‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de la Collection des auteursChapitre 44 sur 159 · IVE · texte numérisé non relu

IVE

dominer a ce prix, et le commandement est-il ai doux, que les homme» le veuillent acheter par det actions il inhumaines? > Bounet, (fut. unir-, III, 6.

Cbip XXI.— Quidam, quai disteplando, etc. Tite-Live nom offre ici un eiemple de duel remarquable par un ancienneté. La plupart de ceux qui ont traité de l'origine de cet usage l'ont rapporté aux Germains qui émlgrérenl dans la Gaule. C'est une opinion qui confond le duel privé avec le duel |odiciaire. Il est vrai de dire que le duel judiciaire est d'institution germanique ; mait le duel proprement dit a du exister partout ou le* nommes ont connu l'épée. Tite-Live nous montre ici deux noble* espagnol! décidant leur querelle par le jugement de Dieu, deux cents ans avant l'ère chrétienne. Qui peut croire que la colère soudaine et les Injure* inattendues n'aient pas amené, longtemps avant le combat de Corbis et d'Omis, des combats de même espèce? Il suffit pour cela qu'au courage on joigne un léser sentiment d'honneur. Or, l'antiquité ne fut pas si féroce que quelque générosité n'y relevât la valeur. Pour démontrer que le dnel, tel qu'il existe parmi noua, précéda l'apparition de* Germains dans l'histoire, les fait* manquent ou sont du moin» en petit nombre. Mais le raisonnement qui sou-

tient c

e parait pas oé-

i.ll n

parti redoatable, et d'essayer l'on bios le comparera -t-il bientôt il favori de Socrale. En effet, Scipk

i dedev

de Ceaar. Aussi Faautre Alcibiade,

C*ir. XX. - -Trucidant inermtt. elc. Compares Racine. Jmdrvmaqut. acte m, se. S ; Etthtr, acte ti, te. 5 ; Massi 1km, Discours sur la tentations des grands, adilnem.

Coir. XXI. — Quantum caplditai imperii : ■ Faut-il

appui si solide, qi

Iwd. — Haie ofadiutonit» jpectarulo iudi funèbre* adrfiti. f'.n quoi consistaient ces jeux funèbre*! Cette question est d'autant plus embarrassante, que l'opinion commune regarde les jeni de gladiateur! comme un spectacle essentiellement funèbre. Ces jeux faisaient toujours partie de* funérailles det grandi. Rome les ai «it reçus de* Grecs, dit-on, eu le» modiliant un peu. Achille, dans les funérailles dePalrocle, immole des victimes humaines eu l'honneur de son ami. Cbet les Romains , le* victimes s'immolaient elles-mêmes. Ces combats firent dès leur origine essentiellement partie des funérailles ; mais il parait qu'il! ne les remplissaient pat entièrement. 11 se peut ici que Scipion. daut son désir d imiter la Grèce, y ail joint des jeux gymniques à la manière de ceux qu'Achille fit célébrer aux funérailles de Patrocle. Voyex la note dn ebap, txi du Ut. XXIII, tome 1, p. 904.

Cair. XXIV. — Sripio ipse gravi tnorbo. Sur la maladie de Scipion et la révolte de ion armée, voy. Appieu, Hisp., îixiv el tuiv., et Polybe, XI, 25 et suit.

Gaie. XXV. — Pt'on desprranda: eUmentia. Bouuet, Or. fan. : • Jamais ou n'a douté de sa parole, ni désespéré de m clémence. •

Cuxé. XXVIII. — Rbegium ouondam in praesidium mis» ttgio... ptr dtrem anno*. etc. Voje» Epiions., XII et XVi Frootin, i'trarao.. IV, 1, 58; Oroie, IV, S; Zanar., VIII, 6i Valer .-Mai., II, 7, 15; Appleo, Atran.. ix, et iiirlout Poljbe i 1. 7). Du récit de ce dernier, il re- I tulle qu'il fant lire ici «ernovem aiinos. et que Tite-Live, I en portant a quatre mille les coupables frappé* de la hache, a mit, linon un mensonge, du moins une exagération dan* la bouche de Scipion. Il eal conitant que lei rebelles dont il parle aimaient mieux pour la plupart mourir sur les murailles de Rbegium , eu défendant la ville, que de se rendre prisonniers. On conduisit le reste a Rome, et on les décapita sur la place publique; mois leur nombre ne députait pas trois cents.

lain. — Atrium... nominis etiam obomistandi dncent, etc. On sait l'importance superstitieuse que lei

HISTOIRE ROMAINK. - NOTES.

Romains attachaient aux noms. Le rapport du nom d'Atrius avec ater suffisait pour le rendre de funeste augure.

Châp. XXIX. — G lad lis ad scuta conrrepuil. C'était aussi un usage guerrier chez les peuplades germaniques. Vojez Plutarque, Vie de Marins, ch. xx.

Cihp XXXIV. — Mos velusluserat Romanis, etc. Cf. XXXVI, 28; Sigonius, de ani. jur. liai.. I, I; et Saumaise, Observ. ad jus AU. el liom.. ch. ixxvi, p. 60t.

Chap. XXXV. — De fratris filio remisso. Au ch. xix du livre XX Ml, Tile-Live dit (jue Masiuissa était oucle de Massiva; que Gala, père de Masiuissa , était l'aïeul maternel de ce jeune prince, Glarcanus pensait doue qu'il fallait lire ici sororis (Mo. à moins que notre auteur n'ait donné le nom de (râler au mari de la sœur, et que chez ces barbares le frère ne s'unit par le mariage à sa sœur. Grouove croit que Tite-Live a ete induit en erreur par l'expression à£iX<pi£&0;, dout se serait servi l'auteur grec qu'il traduisait.

Chap. XXXVI. — Orasque et anroras prœridunt.

Vojez la note sur le ch. xix du livre XXII, 1. 1, p. 895.

Châp. XXX VII. — Sufetes eorum, qui siimmus Pauis est magistratus. Tite-Live, XXX, 7; « Sufetes» quod velut consulare iriiperiuiu apud eos erat. • Festus : • Snffes consul Itngua Pœnorum. » Les su f fêtes ( comparez les schoplutins des Hébreux) étaient les rois de Carthage, pacùEÎ;, comme les appellent les auteurs grecs. On sait fort peu de choses sur tout ce qui les concerne. Tout ce qu'on peut dire avec certitude, c'est qu'ils étaient choisis parmi les premières familles de l'état ; qu'ils avaient la préséance et la parole au sénat ; qu'ils exerçaient une haute influence, et qu'ils jouissaient d'une grande autorité. On sait encore que pour les décrets il fallait qu'il y eût unanimité entre eux et le sénat; et que lorsqu'ils ne pouvaient s'entendre, la décision appartenait de droit au peuple. Aristote , comparant les su (Tètes avec les rois de Sparte, Polybc, avec les consuls romains, et ces deux auteurs n'en parlant qu'au pluriel , il est à présumer qu'il en régnait toujours deux à la fois.

La question relative à la durée de leur magistrature a été aussi résolue de différentes manières. Ou a cru , sur l'autorité de Cornélius Népos, qu'ils changeaient tous les ans comme les consuls romains ; mais Cornélius Népos sacrifiait évidemment au désir d'établir un parallèle entre les suffètes et les magistrats romains. Plusieurs raisons semblent même combattre cette opinion. Déjà le nom de rois , (JaaiXtî;, par lequel les désignent les Grecs, ne signifie point un monarque choisi pour une année, mais pour la vie. De plus, Aristoie les compare avec les rois de Sparte, entre lesquels il trouve cette seule différence qu'à Sparte cette dignité était héréditaire dans deux familles, tandis qu'à Carthage, elle dépendait de l'élection publique. Si cette élection était renouvelée tous les ans, comment Aristote se serait-il tu sur cette grande différence? Mais nn passage de la république de Cicéron tranche la difficulté. Cicéron y compare les rois de Carthage avec ceux de Rome, et cela en opposition directe avec les magistrats élus depuis un nn. Il faut en conclure que le pouvoir qu'il leur attribuait était à vie (V. Heeren, Polit, et Comm., t. IV, p. 145 et suiv., et Bœtlicher, Histoire des Carthaginois.)

Cbàp. XXXVIII. — Sacrorum cura pontificem maximum in Italia detmebat. Cf.cb. xliv ; Tite-Live, Epitom., L1X ; les commentateurs de Tacite, Ann., III, 58; Gulucr, de vet. Jur. Pontif., 1, 15; Bosius, de Pontif.

max. t ch. vi. et Valois sur Dion dans les Exe. de Piere.se, p 605.

Ciup. XXXIX. — Locus inde lautiaque. Paul. Diac. : « Dautia dicebant veteres , qua» lautia dicimus. Dabantm legatis hospitii gratia. • On peut donc présumer que k mot latin dautia n'était autre que l'expression grecqtM £<Ô7tcv. La formule lova lautiaque se retrouve plusieurs fois dans Tite-Live (XXX, 17; XXXllI, 24; XXXV 25; XLll, 6, 26; XLIV, 16; XLV, 20). On la rencontn encore dans un aucien sénatus-consulte publié daus m Corpus Jn>rripiionum de Gruter, IOI1I. Au mot lautU correspond le mot Çsvta dans les inscriptions grecques C'étaient surtout des provisions de bouches et non dé présents , car lautia est presque toujours suivi de mnnera Venise observa longtemps l'usage de pourvoir à la tabk de ses haies de distinction.

Cbàp. XLIIL— Cttr... non Agathoclempotius... refersl Cet Agathocle était, comme on le sait, un Sicilien qui, di simple potier, devint roi de Sjracuseet de toute la Si* cile. Il dut cette haute fortune à ses talents militaires» a ne parvint du reste au rang suprême qu'après de non» breuses vicissitudes. De son temps les Carthaginois étaien maîtres de toute la Sicile ; il la leur enleva presque ai entier. Mais au milieu de ses succès , un revers imprért faillit ruiner sa puissance. Un combat avait eu lieu eotn lui et les Carthaginois aux environs d'H raiera. Les Car* thaginois fuyaient, et les soldats d' Agathocle s'étaient dejj mis à piller, lorsqu'un renfort carthaginois survint, et trouva les vainqueurs en désordre. Les fuyards se rallièrent alors, et le combat ayant recommencé, l'armée d' Agathocle fut vaincue à son tour. Agathocle se réfugia à Syracuse , et les Carthaginois vinrent l'y assiéger. Agathocle alors conçoit un projet hardi. Tandis que les Carthaginois assiègent sa capitale , il passe en Atrique avec ce qui lui restait de troupes , et marche sur Carthage. La fortune se montra favorable à cette audacieuse résolution, et les Carthagiuois , forcés de demander la paix, l'acceptèrent aux conditions qu'il plut à A cathode de dicter. VojezDiodore,XlXetXX;Poljbe. Mil, 12; IX. 23; XII. 15; XV, 55 ; Justiu . XXII , 1 et suiv.; XXIU. I et suiv.

Chap. XLV. — Quominus suo quisqne loco senator rogatus sententiam diceret. On ne suivait pas un ordre invariable eu prenant l'avis des sénateurs, mais ordinairement on demandait d'abord celui du prince du sénat, princeps senatus, à moins qu'il ne se trouvât dans l'assemblée un consul élu; alors on s'adressait toujours premièrement à ce magistrat et ensuite aux autres sénateur*, suivant leurs diguiiés, lonsulares, prœtorii. œdilitii, tribun Mi et quœstorii. Comme les consuls élus donnaient les premiers leur opinion, de même les préteurs et les tribuns élus sembleut avoir joui d'une égale préférence sur le reste de leur ordre. Le président du sénat pouvait à son gré interroger un membre de ce corps; il le faisait quelquefois par déférence ou par amitié. Les consuls observaient ordinairement pendant toute l'année, pour interroger les sénateurs , l'ordre qu'ils avaient suivi en commençant leurs fonctions.

Idid. — Rtitra. C'était uninstrument de fer pour remuer la terre ou le sable. Paul. Diac. : • Uutrum dictum* « quod eo arena eruitur. • Festus, p. 127, éd. Egger : c Rutrum teoentis juvenis est effigies in Capitolio ephebi • more Gra?corura arenam, ruentis exercitationis gratia. t Quod signum Pompeius Rilbynicus ex Bilhyniasupcllet ctilts regia? Romani déporta ut. •

W CiiP. XLVI. — Cum ingenti rerum ab se gestarum ti-

f Mo. C'est cette table que Polybe a consultée, III, 53 :

Éxul; «yip tùoénis iin Aoxmw rry •ypacptjv raÛTTïv tv x**-

zâfLon x«ra tt: a^ a évrv 6tc' Âwfëcu, xaô'côç xatpoiiç iv tcî;

rri tts* îr«Xtav roirct; àvsarTpeçsro, irâvrco; tvcpuaouuv

mç» mpt «ys rût tcicutwv à^icwn<rrov eïvar Sib *ai xara-

Page 1