L1VE
contraire i toutes les donnée* de l'antiquité, puisqu'il est bien conilant qu'il avait été bâti prêt dn Mont Sacré. Voj. Cic-, De Ug., II, 23, et Pline au passa pe cité plus haut; cf. Douât, Rome, celui. IV, 4, et Nardini, Komn «W., 111, 15. Appien (B. Hann., il| dit qu'Aunibal Tint de nuit STee trois éclaireurt seulement reconnaître la potilion de Rome; iniTanl Pline, XXXIV, 6 on 13, il aurait Lancé buit javelots en dedans du mura.
Cas». X.— IVutlor apliorttinttrconvaiUstêctaqtiehortorum el leputcra ont cacas undiaue clos ad puananduMi [viuros rati. Le caractère de la nation n'a pu changé. Ce que Tite-Live dit ici des Knmidu d'Auuibal t'applique entièrement ani Xumides d'aujourd'hui.
Iain. — Clico PubUtio. Il te trouvait dans latreitième région de Rome, sur la pente orientale de l'Arenliu qu'il serrait I ducendre et a gravir. Fetlut (p. 96, éd. Egger| : ■ Publitiui f: tin» appellatnr quem duo fratres L.
• M. Publici Malleoli atdilû curules, pecuariit coude-
• muatis et pecunia, quatn ceperaat, munierunt, ut in
• Avenlinnm Tebiculis Velia veniri nossel. .Cf. XXVII, 37; XXX, 26; Orid., Fuit., V, 285 et sniT.; Varron, L. L, IV, 32, et Douai, ht urbeRoma, U, II.
Cair. XI. — Jnifwr ingeni grandine ralrfiu , etc. Polybe (IX, 6-7) et Appien { B. Jiann., il ) ne parlent pu de cetie tempête, et ne donnent pas de la retraite du Carthaginois lu motifs que Tile-Lire Ta donner.
Iud. — Modo rnentem non dort. • Rome, que tu te-
• nais, t'échappe, et le dutin ennemi t'a Ole. tantôt le ■ nMjen, tantôt la pensée de la prendre. ■ BoaaoïT, Onuson fun étire de la reine d'Angleterre.
Ibid. — Quum rtuiera milites religinne indueti jace rent Mudus, rodusetraudus désignait toutobjel non façonné et notamment l'airain en lingot, l'airain non monnaie. | Voyez Saumaite, De mod. usur-, p. 26 ; lu commentateur, de Val. Haï.. V, 6, 3 j Varr., L. L.. IV, M, el Futus.) Celle grande quantité d'airain qui te trouTail entre les mains du soldait d'Auuibal, provenait uns doute du butin coctidéraUe hit par eui de Capone i Rome, ou même des trésors dn temple qu'ils pillèrent, et qu'ensuite un mntif religieni lu porta à abandonner. Hait on a peine h concevoir par quel motif religieui eu hommu qui avaient dépouillé le temple de loutu lu offrandes en or et en argent, jetaient l'airain dan* la crainte d'être sacrilégu. Cette considération a porté Walcb, Entend., p. 155, à changer indueti en iniactl, Tito-Llie alors aurait Toula dire que dédaignant l'airain, depuis qu'ilt avaient fait un butin plus riche, ils l'abandonnaient tant écouler ce scrupule religieui, qui, d'après lu idéei de l'antiquité, devait leur faire envisager l'action de rejeter les objets sacrée comme un plus grand crime, comme un pin* grand méprit des dicui que le pillage lui-même. Butiner, GAserc., p. 71 , adopte cette correction qui a en effet beaucoup de Traisemsemblance.
Cair. XIII. — El od portas accessit. Ce passage confirme la leçon ad portant Collinam du cb. J. Voies plu* bans,
Cnsp. XIV.— Avn nondo wpruaolnta fuit, oromtt tria mima pondo el ducenia. Ce qui donne, d'après lu calculs de H. Saigej, 66,2ii fr. pour l'or, et pour l'argent 220,800 tr.
Cur. XVI. — Atiqua aralorumiede*. Par le mot ara tore» Tito Lire désigne ici cetu qui caitivaieut leurs
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
propres terres , non les terres publiques pour lesquelles ils payaient leur dirne comme on le yoit dans Cic, Verr. III, 20, 27 et ailleurs.
Chip. XVI. — Institutorum. Voyez Juvénal , VII, 2i et ses interprètes.
Cb&p. XVII. — h locus est inter oppida Iliturgin et Mcntissam. Voyez XXI, Il et XXIII, 49.
Ibid. — Hujus saîtus fonces, etc. C'est le Saltus Tugiensis ainsi nommé de la ville de Tngia et appelé aujourd'hui Sierra di Alcaraz. Cf. Pline, III, 1 ou 5.
Ibid. — Caduceatorem. C'était un envoyé chargé de traiter avec le général romain et portant à la main un caducée, symbole de la paix. Voyez sur le caducée le Scoliaste de Thucydide, 1, 52, les proverbes deZénobius, III, 26 ; Servius ad j£n., IV, 242.
Cbaf. XV III. — Quatuor et viginti ferme annos natus. C'est aussi l'âge que lui donnent Valère-Maxime (IV, 5, i )• Appien (B. Hisp., xvm) et Orose (IV. 18); mais des manuscrits d'Orose portent XXVII au lieu de XXIV, et Polybe ( X, 6, 10), dit que Scipion prit Cartbagène à l'âge de vingt-sept ans. Il est vrai que le même auteur (X, 3, 4 ) rapporte que Scipion avait dix-sept ans ( Tan de Rome 554 ), lorsqu'il sauva son père dans le combat ; ce qui s'accorderait mieux avec l'opinion deTite- Live. Cf. XXI, 46 et XXV, 2.
Ibid. — Confusum suffragium, etc. Voyez Grucb., de ComiU, I, 2; II, 2, p. 545, 646, t. i, du trésor de Graevius; Sigonîus de beg. cur., ch. x et Addend. ad Ant.jur. civ. rom., I, 21; etErnesti, Clav. CtV. au mot Confusio.
Cbap. XIX. — Fuit enim Scipio non veris tantum virtutibus mirabilis, etc. Sur le caractère de Scipion, ses vertus, etc. voyez Polybe, X, 2, 5. Tout ce qu'il dit de ce grand homme est d'autant plus digne de fol qu'il était l'ami intime de Lslius, qui était lui-même ami du deuxième Africain et dont le frère avait vécu dans l'intimité du premier.
Voici comment M. Michelet nous dépeint Scipion {Uist. Rom., t. il, p. 55) : • C'était un de ces hommes aimables et héroïques, si dangereux dans tes cités libres. Bien de la vieille austérité romaine ; le génie grec plutôt et quelque chose d'Alexandre. On l'accusait de mœurs peu sévères, et dans une ville qui commençait à se corrompre, ce n'était qu'une grâce de plus. Du reste, peu soucieux des lois, les dominant par le génie et l'inspiration, chaque jour il passait quelques heures enfermé an Capitule, et le peuple n'était pas loin de le croire fils de Jupiter. Tout jeune encore, et longtemps avant l'époque légale, il demanda l'édilité : Que le peuple me nomme, dit-il, et j'aurai l'âge. Dès lors Fabius et les vieux Romains commencèrent à craindre ce jeune audacieux. •
Ibid. —Stirpis eum ditina? virum esse... anguisimmanis concubitu, etc. On prétendait que Pomponia avait eu commerce avec Jupiter métamorphosé en serpent, et Scipion citait adroitement à l'appui de ce conte l'exemple d'Alexandre-le-Grand. Cf. XXXVIII, 58; Aulu - GeUe, VU, 1; Pline, VII, 9; XXVI, 45; Plutarque,^/ex.,ch.n; et Spanheim , de Usu et prœst. Num.. ois. V.
Ibid. — Ostiis Tiberinis. De la ville d'Ostie fondée à l'embouchure du Tibre, cf. 1, 55.
Ibid.— Gallicum sinum. Aujourd'hui le golfe de Lyon, qui s'étend de te Provence jusqu'à te Catalogne.
Chat. XIX. — Oriandi et ipsi a Phocœa sunt. Les mots et ipsi ne sont justifiés par rien ; aussi a-tron pensé que les mots ut MassiUenses, qui devaient venir immédiatecueni après, avalent disparu par la négligence des copistes; on bien encore, et ipsi ut MatsiHenses étaient une glose dont une partie seulement serait passée dans le texte. Pemvétre aussi, en écrivant) ut ipsi, Tite-Live a-t-il pensé aux Massaliotes, mais sans compléter sa pensée.
Chap. XX. — Jn hiberna diverti concesserant, etc. Polybe indique des quartiers d'hiver entièrement différents (X, 7). Cf. Appien, Hisp., xix et xxiv.
Ibid. — Supra Castulonensem salUtm. Il en est aussi fait mention dans César, B. civ., 1, 58; et dans de., Ep. fam., X, 21.
Chap. XXI. — AC. Calpurnio prœtore urbano, etc. Le préteur urbain avait, dans l'absence des consuls, te droit de convoquer le sénat. Voyes XXII, 55 ; XXXVIII, 44, et plus haut ch. iu.
Ibid. — Senatus ei ad œdem Bellonœ daims est. Les ambassadeurs ou les généraux , demandant le triomphe, étaient admis dans le sénat qui se réunissait hors de te ville, dans le Champ-de-Mars ou dans le temple d'Apollon (voyes ni, 65; X, 19; XXXIV, 45; XXX VII. 58; XXXIX, 4 ) ou dans celui de Bellone. Là , les généraux rendaient compte de leur conduite, faisaient valoir leurs services et rentraient dans Home , comme simples particuliers , si le triomphe leur avait été refusé , et comme triomphateurs , s'il leur était accordé; et jusqu'à ce que la cérémonie fût achevée, ils conservaient le commandement. Cf. ch. ix et HI, 10.
Ibid. — Postulavit ut triumphanti urbem inire liceret. Pour obtenir le triomphe, d'après les lois, plusieurs conditions étaient nécessaires : il fallait 1« une décision iu sénat ou un ordre du peuple , bien que quelques généraux n'aient attendu ni Tune ni l'autre ( voyes III, 851 VII, 17; X, 56. 57; XXVIII, 9); 2* il fallait que l'on fut dictateur, consul ou préteur ( voyes XXVIII, 58; XXXI, 206; XXXVI, 59; XXXIX, 29) ; mais peu à peu on se relâcha sur ce point ( Plutarque, Pomp., ch. vi; Dion- XXXVII, 21; Cic, pro Sexto, xi; pro JBa/6o, iv, pro Lege Manilia); 5° on exigeait que le général eut fait aes exploits dans son gouvernement et sur ses propres auspices ( voyes XXXIV, 10, et VaL-Hax., II, 8, 1-7 h 4° qu'un petit nombre de citoyens et au moins cinq milleen. nemis eussent succombé dans l'action ivoy.X, 56, Valer. loc. cit. et Cic, pro Dejotaro, v) ; 5° que l'empire romain eût reçu quelque accroissement, et qu'on ne se fût pas borné à reprendre un territoire envahi par l'ennemi ( voyes Valer., loc cit.) ; 6° il fallait que la mission du général fût entièrement accomplie, que la province fût pacifiée, la guerre finie, et que l'armée, qui avait pris part aux exploits que récompensait ce triomphe, rot rappelée et non pas reiuise.au commandement du successeur ( voy. XX VIII, 9; XXXI, 48; XXXIX, 29). Cette dernière condition est ici formellement exigée; mais on trouve plus d'un exemple du coutraire (XXXI, 49; XXXIII, 45; XXXIV, 10, f 7; XXXIX, 58, 42).
Ibid.— Cum simulacro captarum Syracusarum. Racine a très-bien exprimé cette coutume des Romains dans Mithridate, art, III, scèn. I.
Et gravant en airaio ses frêles avantages , De mes états conquis enchaînaient les images.
Voyes aussi Crébillon , Rhadamiste et Zéoobie, act. II, scèn. h.
Cur XXI.— SoiiiSfractaam but-, ch. tin, p. SU ), reproche à Tite-Live une double aérBfeijce, d'abord parce qu'il prétend que Sosi* avait «ourlait de nuit le» Romains dans Syracuse . ce dont il ae lui pas mention dan» le livre précédent, et ensuite ara qo"îl dit td que Nasot avait été livrée par Milieu* , tassa qu'ailleurs IXXV, 50], il raconte que ce tut ItarMiine, «t que Nasos avait été priae de vite force par
McflBB,
(jur. XXH. - Bqbla et MattUa. Sur Hlbla, voiet les ittoprelei de Silioi Italiens, XIV, 26. Macella «tait naaieScbera, située entre l'fiypsaet leCrimiasui. Cf. roijb.. I, SI; DionCaHlo», t. i, p. 45, éd. Reim. el Clans-, Sitit.. Il, 12.
Cair. XXIII. —In foro Subtrtana. Hardouin, sur Itoe, III, 5 ou 8, penae que cet mota désignent la ville fcSnaerwtitin, aujourd'hui SorrtUo, non loin de la Soana adu Flore et appelé ainsi du liège (subere), qu'on trouve es abondance daoa le» champs voisins. Quelque™ massstrii» portent A'udfrlaiio, qu'on rapproche de Sudertaa.cile par Ptolémée.
la». — lAto Bominolio in locum rjus itou est fatla. Mer dit qu'il n'a ironie nulle part si cela avait eu lieu armite de quelque otage religieux on pour quelque an* motif. Mai» on lui a répondu avec raison que la l'avait pa» eu lieu celle aonee-U parce «idée: et que certainement elle ne fut que
- Flaminio abiil. Celte exclusion fut tans doute iei pontifes qui étaient les déa elle* jugea de tout ce qui concernait les céré a du culte; ou bien encore par une décision du grand pontife que Nama { 1, 21», avait chargé de proaooeer sur Inul ce qui avait rapport au culte, et auquel lepeaple, comme non» l'apprend Tilt- Livc, força sou .-.■ni Vvnrttres de se soumettre. Cf. Gnich. De cet. jur. pont., II, ll;SerTius ad Virg. Georg., II, 194, et le» commentateur» de valere-Slaiime, I, I, 4.
Cair. XXIV.— Sropai cl Dorimachus. Voyes, sur ces deu préleur» des Etolieus , Polybe, IV, 5-12, 16, 27-67, 77; V, 5-tS;IX. 42; XIII, I. 2; XVI, 39; XVIII, 30 et Ban. Drakeaborch , d'après une correction de Duker, a >, parce qu'on trouve aussi écrit d'une uphontj dans Suétone ( Jï«r„ mil, Dorylant danaOcéron (pro Dejot., tv) etDorjat» dans Ovide ( HM..V, 129). Mais dans le* manuscrits de Polybe, on ne trouve qu'une lois AcpijKnof et partout aileor» Aspttujref, orlbograpbe bleu préférable, le* mots saaa la oomposilion desqnel» entre Sopu ce formant, non do nominatif, oui» du radical suivi delà voyelle de liaison lopfutvac, tfefûwxTW, îcpiîl»™;, JopiiTTTo;. Voyei
*ii bailli ha mu ™* Appleo, t. tu, p. 139.
laiD. — Conscripto; rondlliou». Cf. Polybe , IX . SU, 39 ;X, 4iiXI.6iXVin.20.
IaiD. — Atlalas rex Alix. Il n'était que roi de Perfame, mai* les Romains appelaient proprement royaume d'Asie tome cette partie des cotes de l'Asie- Mineure qui s'étend 'de Pergame en alytie jusqu'à Carie. Cf. Spaubeiru, Deifss*tprcest.nufliJsm.,dlis. VIII, p. SU, et IX, p. 620, où l'on trouvera l'arbre généalogique de* Attelés.
Csir. XXV. — Inde Pardanùnnu. urtem, siiom in Mof edotiia, (ronriium Wurdonû fadHnrm. Rubenius conjecture avec aasea de probabilité qu'il faut lire Station,
in Macrdoniam (leçon de plusieurs manuscrits) transitai* D. [nrluram. Sivria, nAt( Ma*i£;.ta; itpi; rj «jiiiii, Etienne de Ryiance. Hais il est possible que Tile- Live ait désigné tonte autre ville que Sintia , située sur les frontière» de ta Dardanie et de la Macédoine. Le» Dardaoiena étaient un peuple de la Manie (aujourd'hui la Servie), voisin et ennemi de la Macédoine qu'ils envahirent souvent. Voy. Polybe, IV, 66; V, 97; XXVUI, 8.
Cuir. XXV. — Lynciim. I.yncun était la capitale de la Lynresiide, an nord de la Macédoine, où se trouvait aussi ta Pélagonie. Cf. XXXI, Si; XLV, 29, 50. Peut-être vaudrait-il mieui lire Lyncrslidem.
lam, — Boiti(çnm. Le nom de ce pays est écrit de plusieurs manière* : Botliaj, Bornais ou BoHiai*. Btrnaîf et BotrU, dans Polybe, V, 77, 4, leçons d'accord avec l'Etymol. Matra., où l'on trouve Bàmci et Bottwîm, lftv« Muu&nt**. C'était une petite contrée de ta Macédoine , prés du golfe Thermalque , entre l'embouchure de l'Aima et celle de la Lydia. Voyci Noria, Diu. m, de epueft. Sjro-JUae., eh. n.
Ibid. — Acarnanum jeiii. C'était le peuple le plus honnête de la Grèce, celai qui montra l'amour le plus coustant pour la liberté (voy. Polybe, IV, 50; H, 40; XVI, 32). Les Élolieni, bu contraire , étaient nne nation avare, inquiète, orgueilleuse, ingrate, avide de butin, dépouillant amis comme ennemis. Ignorant les droit* de la paii et de la guerre et accoutumée en quelque sorte I une vie de bêles féroce*. Voyes XXVII . 50 ; XXXI. 28 ; XXXII, 54 ; XXXDI. 11,44; XXXVI. 17; XXXVHI, 9; XLUI, 22; Pol)be, II, 5, 45,45, «6; IV, 3, 16,67,79; IX, 38; XVn, 3; XVIII, iï.
Casr. XXVI. — Suptrato Leurala pronontorio. Aujourd'hui le Capo Dui-ato dant l'Ile de Sainte Maure, l'antique Lencade ou Leucadie qui .autrefois, élait nn» presqu'île tenant a l'AcarnaDie. On eu fit ensuite une Ile (mais antérieurement * l'époque dont il est question an ch. xvii du livre XXXIII 1. Pour cela on creusa l'isthme qui depuis fut appelé Atip-jurs; et *ur lequel se trouvait la ville de Lencas , capitale de l'Acarnanie , et appelée précédemment JVcrilum.
Ibjd. — A'auporlHtn. Nnupsc le était la dernière ville de la Locride et pins tard des Étolieni ; die avait nn port sur le golfe de Corinibe. C'est aujourd'hui Lepanlo.
Ibid. — Jniirura. D existait de ce nom déni villes ma ritlmea, tonte* deux célèbres par l'ellébore qu'elles produisaient; l'une était située en Phocida, sur le golfe Criaaéen.el l'autre en Phlbiolide, près du golfe Maliaque et du mont Œta. Voy. Cellsr., fieogr.onl.,11. 15.
IalD. — Jultitium omnium «ru m. Le justiltiim était, comme nous l'avons dit plus haut ( livre III, ch. m, p. 8031, nne suspension générale de toutes les affaire» publiques. Cette suspension avait lien dans le» moments de troubles on de grandes difficultés politique*.
Pendant le» démêlés de Tibériu» Gracchu» avec Octaviua, unjusltliumeul lien. Voici le* principales circonqu'ou en trouve dans Plutarque ( Vie de Tib. et a*
eu
r.-Jiu»).
l'étant refusé à ce qu'on lui demandait, Tibériu» rendit un édit par lequel il défendait à tous les autres magistrats de remplir leurs fonctions. Il scella de son anneau le temple de Saturne, pour s'assurer que les questeurs ne pourraient y entrer soit pour y introduire, soit pour en emporter quoique ce fût. Il prononça une amende contre les préteur*, s'il* contrevenaient à eetw
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
défeose. Tous, craignant les saitet de leur infraction, s'abstinrent de l'exercice de lenra fonctions. On rit alors les riches changer de vêtements, et se promener sur le forum, couverts d'habits de deuil. »
Chap. XXVII. — Priait Quinquatrut. Les Quinqua* tries étaient des fêtes en l'honneur de Minerve , ainsi nommées parce qu'elles se célébraient durant les cinq jours qui suivaient les ides, que Ton mettait an rang des jours malheureui ( atri ). Aul. Gell., II , 21 : Quod quinquatrus dicimus,quod quinque ab idibus dierum numerus sit, ntrus nihil signifiée t. Voyez aussi Vairon, Ling. loi., lib. VI, S 14. vide, Fast., ni, 809:
Sunt sacra Minerve , Nomlna quœ a junctis quinque diebas habent
Sanguine prima vacat, nec fas concurrere ferro; Causa , quod est illo nata Minerva die.
Altéra tresque super strata celebranturareua, Eniibus exsertis bellica laeta dea est.
Ces fêtes se célébraient après les ides de mars. C'étaient les grandes quinquatries, la fête particulière de Minerve. Il y avait encore d'autres quinquatries, appelées minusculœ ou minores , qni se célébraient après les ides de juin. C'était la fête des joueurs de flûte qui honoraient Minerve d'un culte spécial. Voyez Festus au mot Afinuscula, et Varron, l. c. g 17.
Ovide, Fast, VI, 651.
Et jam quinquatrus jubeor narrare minores ,
Hue ades o ctrpUs , flava Minerva, meis.
Cur ragus incedit Iota tibicen in urbe ,
Quid slbl persone , quid loga longa volunt?
Juvénal i X, 115), fait aussi mention des quinquatries.
Bloquions ac famam Demosthenis ac Ciceronis iDcipit optare et totis quinquatribus optât, Quisquis adhuc uno partam colit asse Minervam.
Voyez aussi Tacite , Ann. XIV, 12.
Ibjo. — Septcm tabernœ. Voy. ni, 27, et Nardini, Rom. t>et.,V,8.
Iiid. — Basilicœ. C'étaient de vastes et magnifiques portiques dans le voisioage des places publiques, des théâtres et des temples. Voyez les commentateurs de Tacite [Ann., m, 72).
Ibid. — Lautumiœ. C'étaient ou de6 carrières auz travaux desquels les coupables étaient condamnés (Plaut. Capt. t ni, 5, 65, et Pcen., IV, 2, 5) , ondes prisons taillées dans le roc , comme les fameuses carrières de Syracuse. Voyez Cic. Verr., I, 5; V, 27; Paul Diac. au mot Latumia, et Dorville, IterSicuL, 1. 1, p. f 81.
Ibid. — Forum piscatorium. Il se trouvait dans la onzième région de Rome près de YArgiUtum.
Ibid. — atrium regium. Ce monument se trouvait à l'ouest du forum, près du temple de Vesta, dans la huitième région. Numa ou suivant d'autres Tarqnin-le-Snperbe, y avait fait sa demeure. Cf. XX VII, I f , et Ovide, Fast., V, 265 et suiv.
Ibid. — Fatale pignus. Le palladium qu'Enée avait , disait-on, apporté en Italie , et que l'on conservait dans le temple de Vesta.
Qu'était-ce que le Palladium? Beaucoup d'auteurs en ont parlé, aucun ne l'a décrit; selon la remarque de Crévier, ce sitence peut venir de ce que cet objet sacré était tenu toujours caché avec le plus grand soin , et que ceux qui avaient le droit d'y toucher, ne se croyaient pas permis d'en rien révéler aux profanes. Voyez Virg., .fin., n, 163 et suiv.; OvM., Met., X1H, 99; Fast. t VI,
421 et suîy., Dictys de Crète, I, 5; ApoUod., m, it%* Darès de Phrygie, lliad., X; Denys d'Halic., Ht. I» s cb. lxix, Hérodote, I, 14; Plntarque, Quœst. Rotm^ft^ les Mém. de l'Acad. des Inscript., IV, V, VI et XIV. ' J
Cbap. XXXII. — Classem satis esse. C'est x -"-^ comme l'entend Crévier, la flotte sans soldats et réduite seulement aux socii navales, qui ne se posaient pas uniquement de matelots, mais aussi de pes d'embarquement, classiarii ou epibatœ, qu'ils* faut pas confondre avec les classici, comme oo non*» * mait quelquefois les matelots.
Ibid. — Legiones urbanœ. Les légions urbaines, le* ? fées pour la garde de Rome, étaient l'année suivante, et * souvent, comme ici, dans l'année même, quand les car* n constances l'eiigeaient, envoyées contre l'ennemi. Ct XXOI, 14, 25, 51 ; XXIV, 11, 14; XXV, 5 ; XXVI, 28; XX VU, 7, 8, 22, 24, 55, 56; XXIX, 15; XXXIII. 45.
CaàP. XXXIII. — Quod senatus juratus. Dans des circonstances graves le sénat jurait qu'il voterait suivant sa conscience et les intérêts de la république. Cf. XXX, 40s XLII, 21 et Tac. Ann., IV, 21 ; Casaubon, sur Suétone, Au g., xxxv.
Chip. XXXIV. — Liberos esse jussit. Il résulte de ce passage et de ce qui suit que Tite-Live , en écrivant oh. xv, que tous les citoyens campa niens avaient été vendus, a plutôt voulu indiquer ce que Flaccus était dans l'intenr lion de faire que ce qu'il fit en effet Tel avait été aom premier ordre, mais l'exécution en ayant été différée, le sénat adoucit , à cet égard, la sévérité de son arrêt.
Cbap. XXXV. — CftmaeU dux, etc. Racine, Mitartdaie . acte m, se. i :
Tous n'attendent qu'un chef contre la tyrannie.
Chip. XXXVI. — Publica prodendo tua nequicquam serves. C'est une pensée que l'auteur du livre ad Hereavnium ( IV ), développe ainsi qu'il suit : c Sapiens nulium • pro republica periculum vitabit; ideoquod sspe fit, nt» « qunm pro republica perire noluerit, necessario cuna « republica pereat... Ex naufragio patrie) salvue nemo « potest eoatare. •
Cbap. XXXVIII. — Salapiœ principes erant Dasiuset Polattius. Cf. Appien, Hann., xlv-xlvii, et Val.-Max., m, 8, est. 1.
CaàP. XXXIX. — Ad Sacriportum. Ville sur te golfe de Tarente , non moins inconnue que le Sacriportus du pays des Volsques, où le fils de Marins rat vaincu par Sylla.
Ibid. — Sybarimque. Sybaris , comme on le sait , était le nom que portait, dans des temps pins reculés, la ville qui dans la suite fut appelée Thurii. Or, comme Tite- Live a plus haut ( X, 2, et dans d'antres endroits ) donné à cette ville, non pas le nom de Sybaris, mais celai de Thurii, et qu'un peu plus loin, dans ce même chapitre» il fait mention des Thurini , le mot Sybarim a paru suspect à Cluvier ( Hat. ant. t IV, 15 ), et il propose, dans ce passage de le remplacer par Siberinam.
Ibid. — Post centesimum prope annum. Approximation un peu large. Il ne s'était réellement écoulé que soixantetrois ans depuis que Milou , chargé par Pyrrhus du gouvernement de Tarente, avait livré cette ville au consul L. Papirius.
Cbap. XL. — De qua per tôt annos certatwm erat. La Sicile était le premier champ de bataille où les Romains
é tes Carthaginois t'étaient rencontrés. Ceux-ci avaient nagé les premiers à en faire la conquête , il y avait plus fessante ans. A \ eioe Rome s'en fût-elle aperçue qu'elle ■BfBS à les en chasser, et à s'emparer, pour elle-même , fan pays justement renommé pour sa fertilité et ses ri - L'occasion leur en fut offerte, comme on sait, Mamertins. Le dé fatal fut dès-lors jeté entre ces an républiques, n fallait que l'une triomphât sur les èthrisde raotre. La fortune ne manqua point au Gapitole.
Cas*. XXXIX. — Mixti ex omni colluvione exsuies, sserati, etc.
Un tas d'homme» perdus de dettes et de crimes , Que pi ca s en t de mes lois les ordres légitimes, al qui, désespérant de les plus éviter , al tout n'est icnvci sé ne peuvent subsister.
CoasEiLLB, Cinna, act. V, se i.
Gaur. XLl. Per nocturnos eiïam visus. Neptune et
saa père loi étaient apparus durant son sommeil , pour
•n conseiller d'assiéger Cartbagène. Cf. ch. xly ; XXIX,
27; Polybe , X. I f et 14 ; Sil. Ital., XV, 1 59 et suiv ., 1 80
et
lmn. — Feinf accisis recrescenti stirpibus.
Un faible rejeton sort entre les raines
De cm arbre fécond coupé dans ses racines.
VoltaISB, Uenriade, ch. vu.
Gbap. XLIV. — In tumulum quem Mercurii vocant. est nue correction de Ruben . au lieu de Mercuet Mercurium Teutatem. Peut-être faut-il lire Sa- Cf. Polybe, X, 10. On y verra que le côté septenla ville était fermé par trois tertres ou collines ; de Vnlcain . celle de Saturne et celle du milieu qui ■sortait le nom du héros Alétès. Pour ce qui suit, cf. Poh*be,X» 15.
Cas*. XLVm. — Liberorum capitum. Pour ce paset pour ce qui suit voyez Polybe, X, 16-17. Schweig- \ dans son commentaire sur cet auteur, fait reçue les opi fiées ( Ipycwnxoù; et ^«pcWxvaç ) par Polybe, dans la classe des hommes et distingués des esclaves, tandis que dans Polybe, ils, sont distingués des icoXi-rutoi, d'où il résulterait qu'ils , il est vrai, au nombre des habitants libres de la qu'ils ne jouissaient pas entièrement du droit de esté, et étaient par conséquent dans une position inférieure aux autres.
la». — Publicos. Polybe , fapuxriGu;. Cf. Bynkersh., ch. v, ad tib. IX D. de lege, Hhod. de Jactu, et Juste- ,£fert.,I,:22.
I*n>. — Nacitms VIII captivi*. H faut nécessairement IT//J confiais d'après Polybe, X, 17, 11-15. Schweigh. remarqne que Tite-Live , dans ce passage, n'a pas compris Polybe, on n'a pas voulu le suivre pas à pas ; qu'en outre les Romains n'avaient pas un trop graod nombre <rbabfles matelots, tandis que les Carthaginois étaient surtout exerces à ce genre de service et qu'un grand ■ombre de bons marins, an témoignage de Polybe (X, 8), ht trouvé à Cartbagène.
Cas». XLIX. — Auctorem grœcumSiUnum. Ce Silénus écrivit l'histoire d'Annibal, dans le camp et dans l'intimité duquel il avait vécu* Cic, de Dit., I, 24; Corn. Nep.,
Ann. f xiii ; Vossius, Hist. qr., liv. ni, p. 189. Qui ne s'étonnerait, dit Crévier, de voir avec quel soin Tite- Live nomme tous les auteurs qu'il réfute et critique, tandis qu'il ne cite pas une seule fois Pohbe, du livre X duquel il traduit littéralement le siège de Carthagène?
Cbap. L. — Adducitur adulta vu go. On ne sera point fâché de comparer, in extenso, le récit de Polybe avec celui de Tite-Live. Le trait de continence dont il s'agit ici. est assez célèbre pour qu'on attache de l'importance à cette comparaison (Polybe, I. X, ch. ivii, m) • Dans le même temps quelques soldats romains ayant trouvé une jeune fille dans la fleur de l'âge et d'une beauté incomparable, et connaissant le penchant deScipion pour les plaisirs, la lui amenèrent et, la plaçant à ses côtes, lui dirent qu'ils lui en faisaient présent. Scipion fut d'abord sur pris et émerveillé de cette beauté, puis il dit que, simple particulier, nul présent ne lui ferait plus de plaisir; mais que, général à la tête d'une armée, nul ne lui en faisait moins. Par là fl voulait, ce me semble, faire entendre qu'il est daus la vie des moments de repos et d'oisiveté où de pareils présents peuvent procurer aux jeunes gens une jouissance et un délassement agréables; mais que, dans les moments d'activité, rien n'est plus pernicieux, et pour le corps et pour l'âme. Alors il fit appeler le père de la jeune fille, et, la lui remettant de sa main , il l'invita à la marier avec celui de ses concitoyens qu'il préférerait. En montrant ainsi sa modération et sa force d'âme , il se mettait en grand crédit auprès de ses subordonnés. »
Le récit de Tite-Live, ainsi que celui de Valère- Maiime ( liv. IV, chap. i ) est beaucoup plus favorable à la vertu de Scipion que celui de Polybe. D'abord ce dernier fait connaître une circonstance dont Tite-Live ne nous parle pas ; c'est que , parmi ses soldats , Scipion passait pour aimer les femmes. Sans doute que cette réputation avait été justifiée par des faits connus de l'armée, de ces fd ils que l'on se racontée l'oreille, que la personne intéressée en pareil cas, croit fort secrets, et qui sont connus de tout le monde. Mais , ce en quoi les deux auteurs diffèrent le plus , c'est la manière de motiver le refus que Scipion fait dans cette circonstance. Dans Tite Live, tout se passe en sentiments de la plus pure vertu : rien ne fait présumer que Scipion n'agit avec cette grandeur d'âme et cet empire sur lui-même, que pour faire briller sa vertu aux yeux de se6 soldats, et se donner du relief. D'après Polybe c'est tout le contraire. On voit clairement que, simple particulier, Scipion aurait certainement cédé à l'attrait du plaisir. La seule considération qui le retient, c'est la nécessité de soutenir la dignité du commandement, et d'ajouter à sa réputation décourage la réputation d'une autre vertu plus rare encore dans le camp, celle d'un bomme supérieur à lui-même, sacrifiant jusqu'à ses plaisirs aux devoirs de sa position. Le général romain parait là sous l'impression de cette maxime de Sallnste : « ita in summa potestate minuma licencia est. •
Polybe ne parle pas non plus de l'argent offert à Scipion, et de l'usage généreux qu'en fit celui-ci. C'est au lecteur à prononcer lequel des deux récits est le pins désintéressé et le plus vraisemblable.
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NOTES