LIVRE LU
SOMMAIRE. — Dans l'Espagne ultérieure B Junius Brutus remporte une victoire sur les Galtèques. Moins heureux dans on combat contre les Vaccéens, le proconsul M. iGmilius Lépftdus renouvelle le désastre numantin. Pour délier le peuple romain de la foi due au traité conclu par Mancinus, on livre son auteur aux Numantin* qui ne veulent pas le recevoir. — Clôture du lustre par les censeurs trois cent vingt-trois mille neuf cent vingt-trois citoyens inscrits. — Le consul Fui* vins Flaccus soumet les Vardéens, peuple d'il ly rie. — En Thrare, le préteur M. Cosconius défailles Scordisi|ues. — Pour uifttre un terme à cette honteuse guerre des Numantin*, que faisait durer l'impéritie des généraux, le sénat et le peup e romain défèrent spontanémeut le consulat à Scipion l'Africain. Comme il ne pouvait le prendre saus violer la loi qui défendait de nommer le même homme deux fois consul, il est exempté des lois, comme à son premier consulit. — La guerre des esclaves , qui avait commencé eu Sicile, n'ayant pu être étouffée par les préteurs, est confiée aux soins du consul C. Fulvius. Le promoteur de cette guerre était un esclave nommé Eu dus, Syrien de naissance, qui commença par rassembler quelques esclaves de la campagne, ouvrit les ergastuleset parvint à se former u<,e armée. L'n autre esclave, nommmé Ctéon, rallia autour de lui jusqu'à soixante-dix mille hommes ; et les deux troupes réunies commencèrent une longue guerre contre ie peuple romain et ses armées.
Priscl'n , liv. xviii, p. 1198, éd. Putsch..
• Qui Pompeiiim morbum excusasse ferunt, ne quuni • intéressât deditioni, animos Numanlinorani irriUret. s
t Q. Pompée prétexta, dit-on, une maladie; de peur que sa présence, au moment où Mancinus serait livré, n'irritit l'esprit des Numantin*. »