E38 T1TE
Mai* ce util pu * cet première* possessions qu'on doit donner le nom de Galalie ou Gallo-Grèce. On appelle ainsi le territoire où il j te fuirent, daus le cœur de l'Asîe- Mineure, après leur défaite par Altale. Le nom de Gallo-Grèce vient de ce qu'ils s'y mêlèrent aux Grect qui s'étaient emparés de ces contrées après en avoir ebas>é les Scythe*.
CHir. XVI. — t'roftctitx Bilhynia in Atiampractssrruirt, eic. Pendant près de quarante ans ils infestèrent toutes tel province» maritimes. Il paraît menie. d'apre* un passage de saint Jérôme, qu'ils ssccagcrentdani une de leurs courtes la ville de Hilat distante de plu* cent lieues (ad. Jot.lib. I).
lut). — Quum (missent génies ï'ofislouoii, Trormi. Tectoiagi. Ou ne sait pas précisément à quelles peuplade* celtique* rattacher les deui premières tribu*. StrabomlV, p. 130) avoue ton ignorance à ce sujet et dit qu'elle* prirent leur nom des chefs qui le* conduisaient. Hais jamais le* Celtes n' avaient adopté de dénomination* de ce genre. Quant lui Tecfosage* nous le* troutou* parmi le* Voice* ( de Vulk, peuple., qui habitaient la première Narbonuaise (Languedoc), Toulouse était leur capitale. Il y eu avait aussi en Germanie près de la furèl hercynienne et en i'auuouie. Parmi les eiplicaliuus qu'on a donnée* de leur* noms & l'aide de la langue tudcsi)Ue, noua citerons le* plus vraisemblable*. Tolisioboii viendrait de to-lislo Boïen, les derniers, le* plut reculés des Boieui, puisqu'il* babitaieut en Paunouie |en alleni. li Ut dernier, eu grec Xiïoflc;); les Trocnii qu'Etienne du Bjiauce nomme Trocmeui, seraient le* Tiirok-Maenner, hommes de la Thrace; enllu TrClosagi serait pour 'l'eiUa-ntgi , Tentants , et signifierail lili de Teut ou bieu encore : parlant la laogue de Teut [ de Sage, langage). Pline (V. 52i,.ct Soliu, (LUI, p. S2J font encore meuliou de Iroi* autres peuple* gaulois établis en Asie : les Voturi, le» Ambilui el les Teuiobodiaci l'tctil-bodtn. terre de Teut). Hais ils ont sans doute confoniu aveclet peuplade* principale* quelque* canton* qui eu étaient des subdivisions.
Ibid. — Circa llalyn /lumen. L'Haï;* «t aujourd'hui appelé Casil-lrraac.
1*10. — 4'uriat quoque ad pûrtremam reges. Le* hiitoneus anciens disent, il est vrai, qu'Auliocbus Soter remporta sures* peuples une victoire qui lui valut, delà pari
paraît qu'il ne battit qu une seule des trois nation*. Justin (XXV, 21 assure que les roi* de l'Orient ne firent jamais I* guerre sans avoir des Gaulois k leur solde. La terreur du nom gaulois, aj ou le-t-il, était si grande, el ils faisaient la guerre avec laul deiuccos.que ces prince* ne croyaient pouvoir, sans eus, ni défendre, ni recouvrer leur* trônes. Ibid, — Suptrlor fuit. Ou rapporte ( Pulyen, Slralag., IV, 20; et t'rciulin , Slratng,, 11, IS | que le roi de l'ergarue, pour donner du courage a set troupe*, fit préparer d'avance le* entrailles des victimes, de sorte qu'eu les consultant le* augure* y découvrirent ce* mot* : BÀSI- AJLTiXMKH. Le* Gaulois, de leur roté, avaient osé duo singulier stratagème pour arrêter la poursuite de* ennemis , en cas de dé:*ite. Ils avaient porté à I'* m ère-garde de* gens chargé* d'or et d argent , avec ordre de répandre ces richesses le long de* chemina. Apre* sa victoire, Allale fut transporté d une telle joie qu'il 111 faire, pour en perpétuer le souvenir, deui tableau*, dunt l'un fut
placé s Athènes et l'aulre à Pergame. Outre le nom de Galatonilces, que le* Grecs lui décernèrent alors I Suida* au mot Nût«v£p*;), il prit lui-même le titre de roi, que te* prédécesseurs Philétérus et Eumèue n'avaient pa»
. Le *
Guir. XVI. — Vt a'iaiiUimtimpt'U de celle bataille Tut que du consenleuient de* rois de Pergame et de Bilbynie il* «'éloignèrent de* côte* et occupèrent dan* l'intérieur de l'Asie , un territoire pris sur la Phrygie. I* Bithynie, la Papblagonie et la Cappadoce.
Le* Trocmi s'établirent au nord, du coté du Pont, de la Papblagonie et de la Cappadoce; la ville de Tavluin était leur capitale.
Le* Tolislobolen* occupèrent le* contrées voisines de la Bythynieel de laPhrjgte, ayant pour capitale l'ancienne ville d- Pessinontc.
Enfin, lei Teectnsage* eurent le* environ* d'Ancyre, jusqu'au lleuve Halys ( Strauon , XII; Pline , V, 32 ). Cm trois capitales ne furent pas fondées par eux. Il* le* fortifièrent seulement pour y garder le fruit de leur* pillages, et peur y établir des marchés où ils vendraient !e finit de leur butin et leur* denrées.
Les Galates se filèrent ainsi trente-sept an* aprea laor pasiage en Aile, l'an 241 avant J.-C., SiS an* aprea la fondation de Rome.
Imn. - Proctra corpora. Polyen {Slralag., VIL S!) rapporte une particularité qui mérite d'être citée. Brennus, dit-il, pour etéiler les Gaulois a le suivre, produisit, dans les assemblées du peuple, des prisonniers grec*, et faisant tenir auprès de ces étrangers petits, faible*, a tète rasée, des Gaulois, grands, de boune mine el bien armés, il leur disait: • Comment nous, qui somme* de*
• homme* si grandi el *i fort* , craladtioui-uoat de faire
• 1* guerre <t de* gens si petits et si faibles î > Voyea auari Diodore de Sicile, V. 28; César, G. de* G., II, 50.
Ibid. — BttWatœ. Lea Gaulois et le* Germain* avaient naturellement la chevelure rousse. Mais ils cherchaient aussi a lui donner encore un aspect plus effrayant eu la teignant avec de l'eau de chaui ou avec un luéumge de savon et de cendre. Voyie Diodore de Sicile, T, 28; Pline , XXVIII, 12; Tac, H«I.,1V,8I.
Ibid. — l'oïla sfula. L'armée de Brennn* Iraverta le Spercbiu* en se servant de ce* longs bouclier* comme de barques. Voyez Polybe, II, 30; Straboo, IV, p. 1 J6 ; Pausanias. VIII, 50.
Ibid. — Profongi giadii. Vojei XXII, 46. Ce* épée» l'appelaient spathte. (Flor., 1, 13).
Ibid. — Eus olim fugtnmt majore* noiirt. Le* édition* ancienne* portent : Ai AUiam olim fnderunt majora nos Iras. On remarquera combien le c ha Df ement dn sujet rend alors la phrase incorrecte, puisque le* verbe* suivant* rtrdunt fïignntoue ont pour nominxlif majore*. La leçon de celte édition est d'ailleurs donnée par quelque* manuscrit*.
Ibid. — Tilu» Monliuf, M. l'oieriu*. Voy, VII, 10-26.
] nD . — GalliramraMém. On a rcroarqné que lea Italiens , lor* de l'eipédiliou avenlureuse de Charles VIH , dêsignèrenl de même l'impéluatue valeur de* Françait par le* mots de /Via franco*.
Ibid. - Mouilla inler Qmeoi *i,a. Vojei V, 34.
la d. - Triranliaiioaidéi; Sportovto.elc. Voy.XXV.».
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
CB4P. XVill. — Unut ex regulis. Chacune des trois tuions qui composaient le peuple des Gâtâtes était difisée en cantons on télrarchies, et !a Galalie entière liait soumise à nn gouvernement aristocratique et militaire. Epofognate était sans doute un des douze létrarqses. En temps de guerre un conseil de trois cents membres désignait un on plusieurs tétrarques, qu'il chargeait éa commandement des troupes et de la direction des af-
in». — Oroandensium. Peut-être faut il lire dCanden- «w, d'après Pline (V, 52).
Imd. — Ducenta talenta : 758,800 fr.
la». — Ne Tectosagis bellum inferret. Polybe (XXII, S) et Tite-Liv e lui-même par la fin de ce chapitre, comparée avec le commencement du suivant, donnent à owe qu'il faudrait plutôt ici : ne Tolistoboiis.
Ibid. — Axylon terrom. Cette contrée a été reconnue sr les voyageurs modernes qui ont ▼faite l'Anatolie.
In». — Fimo bubulo pro Ugnis utuntur. Dans plusieurs de l'Asie on en est encore réduit à ce combustible.
Iao. — Cuballum. Les savants qui , avec assez de vraismblaace, ont cherché è expliquer par la langue tutenue le peu de mots galates qui sont arrivés jusqu'à oûqs, font dériver Cubatlum de kuh-wal, enceinte ou parc de vaches, ou de kuh-ball, bouse de vaches.
Isn». — Ad Sangarium /lumen. Ce fleuve porte aojoui fluri le nom de Zangari.
la». — Ex Adoreo monte. C'était la chaîne parallèle si Taorus, appelée par les Grecs Dindyme.
Ibid. — Tymbrtti fluvio. Ne confondes pas le T ymbrès oa Tymbrius avec le Tbymbrius, affluent du Scamandre tt Troadr. Coinp. Strab., XII, p. 543, et Pline, VI, 1.
Iam. — In Propontidem stse eflundit. D'après le té- ■nignage positif des anciens et des modernes le Sangarius se jette non pas dans la Propontide, mais dans le Pont-Eoxin, non loin du Bosphore.
la». — Non tas* magnitudine memorabilis. On l'appelait quelquefois Çïipaêxni;, de Çr,p©;, sec, et gaiviiv, marcher, parce qu'en été ou pouvait le traverser à pied sec
Ibib. — Piscium accolis ingentem vint prabet. Orphée [Argon., V, 715) donne au Tembrias son affluent, le surnom d'txftuctt;, poissonneux.
Ibid. — Gâta matris magnœ. Le» fanatiques prêtres
de CybèJe devaient le nom de Galli au fleuve Gallus , en
Phrygie, qui se jette dans le Sangarius, et dont l'eau,
disent les anciens, rendait insensés ceux qui en buvaient.
Cor igltur Galles, qui se excidere, vocamus
Quum butam a Phrygia Gallica distet humus?
Inter, ait, viridem Cybilen , altasque Celeuas Amuis it insana nomiue Gallus aqua.
Ovide, Fast., IV.
Voyexanssi Festus, au mot Ga//i, et Strab.. liv. XII. Il est à remarquer «nie, dans l'ancienne langue germanique, gall signifie insensé, furieux- Voy. le Glossaire de Wacbter.
Iam. — A Pessinunte. Cette ancienne ville de Pbrygie était céktore par le culte de Cybèle. On doone pour étymologie à son nom le verbe motiv, parce que la pierre , image de cette déesse , y tomba , dit-on , du ciel. Les Galates honoraient la Cybèle de Pes*inonte sous le nom d'Angistis on Agdistis. On trouve eo effet dans Spon
Mscell., sect. m, n* 58 ) l'inscription suivante MHTPI 8EON AITISTEI. Voyex Strabon, XII, p. 851 . Hesychius au mot A^umc, et Pausanias, VII, 17, 5.
Chip.XVHL — Tum insignibussuis. Polybe (XXII, 20) dit : fycvTt; wpo<midî£ia xxi tûitoo;, c'est-à-dire portant sur la poitrine les images de la déesse. Voyex Den. d'Halic, 11,19.
Ibid. — Ad Gordium pervenit. Gordium . fondée par Gordius, père de Midas, était une des plus anciennes villes de cette contrée. Son nom rappelle le célèbre acte de bon sens du conquérant macédonien. Voy. Arrien, II, 5 ; Justin , XI, 7 ; Q. Curce , III, 1 .
Ibid. — Hellespontum ad Sinopen et alterius orœ littora. Des commentateurs ont proposé de lire : ad Hellespontum ad Sinopen et alterius, ou ad alterius, etc. en prenant Hellespontum dans le sens de cote de l'Hellespoot. — Sinope est appelée par les modernes Senab.
Ibid. — Ex campeslribus vicis. Les Galates, qui avaient importé en Asie les formes du gouvernement et le langage des peuples Celtes . étaient divisés , comme nous l'avons dit, en douze tétrarcbiesou cantons. C'est ce que Tacite ( Germ., ch. xn ) a nommé pagos, civitates . Chacun de ces grands cantons était subdivisé en quinze ou seize petits ( vicos. ) Voilà pourquoi Pline dit (V, 52 ) que les peuples et tétrarchies des Galates montaient à cent quatre-vingt-quinze.
Ibid. — Olympum montem. Ne confondez pas cette montagne avec nne autre du même nom qui séparait la Bithynic de la Mésie et de la Phrygie. — L'Olympe, doot il s'agit ici, était au milieu de la Galalie, entre le Sangarius et Ancyre. Les Turcs le nomment Anatoli-Dag.
Chip. XIX. — Eranttunc triumpopulorum reguli, etc. Le conseil général des trois cents avait sans doute désigné , dans chacune des trois peuplades, un tétrarque chargé du commandement. Car les tétrarques ( reguli ) étaient au nombre de douze. Eposognate avait aussi ce titre, comme uous l'avons vu plus haut. Ces fonctions étaient électives. Strabon ( XII, p. 851 ) nous a laissé des détails assez étendus sur le gouvernement des Galates.
Ibid. — Ortiagon. Ce tétrarque employait alors toutes les ressources de son esprit, toutes les intrigues, toutes les promesses pour se faire nommer chef unique. Ce but, anquel il ne parvint pas , fut atteint plus tard par Déjotarus , si fameux dans l'histoire des guerres civiles de Rome. Amyntas, son successeur, fut le dernier des rois de Galatie. Après sa mort , Auguste réduisit ce royaume en province romaine , l'an 729 de Rome , vingt-cinq ans avant J.-C. Voy. Polybe , XXII. 21 ; Aurel. Vict., de Vir. Ulust. t cb. lv ; Val. Max., VI, I ; Flor., Il, H et Suidas.
CB4P. XX. — VelUarium hastarum. Voy. XXIV, 54.
Chaf. XX. — Tralli . peuple d'Ulyrie.
Ibid.— Scuta longa, etc. Ces boucliers étaient en bois ou en écorce d'arbre. Les Gaulois les ornaient de peaux de bêtes ou de têtes d'animaux en métal. Selon Pausanias, ils lesappelaient thyrcos (peut-ètrede thier, bête sauvage.)
Ibid. — Velut ferœ transfi.rœ. Pausanias ( IX, 21 ) rapporte que les Gaulois de Brennus arrachaient les flèches de leurs blessures et les lançaient avec rage contre les Grecs.
I Ibid. — Quod nudi pugnant. Les Gaulois cisalpins . I auxiliaires d'Annibal à la bataille de Cannes, combatti- I rent de même nus jusqu'à la ceinture, ainsi que les
Cimbres contre Marins. Voyez Tite-Live , XXII, 46; Polybe, II, 28; Polyen, Stratag., VIII, 10.
Chap XX. — (Jua eve liant. D'autres éditions portent : (juœ vellant. On a aussi proposé : qui (quomodo) ecellant.
Ibid. — Sicut passim proctmberent. On lit encore : sic ut passim, etc.
Chap. XXII. — Transverberatis srutis plerisque intcr se conserti hœrebant. Se tenant sénés et formant la tortue avec leurs boucliers , de manière qu'ils fussent appuyés les uns sur les autres, les Gaulois devaient se trouver, pour aiusi dire, attachés à leurs voisins, quand les deux boucliers étaient percés de part en part. Voyez César, G. des G., I, 25.
Ib d. — Aut vendidit quod ejus in publicum redigendttm erat, etc. Appien ( Syr., cb. xlii, ) dit que les prisonniers furent vendus aux barbares des pays voisins.
Chap. XXIV. — Annjram nobileminillislociturbem. Anc>re ( Angora ou Angouri ) est remarquable par ses beaux restes d'antiquité. ( Voy. Tournefort, Voyage dans le Levant, tome II. ) D'après Pausanias son nom lui venait d'une ancre ( dtywpo. ) trouvée en ce lieu par Midas, son fondateur.
Ibid. — Ortiagontïs reguli uxor. Plutarque dans son traité sur les vertus des femmes, cb. xliii, a rapporte le beau trait de cette Gauloise d'après Polybe, (XXII, f 2 et 21 ). Il la nomme Cbiomara.
Ibid. — Inter plures captivos. Peut-être doit-on lire captivas, Plutarque dit : puera twv aXÂov pvaixûv.
Ibid. — Quod servum fortuna erat. Le mot servum est ici pris adjectivement comme servi le.
Ibid. — Talenli attici. Le grand talent atlique d'argent valait 5,750 fr., le petit, 4,512 fr.
Ibid. — Mulier Ixngua sua, etc. Les Galates avaient adopté la langue grecque, sans oublier la leur. Lucien ( Pseudom. ), assure même que de son temps ils parlaient encore le gaulois. D'uu autre côté saint Jérôme > dans la préface de son commentaire sur l'épitre aux Galates, observe qu'à quelques légères différences prrs, leur langue était la même que celle dont on se servait à Trêves. Tacite affirme, il est vrai, quelesTréwriens étaient Germains d'origine ( Germ., ch. xxvm ) ; mais cette ressemblance n'a pas de quoi nous étouner , puisque le gaulois et le germain étaient deux langues de la même famille. Cette langue est si ancienue qu'on en retrouve les racines dans tous les idiomes de l'Europe. Le peu de mots galates que les anciens nous ont transmis, quoique défigures par les Romains et les Grecs, qui les torturaient pour les accommoder a leur prononciation, semblent confirmer pleinement le témoignage de saint Jérôme. Nous avons déjà fait remarquer l'origine des mots Leonorius et Lutarius et de quelques autres. Ceux de Combolomorus et de Cbiomara nous ofirent la terminaison mar, qui signifie grand et équivaut à mer ou mir (meren, augmenter). Selon Pausanias (IX, 19) les Gaulois de Brennus appelaient trimarkesia un corps de cavalerie où chaque cavalier avait deux valels montés comme lui. On retrouve dans cette dénomination try, trois , et march ou mari;, cheval. En bas-breton, mark a encore le même sens. — Us nommaient embrecton, du vin qu'ils offraient à la divinité, après yavoirémietté du pain (Voy.Hesych.,aumot fvTptTov). Eu allemand cinbroken, signifie encore émietter. Strabon appelle drunœmeton , le lieu où s'assemblait le conseil général de la nation. Ce nom parait renfermer les
mots dru, chêne, racine de Drnides, einemtt, temple, que reproduisent quelques noms d'anciennes villes de Gaule : Nemttacum, Atigistonernetem , etc., et auquel Fortunal donne aussi cette signification ( livre I, cb. xix). Nomine vernemetis voluit vocitare ve tustas Quod quasi knum ingens gallica lingua refert.
Si ces conjectures n'ont pas tout le caractère de la certitude, elles offrent assurément uoe assez grande vrai semblance.
Cdap. XXIV.— Mirantique... confessa viro est. D'après Plutarque , Ortiagon , louant et admirant la fidélité de sa femme, Cbiomara , s'écria : « Ce qu'il y a de plus admi- « rable encore, c'est qu'il n'y a plus au monde qu'un seul « homme qui puisse dire qu'il a eu des rapports avec « Cbiomara ! •
Ibid. — - Ad ultimum conservavit. Polybe dit qne pins tard il s'eutretint avec Cbiomara. daus la ville de Sardes, et qu'il fut enchanté de son esprit et de la noblesse de>ses sentiments.
Chap. XXV. — Principes gentis per quos œque res transigi posset. Strabon nous apprend que chaque tétrarque avait sous lui un juge, nn commandant et deux lieutenants dn commandant. Ces différents officiers formaient une espèce de grand conseil ( principes ), outre le conseil général des trois cents qui connaissait de tontes les affaires criminelles. Cf. Tacite, Germ., cb. xi et xu.
Ibid. — Per fidem riolati colloquii. On a proposé de lire : perfide violati. Mais Tito Live a dit dans le même sens (I, 9, et XLII, 47 ) : per fas ac fidem decepti, et, fide publica decipi ( V, 29 ).
Chap. XXVI. — Ratura montis. Le mont Magaba.
Ibid. — Morzi auxiliares. Morzus était roi de Pa p h lagon ie. Voy. Polybe, liv. XXVI, 6, et Strabon, XII, p. 562.
Cuap. XXVIII. — Senatum perlegerunt. Tous les cinq ans les censeurs faisaient, à haute voix dans le sénat, la Icclnre des listes des sénateurs. Ceux qui s'étaient rendus indignes de leur rang, ou qui avaient réduit leur fortune au-dessous du capital exigé, étaient censés eiclus ( senatu moti) , quand leur nom n'était pas appelé. Ces exclusions, souvent arbitraires, donnaient quelquefois lieu a des haines implacables; mais cependant elles ne flétrissaient pas comme une condamnation par jugement, et les effets n'en étaient pas irrévocables.
Ibid. — Super œquimelium. Noos avons va au ch. xvi du livre IV qu'on appelait ainsi l'emplacement de la maison de Sp. Mélius, tué pour avoir aspiré à la royauté. U parait qu'il était resté vide depuis deux cent cinquante ans.
Ibid. — A porta Capena. Cette porte ne menait pas à Capena ( Civitella), mais à la voie Appienne.C'est aujourd'hui la porte Saint-Sébastien, au N.-E. de Rome.
Ibid. — Campani ubi censerentur, etc. Depuis que Capoue avait été remise sous le joug, elle ne formait plus un corps municipal , n'avait plus de sénat, plus d'assemblée du peuple; elle était au nombre des villes appeléea prerfecturœ. Voy. XXVI, 16. Cf. Beaufort, Rép. rom., tome II, livre 7. César lui rendit ses anciens privilèges.
Ibid. — Circa excitâtes insulœ. L'île de Céphalénie renfermait quatre villes assez considérables , dont les habitants étaient désignés par des noms que Tite-Live nous indique un peu plus bas.
HISTOIRE ROMAINE. — NOTES
Cair. XXVllI.— Xtsioto. Aa lieu de ce mol 11 fsiil évilamnenl lire Prônai ou JV oiifiii , noms avec lesquels le
tridnrteur a fabriime le singulier nom de ville KttitU an titude .■teto*, désigna ni l>'s hnl>iiaiiiiifelai[iialri*riii! tillo te Cépbalroie dans bm le» autres auteurs ancieni. Vojei Ebnpe de Bjiauce ; Slrabou, IIt. X, p 453 et 700; Tnutidtde. II, 3U.
Primé, située du roté oriental lie l'ile, dans Due région
-ratai
i l'entrée du golfe occidental, a peu prêt lleudmil oïl «I le bourg moderne de Liin'i.
Craniiim -était prêt do m .m- golfe.
SimeouSamo- aujourd'hui S»mo I était In plus impruoli-i-t, du leu.ps d llen-lule. l'unique tille de l'Ile. /..i,- était sitoee on s du canal qui sépare Ithaque de Ce' !■:■ i.-io,.-. Ou iTi'ui.ii -il encore les reste» de sot anciens «mn et quelques autres débris.
Cbip. XXX. Afghan Aujourd'hui Vnatilia. Noos ■«dos déjà dit que le* dépuiês de la Iiruc achéenneae rassembtaJeot prtsdela vill -. dans nu bois nommé *nosium. I*n>. /n arctin roneenlui ajermtur. Il était ainsi fatal moins facile sut Humains de dominer les délibération. Pou- les querelles eutre Im Achêenl , et les Laeédemoniena, TOT- XXXVi, 53.
IaiD. — Lan : An sud de Sparte .lurlegolfe Laconique. Fini,, III. 16 ; Strabon , V*. VIII, p. 564. Paiisan.,
Ui,U.
Case. XXXII. — Elin : Aujourd'hui CaUMCOpi.
Iiid. Uiophant- Ennemi particulier de Philnpfe- M, vendu am Humains ci généralement bal pour ta
Ci.F.XXXlll. Fmfru omo-I in Conltofto. C'est ici loi* qne Mite-Lire fait mention de cette
Iiid. — .«que tla lepfemdertm.. ttxag-Httt 1res , etc. rlauu-qne lie de Phtiopirmen dit qu il périt en celle occasion quai re- vingts Spartiates tcfta Polylie, et troii rtai ciuquanle selon Arinocralel. Pansanias \Ill, 51) ajoute que Phlloprineo bannit du Pelnponèse mit état» ciurjntt de Lacedémone, auteurs de la ruplore. Cf. \\\\\, 50«l*uii.
Cair.XXXlV WlaH iillslUflii I fm •finiH onom ni ■.uni dirttertut. Parce que, comme Ljcorlas le dira pins tard {XXXIX, 57) ces ûiurs élevé» pur le» tyran leur semblaient être 1rs cicaliicisiionleusea de leur esclavage.
lu. Team- Aujourd'hui Paléo Tripolilia, ville ancsenne et considérable de l'Areadie.
tan. tjnnfiit lif ttrfrf r ni qcnui honiinnm él rendere ptrtpratltr ptaiatt. aclon Mularque (Tiedr l'hilop.jtrûu mille affranchit fureniaiusi vendus à l'encan.
Ibd. Portirn» tX ta peruntn... rtftcta tu quam Larttbmonii iiirurroiil. Dralenborch suppose que ce portique était la galerie ■lonimce Myropole ( parce que lc> parfumeurs y aiaieiil établi des boutique» |. Lea Mégaiopohlains, ayaut lainrules Spartiates cllué leur chef Acroutus, llli deCleomcue, l'jiaienl eleié «V leur* dépouilles, tjuaud ici Lac.demoiiieiis sous la conduite de tdeonièue lurent a leur tuur vaiuuueurs et maîtres de llegalop lit, iltdiirui.irïut i-cmooument de leur houle. Yoy Pausau, VIII, il el SU.| Maintenant PbiLop rnien, putar leur insulter, comme kl dit Plut arque , fait de nouveau relever celédilice avec leurs dépouilles.
XXXI V. — Aqtr Belbinatei. La possetsion deçà lurent nailre des sujets de querelle euire l'Arcadie et la Lacouie anr le* conlint itetiiuellet il était situe CHotnètt l'avait enlève aux Arcadiens Voye* MntlT.Bi rtflMIl .TOT. tTl Aotipone Doson l'avall rendu aui Meffalopilitain-.. |l,ll)j. r ae.t ilp-ji^nee dans plu-
aussi une Ile du golfe Saroniuue \ gulfe d En^ia ) prêt du cap SuDium.
Ibid. — Philippe Amynta; fitio reonanle. Voï- Polrbe,