LIVRE XXX IV
Ainsi que dans les livres précédents Tite-Live, dans le livre XXXIV, a mis Polybe à contribution, et l'a même cité ch. l. Comparez aussi le cb. xvii avec Polybe, XIX, K Le chap. xxu, ainsi que le suivant, a certainement Poli be pour auteur; c'est pourquoi il est en désaccord an sujet du sénatus-consulte avec le chap xl du livre precé-
lient, ofiTitc-l.lte a rapporté Ici déUMnUoni datent, d'après les annalistes latins, et où II a écrit, qu'on avai, permis à Qnioctlua de Taire ce que lui semblerait coui mander L'Intérêt de la république. Au cbap.xxiu et mit.. ■1 l'on compare ia forme indirecte qu'il a donnée aux delibérations de» alliés, avec les mêmes détails rapportés par Poijbe, on toit que les premiers oat été calques sur le. seconds, et que Tite-Live n'a fait qu'abréger. Tont ce qu'on litaTbonueur étala glaire des Achéens,cb. xxvjii et mm. Fait reconnaître Poljbesout les paroles de Tile- Live, ainsi que ce qui a rapport aui affaires de la Grèce, dans le discourt de Nabis et de Quiuctius. Ce que Nabis dit du pouvoir des grand), et de l'autorité du sénat, est d'accord avec ce que beaucoup du Grec» et de rois, selon le témoignage de Polvbc ( VI, 1 1 ), pensaient n ce sujet. Aux cb. mi et unu, ce qui est raconté au sujet do tyran Cléomène, tient de Pohhe, que Cléomène poursui •ait de ta haine. (Cf. Manto, 6'porla, t. III, surtout daai VAppend.ifi, p. 153 et suit., el Lucas, de vep. .Mol. ap. Polyli. 58. | Le ohap. iliii est pris du ebap. Lfiu de l'olybe (Cf. Wetseling, aur Diodore, p. 618, Exccrpt.', Tite-Live y cite Caton an sujet de ce que fit Catou luimême, et il tait la remarque que Caton dans set écrits ne s'est point montré détracteur de tes propret actions, 11 s'est servi des Origines de Caion, et peut-être même de la harangue qu'il prononça tur ton consolât, et dam laquelle H ■ fait le tableau de tout les éténementa qui eu. rent lieu en Espagne tous ta conduite. Il a aussi compulsé d'autres auteurs, cb. iLiet iLim.elc, et parmi eiu licite nommément Valériua Anlias, cb. j et tu.
Cair. I. — De Oppïa Itgt abrogaada. Voyez Valcre- Haiime, IX, t, S , et Tac, Ann., III, 33 et 34. Cette loi et la longue et sérieuse discussion que souleva sou abo litlou, prouvent avec quelle force le luxe et la corruption faisaient alors irruption dans Rome. C'est ce que montrent d'ailleurs toutes les luis somptuairrs portées a cette époque. Voyet la loi Mttella { Pline , XXXV, Il > : la loi Orchid. (Macrobe, Satura., II, 13) el toutes celles dont parle Aulu-Gelle < (¥. A., U, 24 ).
Itro. — Q. Fabio et Ti. Sempronio coasulibus. Titus Semproitius fut deui fuis consul ; la première fois , en 5S8, lift Q. Fabiut, surnommé le Temporiser, la seconde, en 540, avec Q. Fabius, fils de ton premier collègue. L'indication donnée ici par Tite Live serait donc insuffisante pour déterminer rigoureusement l'année de l'établissement delà loi Oppia , s'il ne nout fournissait un peu plut loin une donnée positive Nous votons en effet, rti. 'in, que celle loi fut abrogée vingt ans après son établissement. Ilest facile dès-lors de trouver l'année où elle u été portée. Drakenborch a calculé que c'était celle du premier consulat de Ti. Semproniui ( l'an de R. 53H J.
Imd. — N'eu teilimenlo eersicalorl «lerentur. Dans la Grèce, ces vêtements de diverses couleurs, ivSivi iiiitia ( Athen., VII, 6 ) n'étaient portés que par les hommes de
mauvaise Vie, les eunuques, les courtisanes (Athen . XII, 4; Suidai, au mot iTsupûv et ZâXtuiuc; Tarent., fHVMir* , IV, se. H, T. tfi; Petit, Ug. Alt., liv. VI, lit. T, p. 475). On a cru qu'il en était de même à Rome, et que telle était la cause de l'établissement de la lui Oppia. Hait il parait que le tribun Oppfns avait, on la portant, un autre motif; L. Valérius le dit au cb. vi. Dans ta misère publique, dans ta pénurie du trésor, dans nu moment où les particuliers étaient obligés de consacrer leur fortune au service de l'état, il voulut empêcher que les femmes ne loi enlevassent ses dernières
dépensant la leur en vains et frivoles ornements. A coup sûr, si ces vêtements eussent été en quelque aorte la uurque de l'infamie, les femmes honnêtes n'eussent pas réclamé le droit de les porter, et leur reclainmalion n'eût pat trouvé un appui dans le tribunal.
Au reste, nous doutons que tout ced ae soft passé exarteroenl comme le rapporte Tite-Llve, et que la proposition des tribuns Fundanios et Valérius ait occasionné, dans l'état, des troubles aussi aérieui, et soulevé de si grandes et de ti vives discussions. Peut-être l'historien» t-il un peu exagéré la gravité de circonstance» qui lai fournissaient l'occasion de développer quelques liens ooramum , et d'orner ton récit da quelques-unet de cet belle* harangues dont il est quelquefois si prodigne.
Cuir. I. — Ccterum minime exortibilctnalterumutlqtu! consultai M. Porcium catoneat habebenl. H. Hicbelet a recueilli et groupé , avec le talent qu'on lui connaît, les traita épara du portrait de Catou. Nous ne résistant pat au plaisir de citer ce beau passage de l'éloquent historien. ■ C'était un nomme roui, aux jeux bleui, d'au aspect barbare et d'un regard qni déDait ami el ennemi. Sou nom de famille était Porcim (le porcher). Mais il était ti avisé dès son enfance, qu'on l'avait surnommé Colon. A dii-tept ans il avait servi contre Annibil. Depuis il cultivait nn champ voisin de celui du vieux Haitius Curiiis, le vainqueur des Samnilei. Le matin il allait ré- ' pondre sur le droit el plaider dans les petites villes voisines de Tusculum. Puis, il revenait, te mettait tont nu, labourait avec ses esclaves, mangeait avec eoi. bavait comme eux de l'eau, du vinaigre ou de la piquette. Toutefois ce n'était pas un maître tendre. Le pèrt de fa- Mille, dit-Il dant ton livre d'agriculture , doit cendre tes vieilles charrettes, ut titilles ferrailles, tes vieux es-
• Établi a Rome par Valérius, appujé par Fabiut, U devint successivement tribuo d'une légion, questeur, préteur, enfin consul et censeur avec ton ancien patron.
Dans toute l'expédition d'Espagne il avait toujours été a ' pied . avec nn esclave qni portait ses provisions, et qu'il aidait dans l'occasion a les préparer. Après avoir obtenu le triomphe , il n'eu partit pas moins comme simple tribnn , pour combattre Aotiocbus en Grèce. Anx Tbermopjles. le général romain embrassa Caton devant toute l'armée, avoua qu'on lui devait la victoire, et le chargea d'en porter la nouvelle k Rome
■ Tant de rigueur et de sévérité pour lui-même, prêtait une autorité merveilleuse t l'd prêté cynique de tes iliaques contre les moeurs des nobles. ■ Hiil. rom.. L II, j. 85 et soiv.
L faut avouer que le discours que lui prête ici Tlte- Lite, s'accorde parfaitement avec un semblable caractère.
Chip. IV. — Qiifrf léger» Cirtriam de dortii et mtMrribut. Cette loi défendait aux avocats de recevoir de ceux dont ilt plaidaient les causes ni dons ni présents : Ae ■|nfi, ad contât» orandam. pectmium donum» acripiat. (Tacite, Ann., XI, 5.) Elle avait été portée par le tribun H. Clncini, l'an 347 de Rome, sous le consulat de H. Cornélius Célbégus et de p. Sempronina Tudllanu». Cii (de Seneetuti, IV) nous apprend que y. Fabiut Maximut , quoique bien Tient alors, l'avait vigoureusement sppnjée (suitsorfuit).
C'était un retour ans ancient usages de Rome , qui .mposaient aux patriciens, seuls dépositaires des secrets de U législation et des formates judiciaires , l'obli-
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
filioa de défendre gr»tulle:nent en justice les inlérél» dei plébéiens. Mait celle loi n'était pat en harmonie avec l'étal actuel de la jurisprudence ; elle De pouvait subsister aprea les changements qui avaient été opéré! daa) l'sd- ■ini*tr*iion de la justice. Amii ImiiliB-i-elle bientôt ea désoétude- Auguste etwfa de II remettre en vigueur ; Il Ht décréter, par nu séuatns-cousultf, que lea orateun, i» d'avoir exigé ou reçu de leurs client! nue ré <i quelconque, scraieul condamnés h en reatltner l< e. (Dion, L. JV. 18.) Mais elle n'eu fat pu mieui eiéenlée pour cela; elle était inaiécntable. Seulement elle devint, tout les empereurs, un moyen de dépouiller tfhow ét w ritoyen* d'une fortune honorablement acquise, on nne occasion de vengeance contre d'odieai el avides ddalenrt. Voy. Tacite, Ann., XIII, 42.
Cair. IX- — Jam tune Emporta duo oppida trait «un dirijo. Cette description d'Enipories , empruntes probablement par Tile-Live, a uue relation que Catou luimême avait composée, de sou expédition en Espagne , est au des monuments lea plna curieui que noua possédions aar les aalluuîlé* de ce pays. Elle a fourni < M. Fauriel , dus son cours sur le* origine* de la littérature espagnole, qoelu. nés considérations intéressantes, que noua regrettons de ne pouvoir citer textuellement.
Les colonie* grecques , les pins importantes de l'Inerte, é tlie nt situées dans le nord, comme Empo rit j, la plus célèbre de toutes, toul près de tthoda, el, plus bas, Diatttas, sor Ut cote orientale. Il serait donc naturel une folnjence urecque eût été pins puissante au nord que oins le midi de la péninsule; et cependant c'est le contraire qui arriva : le nord résista à la civilisation grecque, tt la voisinage de tant de tilles policées ne put entamer n barbarie. Lea Grecs ne laissèrent, ches les farouches Ibériens, aucune Irace de leur long séjour. On peut juter, par le tableau qu'en Tait ici Tile-Live, dn genre de rdalioni qu'ils pouvaient avoir avec eui. Ces relations rtsient purement matérielles, et consistaient seulement tous l'échange de* produit* naturels de l'Ibérie, contre la objet* importé* de* pays où commerçaient le* Grer*. Cet état de surveilla née et d'hostilité perpétuelle excluait Mue influence sur la culture de l'esprit, sur les idées et les nom-* de* indigène*. Si dos rela lions de commerce abaissaient, c'est qu'elles étaient devenues un besoin pour le* deox peuple*. Mal* elles pouvaient durer ainsi tendant de* siècles, tant qu'il en résulidi le moindre tbangemeut dans les condition* morale* et intellectuelles ta peuple îbérien.
Il n'en était pas de même dan* le midi de l'Espagne. La Turditaijie, comme le» côtes méridionales delà titille, ■(titrait le* première* avance* à la culture grecque, et iviit appris, avec uue docile aridité, s* langue, ses mœurs et te* idée*. L'enseignement des lettres grecque*, dan* cette partie de la Péninsule, est attesté par les monuments. lies cippes, des urne* funéraires noua apprennent le* noms de quelques grammairien* qui j ont professé. L'un de* pin* célèbres est Asclépiade, cité par Strabon, et auquel le géographe a emprunté un passage intéressant sur les antiquités et la culture de la Turdilaioe. Ce rhéteur, trié dans le pays, en avait étudié l'histoire. Il avait composé sur ce sujet nn livre dont on ne saurait trop déplorer la perte.
Casr. X. — Osremij urgrnli. D'argent d'Oica, c'est- 1dire, suivant H. Lemaire, de monnaie d'argent frappée • (heu. 11 1 avait , eu Espagne, doux villes de ce nom : l'une était située dans l'Espagne cilérieme ou Tarracu-
ntlte . soi- la frontière dn pavt de* llergèles; c'est aujourd'hui Hue fa. (Vov.Ptolém. II, 6 ; Plolarqne, Serlor., eh. ixv.édfteiike, et le* commentateur* de Velléiut Paterc., II. 30. } L'antre appartenait a la Béliquc ( voyez Plolém. Il, 50) : c'est de celle-ci qu'il est ici question. Elle po*-
gent. On tait en effet que l'Espagne était, dans l'antiquité, le pays où l'on eu exploitait le plus.
Ca»r. X. — Prorinria turcetioH Q. Mliurcio Iradila. La province d'Helvius était l'Espagne ultérieure, et non l'Espagne rilérirure {voyex XXXII, -28). Or, dans le partage des provinces entre lea préleur*, l'année suivante , la première échut I Q. Fabius Buleon , et la seconde t Q. Miuudu>| NXXUI.26). (/est doitcQ. Fablos Butéoo , et non Q. Hinnciua, qu'Iielvius eut pour successeur. Sigouius a cherché âexpliquer cette contradiction en disant que Tile-Live considérait ici l'Espagne citérieure, où Uelvius venait de triompher des Cdtibérieos , comme sa province, et que c'est pour cela qu'il appelait Q. Miuuciut ton tuccesseur. Nun-teulement cette explicatiou nous parait peu satisfaisante, mait elle est en contradiction avec les motifs qui, suivant Tiie-Liie lui-même, engagèrent le sénat à refuser le triomphe a Helvin* : Quod alirno auspicio et in aliéna prorinria joignant!-
Cbip. XII. — Fama auxifii adcentanlli implererutit. Froutin nous apprend ( IV, 7 ) que ce stratagème sultit elfeclivement pour délivrer les llergètea.
Coar. XIV. — Soif ferrtit. Sorte de javelot tout de Ter, t toto ferra. Festus écrit le mot par deux l, solfifrrrcum, et le fait venir du mot lottum, qui, dana la langue nés Osques, avait la sigoidcatl in du mot toium. Vovex Festus au nul tollo. Quant aux falariquet { falarica ; voyea XXI, 28.
Casr. XV. — Sparo percutif. Le tparum ou spams était une courte jsveline, ou simplement un bflioo ferré. Voy. Virg., .*:«., XI, 682; SU. liai., III, 588; Sali ut le, Col.. LVI. CI. Du Gange, Gloa. med. «I tnf. iefiuiiotii, au mot tparun.
Chip. X VII.— Mûris omnlout dlrullt. ■ 11 avait envoyé dans tontet les villes du paye de* courriers qnl devaient, même jour, à la même heure, remettre entre le* mains des magistrats de* lettre* du contai. Ces lettres portaient ordre de détruire, dans le jour même, tontes fortifications, avec menace de réduire en captivité x qui n'obéiraient pas lur-le-champ. Dans l'incertitude où chaque ville était , ti de pareils ordres avalent été igniliéaaui autres , ou s'il* n'étaient que pour elle seule, t dans l'impossibilité où elles se trouvaient de se concerter osemble, elle* se déterminèrent A obéir, el l'ordre fut exécuté, en un même jour, par la plupart. • Rollin , Uisi. anc, t. VII, p. 58.
Catr. XVIII. — In (trritnlm relut asstrmdi erant. Atstrirt in semiluiem aligurm, lignifie, daut la tangua des jurisconsultes romains, intenter une action contre n quelqu'un qui se prétend libre, et que l'on réclame comme esclave. Tile-Live détourne ici celle expression du sens qui loi et! ordinairement donné, pour l'appliquer A un autre ordre d'idées, c'est pour cela qu'il te sert du correctif celui, pour ainsi dire.
Cbip, XXII. — StnatuieontuUtm, quo bellum aâitrsui Rabin itereium erat. Tite-LIve a dit pin» haut < XXXIII, 45) que le séoat s'en était remis t la prudence de T. Quinctius,du soin de prendre, A l'égard di! Malais, le parti qu'il jugerait le plus utile iim intérêts de la repu-
Dlique. 11 n'est donc pas exact de dira, comme il le tait ici , que ce sénatut-ci insulte déclarait la guerre au tyran
Ca.r. XXV. — Dum habenl ,frgi L'ai Laxiste ( Strab. V11I, p. 569 ) ; le nom de l'autre esl in-
Ciir. XXVI. — Circa Cylarabia gifmmuium. Oo prétendait qu'il avait été bâti par K«;wp«Êii;oulLijXX« r a&if, Ois de Stbénélua et roi d'Argot; ce qui a porté Caïaubon (BurSlrobon.IIl, 1531 t corriger Cytarabis ( lise* Cy- Inraoa) jymnasium. Hais on rencontre aussi rii* KuXaf«En daus Plutarque, Viede.Pi/rrkus. ch. mil. Gf Pau- MDias U, 18, 22 et la note de Sylbnrge.
Ibip. — Per aiiquol trial». L 'expression depuis plusieurs siccZfs, par laquelle le tradactear s rendu cei mois, est évidemment trop forie. Il suffit, poari'en couvaincre, de lire la fin du chapitre . où Tïtc-I.ive dit qu'Agésipolis avait été banni, dans son enfance, après la rann du premier tyran de Lacédémoue- Il est évident que plusieurs; ■lèclei ne s'étaient pas écoulés depuis l'enfance d'Agésipolis, jusqu'à l'époque où il se mit à la télé de* exilés. Au route, l'expression deTite-LIve, ptr alignât alitlei, est elle-même beaucoup trop fo.-le. el elle a élé justement critiquée par tout lei commentateurs. Lu effet, depuis l'aténemeni de Cléomènes, jusqu'au lemps qui nous occupe, il n'y a qu'un espace de quarante ans ; et si l'on fait remonter le commencement de la tyrannie jusqu'au règne d'Agi! el de Léonidss, c'est-à-dire jusqu'à l'origine de* trouble» de Lacédémoue , on n'aura tout au plus qu'un intervalle de cinquante années. Cet intervalle serait bien moindre encore si l'un adoptai! la conjecture, inadmissible selon noua, par laquelle le traducteur attribue à Ly. curgue ce que Tite-Live dit évidemment de Cléomènes.
I*n>. — Pr inceps tral txtutam Agesipoliî. Pour bien comprendre ce passage il faut avoir présente a l'esprit l'histoire des révolutions qui ont agile Sparte daus ces derniers temps, et se rappeler les uonii de tous cens qnl y ont dominé. Nous empruntons aui noies de Ci-évier le réitimé qu'il a fait pour cette époque, de* histoires de Polybe , Diodore et Plutarque.
■ Leooidaset Agis, dont Plutarque a écrit la vie, régnèrent ensemble vers le temps de la première guerre punique. Léomdat fut forcé d'abdiquer, et son gendre, Cléombrote, s'empara du houe. Peu de temps après, Léonidasy remonta, el conspira, avec les épbores, contre Agis , qui fut étranglé eu prison.
• A Lronidai, mort peu de temps aprè*, succéda Cléomènes, son 01», celui dont Plutarque* écrit la vie, et que Tite-Liie appelle le premier tyran de Sparte Ce prince , vaincu par Antlgone et les Macédoniens, se réfugia en Egypte, où il périt trois ans après, peu de temps avant le commencement de la seconde guerre punique.
• Alors les Lacédémonieus placèrent sur le Irùue Agesipoliî encore enfant.de la race des Ileraclides , petit, fils de Cléombrote, qui avait détrôné Léonida» et Lycurgue, homme sans naissance, mais qui avait acheté des Lphores le titre de descendant d'Hercule, et la couronne. Celuici ne tarda pas a chasser Agéslpolls, qui se trouve ici! la tête de* exilés. Apre» un rèune de quelques année» il ■Bourul et laitia nu Bis nommé Pélops.
• Ala tyi anoiede Lycurgue, succéda celle de Machanid*s , qui fut tué dans un combat par Philopœroen. Nabis qui , après lui, occupa le trône, m périr Pélop». • Voyex Polybe, II, 47, 69; IV. % 55. 81 ; V, 54, 39; IX. 23;
Cair. XXVII. — Dromon Ipii nocant ramjmm. Il était bon de Sparte. £>Si totc ateie, ipsuiu [HXtru ïsuWstw»- Voy. Pansin., III, 14 ; Reines. Far. le». .il, ii2 et Meurtiru, Att. tect., 1,24.
Isid. — llotamm deinde quidam. Le* Ilote» ou Hé- Intet étalent, comme on sait, les esclave* public* des Lacédémoniens, et étaient pour la plupart employé* a la campague. Voyet Scblieger, Dis*, de Helolibus Helmtt.. 1755; Recfierclic* fur l'histoire des Ilotes, par Capperonnier, dans les jtfam. de l'Acad. du Iriser, rt B. t., t. XXIII. p. 271; Heurshu, Luron.. II, 6; Cragiui, de Republ. laeed.. I, II; Potier, Ardutoi., 1,10; Manso, Sparta. etc.
Cair. XXVIII. — Ad SeUasiam. Sellasie, ville de Lacouie. La bataille a laquelle elle donna son nom eut lien 01. CXXXVIII, 4, l'an de R., 550. Cf. Polybe, H, 65 et *u1t.; IV, «9; V, 24; XVI, 18; Pausan.. II, 9 ; III, 10. IV,29 ( VII,7;VIII,49.
Ibid. — Sud ipsoj Mtnalai mentis radiées. Cf. Polybe, V, 18, 21, 22. Tite-Live fait du MnsXaïn une montagne voisine de Sparte; Polybe, un lien dan» la montagne ou près d'elle, probablement nn temple avec un bourg ou une ville. Etienne de Byunce, an mot MsviXas; : l'on su X»pû» Xtciotti: MswXsuw. C'est probablement le lien appelé Therapné, par Pausanias, in, 19, et oùse trouvait, dit-il, le temple deMénélaaet le tombeau de ce prince et d'Hélène. Peut-être, de celte circonstance, toute la montagne avait-elle pria le nom de Hénélat.
Cas*. XXIX. — GutAium oppidum. Port et arsenal de Lacédémone. Voy. Sfrabon , VIII, p. 3415 ou 551; Pausanias , I. 27, 6; III, 21 ; Polybe , VI, 19, 6, et Mettrai in, Lac., IV. 6.
Chip. XXXIII.— Referre deinde nom inoti m tyrannot. Polybe (U, 44) en nomme quelques-uns, qu'Arislene partit avoir eu dans l'esprit : I.ysiade de Mégalopolii, Xénon d'Hermione , Cléonyme de Pbliunte, Aristomayue d*Argoi, qui tous, cédant aux conseils d'Aratus on a la crainte qu'il leur inspirait, avaient abdiqué la tyrannie et réuni leurs villes 1 la ligne achéenne.
Cair. XXXV III.— Filtrat quendata fin* vnuro Sparta. D'après les institutions de Lycurgue, qui avait voulu que le courage de ses habitants lui tint lieu de inur et de rempart.
Isin. - Objtcerant muntm. Cf. XXXVIII. 54 -, XXXIX, 37 ; Xénopb., Agtt..U, 24; Justin. XIV, 5; Pausaniu , VIII, 8. S; VIII, al.
la d. — A Phœbeo. Pbœbenm est aussi le nom lodlqté ptr Pausan., III, 14 et 20 ; tt leçon fctSaûn te trouve dans quelque» manuscrits, et dans Hérodote , VI 81 . On luire aussi fesrëaiov et mieux Êipngaïn. La meilleure leçon est peut-cire on Ephebeio, c'est-à-dire du gymnase iù la jeunesse s'exerce , ou du sanctuaire où elle sacrifia i Esurfalln*.— Le Dyrfittettvn. voisin de la muraille, renfermait no temple et les tombeau de» roi». Pautaaiaj, DJ, 12, 7.
Cair. XI. V. — Colonie.... eo awio dedacta mk Voyez chap. itix du livre XXXII. Salerne y est détigiM par l'eiprestlon de roilrum Salerai. Cette ville en effet , tintl qne nous l'apprend Sfrabon [Mb. V. eitr. ), n'était u'nne position militaire fortifiée, qnl devait ton origine un camp romain. Suivant la conjecture de Duker, c'est
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
i rétablissement de celte colonie qu'elle dut sa popula tioo.
Le lecteur aura sans doute remarqué que, dans ee chapitre, les mots ci ri «m romanorum sont trois fois répétés après le root colonia. C'est qu'en effet, outre les colonies des citoyens romains, on en établissait quelquelois qui n'étaient composées que de L»tins. Voyez cb. lui ; coof. Sigon., de Antiq.jur. Ital., il, 13.
Cbap. XLV. — Ager divisus est, qui Campanorum fuerat. Créfieret Dnrenu de Lamallefoot ici remarquer que Salerne et Bnxente n'étaient pas situés dans la Campante, mais que la première était une fille du Picénum , et la seconde de la Lucarne. Ils en concluent que cette phrase, eeer divisus est... doit être transposée et placée a vaut itrst Salemum... Mais on peut supposer sans aucune invraisemblance qae les Campaniens avaient quelques possessions dans le Picénum et la Lucanie. C'est même ce qui explique la phrase de Tite-Live , dont la dernière partie, qui Campanorum fuerat, serait au moins inutile, s'il n'avait parlé que de villes situées dans la Campauie.
Cbap. XLVI. — In singulos, ducenos septuagenos œris triplex equiti. Gronove pense que le texte présente ici one lacune , entre œris et triplex, et, selon lui , il faudrait y suppléer en intercalant ces mots : duplex centurion En effet, dans les distributions que Ton faisait aux années, les centurions recevaient une part double de edle des simples soldats. Voy. ch. lu.
Cas*. X LVU. — Cohors extraordinaria. Voy. XXXV, i.Sinistra sociorum ala et extraordinarii. Les corps 4e troupes , désignés ainsi sous le nom d'extraordinarii, cuient composés de soldats qui avaient fait leur temps et wrvaient de bonne volonté. Il* étaieut choisis parmi les tfcés. Oo les appelait extraordinarii, parce qu'ils cam- (aient à part, devant la tente du général, et que, dans lèrtion , ils combattaient auprès de sa personue. Voyes Juste Lipse , de Mklit. rom.
Cbap. LU. — Ad res gestas edisstr endos. Comme le ténat, en donnant alors audience à Quinctius, n'avait d*aon> bot que de s'assurer si ce général méritait les honneurs du triomphe les mots res gestas edisserendas indiquent qu'il rendit compte de ses exploits, et non de sa conduite, comme l'a entendu Dureau de Lamalle. Ce qui prouve qu'il ne s'agit ici que de $es actions militaires, «/est que pins loin ( cbap. lvii ) il propose au sénat d'examiner et de sanctionner les règlements qu'il a faits de concert avec les dix commissaires envoyés de Rome- Ou «ait d'ailleurs que toutes les fois qu'un général romain sonieitait les honneurs du triomphe, au retour d'une expédition, le sénat lui donnait, hors dp la ville, une audience dans laquelle sa demande était accueillie ou rejeté*, selon que ses opérations militaires, dont il rendait ou compte circonstancié, paraissaient aux sénateurs plus en moins importantes. Voy. VIII, 5 et XXVI, 21, ainsi que la note sur ce dernier passage.
Cbap. L1V. — Megalesia, ludos scenicos.... primi fecenmi. Les jeux mégalésiens avaient été institués dix ans auparavant, lors de l'arrivée à Rome de la statue de la Mère des dieux, qu'on avait fait venir de Pessiuonte. Voyex XXIX, 14. Il n'y a pas de contradiction cepeudant, car Tite-Live ne dit pas que les édiles célébrèrent pour la première fois, cette année, les jeux mégalésiens, mais seulement qu'ils y ajoutèrent, pour la première fois, des jeux scenhraes. Suivant Va 1er i us Antias, cette innovation n'eut lieu que trois ans après, dans les jeux célébrés à
l'occasion de la dédicace du (emple de la Grande-Mère. Voyez XXXVI, 36. Quelques éditeurs ont à tort confondu les jeux mégalésiens et les jeux romains -
Cbap. LXI. — Aristonem qmmdam 7't/rium.... Carthaginem cum mandatas mittit. Appien ( Stjr. VIII ) est ici d'accord avec Tite-Live ; mais Cornélius Népos a suivi une autre version. Suivant lui, Annibal alla lui même en Afrique avec cinq vaisseaux , et débarqua sur les côtes de Cyrène. De là il manda près de lui son frère Magon; mais , dès qu'on le sut à Cartbage , ce dernier fut enveloppé dans la même proscription qu'Annibal. N'ayant plus rien à espérer alors, les deux frères lexèrent l'ancre, mirent à la voile et Annibal revint près d'Antiochns. Magon périt, et les historiens sont partagés sur le genre de sa mort : les uns disent qu'il fit naufrage , les autres, qu'il fut tué par ses esclaves. ( lie a" Annibal, ch. vu. )