LIVRE XXVI
Souvent dam ce livre notre auteur rappelle le rectt de plusieurs écrivains, comme au cbap. u par eiemple. Depuis le chup. vu jusqu'au ch. IU, comparai Tite-LIve avec Poljbo, IX. 5-8 et mi».; mail il y a dam le premier plus de développement». Il a joint 1 sou récit beaucoup Me détail» puisés ftilleun, comme ce qu'il dit de la ploie prodigieuse qui deui foi» sépara le» combaltanti , et de l'élan uciueot dont Aonibal fut frappé, quand il apprit que lea Romains Tenaient de faire partir det veiillsires pour l'armée d'Eipigne. Après avoir, dan» le cbap. n, suivi presque partout Polybe, il rapporte le récit difKrenl de Cœllni , et met de coté les éloge» que Polybe ( IX, 9 ) donnée Annibal pour ce Tait. Au cbap. n, l'exposé des événement* d'Espagne n'eat pas tiré de Polybe, qui eu a parlé ailleurt , et en d'autres termea ( X, 7 ). Cf. Becker, p. 120. Au sujet de Boroilcar, il l'accorde avec le» fragments de Polybe (in Spiciûg., p. 36); pour ce qui eit de» affaires de la Grèce . le fond , il est vrai , t'en trente dan» Polybe; mai» Tite-Liïe a considérablement abrégé, comme on peut ('en convaincre en le comparant avec routeur grec, IX, 28, Sa. Le cbap. m est tiré de Polybe (IX. 40). Le il«, comparé aui fragments de Polybe, IX, 27, prouve iiue Tile-Live l'a eu sous Ira jeui; mais il l'a abrégé , et a omis la longue digression de l'écrivain grec sur la situation d'Agrigeole. Au cbap. iu, Polybe, qu'ils presque constamment tut>i(cf.X, 6 et sur».), a rapporlé Indirectement le discours de Scipion, mais lea deui auteurs ont employé a pru près les mêmes r abonnements. La comparaison du cbap. ilji avec Polybe [ 7-1 1 ) prouve que beaucoup de choses ont été puisées dans ce dernier; seulement Tile-Live a omis plusieurs détails qui lui paraissaient peu importaots, tel» que la description de la ville, lea projeta de Scipion. Les chapitres iliii-ilii sont calqués tout entier» sur Polybe. Polybe s'était attaché aux témoignage» les plus authentiques et à la lettre même de Scipion a Philippe |cb. IX). C'est encore Polybe qui lui fournit les détails du buliu énnraérét ch. util Cbap. imi, t'écarUnt de Polybe, il rapporte les opinions diverses des écrivains, parmi lesquels il faut mettre Polybe | comme on peut en juger par les fragment» |, Valériut Aatiat et Sileun». D avoue qu'il ironie fastidleui de tout rapporter, tant lea auteurs diffèrent; que, s'il tant s'arrêter a quelque chose, un juste milieu lui pareil pins vraisemblable. Le reste est dû à Polybe. Il faut en dire autant de l'histoire de l'épousa de Maiidouius . et, au cbap. l, de la jeune Bile celtibériaune (Polybe, 18-19). Ce qui ne l'a pat empêché de consulter des annales plus étendue» sur lea mêmes faits , sans taira mention de Valériut d'Antias , qui eat la source où cer lainement il a puisé tont le reste. Le cbap. u etl tiré du cbap. u de Polybe.
Cair. IV.— Institution, ut cetittt tn legionitW tticnf. Quelles espèce» de troupes appelait-on vêtîtes ? Les véliles eiistaieut-il» avant la mention qu'en fait ici Tite- Live P Dans le cas de l'afllrniatite, quel sens faut-il donner a ces paroles?
Les véliles étaient des troupes légères, dont le nom pourrait être rendu par celui de voltigeurs, et dont L'usage parait avoir été le même eues le» Romains qnecbei nous. Fealuf dit que c'élaient des soldait tipeditot,
ÇTioit rclitei, id est roianle». SI cette étymofngte nr porte pas arec elle l'évidence, elle donne dn moins nue Idée d* ce qu'étaient les véliles.
Valère Haiime ( 11, S, | S) dit eipressémeut que l'uaage des véliles fat imaginé pendant cette guerre, et estpendant il en a déjà été parlé plus d'une fols dan» Tite- LWelXXl, 55; XXIU, 29, et XXIV, 3< ). Mais eorsno* nous l'avoni fait remarquer, livre XXI, cfa, It, p. 881, Tile-Live désignai! par ce nom les troupes faisant un serinatogue à celui des vélites.qnl ne furent organisé» en corps spécial, et sons cenom, qu'à l'époque ou uom sommes arrivés. Le témoignage posi tilde Valcre-Maiirae n'eat nullement contredit par celui de Tite-Liïe, quoiqu'on ait prétendu trouver dan* ce chapitre morne la preuve que les véliles étalent déjà connu». Ou se fonde sur ce que Tile-Live nous dit qu'on donna ans soldait dont il parle, et qu'on eierce a monter en croupe derrière lea cavaliers et i mettre tout à coup pied 1 terre pour combattre, sept javelots long» de qnatre pieds, et terminé* par ou fer, comme tes jaretolt éei refîtes : anate feostir eetitarires inril. Hais, du mot in»!, il résulte que Tite- Lite «ent parler dea véliles de son temps, et non deceui d'autrefois.
Du reste, tout porte a penser que de bonne heure on SI usage de troupes légère», quelque nom d'ailleurs qu'os leur ait donné d'abord: rornrii, aeterui, fundUopu.jaadalora, sagillorii, etc. Hais ou n'avait point encore songé I le» adjoindre ainsi à la cavalerie, eu les taisant monter en croupe. C'est saut doute là tont ee qu'il y avait de nouveau ; c'est la seule modification qui tut alors introduite, ut vctitei in Iigionious essent.
Quant a l'armure de» (élites, elle consistait en boucliers plus courts, pnvniœ brt nioret, que ceui des cava - t lien, et sept dards longs de qnatre pieds et terminés par un fer.
Froulin désigne ces boucliers en les appelant permutas ■onampfns, Vnlfre-Miiime pmrumKenwii.Polîbedécrtt la forme et la matière de» boucliers de la cavalerie, mais il n'en donne point les dimensions (VI, 25), nou pins que let autre» auteurs. La pnrma des véliles était, soitant lui, icsaroteit tû oxtîuxti, rpiiïticv ijouaa rit iioparpem. (Voy. XXXVIli, al ; XLIV, 55, et Polybe, VI, 23; J. Lipse, MU. rom-, III, I et i, et Anal, admit, rom., III, I, p. «6.)
Cbip. I V. — Cm telliimG al a tiam, au delà dn Vulisnrne. entre CapoueetCaudium. On la retrouve sur la carte de Pentinger, et on eu volt le» ruines dan» le lien appelé I* (Satané, et non n Cslstia, qui est de i'nnlre colé du Volturne et porte aujourd'hui le nom de Capasio. Voyes Caiiii II., l'ojmje de Capone, dii». Il, cb. «vis; cf. Str»bou, liv. VI, p. 283.
bit, - Stamdt husfolf jijnttm. Voy. la note sur le cb. m dn Ht. XXV.
Ce**. V[. — Priml prinrtplj «ioruim. Voy. iiid.
lain. — filephnnloi tene e ttufris txactot. On sait que cet aoimaui redoutent le feu et la fumée.
Ia.ro. — Medirtuticirs. Voy. la note sur lecb. hit du livre XXIII, p. 905.
Cas?. VIII. —Jovtm frraVnim ruptorum testent. Ces* comme tel queleiGrecsluldonnatentletnrnomd'ipuoc.
lain. — Ptr Appla munfeipia qua-qut propfer ensa rtom sunt Setiam, Cor «n, Lanucium. Ce passage présente quelque difficulté, et la phrase doit s'eipliquer ainsi : qutrqut nrbes seu colonispropterram rions jioii . car Setia el Cora n'étaient pu atora de» munlcipet, diiU
. et c'est dans cette daiM qu'elle* Mot ran-
Dl II, 10, 21; VI, 50 et ailleurs, mais XXVII,» et XXIX, 13. Lauuïium seul Voj. VIU, U j Sigonius, Ant.jur. Itat., H,* Vetser, Ber. Auqust., V, p. 279, et OUo, IfcadW. et (tlM-, cfa. i, root observer que souvent lu même» ville» stat appelée* tantôt colouiei, tantôt muuldpu. Ou peut ■èae dire avec Doter que Lenuvium étant hbi nul ■M* M municipe, Sétia et Cor» ont été comprises tout Materne nom.
Ci»»'. IX. — Ptr Sueiiulam, AUi[a»umqut et Carinu- IdnfnM. Pnljbc|IX,3) dit qu'il tmenile Samnium, site InxiTaient effeetireojeul Allifa et Caiinnm; mais gueula était en Campante. On a donc proposé délire: pw iMMin Feftd/himqur ; car, lorsqu'on partial de Csposse pour te rendre a Rome, on était arrivé >ur le territoire de* Siditiiu, on ne prenait point par Soewola, aHaé bien ea arrière entre Capone et Kola, ponr ae ren dre nr le territoire it'Allifa et de Venafre. Voj. Cluvier, Ital. ml., ni, 8, p. I03S, et IV, 5, p. 1181.
lana. — Crinibni paiiis aras terrmta. C'était l'usage anaaa les supplication! et dam les deuila publics. Voy. I, «J; III, 7 ; Stace, ÏVo., IX, 658; Sil. liai., VI, 560 el sadf . fan lieu d'oras, Schweiguesuaer, snr Polrbc (IX, 6i, passe atvce raison qn'H faut lire areot, et alors TUe-Lite aeaarait traduit littéralement l'auteur grec : irXfacueot xjîsiu{|iai{ rà ™» ispôn iSif?,.
Iasa>. — Arct AZtulana. *Esula, *Â*nlum ou *Lsola estait une Tille dn Latium titnée probablement entre Tibur et Frénésie, et dont 11 n'eiistalt pins aucun reilige Om teanps de Pline. Cf. Hor., od., III, 29, fi; Velleinf FMercaL,I,t4,etPllne, III, 5oq9.
Imi». — Cul se minnerdur tmperiutn. Les ntégiitrats «ut raulorité derait s'eiercer hors de la Tille, la perdaérnt quand ils rercuaient de leurs province» avec ou Tenir armée, dn moment qu'ils étaienl entrés dans le Tille on qu'ils iraient transmis le pouvoir à leur successeur. Y©f. cb. in i XLV, M; Tac, Ann., III, 1 9 ; Cujat, Objerr., XIL ISjGrocn., fle/uf. pcst. disp. Sinon-, cb. it. Inas. — Intte Algido Tutrnlum peliit. H faudrait pour casai qu'il eût rétrogradé, car l'Algide est entre Tuiculunt Use anoot Albaiu; on a donc proposé de lire indt abPttla ra m e étan t petiit. Ce passage ■ donné lien I une disentne» très-animée entre deux tarants célèbres, Jac. Gro- ■Dte et Rapt. Fabretti. Voyei Jacobi Gronotti, TtrUa anUMrt. tpitt. ; Fabretti, Dissert, tertio de Jouit el Aqna- <Mtias a ; Gronorii , Kcsponsio ad capttialtones Raph. Fsuto-rtli ; et Fabretti, ApotOQtticiM od Grunnoi'tum.
Cmlt. X. — Per farinas. Les carènes formaient preiqoe la troisième région de Rome, entre les Esqoilies et lemontCaeJiui. VoyeiHejne, sur Virg., An., VIII, 36f.
Un. — Trio milHa pâmant ab urne castra adnorit. Le* historiens ne sont pu d'accord snr cette dislance. Tkm II, 6, i*. 56, el Pline, XV, 1 8 on 20 sont d'accord arec Tite lire ; malt Polybe |IX, 5) parle de quarante •tadeeou cinq mille pas, el Appien (B. ilann., mrui) ainsi qu'Entrée*, de quatre mille.
lain. — A porta dilina. Û faut substituer nécessairerœni * cette leçon celle de plusieurs éditions et entre autru de l'édilion aldlne ad portant Coliinatn (cf. cfa. un; ; autrement U fendrait supposer qu'Aunibal était entré dans Rome, et de plut que le temple d'Hercule et de reotmew était aUné en dedans du mors, ce qui est