LIVRE XXIX
Tite-Live. au ch. kvii, nous apprend lui-même qu'il a «m paré an grand nombre d'auteurs grecs et latins. A ptasieora reprises, ch. xxv, xxvn (et c'est à ce passage «fu'il faut rapporter le fragment de OHius r<<pporié par Ytauta dan* Non., cb. u, numéro 52x1, p. 561 \ xxxiv, mxxv. xxni et xxxwi, il cite Cœlius, et Valérius Au lias, cb. ixxif ; et en. xxii, Clodius Licinus. Mais ici encore , la fesse de son récit, c'est Polvbe, XII et XIII. Pour le ch. m, cf. fragments de Polybe, XII, 1. Cb. i Polybe a parlé avec plus de détails < XII, 5l de l'origine de la ville de Locres. Ailleurs, il dit que quelques autres, qu'il ne nomme pu, quosdam. ont raconté les choses autrement ; et au ch. ixix, il se sert du mot pUrosque. Au ch. x\i, il tire de plusieurs auteurs i pluhbus ) les deux versions différentes qu'il donne de l'affaire de Pleminius.
CiàP. III. —Dans la traduction, au lieu de soies, lisez nus.
Ibid. — Togœ extrcxV.%. Vovea la note sur le ch. liv do livre XXU; cf. XXIX, 56; XLIV, 16.
Csap. IV. — Ad Philip^umquoque missi. Ce Philippe régnait alors en Macédoine; il était fils de Démclrius et fl ml pour fils Persée, avec qui le royaume de Macédoiue et la Grèce tout entière succombèrent sous les ttwp* des Romains. Philippe pressentit le danger que l'ambition et la fortune de Rome suscitaient à l'indépeudaaie de la Grèce. Il s'appliqua toute sa vie à le prévenir, et l'oo peut dire à sa louange qu'il montra autant de courage que d'habileté. Mais les deslins étaient contraires à tous les ennemis de Rome. Philippe conclut avec Aunibal un traité d'alliance, et malgré les eflorls les mieux combinés, il n'en put tirer aucun parti. Poussé a bout par les intrigues et les orgueilleuses exigences de Rome, il loi déclara ouvertement la guerre et fut vaincu. S'ébat soumis, a Gn de pouvo r réparer ses fores durant les loisirs de la paix, il attendit vaiuemeut uue occasion favorable, et ne put la mettre à profit. La Macédoine, bunuiiée et vaincue, dut courber la tète sous le joug de Rome, dans ce quart de siècle où le triomphe de Rome snr Je monde s'achevait par des progrès si rapides et si HKrveiHeut. Philippe fnt contemporain d'Annihal et d'Aotiocbns ; c'est dire que, durant ses inutiles efforts pour sauver la Macédoine, l'Afrique et l'Asie passaient, avec la Grèce, sous !♦* joug des Romains. Philippe régna quarante-deux aus, depuis l'au 221 jusqu'à 1 an 179 avaot Jésus-Christ.
Cbip. VII. — Tite-Live prête ici à Annibal une conduite que le caractère de ce général et la circonstance elle-même rendent tout à fait invraisemblable. Annibal s'approche de la première citadelle de Locres, et examine de quel côté il vaudra mieux attaquer. Un de ses officiers tombe A côte de lui ; ce coup le frappe de terreur, et il s'éloigne. Non-seulement il cesse de chercher les moyens d'attaquer les Romains, mais encore il fuit, et, entraînant toute soq armée dans aa fuite, il va poser son camp hors de la portée du trait. C'est là un mauvais roman, où Tite-
Live semble s'être lait un jeu de violer toutes les vraisemblances. En effet, cet Anuibal qu'il nous montre si pusillanime, il le fait revenir au pied des remparts; il l'y ramène pour donner l'assaut. Il est vrai qu'il l'arrête de nouveau et qu'il lui prête une seconde démarche plus honteuse que la première, puisque Annibal recule devant une sortie, et avant de s'éloigner de Locres a tout jamais, fait dire au* Carthaginois delà citadelle intérieure qu'ils aient à pourvoir eux-mêmes à leur salut, et enfin décampe pendant la nuit. Mais loin de donner quelque vraisemblance au récit, ce second Irait ne fait que mettre le comble à la fausseté de cette fable. Peut-on croire qu' Annibal n'avait jamais vu un homme frappé près de lui avant le siège de Locres? Etait-il homme à interrompre quelque opération importante, parce qu'un homme tombait à ses côtes? Etait- il homme à laisser des compatriotes à la merci des Romains, secoutentantde les inviter à se défendre eux-m» mes, cet homme au cœur si ferme, au génie si hardi, à l'esprit si fiu et si fécond en ressources ? Tite-Live parait avoir considéré cette partie de son histoire comme un tableau où il fallait nou pas peiudre la vérité, mais modifier tous les eifets accessoires dans l'intérêt d'une certaine unité. La figure principale, ce n'est plus Annibal, c'est Soi pion. La partie dramatique du tableau peut gagner quelque chose à ce que le caractère d'Annibal soit sacrifié. Tite-Live, il faut le reconnaître, ne fait pas ici scrupule de préférer l'effet à la vérité. Pour jeter plus de lumière sur la figure de Scipion, il multiplie les ombres autour de celle d'Annibal. H en fait un lâche et un traître.
Ciup. VIII. — Sed Proserpinœ ctiam, intneti omni œiale, thesauri. L'antiquité a ceci de commun avec le moyen âge, que les temples y jouissaient de revenus qui leur étaient i ropres. Ces revenus provenaient principalement de terres que les particuliers ou les républiques avaient données au dieu. Ceci est surtout vrai de la Grèce. A Rome, les temples recevaient d'ordinaire une partie du butin fait à la guerre. Les offrandes eu argent ne paraisseut pas avoir cté en usage chez les Grecs. Ou offrait aux dieux des ouvrages d'art. Les richesses du temple de Delphes consistaient principalement en trépieds et en statues. Du reste, les temples étaient des dépôts oïi les villes et de simples particuliers déposaieut souvent leurs richesses. Dans ces sociétés anciennes où la police était si mal faite, ou ne savait pas de plus sûr moyen pour mettre en sûreté ses richesses que de les placer sous la sauvegarde de la religion. Voyei Schweighœuser, sur Appieo, /ta/., fr. vin, et Valckenaér, sur Hérodote, IV, 162.
Chap. IX. — Locros hexere advectus. Une hexère était un vaisseau à six rangs de rames. Les galères de ce genre étaient fort grandes. On ne s'en servait pas à la guerre. C'étaient de» objets de luxe. Celle dont il est question était sans doute syracusaiue, car cette sorte de navires était plus en usage chez les Grecs que chez les Romains. Voy. Scheffer, de Mil. nav., II, 2, et Périzonius, sur Elien, V. II. VI, 12.
Chip. X. — Inrenti carminé in libris sibyllinis, etc. Tout ce que Tite-Live raconte ici et aux ch. xi et xiv est aussi rapporté par Cicéron (Mot. resp., xm), Pline (vu, 55), Ovide [Fasl., iv, 249-548), Appien {B. Hann., lvi), Hérodien (1, 11), Dion Cassius (fr. lxiii, p. 606, éd. Reim.) , Silius Italicus (XVII, 1-45), et Diodore {Exe. Pciresc, p. 581). Ce dernier raconte seul que les livres sibyllins avaient aussi ordonné que l'homme le meilleur
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
d'entre la hommes, et la femme la meilleure d'entre les femmes conduiraient te cortège, el que le sénat désigna P. Nastcaél Valéria.
Chip. X. — A Pessinunlt. Pessinnnlc finit one vitlede l' Asie-Mineure , dam la Gatatie, tur le fleuve Sangarius. a loues! de Jnliopolis cl de Gordium La déçue tdéa est 1» même que Cybèle. On lui rendait en plusieurs endroit! do culte célèbre, particulièrement à Eleusis,
Cnir. XI. — .Sncrumqut lapident . quant Matremdeam titt inc»((r rfic« 'util. Voj ci dans les Xoniflles annales de l'Iniii'ut archéologique, t. I, une savante et ingénieuse dissertation où mon confrère et mon ami, M. Ch. Le- Dormanl, a traité S fond el soui un point de rue tout nouveau le culte du dieu Mère, de Cybèle.
CatP. XIV. — CianAia OuiwJie. On sait qne lei femmes romaines ne portaient que le nom de la famille et un surnom lire de l'ordre de leur naissance. A' «imita, Terlia, Quarto, etc. Vnyet Sigonius, De nom. rom., ch. m, et Emeitd., I, IT.
liio. — Ludi fuert, totgalesia apptllala. Le» joui mégalétieni, ou jeui en l'honneur de Cybèle, commencèrent avec les Mégalésies, on fêtes de la grande déesse. Ces jem se composaient de représentations scéniquea et de danses exécutées par les dames romaines devant l'autel de la déesse. Les sénateurs, vêtus de robes de pourpre, assistaient è ces danses.
C.aip, XV. — Co/onios la'tnojifuodfrira. Pourquoi ces colonies sont-elles appelées latines? On ne sait aiec certitude, par aucun autre passage, qu'elles aient clé an nombre des colonies latines. Il esl fort douteui qu'on les ait ainsi nommées parce qu'elles étaient situées dans le Lalium. Tel est du moins le sentiment de licyne, Oputc, ttrai.. t. ni, p. 90.
Cbip. XXI. — In txiltum Neapolim «mf«m. Naples était une des Tilles de l'Italie dont le séjour était permis aui citoyens eiilés. Voyet Polybe, VI, 13, elSigon., De oitl.jiir. itul.. 11,14.
lain. — Forte in Q. Metetlum... inridi'W, et ab eoRliegium ri retrarlum. Sur les raisons qui firent penser a Métcllus que Pléminiua ne pouvait jouir du privilège accordé aux citoyens romains d'échapper par l'eiil A la peine prononcée contre eus, voyei Herald., De rer.judir. aurtoril.. I, 15,4.
Cbip. XXVIII. — JVeqtie rnim liominiint modo Cirroa. Fénelon, ï'étfmaqur, livre I, au commencement : > On De voyait de tous eûtes que de* femmes tremblantes, des vieillards courbés, de petits enfanls les larmes aux yeui , qui se reliraient dans la ville. Les bœufs mugissants et les brebis bêlantes venaient en foulé, quittant les gras pâturages... C'étaient de toutes pari» des bruits confus de gens qui se poussaient les uns les autres, qui ne pouvaient s'entendre, • etc.
Chip. XXXVII. — A'orto lerlu arritrr exegerunt. Festus |p. 131, éd. Eggerl : . Opéra public*, quai locanlur ni intégra praslenlur. sur ta lerla vocaatur : etenim sarrire est integruiu facere. >
Cshlf. XXXVII — Ipsttrum coloniarumtentori oui. Les citoyen* de* colonies el des villes libres passaient au cens deiant leurs propres censeurs, selon les formalités prescrites par les censeurs romains (ex formula aii Itomanit eenïorilnudoloi.Op adressai ta Rome ces dénombrements, ■flu que le sénat pût apercevoir eu un moment les ressource* et • ailuetion delà république.