parût pas entraîné par la violence, ce qui aurait été d'un mauvais augure. Par le même motif on le laissait libre detant l'autel, et ?a fuite fut toujours regardée comme un des plus sinistres présages. Suétone I Ces., 56 ) dit que César ne se laissa pas arrêter même iar ce prodige. Le même auteur {Galba, 18) :
• Magna et assidua monstra jam inde a principio ciitum
• ei , qualis evenit , portenderant. Cum per omne iter ■ deilra si nis traque oppidatim tictimœ csderentur, tau-
• rus securis ictu consternatus , rupto tinculo essedam
• ejus invasit. • Tacite ( Ht st., III, 56) dit de Vitellius : « Concionanti ( prodigiosum dictu ) tantum fœdarum
• avium supervolîtavit, ut nube atra diem obtunderent.
• Accessit dirum omen. Profugus altaribus taurus, dis- « jecto sacrificii apparatu, longe quam ubi feriri hosfa'as t mos est. co.fossus. » Dion Cassius cite ce présage comme un de ceux qui annoncèrent la triste fin de Pompée, Kai TfoXAa twv ispgicdv aùroî; ii$in tcîç fJ&>p.cî; itpcaaft'fAsvx è£s£px. \05ez aussi Pline, Hist. Nat., VIII, 45; et Festus, au mot piacularia.