‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de la Collection des auteursChapitre 82 sur 159 · LIVRE LVII · texte numérisé non relu

LIVRE LVII

SOMMAIRE. —Scipion l'Africain assiège Numance et rétablit dans l'armée corrompue par la licence et la mollesse , la discipline militaire la plus rigoureuse. Il supprime tout iustrument de luxe et de plaisir, et chasse du camp deux mille prostituées; chaque jour il tient le *oldat au travail et le force à porter sept pieux et trente jours de vivre*. Un soldat supportait-il ce fardeau avec humeur : • Lorsque tu sauras te faire un « rempart de ton épée. lui disait-il, tu cesseras alors de porter ■ des retranchements. ^Un autre maniait-il facilement un petit bouclier, il lui en faisait porter un plus grand ; il ne le blâmait pas cependant de mieux se servir du bouclier que de l'épée \tic). Quicouque était surpris hors des rangs était puni du sarment s'il était Roman, du bâton s'il était étranger. De crainte que les bêies de somme ne diminuent le travail du solda, il les bit tontes vendre. Les sorties de l'ennemi sont souvent repoussera avec succès. — Les Vaccéens, assiégés de toutes paru, se tuent sur les cadavres de leurs femmes et de leurs entants. — Antiochus, roi de Syrie, envoie à Scipion de magnifiques présents. Contrairement à l'usage des antres généraux, qni recevaient en secret I» s présents des rois, Scipion déclare qu'il les acceptera à son tribunal, et ordonne au ques leur de les porter sur les registres publics ; c'est là qu'il prendra de quoi récompenser les braves. 11 était parvenu à enfermer Numance de tous côtés , et il voyait les assiégés presses par la famine; il défend alors de tuer ceux qui sortiraient pour fourrager.f Plus ils seront, disait-il, plus ils c consommeront vite ce qu'il leur reste de vivres. »

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