LIVRE XXXIX
Tito-Lire, aacb. l, cite lea écriiaio* grecs el latins, el il parait avoir en sue Polvbe inrtout ( Fragn., XXIV. 9 ). Le ch. illi «t puiaê dans Polybe (XXIII. 6), - Dam le» Ezrerptade Mai, Mt. XXII, p. 4IS el mil. Polybe noua apprend qne la guerre de Percée aiail déjà été préparée par Philippe. Le ch. iiihi eut eitrait de Poljbe ( XXII I, 1 1 et suii.) Pour lea ch. mu et hit il aiulti le même auteur (XXIII, 13-M). Tile-Live passe •oui allence l'expédition d'Àppiui Claudiu* contre la Crète (ch. il de Polyhe), et qnelqnea aulrea rails. Au ch. in*i, le diacoura de Lycortai est lire de Poljbe (cf. Schneigheuier, ad XX11 1 . S) : il a puiaé le détail des tails dinaVaUrtna Autiai, comme anich. nu, au, iuii, lu. Au ch, lui il l'en réfère aui harangues de Caton. Cb. ilii-iliiii, les affaires relatives aux ambassades grecque*, aonl mol a mot tradnile) de Poljbe < XXIV, I 4 ) en norlfl qu'on en peu! conclure que la anile est puisée t la même lource. II eit vraiaemblable que Tile-Lite a emprunté * Poljbe lei particularité! de la mort de Phi luptrmen el d'Annibal (XXIV, 9 et Spicileg. fragm.. p al, elFrûom. Granit»., nti et mit el «uii.J. D'auirei, pour l'bnnnenr des Romains (et. Plularque. Ftam., cb. ii el Applen ) , disaient que Fia minium , t liusu du lénai, aiail pouaaé Annibal a le donner la mort. Cependant Poljbe aiail remarqué, avec plui d'eiaclitude, qu' Aunlhal n'était pu mort celle année-la , mai» l'année inlvanLe.Cf. Corn. Nep. Atmib.; cb. mi. Tlle-Llee.en ce point, a'écarte de Polybe, avec les annale* d'Allicui. Il a suivi Valériu* Àutias | cf . dernier cb.). Au retle, aur la
mort d'Annibal on rencontre, daniPauaan., VIII, II, un récit différent qu'a signalé Murr : Vber AmtibaU Bildnia auf Grnunen; Journal iiit Jfaïuf acte*., t. XVI, p. 8. Il parait que le récit ordinaire iur la coupe de poison qu'il aurai! asolé, n'est nullement certain, mail que divers hruiu avaient couru a cet égard. Pline. V, cb. dernier, indique le même lieu de lêpultnre. Cf. Aurel. Vict., Kir. III., cb. lui ; Plutarq., Flaninin., 20.
Dans ion cb. L, Tite-Liieareiserré beaucoup leehap. m de Poljbe , et il a omii qnelqnea particularité». ( Cf. fragm. Polyb. ap. Scbneig tarai., I. V, p. T. ) Au cit. ui Il cite Poljbe, Vatériua, Rulilius et le* litre* de* magiilrata. Quant ani éloges de Philopœmen , d'Annibal, de Scipion qu'on lisait dam Poljbe (cf. Wesselling., ad Diod., p. 575), Tile-Lite le* a omit. Il établit un parallèle court et plein de finesse entre lea morti dé ce* trois personnages (cb. lu). Le ch. un est tiré de Poljbe (XXIV, 6 el I); mail Tite-Liie a pané uni lileoce ce fait, que des citoyens dea villes maritime* niaient été transférés en Ëmithie (Poljbe, XXIV, 8). LaOQ.il, a la
lin, est parfaitement conforme au récit de Pison, cité par Pline, XXXIV, 5.
Cbip. II. — Vitim a Borna ptrduxit Arrelium. Strabo» n'est point ici d'accord avec le récit de Tile-Lite. Vot. Strab., V, I, g ft|. Cri auteur, comme le remarqœ Crétier, a cru qne cette voie Flaminienne si célèbre, qui conduisait de Rome t Arimtnum, était l'ouvrage de cecoiuulC. Flamininij mais c'est a tort Elle fui construite par Flaminiu* le censeur, qui péril près du tac Traaliucne, el qui était le père du Flamloiul dont il est ici question. C'est uu fait qu 'ni testent Caisiodore et Featns (ioj. les suppléments de Freinibemlui, li're XX, cb. nui). Tite-LIve coullrme Ini-meme ce récit, en faisant mention (lit. XXII, II) de la voie Flaminia, bien longtemps niant l'époque Où nom sommes partenoa. *
lun. — Tvanitnontanos adOrtuM (In liii el Fristialet Ligurtt eranl quoi non odierat C. r'fominim ). A Fr>niules et a fnsinatrs, que donnent quelques manuacrit* Sigouins a substitué Brëniates, correction que tirooo>e et d'aulri'i ont adoptée. En eflet, les Friniales avaient déj.i été lourali par Flaminiui, et d'ailleurs les Rriniaie* riaient bien transmenlarii, puisqu'ils étai.-nl établi! aur la pente septentrionale du l'Apennin (XLI, 19). Cimier, au contraire [Ital. uni., 1, 8 et 10, p. Si et 76}, conserve ici le* Friniales : mais il le* substitue au* Brluiate* au cb. il du lii. XLI, et corrige au commencement du présent cliap. Brininles en plaeaul cea derniers mr la penle méridionale de l'Apennin, el leurdonnanl pourcapitalaSrinia ou Siiniuin, lilleiur le Boacte (aujourd'hui Brignolo on Brignalo), tandis qu'il assigne pour demeure au* Friuiale* Val di l'riiio, au nord de [Apennin.
lun. — Jam fum mii'liludine ufitnigmarum itrbem oneranle. L'incoménieni détint de jour en jour plu* firme, el une loi présentée par le tribun du peuple C. Paplui , l'an de Rome 688 , ut twregrtni pttltrtnlur. essaya d'apparier un remède a ce mal. U. XLI, 8 ; XLII, 10, Ernesli, Ctav. Cic, p. 51.
('.aif. IV. — yuumjamtrawcendijstiinil^. Ai un que le remarque Crévier, il semblerait résulter de ce passage qu'il j c-ul anus le* mur* d'Ambrade un dernier combat . A In ■ ni te duquel la lille fut prise d'assaut; mils il résulte diicb.iidiiliTreXXXVIU qne lesbabitanUde celle tilte, ■près avoir quelque temps soutenu le dége, *e rendirent an consul. Il ne peut donc élre question ici que de quelque combal partiel, dam lequel les Romains se se
HISTOIRE ROMAINE. — ISOTES.
8iô
nul einparéi d'iiDB partie de* u
: Tille.
i pour cela pé-
Caip. V. — JouMn ocloginta (on mieui ortingmla ■ifliiiH. Sous-enlcndu irrij |. Il fuul qu'il j ait ici quel- (ie erreur dam ks nombre»; car la somme telle qu'elle ni exprimée , Ion même qu'on adopterait le change- Beat que nous indiquons , et lors même qu'on iaui-enletkirail sesfertiuin, qu'où ne rencontre encore 3 cette époque dam aucune évaluation, celte somme, dis-je, Wrait évidemment au-dessous de la magnificence de ce» i«u. tels qu'il! «ont décrit* au ch. un. Si la somme portée ici est exacte, il faut eu conclure, comme le remarque Duker, que viut doute le lénat, eu se inoulrant *ù parcimonieux, comptait sui l'amour -propre de ceux qui frisaient célébrer les jeui , pour (jtiuter, de leurs prol»res deniers, lei sommes nécessaires a l'éclat que leur ambition désirait donner 6 cette solennité. De la sorte Le peuple n'y perdait ricnffct le trésor public y gagnait.
Caur. VI. — Lrge Petiltia. La formule contenant les prescription* de cette loi a et» rapportée ou livre précédent, ch. ut. — C'était un moyen de s'ursurer si les géue- «m vainqueurs n'avaient rien détourné .1 leur profil du butin fait sur l'ennemi. Mail ce moyen fut souvent irupnissint, puisque, comme on le voit ici, il était possiulo de l'éluder en différant le triomphe.
lain. — l.uiuria prrtgrlna origo ufc éirerriiu .liialiro. Cf. XXXIV, 4 ; Pline, XXXlll, 9. 53; XXXIV. 3, 1; XXXVII, l,6;FIOTOS, III, 12; Augustin, de Cuil. OR, II, SI, III, iliCoHltU, Lecl. .tu!, ïll, lu, XVIII, 18, Voyex aussi les savantes recherebes de M. Gabriel Mgnot , sur le luie des Romain* dans leur amciibleaeit (Mrm. de VAcai.de Dijon, aunée 1836; et Dijon , 1857, io-8° de 94 pages.
bon. — Ltctot œratas. C'est-à-dire des lit* triclinaires «pieds d'airain { irictinia arata, Pline, toc. cit.). Cf. Juvénal.XI, 96, et Hamice, sur Cicéron, Verr., IV, 36. L'a manuscrit porle (ertoi nurolns. ce qui n'est peut-être pu nue leçon a négliger. Juvénal ( VI, 39s } et d'autres parie ut de semblables lits. Voj. M. Peignot, Oia>r. cite, p. 16 et mi v. du tirage i part.
Iwn. — Plagula*. Il ne parait pas probable qu'il faille entendre par ce mot des voiles de litières, comme dans Suétone, TH., cb. i ; car si les litière* eussent été déjà, en usage chei les Romains a cette epuque . ce que J.-l.ipse [Eltcl., I, 19) parait conjecturer, ou ne toit trop pourquoi Tite-Llve les eût passées sous silence. Il s'agit plutôt de ce* tapi* et de ces tentures précieuses, dont en Asie on couvrait les murailles et le* lit*. Cf. Brisson., de reg. Persansn princ, II, t -il. Le* plagula- «ont proprement de grandi coupons de toile , comme dan* Varroo, L. L., VIII. 47 :■ Playti, grande tegumen linleum, quai» lectl- • cartam (indoneni dicimns, etc. • (Von., II. 131, 716 et [V, S6I.
lnin. — MonnporJiff. Les table* de* pauvres étaient carrée*, portées sur trois pieds quelquefois boiteux., et faite* d'un bois grossier; celles de* nommes riches, au contraire, étaient ronde*, pommSti, portée* sur un seul pied d'argent on d'ivoire , en forme de griffe de léopard on de lion |Toj. Juvénal, XI, 122-1291, et faite* de boi* de citronnier, d'érable, ou recouvertes de lames d'argent. Voyex Bœltifier, A'uoine, p. 326, et PeigDot , oiirr. cit.,
laiD. — Ab'it-at. Celaient des buffets porté* sur des
pieds ciselé* en pierre ou en métal. Voy. Krnesti, Clae. Cic. au mot Abaevs, et Pline , XXXI V, 5 ou 8.
Cbip. Vf.— Pialtria iambucislriiri)itr. Psaltria est le nom générique de tous les joueurs d'instrument* a corde* ; s a Nitiiri slriœ est celui des femmes qui touchaient la lambyce, ou samhyi, sorte d'instrument triangulaire, tarai de cordes de longueur inégale, presque semblable a notre harpe, et dont les peintures égyptiennes nous offrent le* plus élégant* modèle*. On donnait aussi ce nom :i une machine de guerre, a peu prés de même formr, et qu'un employait dan* le* liège* de* villes maritimes. Voyei Schueiiihafliier sur Poljbe, V, 37 ; VIII, 6; sur Suidas, p. 71 et suif.; sur Appieo, Hfilhr., ch. iivi, et surAihénée, IV, 77; XIV, 3* et 40. Cf Spaubeim sur Callim., Hi/mn.inDfI.,253.
lmn. — roouus... in prrfio eue. Tilc-Live avait San* doute entendu plus d'un Romain . corrompu par le lum asiatique s'écrier comme le Mondain de Voltaire, ver* 103:
Qu'un cuisinier est un mortel divin !
Cn»r. VII. — Sfipendium duplex in ptdlles dedil, fripltx in «amies. L'énuméralion n'est pas complète; car il n'est Tait ici aucune mention des centurion*; et certes Il n'est pas probable qu'un chef indulgent et faible , no cht'f ambitieux surtout, les eût oubliés dans ses linéralites. On nu peut pas dire qu'ils se trouvent compris dans le mut jirdi.'ts; car, presque partout, Tile-Live. en parlant de ce* sortes de don*, embrasse sous la dénomination générale de soldais, l'infanterie , les centurions et la cavalerie I X, 46; XXVIII. 9; XXX, 45; XXXI, 20; XL, 31), ou nomme séparément les soldais, les centurious cl les cavaliers XXXIII, 25; XXXVI, 40; XXXVII, 39; XXXIX, 5; XL, 43; XLI, 7, '3; XI.V, 45); ou hieu enfin , il nomme les fantassins , les centurions et les cavalier* (XXXlll. 57; XXXIV, 52; XLV, 40 , Que reçu, rrnt donc les centurious s'ils ne sont pas compris sons le nom de peditts? U'aprèa Polybe, VI, 59, la solde dn simple fantassiu était de 2 obole* par |our. celle du ceuturiou de 4 , celle de* cavaliers de 6. Il n'y a pas do doute que Maulius donna moios aui cenlurious qu'aux cis*lier*. Mais leur donna-1-il seulenieui le ooublede ce qu'il donnait aut lantassins, c'est-â-dlre K ol>olel; ou le tripla comme atn mml-r., c'est-à-dire lï oboles? C'est ce qu'il n'est pas ailé de décider.
Cas». VIII. — Ctaide slinw conjurai Ion ions. Voilà le premier eiemple de sociétésseertle**Kome. D'tprèslout ce qn'en dit ici Tile-Live on peut conclure que les excès des gnosllques, hérétiques du second siècle de l'église, n'étaient qu'une continuation de ees désordres. H est assez probable qu'une fois transportés a Rome, il ne fut pipa possible de le* extirper entièrement. On rendit bi'n un sénatn* -consul le contre les bacchanales ; mais ce décret, loin de prescrire des mesures préventives, se bornait a supprimer loutcequi pouvait porlerau désordre et offrir de» inconvénients. C'e*t ce que nom verront plu*
lardai
■ pa* i transiger,
Quand le danger e*t manifeste il on ne reconnaît pi* la prudence oi du *énat dans ce* demi -mesures. Aussi ne tardèrent elle* pai A porter leurs fruits Les bacchanale* recommencèrent ; ou le* célébra avec toute la licence primitive , ainsi qu'on peut le voir dans Juvénal et dans d'autre* auteurs.
Cbip. IX. — ft* I"'*'" Durante nralrtî, cic. On * voulu conclure de ce passagoque dau* l'antiquité, las
mineure restaient sons la tutelle de leur mère, même lorsqu'elles avaient convolé A de secondes noces; mais Huber, 1». 1 t Digress., III, H , a combattu cette opinion.
Chap. IX. — Bacchis eum se initiaturam. De l'initier au culte des bacchantes. En effet, dans le principe, des femmes seules présidaient à ces mystères. Cf. ch. x, nu, < t XXIII, 54.
Ibid. — Pure lautum in $acrarium deducturam : Plusieurs cérémonies des anciens devaient être précédées d'abstinences et d'ablutions. Tibulle, I, 5, 25 :
Quidve . pie dura sacra colis, pure que lavarl Te. me mi ni. etpuro secubuisse toro?
Cuap. XII.— In luco Similœ. Qu'était-ce que la déesse .Vi mi/a ? Il y a des auteurs qui pensent que c'était Sémélé, dont le vulgaire avait défigure le nom. Le scboliaste de Ju vénal (H, 5) l'appelle Stimula. Voici ses paroles:
• ISara saora bacchanalia ex seoatusconsulto damnata « sunt, quum probatum esset seoatui, bonestissimas fe-
• minas, ad Stimulœ de» lucum fœde adulterari. • Saint Augustin ( de Civ. Dei , IV, 1 1 et 16 ) fait aussi mention «l'une déesse Stimula : « Quœ ad agendum ultra modum ■ stimnlet. ■ Et ici cette qualité pouvait convenir à la circonstance, puisque chacun devait s'efforcer de multiplier ses jouissances pendant le temps que durait la fête. Cependant on peut dire que le mot Sémélé conviendrait bien ici, car ou pouvait fort-bien célébrer les fêtes de Bacchus dans un bois sacré dédié à sa mère; et, s'il en était ainsi, Tite-Live aura dû plutôt adopter l'orthographe régulière , que la forme altérée par un vulgaire ignorant. Drakenborcb aimerait mieux lire Semelœ. (Voy.Macrob., Sat. I, 12; Ovide, Fast., VI, 65; l'inscription publiée par Gruter, 645, 7; P. Victor et Sextus Rufus, Description de la région du grand cirque. )
Gbap. XIII. — Paculam Anniam Campanam, etc.
Bœltiger (Griech. Vasengcm. t. 1 ; P. I, p. 155) conjecture ingénieusement qu'elle avait rempli le rôle de LU bera daus les bacchanales.
Ibid. — Minium. Gomme on ne connaît aucun autre exemple de ce nom, on a proposé de lire Annium ou Atnnium.
Ibid. — Cerrinios. Un manuscrit donne Cerinios, et sur un anneau antique, publié par Fabretti ( Intcript., p. 427 ), on lit Erennius Cerinius; mais Martin (epist., VU, 1 ) prouve qu'il faut corriger Cerianos.
Chap. XIV. — Cœnaculum super ades. Une salle a manger dans la partie supérieure de la maison louée ordinairement aux pauvres , et où l'on parvenait par un escalier extérieur ; de là le troisième étage ( tertium taon-* latum) était appelé meritorium. Voyex Juvén., III, 499, 254; VII, 1 18; X, 40; Suétone, Vitell., VII; les interprètes de Plaute, Amphitr., III, 1,5; Ernesti, sur Suétone, 4ug. t ch. xlv et Clac Cir.
Chap. XIV. — Extra ordinem. De ta nature même cette affaire devait regarder le sénat ; parce que cette assemblée était chargée de tout ce qui s'appelle chez nous les attributions de la police générale , et que les Romains appelaient rempublicam summam. Voy. Heyn., Ojmsc. Acad., t. IV, p. 67; cf. IV, 50, 51 ; VI, 19; IX, 26; X, 1 ; XXVI, 55; XXVIII, 10 ; XXIX, 56 ; XXX, 56; XXXI, 12; XXXII, 26; XXXVIII, 54; XL, 57, 45; XLU,2t;Polybe, VI, Il et 44.
Cuap. XV. — Quum aut vexiUo in arce posito, etc. Il est ici question des comices par centuries. Tite-Live se
sert du mot exercitus, parce que chaque classe y paraissait sous son drapeau et avec les armes que Servies Tullus lui avait assignées. 11 emploie aussi l'expressioo eductus , parce que ces comices se tenaient hors de la ville , dans le champ de Mars. Quant au drapeau dont l'apparition sur le Janicule annooçait l'ouverture des comices, cet usage remontait aux premiers temps de la ré publique. Rome, environnée d'ennemis, était toujours sur le qui vice. Pour se mettre à l'abri d'une surprise, une partie des citoyens montait la garde sur le Janicule, tandis que l'autre allait aux voix. L'étendard flottait pendant toute la durée de l'assemblée, et disparaissait au moment de la clôture. Alors ceux d'entre les citoyens qui s'étaient tenus sous le drapeau se retiraient. Dès que le poste du Janicule était abandonné, il n'était plus permis de traiter aucune affaire.
Chap. XVI. — Demolienies nos Bacchanalia. Par Bacchanalia il faut entendre les lieux et les temples où se célébraient les bacchanales.
Chap. XVIII. — Senatusconsulto cautum est. Ce seoatusconsulto est parvenu jusqu'à nous. Il est gravé sur une table de bronze, retrouvée dans le royaume de Naples, en 1692, et conservée aujourd'hui dans le musée impérial de Vienne. Ce monument important a été publié et commenté par Fabretti i Inscr. Syntagm., p. 417), par Jac. Gronove (daus son édition de Cicéroo), par Bynkersboek ( Exerc. de rel. peregr., ch. u ), par Maffei {Hist. art. diplom., p. 125), par Mattta. J£gypt. (Naplcs , 1729 ), et par Hearn. Tous ces commentaires ainsi que le sénatus-consulte ont été insérés par Drakenborch, A la flo du t. VII de son Tite-Live. Tite-Live a eu ce décret sous les yeux, et il en reproduit même souvent les expressions. Voy. ch. xvu, xvm et xix. Mous croyons devoir en donner ici le texte tel qu'il a été publié par Hauboldt (Antiq. rom. mon. legalia, p. 6 et suiv. Nous nous contenterons seulement de remplir quelques lacunes, entre ebroebets.
— t. [Q.] MAHCITS. L. P. S. POSTVHIV8. L P. COS. SERATVn. COHSOLVEBVRT. R. OCTOB. APVD AEDM
2. DVBLORAI. SC. IIP. H. CLAVDI. H. P. L. VALBBI. P. P. Q. ■IRVCI. C. P. Dl. BACARAUBVS. QVEI. POIDEBATEI
5. BSERT. ITA. EXDUCBKDVU. CERSVEBB. JIEIQUIS. EOBVBI 8ACAHAL. HABVISB. VSLBT. SB1. QVBS
4. BSB7IT. QVEI. SI BEI. DEICERERT. RECB8V8. ISI. BACARAL. HABBBI. BBIS. VTBJ. AD. PB. VBBANVBI
5. BOMAM. VBR1BERT. DEQVB. EE1S. BSBV8. VBBI. BOBVM. V[E]B[B]A. AVD1TA. ESBRT. VTEI. 8ERATVS
6. HOSTBB. DKCBBREBBT. DVH. RB. H1IRV8. 8BHAT0R[I]BV8 C. ADESBRT. IQVOHL E]A. BBS. COSOLBBBTVB
7. BACAS. VIB. REQVIS. ADIE8E, VELBT. CE1VI8. BOB1ARV8. REVE. ROHIHVS. LATIN. REVE* SOCIVBI
8. QVISQVAV. NISEI. PB. VBBARVM. AD1ESERT ISQVB. DE. SB- RATVOS. 8BRTBRT1AD. DVSi. RE