LIVRE XXXIII
Par un fragment du livre XVUI, ch. i, de Polybe. on peut juger que Tite-Live, chap. v etsniv., n'a fait que reproduire en latin la narration de cet auteur, et Tite- Live lui-même le dit ouvertement, en ajoutant cet éloge de l'historien grec : Eum non esse incertotm aueiorem. cum omnium rerum Romanarum, f um prœripue in Gracia. gestarum ( ch. x ). Il parait devoir fort peu de choses à Valérius et n Claudius, qne seuls , parmi les autres écrivains , il a cités dans ce livre à trois reprises différentes. Il a ajouté an récit de Polybe quelques faits empruntés i d'autres historiens ; par exemple, au ch. nv, ce qui suit ces mots : L't quidam tradidere eodem die ; tout le reste (ch. xiv , xv) parait traduit de Polybe. Il a en soin de noter la divergence des opinions , chaque fois surtout que les récits différaient d'une manière essentielle , comme an ch. xi, où il cite Claudius et Valérius Antias, et ans ch. xxx et xxxvi, où il s'appuie encore sur le témoignage de ce dernier. An ch. xi, il continue à étayer son récit de celui de Polybe (Cf. XVUI, 17; Grooove, dans ses notes, et Pcrizoo., Animad, histor., ch. ix). jusqu'au ch. xiv {Ecloga, ch. xxii ). Au ch. xx et au cb. xxi, il a suivi aussi le récit de Polylrc ( cf. XVUI, 24, et spicileg. fragm. ap. Schweighsuser, p. 40). De la fin du cb. xxi, jusqu'au xxvii, il a puisé dans les annales latines , les événements d'Espagne , le triomphe des consuls, les que-
HISTOIBE ROMAINE — NOTES.
rsdes tribuns, le
des prisonnier! et du
inlé d
provinces. Tool ce. que Tile-Live nous apprend ( cb. cm l de» délibérations du sénat, m sujet de la Grec-, K ironie aussi dam Poli be mais plus rn abrège, avec d'autre» détails et dans un autre ordre; eu aorte qu'on voit clairement que Tile- Lite a puise â une autre source. Lecb. KHM est tiré du Ht. XVIII , rli. mi el «uiv. de Polybe, 1 qui appartient encore mu* aucun doute tout ce qui suit M sujet des Béotiens. Ch. in , il cite Ici récits divers de Valérius ântiaa et de Claudius Quailrigarïus, dont le nom 1 été conserve par le manu. cri t de Bamberg , nuis preataeloot le reate est traduit de Polybe (XVI[I,2T et suit.), tout lea fzlraits ne nous sont pas parvenus en entier. Daas lea ebap. mi et mu, il a suivi do très-près les traces de Polybe, 28-3.0. Il a ajouté de lui-même l'obier vatioa du chap. mr , que l'étal g nemeot des villes d'Asie Estssii leur sûreté. Pour le ch. mu, voveiPolibech. ni. la ch. «iv est une traduction du cb. mi de l'historien grec , jusqu'à ces mois : llnnc /inem belhim rum Nàtippo kobitit. Mais Tile-Live y a ajouté uue erreur au sssjet de l'assemblée qu'il appelle conciliumpylaicum : errmr qu'a remarquée Schweigbauser I sur Polybe , ch. un, s."j). La fiudn cb. iiiv est due* Polybe. Viennent easaile Ici événement» d'ÊIrurie, qu'il a empruntés a in Mules rosuaine* ; il cite Valérius Anlias et Gandins, et Icfc. mu ) il mentionne le dissentiment des auteurs, la eh. Iiivin, depuis ces paroles : rodent anno, il eomsse*ee de nouveau n suivre Polybe I XVI 11, 32), Cf. Apakn {Syriac, I. auiv.) qui lui-même se règle snr Polybe. Lai dssceur* des député» et d'Anliochus se trouvent aussi ans Polybe, Lea eh. nui el il doivent être comparé» me le cb. mtti de Polybe. Ch. mu, âpre» le mot reili- (aaaat H. Lacfamann peose qu'il manque, dans l'Ile- Liie, une pensée qui se trouve daas Polybe, K ai ta* •STOMfun iittiioisi noXiov, pensée qu'au cb. mu il reproduit en C«s terme» : ctbstinertnt liberii riBifalifins. D y a nécessairement une lacune daut ce qui suit ; ri rûeniro, etc., passage où les éditeurs retranchent à tort ' mu jonction ri. Ce que Polybe a raconté de la coojurtiioude l'Ctolien Scopai et des événements d'Ëgvple lit. un i-i n 'in ), bicoque lea lait* soient lié* intimesHBttiee lea desseins et les plans d'Aniiochus, a néanmoins été omis par Tile-Live , comme choses étrangères la» sujet. EnBu.aueh. m, dans tout ce qui concerne les osusce*. les feries et Ici événements dont Home avait élé fctbééire, à La Ou de l'année, il a fait quelques additions, ■s'il a extraite» , selon sa coutume, des annales romaines. lu ce qu'il racou le sur les affaires de» Carthaginois, sur k faite d'Aunibal, cb. IHI et suiv. . doit être probablessanl rapporté a Polybe, auquel on doit encore faire bannir d'une partie du cb. n où Tile-Live parle du plan suivi par Quinctias, pour rabaisser les Étoliens, et
■ ettap. itii, de la description «acte de Leucade. :e livre , où noire blslorïen a
il Polybe, une habile disposition des avènements arrive» en divers lieui : car d'abord il cou- *■& juaqa'aii bout, le récit de la guerre de Philippe; sasss lient tout ce qui s'est pané eu Achale el en Asie , el
■ narration pas!» naturellement et «an» effort a Aotiocksasj comité , aprea une courte transition, l'auteur s'oc-
Cair. L — Bac per Airmem gctta. Le» dii-aepl premier» chapitre» de ce litre ne se trouvent dans aucune M édition! de Tile-Live. C'eat eu 1616 qu'il*
furent publies, pour la première fois, a Hume, par Bertbolomée Zauetti. Le père Horrion, jésuite, le» avait découvert» déni ans auparavant dans un manuscrit de la bibliothèque de Bamberg. Ou ne connaissait également les derniers chapitres que par un seul manuscrit, celui de Mayence. Hais il n'en esl pas qui contienne le livra lout entier. Ce livre est donc un de ceui pour lesquels la critique a le moins de ressources, aussi est-ce celui sur leqnel elle s'est eiercée avec le plus de bardiesae. Il a été publié séparément eii 1823, par Franc. Goeller, É Francfort- sur le- Mein. Cette édition, collatiounée sur le manuscrit de Bamberg, est accompagnée d'un commentaire de Fréd. Jacobs et de notes de Franc. Goeller, lui-même. Malherbe a donné, en 1621, une traduction de ce livre, que Duryer a réimprimée dans sa traduction complète de Tite-Llie. On peut juger de la fidélité de celle traduction , qui , dans son temps , a été regardée comme nn modèle . par le passage suivant de l'avertissement : • Si en quelque» lieui , j'ai ad jouté ou retranché quelque chose, comme certes il y en a cinq ou sii , j'ai fail le premier pour éclaircir des obscurités qui eussent donné de la peine a de* gentsqui n'en veulent point; et le second, pour ne point tomber en de* répétitions ou autres impertinences, dont sans doute on esprit délicat se fust offensé. Pour ce qui est de l'histoire, je l'ay *uyvie exactement el ponctuellement : maîi je o'ay pas voulu faire les grotesques, qu'il est impossible d'éviter, quand ou se restreint dan» la servitude de traduire mot à mot. Je spiy bien le gouat du collège : mais je m'arrête i celuy du Louvre. Le XXX* liera de Tile-Live, nouvellement trouve à Bamberg, en Allemagne, Irodutl par le sieur de Malherbe, gentilhomme ordinaire de la chambre du rot; in-8% Paris, Toussa incl-de- Bru;, 1621, p. 237.
Cbip.I. — ftimuniaiffonf miliiiou». • Avecle* soldats
d'un seul manipule. > Polybe I VI, 22) et Tile-Live, luimême ( Vili , 8 ) disent positivement qu'il y avait deui porte-enseigne dans chique manipule. 11 semblerait, au premier abord, qu'on devrai! en inférer qu'il y avait aussi déni enseignes ; et alors Qninctiua n'aurait i>ria avec lui qu'une seule centurie, c'est-s-dire la moitié d'au manipule. Durean delà Malle, et après lui le traducteur de l'édition Pauckoucke, ont cherché a éluder la difficulté, en traduisant .si gnu m par compagnie. Mai» ce mol, d'une signification moderne , ne rend pu l'idée de Tile-Live. Notre traduction est pins précise, et elle est plu» eiacte. Car le mot trnjn.ii, aignum. est souvent employé par Polybe dans le sens de airitpi, mnnijjufum (Voy. polybe, I, M et Si, et VI, 22 j; et il est probable que Tile-Live lui a emprunté le récit de celte circonstance , comme de toutes celles de la guerre de Macédoine, el en particulier de la bataille de Cynocéphales. Cf. Juite-Lipse, «feMifit. rom.. 11, 8.
Ibid.— JussU leaionmisj hoslatii ( ta duo miffia miiifunt cront ) lequi «. Lea anciens éditeurs , et M. Lemaire lui-même, ont ici IegiDRts.au lieu de tegionoriit. C'est l» leçon qu'a suivi le traducteur . Cependant nous pensons qna tcgionariU vaut mieui. En effet , ce corps de deui mille hommes ne pouvait être formé de* bastats d'une seule légion, puisque, d'après Polybe ( VI, 19), la légion de quatre mille hommes eu tout, se divisait eu douie cents bailats , donie cent» princes, mille «élites et six cents tria ires. En supposant même, d'après un passage de Tiie-I.ive I XL1I, 31 ], que la légion, a cette époque, eûl déjà été portée 1 cinq mille deux cents hommes, on ne pourrait eu conclure que ie nombre des bastalt fût de
SH
drai «tflte , car il (surirait pour cela que l'augmentation daa nombre des légionnaire* eût porté prnque an iqnement ettr MCofpa.it qnerehû de> priarei et des vélites n'eui pas été étrié dans la même proportion ; ce qui serait contraire à ce que nom apprend Poljbe : ik-, Si «Xiuuc Tài
TSTpUW£lju'w> WRV, *ltà Xryff» IttXGÛVTU TTjV &ÏISIIW
«ki. w Tjiij iw, | VI, 19 ) . La leçon qui a été adoptée daascetle édition, et qui est due a une ingénieuse conjecture de YVafcb f Entend.. 237), tara toutes les difficulté!. Quioctim commandait deux légions ; il avait pu t prendre deui mille bailali, en laissant le reste de ce corps , dont fl croyait ne pas avoir besoin pour ton eipMUan. H anrtit donc fallu, selon oons , traduire ainsi ; * Il avait ordonné à detu mille hasiats, de ses légions, di
Caip. II. — Roanlio inde a Ptalamsi Diatareha. Oc sait que Platée aiait été détruite la tttième année de lu guerre du Pétoponese, par le* Lacédérooniens et leun allié*. Elleaiaitété rebâtie par ordre d'Alesandre, après la bataille d'Arbelles. ( Plut., 41»,, ch. Si. )
Cas». 111 — Paentoa dure sercenli pedilesctirofoaiii. ÊnJ OHoWriH jrntil «tif ront, Plutarque (r"/omin., ch. vu) porte * sis mille hommes le corps d'infanterie amitiaire fourni par le* Etoliens à T. Quinclius Flamininus. Il esl ■l'a illeurs d'accord avec Tfle-Llvc sur la force respective de* deui année*. Celle des Romains en effet était, suivait! lui, de vingt- si I mille hommes. Or, eu additionnant les différents corps de l'armée macédonienne, énumérés ebap iv par l'historien romain, ou trouve un total dé vingt-cinq mille cinq cents homme»; et si l'on y ajouté les quai™ cent* cavaliers, dont il dit un peu plut loin que l'armée de Quluctiu* surpassait celle de Philippe, on a, à cent hommes près, le nombre donné par Plutarque.
■■in, — Dure CydanU. Ce cher esl appelé kùA"m, Xù- Seu, par Polybe (XXIII, 13), et Curfoi, Cyda par Cf. «nui I Philip)). V, Set VIII, 9), et non pas Cjûai, Cydnniii, comme ici et XLIV, 13, 2t.
CmlI. IV, — Accepta ad .tourn /lumen in angastiii ter a Maredonnm phalange. Ce teite est celui de Gronuve; Il eit conforme a ceqoeTile-Livedit au livre XXXIII, cliap. ivn et xv ni . où nous soyons que let Romains furent plusieurs fuit i-cpousiés par la phalange raacédondanleiiuo. Le traducteur a préféré la conjecture de Querenglu* , qui remplace Ur a par (errila. Voici ce que Malherbe pensait de cette conjecture; nous n'avons pas besolu de dire que nous somme» tout a fait de ton avis : i Ce qui m'empêche, dit-il, d'être de l'avis de Querenglns , c'est que Philippe ayant 1 donner du cœur A tes soldats, n'eût pas été bon orateur, de leur ra mente T oir leur III «chrté . Veu mime que bientôt après, il dit qu'en cesse occasion let Macédoniens étaient demeures invincibles , et que tousiours Ils le sciaient , quand la partie terall bleu faîte. ■
Isid. - Ad lioc duo mil/m rœlralorum, quoi peltaslas appetlant. • Ce. fnt Ipbirrale, dit Cornélius Piepot ( Ipliitrait, < |, qui changea l'armure dn fanlatsiu : ou avait porté jusqu'alors d'immenses boucliers, de courtes javelines et de petite* épées. Afin de faciliter le choc et les évolutions il remplaça la parma par la pella, et c esl ce quia fait donner depuis, aui fantassins, lé nom rie périostes. ■ Celle citation, dont nous pourrions confirmer l'autorité par une antre Urée du XV* livre de Diodore , suffit pour expliquer l'origine et la signification du mol petHute.
Les écrivains romains traduisent ordiu irfiTu, comme le lait ici Tite-Live, par le mol c. rtrlro. C'était le nom d'nn petit bouclier couvert en pe*n, de deux pieds de diamètre, et dont se servaient le* Espa-
On est d'accord généralement sur les dimensions et sur la légèreté dé la ptlta ; mais on ne l'est pas sur sa forme- Suivant Suidas elle était quadrangnlaire; c'est aussi l'opinion d'un scoliaste de Thucydide : n&t*
ioni; Tttp «-[c»o«. Plutarque, an contraire, dit qu'elle était de forme arrondie : sûxXo; -tkp aa tani. dit-il en parlant des aneifia, cùîi àiMÎiioai», »c mX-m, rist irtftçfptiav, <LXX' sxttiirôi ï/u -vf ifijAii; iXuotAûc. ( Vie ds A'uma, cb. lui. )
Il parait au reste que l'on distinguait plusieurs sortes de ptlta ; ainsi il est souvent question de celle des Thraces, qui fut donuée pour arme défensive aux gladiateurs. C'Et celle qui approchait le plus de la porno des Romains. Klle était ovale, et légèrement concave. (Pusse, MM. Nat., I. XXXIII, ch. ilv. )
Enfin rançonnait la prJla de* amsiooes, qui estordinairement désignée, dans les poètes, par l'épilhéle de boula:
Dncit AmaionJduni lunatU agraiiis prltU.
Tas*. /En. i, «9*.
lbid.Xl.t6t.
et l'on peut juger de ta forme par le* monuments , on. elle est sauvent figurée. Les bas-reliefs de Phigalie , entre autres, en offrent plusieurs fois la représentation. Voyez met Monuments d'Antiquité figurée, p. 68.
Pendant la marche, les peltastet attachaient leur bouclier sur leun épaule* , au moyen d'une longue courroie. Voy. Plutarque , Paul Emile, cb. in.
Nous avons vu que l'usage de la petit avait été introduit par lpbicrate, dan* let armées de laGreeejPtalaïque nous apprend qne Pbilopœmen persuada aux Achéeus de renoncer à cet usage, pour revenir! l'ancienne armure nationale. Voyez, tur let différente* espèces des boucliers aucient, Ïntte-Lipte, de MUiHa Romonurum, analerlu, III, I, p. 273 et suii., éd. d'Anvers, 1696 et Blatius Caryopbilus, de veteram Clipeïs, Lttgd. Bal., 1751, iu-4*.
Casr. IV.~ Werrede rnnilurii auriliorej mille ferme rr QuiaciNTi. Ces mots et quingenti ne se trouvent ni dan* let édition* de Dralteuborch , de Crévieret de Dureau de Lamalle, ni dan* celle de M. Lemaire. C'est le tes le de cet éditions qu'a suivi, en cet endroit, le traducteur.
Cair. VIII. — CunocephuIiE cocaittur. Ces hauteurs
offraient de loiu l'apparence de tètes de chiens : c'est de
là qu'elles avaient lire leur nom. Voy. Polybe, XVIII,
Plutarque Hamin.,cb. tiui PeJupid-, ch. iuii ; cf.
Strabon, IX, p. 441.
n. — Cirlralos et Macedomitn phalanges», ha*ti* po.iitis... gladiii rem gertre jubet. Tile-Live a traduit presque mol pour mot dam Polybe le récit de la bataille de Cynocéphale*; mai* il ne l'a pas toujours compris. Ainsi temple, cette traduction de itaTaëalutw rà; ocuiasaï iTïa-jdv, par hasli* posilti... gladiis rem aerere. est an -érilfible contresens. La phalange macédonienne ne te lattait jamaia avec l'épée; sa grande prorondeur lui eot été inutile pour ce genre de combat , auquel le premier rang seul aurait pu prendre part. Klle ne se servait que de la pique. Let toi dm la portaient ordiuairemeat eur
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES. 805
l'épaule ; mais an moment de combattre ils la baissaient cêpbales ; elle appartenait donc é? idrmment anx Éto-
pnr on mouvement analogue à celai de croiser la bâton- liens, d'après les termes du traité qni réglait les condi-
tMfte dans notre infanterie moderne. C'est ce mouvement tions de leur alliance avec les Romains. Et , en effet , Po-
Fotvbe a voulu exprimer par les mots xAToêâXXuv ou Ijbe nous apprend (XVIII, 21 ) que ceui-ci ne leur
tr«.€cuXctv ris axpûrao^ Il suffit, pour s'en convaincre, cédèrent que cette seule ville, et gardèrent les trois au-
de lire attentivement les passages où il a employé ces ex- très. Voyez , sur ce qui a pu donner lieu à l'erreur de
pressions. ( Voy. Polybe, II, 69 7; V, 85, 9; XI, 15, 6; Tite-Live, Périxonius, Anim. Hist.. cb. ix, p. 585 et
XI, 16, 1; XVIII, 7, 9.) D'ailleurs où ces soldats au- suiv.
raient-»* déposé leurs piques ? qui les aurait ramassées? q,^ xv . /6» parle dimidia exerriha dimissn. Ce
et enfin , s'ils tes avaient déposées , comment anraient-ils p^^ ^ p,^ dc difficultés , que tous les efforts âe*
pa. après le combat, les élever pour demander quartier, comnientateurs ont été impuissants à résoudre. On en
comme Tite-Live le dit lui-même au commencement du cgl rédlûi p^ , ui daaner un ^ raisonnable, à cuan-
thapitre x, sans s'apercevoir de sa contradiction? ger prefqac entièrement le texte. Ainsi , la leçon la plus
Cas*. IX. — Accessit quodpkalanx Macedonum gratis vraisemblable est celle que M. Lemaire propose dans ses
ctfae iwu*obilis. « Polybe , avec son bon sens ordinaire, noies, sans toutefois oser l'introduire dans son texte,
él Montesquieu, compare l'ordonnance des Romains tant elle lui parait bardie et arbitraire. La voici : • Ibi
avec celle des Macédoniens , qui fut prise par tous les rois partent dimidiam exercitus, divisam trifariam , et omnca
su c cesseurs d'Alexandre. Il fait voir les avantages et les équités... •
inconvénients de la phalange et de la légion : il donne la Caip# xx . - pfe Chelidonias ( promont oriiim Ciliciœ
préférence à l'ordonnance romaine : et il y a apparence est indatum fœdere anliquo Atheniensium...) superareU
«s'il a raison , si l'on en juge par tous les événements de j^g ne, CbéUdoniennes sont situées entre la mer de Pam-
ce temps-là. phylie et celle de Lvcie, vis-à-vis un promontoire du
■ Ce qui avait beaucoup contribué à mettre les Ro- m^ QOm; cefl ^Im dont il est ici question. Voyea
noms en péril dans la seconde guerre punique, c'est strab., X, p. 982; Pompon. Mêla, II, 7, 59; Avien,
qu'Anoibal arma d'abord ses soldats à la romaine : mais D^jpt. or0 is t V, 185 et suiv ; Pline, H. A\, H, 106). Le
1» Grecs ne changèrent ui leurs armes, ni leur manière tj-aité doot parie Tite-Live est celui que Cimon conclut
«-combattre : il ne leur vint point dans l'esprit de re- a¥ec {eg pertes, , pr es i a double victoire qu'il remporta
■oocer à des usages avec lesquels ils avaient fait de si gur ^ prcs dc j'Eurymédon. On sait que, par ce trailé,
fraudes choses. le, perses s'engagèrent à ne point approcher de la mer
c Le succès que les Romains eurent contre Philippe de Grèce p | U8 preg qae de la course d'un cheval , à ne
fat le plus grand de tous les pas qu'ils firent pour la cou- p^ K montrer, avec un vaisseau long ou armé d'un
tsete générale. »( Grand, tt Décad. des Hom. t cb. v.) éperon d'airain, en deçà des lies Cyanées et Chélido-
Cbip. XI. — Caducator eo regius rentt. Suivant Po- menues, et à respecter désormais la liberté des villes
rjbe (XVIII, 17 ) ce ne fut pas un seul, mais bien trois grecques de l'Asie. ( Y. Plat., Cimon.. ch. xui , et Diod.,
étantes que Philippe envoya : il les nomme Démosthènes, XII, p. 295. ) Le texte adopté par l'éditeur est celui du
Cjcnadee et Lymneus. manuscrit de Ramberg. Le traducteur a suivi le texte
„. . A . „. . ... vulgaire, tel qu'il est donné par M. Lemaire. Dans ce
ha». - Vidura atquc aspera beUiexhmtsennt pacis ^ 0Q a ^^ au proIIlonlo ire CUélidonien , le cap
- et fructmmHomanus insevcrtal. Ce serait là un ^màe, mentionné, par Ptolémée. dans la descrip-
bten fier, dans la bouche d allies qui n auraient ^ de h CUide { ,. ? yin } . mh rien n >indique le rap-
qu un contingent de deux mille quatre cents œ ^ ^ 1TCC |e ^^ de cifnon
i, à une armée qui en comptait vingt- six mille. - w T ». £ • -k-» a — „i r—i
fa ,-roU , prêtée, par Tile-Lite .ni Etolien, . rendent . c "'- ™; - «» ie T^,»^^^
.,., T , u1ki^ i«^:«:«« a* l»i.,.«~.„o „... n est pas tour à fait exact. Attale atait hérite, sinon du
fa-eoap •»"? P rotaWe * op f"* de * laU,T T e V '\' titre dYroi , du moins de la pnis»nce royale. Senlement
— — — - — lavons vu, élevait à six mille quatre cents »■«»«»■«■»»«*" y j
/^ .... ... . , • * ,. il est vrai qu il augmenta considérablement ses états, et
le corps auxiliaire ou ils avaient fourni à lar- ,." H «••«»■• ^ — *~ •
-- ■ «—• « h reodit le royaume de Pergame 1 un des plus florissants de
aég romaine. rAsie Voyci Paasan## If g; X, 16; etStrabon, XUI,
Cbaf. XIL — Gallos deinde. Les Gaulois, après leur p . g24. fmeste expédition contre Delphes , et la perte de Bren Polybe et Plutarque s'accordent à faire de lui le plus ans leur chef , s'étaient retirés les nus en Asie , les autres bel éloge. « Il doit être mis , dit Rollio , au rang des sans laTbrace. Un de leur corps s'établit au confluent princes qui ont aimé les lettres. Oies étaient en bouda Danube et de la Save, et prit le nom de Scordisqucs. near a | a cour de Pergame. Attale avait fait orner et era- C'est de ceux-ci qu'il est ici question. Voy. Jiutio, bellir, dans l'Académie d'Athènes, le jardin où Lacj de, XXXII, 5 et Polybe, XVIII, 20. disciple et successeur d'Arcésilas, faisait ses leçons. Il Cas*. XUL — Disceptotio inler imperatorem roma- »™to <* philosophe à venir à sa cour; mais Lacyde réaam et jEtoios orta est de Thebis. Tite-Live s'est encore . pondit, qu'il en était des princes comme des tableaux,
ici trompé en traduisant Pol)be. Ce n'est pas Tbèbes, éeo Pharsale, Larisse, Créuiaste et Eschiue, qui tobjet d'un différend entre Flamininus et les Éto- Ces trois dernières villes s'étaient soumises volooan général romain; elles ne pouvaient être comme des conquêtes, et les Ëtoliens n'avaient aucun droit sur elles. Thèbes, au contraire, avait été prise de vive force, ou du moins n'était tombée au pouvoir des alliés que par suite de la victoire de Cyno
qui, souvent, pour être estimés, demandent à n'être vus que de loin. » Hist. rom., t. VI, p. 575.
Ibid. — SummajustUia suos rexit ; unicam fiaem sortis prœstitit; comis uxori ac liberis, quos superstites habuit ; mitis ac munificus atnicis fuit. Tel est le texte corrigé d'après les conjectures de Jacobs et de Gœller. Le traducteur a suif i l'ancien texte, tel qu'il est donné par M. Lemaire; nous le rapportons ici afin qu'on ne puisse pas accuser l'exactitude de la traduction : • Snmma justitia
■ suosrei.lt; noicam lldeiu socH* pneslllit ; uiorern ac
• liberot quatuor tupersllte* babait; milis ac munincut
• amicis fuit. » 11 est inutile de faire remarquer le singulier eltet que produit cette circonstance , que le femme et loi enfants d'Altale lui survécorenl, intercalée ainsi eu milieu de rémunération de aet vertu*. Ua tel vice de couitructioD ne peut a coup *ùr être attribué à un écrivain comme Tile-Live. C'est une dei raisons qui noua engagent a adopter le* conjecture* des éditeur* allemunds. Le traducteur eu a été également frappé, et l'on a tu que, (Ciemmeot infidèle au texte choisi par l'éditeur, il • interverti l'ordre dos deoi dernière* propotilioui. Malherbe avait Tait de même longtemps avant lui; voyei comment 11 s'en justifie , page* 336 et 231 de ta traduction.
Ca.r. XXIII. — Plieotonsm Itsrfro. Léptlrui ou piteum était la marque de l'affranchissement. Voye* XXX, «S et XXIX, 16. Voyei aussi la note du ch. ivi du livre XXtV, 1. 1, p. 907.
Cair. XXV. — C, .frnipronium Tudllanum pracntisuirm. C. Semproofus Tudilanos élait préleur et non proconsul. Voy. XXXII, 21 et 28, et plus loin ch. un de CoUrre. Cqwndaul il parait qu'a celte époque c'était une sorte de privilège accordé à la province d'Espagne, que le magistrat, auquel elle était échue en partage, jouit du pouvoir consulaire. Aussi ces magistrat* sont- il* souvent désigné* par le litre de proconsuls, quoiuu'cn réalité il* lie fussent que préteurs ou propréteurs. Voyez lmir. gr. allai.. TtnifUtirt par ta cemm. de Morte, I. II. p. 61, BOtel.
dur. XXVI.— Tutco rira atqut Inde Gennalo. Le Ormale ou Germale élait un quartier de la ville, situé au pi ni du mont Palatin , du coté du Forum. C'est la qu'avait habité Ancu* Marttus , et que se trouvait le Lupercale elle temple de Romain*. Cicéron (ad -411., IV.S), non* apprend que M lion y possédait une maison. Son imm lui Tenait, dit Varroo l de !.. L , IV, 8), u Rrmoet Itnmulo jrrmanU fratrlbui : parce que c'était en cet endroit quel c»u du Tibre avait dépo*é le berceau où on Ici liait ri posés.
Cuir. XXVII. — Hlemabat eo temporé Matin. Il l'est (Uni* loi une faute d'Impression dans la traduction ; c'est F.lalit qu'il faut lire, et non I.uiio.
Il paraît que le inanutcrlt porto ici Athrnis, au lien do Kffllm ; loti* le» éditeur* ont suivi cette leçon. Cependant Il est certain, d'opri<s Tile-Live lui-même, que Flaminlnu* prit tes quartiers d'hiver à Élalie , celte année { ch. 1 1 ii et mi ] et tout le temps qu'il passa dsnt la Grèce. Voy. XXXI 1,32 et 59; XXXIII, le!2|XXXlV, 33, 41. 48 el 30. Cf. PoJjb. XVIII, 26.
Iiiu. — Pcrtnâi atqut ab ipso iis ri non a Quinclio ri ItomantiiddatumeaMt.Le traducteur a tuiri la leçon dn luanuiorlt de Mayeoce j la voici : • Période alque ipsl id • a Qulncllo et Romanis datum e**et. •
Imi). — El ramttU* proiimij Bœolarrhén.... fecerutd. Il y avait oute Béolarquea, suivant Thucydide, IV, 91 ; •ept teultmenl . suivant Pausaoias , IX, 13, 3*. Chacune te* ville* composant la confédération béotienne, en nommait un. Ils i assemblaient à Tbèbel, et leur réunion formait le gouvernement de la nation.
Cu»r. XXVIII. — Tolltrt Brachytlam. Tile-Live a emprunté a Polybe le récit de l'assassinat de Brachyllas, et d* la puDillou de ses meurtrier*. Mais il a omis une
circonstance rapportée par l'historien grec , et qui méritait bleu de User son attention ; c'est que le projet de conspiration fut communiqué à Flnmininus, qui répond! qu'il ne voulait pas y entrer, mais ajouta que ai quelqu'un voulait l'eiécuter. Il n'y mettrait point obstacle ; d ordonna au* conjuré* d'en délibérer avec Alesamène, préteur de* Etoliens. Celui-ci se chargea de fournir les ministre* du crime. Voy. Potybe, XVIII, 26.
Chip. XXVIII— Fuga romilum ri quirilnlio fada. On a critiqué l'emploi du mol euiritolio, comme particulier aui Romains : quiritarr, dit Varron , rit ouiritei ciert. Glareanu* justifie Tile-Live, en disant qu'il écrit pour de* Romains ; mais il n'en est pas moins biiarre de voir de* Grec», appeler des citoyens romains, qulritn, h leur secours. Peut-être eût-il mieux vain se servir d'une eipre*sion plus générale. Au reste, Tile-Live a employé le même mot encore ailleurs et indifféremment, soit en parlant des Romains , soit en parlant de* Grec*.
Isid. — Crcatnies, non sine ronri'to inperatorii romani Zeuxippum prinripém gentil id faciam conseille. C'est la leçon du manuscrit de Bamberg. Le traducteur a suivi celle du manuscrit de Hayence, qui eat bien moins probable, et qui cependant a été adoptée par preaqne tous les éditeurs. La voici : ■ Elïeravit ea ca-dea Tbeba-
■ nos Rteototque omnes ad eisccrabile odium Romano-
■ rum; Zeuiipputu priucipem gentil id Guanos con-
Cair. XXX. — Pax data fhifippo In nos legei. Tout ce chapitre, dont te leste était etlrémement corrompu, a élé revu sur les éditions les plus correcte* , et corrigé, d'après Polybe el Appren, Le traducteur a suivi le texte de M. Lemaire. Voy. Polybe, XVIII, 21 ; Appien , Maecd. VII, 2. Sur le vaisseau royal, à suite rang* de rame*, dont Il est question à la On du traité, vaisseau qui ne Tut pas enlevé à Philippe, mais lui fut laissé avec cinq autre*, et ne Inl conduit a Rome qu'après la défaite de Pcrsée, voyei ciaprèa, XLV, 33; cf. Polybe, XXXVI, S, 9j Plularque (Paul Ensile, cb. m ) et Suidas, au mot □■pnûc.
Cuir. XXXI. - i'ofi £loH id denttvn... clam assusontfs, tarpebaitt. Plularque nous a conserve quelque* ver* satirique*, composés par un Êlolieo, contre Flaniiuinns. Ces vers, où le poète revendiquait pour ars concitoyens tout le succès de Cynocéphales, couraient toute* le* ville* de la Grèce. Le* Ëiolient eui-mémès allaient dire partout qu'on vendait la pais a Philippe, et, comme dan* la liberté générale, il n'était pu question de Chalets, Corintbe et Démélriade, les entra tes de (a Créer, il* demandaient si Flaminiuui était le libérateur des Grec*, pour leur avoir mis au cou le* chaîne* qu'il* avaient ampied*. Mais Titus répondit au* Étoile*», en parodiant leur* vers, cl toute* leur* menée* forent inutiles. • Comment en effet, dit M. Michèle t (Hisi. Rom., t. Il, p. 65), ne pa* croire les paroles d'un homme qui parlait purement le grec, qui Taisait en cette langue de* épigrammes contre le* Etoliens, el suspendait au temple de Delphes no bouclier, dan* l'inscription duquel il faisait remonter les K ou m in* jusqu'à Enéc. Le* Grec* rendirent les honneurs divin* au barbare. Ils dédièrent de* offrandes a Tilus et Hercule , a Tilus et Apollon. ■ Ô iïjMc Tiru asi âaaiûiî to pu,>*W Ô iiîjMt Tir» xcù Â*taV Xttw to Aslsn'w». Vovei Plularque, ttamin.. cb. il, m el nu.
Cnir. XXXII. — Tanins cum clatnort piaula* tit or-
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
tus. Ces cris et ces applaudissements furent si forts que ta mer en retentit au loin , et que des corbeaux qui dans ce moment volaient par hasard sur l'assemblée . tombèrent dans le stade.
Csur. XXXV. — Cornélius Thermopylas , ubi freesta*... conrentus. Polybe, qui rapporte ces faits (XVII, 51 , ne parle pas des Tbermopyles, ni de l'assemblée des amohictyons qui s'y tenait; mais bien de Thermes , fille d'Etolie, on se réunissait, sous le nom de Panœtulium, la diète générale des Ëtoliens. Polybe appelle cette assemliiée , riv tûv Otpfiutûv oûvo£ov.
Cba*. XL. — Mirari se, dixit Antiochus.... Les anciens éditeurs, au lien de mirari se. avaient ici satisjam ante 9iéere se. Presque tous ils font rapporter à Antiochus, et non anx Romains, le verbe cogitare, qui se trouve on peu plus loin. Voici comment Malherbe a rendu ce passage : « Que ce n'étoit pas de cette heure que
• les Romains mettaient le nez en ses affaires ; que pour ■ loy. il les voyoit tous les jours faire des progrès par «mer et par terre, et ne s'en formalisoit point. Que
• l'Asie n'étant point a eux, ils n'avoient non plus à s'in-
• former de ce qu'Antiocbus y faisoit, que luy de ce que c le peuple romain faisoit en Italie. » p. 188.
Cas*. XLI. — De morte Ptolemœi régis. Rollio nous apprend , d'après Polybe , ce qui avait donne lieu au bruit de cette mort. • U s'était formé effectivement une conspiration contre la vie de Ptoléraée ; Scopas en avait été l'auteur. Cet homme se voyant à lu tête de toutes les troupes dont ta plupart se composaient de soldats étoeomme lni, crut qu'avec un corps aussi formidable se vieilles troupes aguerries, il lui serait facile, pendant ta aaoorité dn roi, d'usurper la couronne. Le complot transpira. Aristamène, alors premier ministre, le flt arrêter. Il fat exécuté avec tous ses complices. Un des principsax était Dicearque, qui avait été amiral de Philippe, rai de Macédoine. On raconte de lni une étrange action : ijant reçu de ce prince ordre d'aller attaquer les îles ' Cydaées, ce qui était ouvertement contre la foi des traités, avant que de sortir dn port il Gt élever deux autas, l'on A l'Injustice et l'antre à l'impiété, et offrit des ncrifice* sur l'un et sur l'autre, pour insulter, ce semble, cq même temps aux hommes et aux dieux. Comme il s'était si fort distingué par ses crimes, Aristamène le distingua aussi du reste des conjurés , dans son supplice. Il ie contenta de faire donner du poi>on aux autres; mais •oer lui il le fit mourir dans les tourments. » ( Uist. Ane., I vlil, p. 327. ) Ce Dicearque parait en effet avoir été sn méchant homme; autrement le trait cité par Rollin aurait bien pa n'être qu'une manière adroite de faire roi l'injustice de l'expédition.
Ciap. XLIL — Triumviri epulones. Les triumvirs épukma étaient chargés de présider aux banquets sacrés {UcHsternia), dont nous avons déjà vu plusieurs exemples. Ce soin regardait auparavant les pontifes ; mais surchargés d occupations, à cause delà multiplicité toujours croissante des sacrifices, ils furent forcés d'abandonner à éeBoarfeaox magistrats cette partie de leurs fonctions. (Voy. Cieeroo, de Or., III, 19. ) Le nombre de ces magistrats, d'abord fixé à trois, ainsi que leur nom lindiqae, fut ensuite porté a sept , et ils furent appelés septemvirs epulons, ( Voy. AuluGeile, JV. A.. I, 12. ) Le Carâs Sestius, dont on voit encore aujourd'hui à Rome le tombeau en forme de pyramide, était septemvir epu-
Chap. XLU. — C. Flaminii honoris causa i psitt s, pa Irisque , advexerant Siculi. C. Flaminius avait été le premier préteur envoyé pour gouverner la Sicile, l'an de Rome 325. Voyes XX, 35.
Cbap. XLIV. — Quod A. Cornélius Mammula prator toierat. Voy. XXII, 9.
Chap. XL VII. — Residuis pecuniis. On appelait ainsi les deniers qui, affectés à quelque dépense publique, n'avaient poiut rempli leur destination, et que les comptables gardaient entre leurs mains, dans l'intention de se les approprier. De là l'accusation de residuis, dans les jurisconsultes.
Ibid. — Calumniam in eitm jurarent. Les mots calumniam jurare signiGent jurer qu'on n'intente point une accusation par esprit de chicane. C'était le serment que prêtaient les accusateurs.
Ibid. — Tttmvero isti. « Là-dessus, dit Malherbe (p.
• 218 de sa trad. ), tout plein de gens . qui jusques alors
■ a voient vescu degrivelées, estimans que les empeseber
• de les continuer, c'estbit leur oster leur propre bien,
• n'oublièrent artifice quelconque pour exciter les Ro-
• mains à une chose à quoy ils avoient d'eux-mêmes assez
• de disposition , qui estoit de ruiner Annibal. »
Ibid. Unum Annibalem se peti ab Romanis non fallebat. Voici comme Malherbe a traduit cette phrase : « An-
• nihal qni eut meilleur nez que les antres, sentit bien
■ que c'étoit à lui que le paquet s'adressoit. • ( p. 220 de sa trad. ) J'ignore si c'était là le goût du Louvre, an temps du créateur de la véritable poésie française, mais à coup sûr ce ne serait maintenant le goût ni de la bonne compagnie, ni du collège.
Chap. XLVIII. - Adsuam turrlm. Pline, H. JV., lib. II, 71, parle de tours, de lieux d'observation qu' Annibal avait fait élever en Espagne et en Afrique. Quelques éditeurs ont cru qu'il s'agissait ici de l'une de ces constructions. D'autres ont pensé qu'il fallait entendre par ces mots, Annibalis turris, un château, une forteresse construite par le grand général lui-même, ou par un autre Annibal, qui lui avait donné son nom. Enfin, il y a eu des commentateurs, et Drakenborch parait être du nombre, qui , s'appuya ut de l'autorité de Justin, ont peusé qu'il s'agissait simplement ici d'une maison de plaisance, d'une villa qu' Annibal possédmt au bord de la mer. Justin appelle en effet suhurbanmn, le lieu que Tite-Live désigne par le mot turrim. ( Voy. Justin , XXXI, 2. ) Ajoutons seulement, pour terminer, qne cette hypo-i thèse explique beaucoup plus logiquement que les deux; autres, le mot suam. et qu'elle se trouve singulièrement fortifiée par la circonstance rapportée dans la phrase suivante : • tbi cum patata instructaque remigia excepit
• navis. » Voyez, sur cette signification du mot turris. et des mots grecs correspondants , wipfo; et ituafiov, Pansa n.. 1, 30, et Lucien, Timon, 42; Ernesti sur Suétone. Ner.. 58 ; Schleusner, Lex, /Vor. Testant., roc, irûpfc;; Broekb, et Heyne., sur Tibulle, 1, 7, 8 ou 19.