LIVRE LIX
SOMMAIRE. — Les Numantins, réduits à l'extrémité par la famine, viennent se rendre les uni après les autres et se tuer r-n>uite de l**ur propre main. Scipion l'Africain détruit la villa et en triomphe, quatorze aus après la ruine deCartbage. — Le
consul P. Rupiiius termine la guerre des esclaves en Sicile
Aristonicus, fils du roi Eumène, s'empare de l'Asie- Mineure, qui devait être libre, ayant été laissée en héritage au peuple romain par le testament d'Attale. — P. Licinius Crassus , consul et grand pontife (ce qui n'était jamais arrivé auparavant), sort de l'Italie pour comb-ittre Aristonicus. 11 est vaincu et tué. — Le consul M. Perpenua défait Aristonicus, qui se rend à discrétion. — Le lustre e>t fermé par les censeurs Q. Pompé lus et Q. Métellus, choisis tous deux pour la première fois parmi les plébéiens. — Le cens donne trois cent sept mille huit cent vingt-trois citoyens , outre les veuves et les pupilles. — Le censeur Q. Métellus propose de contraindre tous les citoyens à se marier pour avoir des enfants. Le discours qu'il prononça dans cette circonstance existe encore, et César Auguste, quand il l'occupait d'encourager le mariage dans les différents ordres de l'Etat, le lut daus le sénat parce qu'il semblait composé pour la circonstance. — Le tribun du peuple , C. Atinius Labeo, veut faire précipiter de la roche Tarpéienne le censeur Q. Métellus qui l'avait omis sur les listes du sénat; il en est empêché par l'intervention des autres tribuns. — Le tribun du peuple Carbon présente une rogation pour permettre au peuple de nommer le même tribun autant de fuis qu'il voudra - Se pion l'Africain s'élève contre cette» proposition dans un éloquent discours où il disait que la mort de Tib. Gracchus était méritée. — Gracchus défend la rogation; mai* l'avis de Scipion prévaut. — Guerres entre Antiochus, roi de Syri*\ etPhraate. roi des Parthes. -~ L'Egypte n'est pas dans une situation plus calme. Ptolemée Évergète, que son excessive cruauté rendait odieux aux siens, voit son palais incendié par le peuple, et s'enfuit à Chypre. Cléopâtre, sa sœur tt son épouse, qu'il avait répudiée pour épouser la fille de celle-ci, vierge encore , et à laquelle il avait fait violence, est appelée au trône par le peuple. Ptolemée irrité fait mettre à mort, en Chypre, le fils qu'il avait eu d'elle, et envoie à la mère la tête, les mains et les pieds de son enfant. — Troubles excités par Fulvius Flaccus. C. Gracchus et C. Papirius Carbon, triumvirs nommés pour le partage des terres. P. Scipion l'Africain, qui s'était montré leur adversaire, est trouvé mort dans son lit. quand la veille il était rentré chez lui plein da santé et de vigueur. Des soupçon* d'empoisonnement se portent sur son épouse Sempronia, en raison sur-out de ce qu'elle était saur des Gracques. ennemis des Scipions. Cependant cette mort n'est l'objet d'aucune enquête. Scipion mort, les séditions triumvirales recommencent avec plus de fureur. — Le Iapydes font éprouver au consul Sempronius un revers qui est bientôt réparé par une victoire . due surtout au courage de D. Junius Brotu« , le même qui aval' soumis la Lusianie.
LIVItK LX.
SOMMAIRE. — Le cooml L.AuréUu* réduit la Sarde* révol té».— SI. Pulviu* Placcu* envoyé au recours cl ci Massillens, dont le* Gaulois Sillu vluns ravageaient le territoire, loumf t, le premier, par le- armes, les Liiurieni de ta Gaule Iransalpine. — Le prêteur L. Oplmlus récolta discrétion les Frégellans révolté) et détruit F réelles. — Peste en Afrique engendrée, dit-on , par de» nuées de sauterelles, que l'on eitermine et dont les débris restent snr te sol. — Clôture du luilre par les cemeurs: toUcœt quatre-vingt dli-sept mille
sept cent trente-six citoyen* Inscrits au cap* Le [rlbun du
peuple , C. Gracchus , frire de Tlbérlus, et encore plus éloquent que lui, tait passer plusieurs loi* pernicieuses ; une lai Ira ment aire entre autres, qui accordait nu plébéiens cinq •Ixieinea de mesure de blé ; la loi agraire que son frère avait déjà portée , et une autre loi encore pour se concilier l'ordre des chevalier* qui faisait alors cause commune avec le sénat. Celte loi portait que six cents cherallers seraient cnoitls pour 1* sénat, et. comme il n'y avait a cette époque que trois cents sénateurs, qu'à ces trois cents sénateurs seraient adjoints les sli cents chevaliers; c'était donner ans chevaliers le deux tiers des vols, dans le sénat. Continué dan* le tribunal pour l'année eut vante. Il fit passer plusieurs lois agraires qui fondaient de nombreuses colonies en Italie, et nue sur le sol où avait existé Carthage. 11 conduisit lui-même cette dernière colonie , en qualité de t riumvir.— Ré cil de l'expédition de Q. Hftellui contre le* habitant* de* Iles Baléares. Ces fies ion! appelée*, parle* Grec*, Gymnciiéa, parce que le* habitants y passent l'été sans vêtements; le nom de Baléares vient de l'action de lancer de* traits, ou de Baléus , compagnon d'Hercule, que le héros abandonna dan* ce* parage*, lorsqu'il mit t la voile pour aller trouver Géryon. — KAdtdes trouble* de la Syrie. — Cléopllre, Indignée de ce
IJVRE LX11I.
SOMMAIRE. — En T tira ce. mauvais succès du cotisai Pareras Caton contre les scurrUtque*. — Clôture du lustre par les censeurs : troll cent quatre- vingt- qualorxe mille trais cent trcnte-sii citoyens Inscrits an cens. — Le* vestales jEmlUa . Llcinia el Hardi, sont condamnée* pour Inceste. Toute* les circonstance» lie ce crime, sa découverte , sa punition, sont
racontée* dan* ce livre Le» Cinabres, nation vagabonde,
portent la dévastation en Illyrie . et - ■ -
Livlus D rusu s remporte ui
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ire. le consul ■ lessoordiKiai»,
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LIÏI1E LXI,
SOMMAIRB.— Le proconsul c. Sextlu*. vainqueur de* Salluvletu. fonde la colonie A'AquœSextbr. ainsi appelée du nom de son fondateur et de l'abondance de ses mûries d'eani chaudes et froides. — Le proconsul Cu. DOmltlu* remporte, près de Vindallum , une victoire sur les Allobrogea , qui s'étalent attiré celle guerre pour avoir reçu dan* sa fuite, •t aidé de tous leurs moyen*. Teutomaliu*, roi de* Salluiiens, et pour avoir ravagé le territoire des Xdues , allié* du peuple romain.— A respiration de son séditleui tribunal, C. Grscchui occupe aussi l'Aven il a avec une multitude eu arme*. Le consul L. Opimlua , 1 la tète du peuple appelé nu arme* par un sénatus-couiulle , l'en chasse et le tue ainsi que Fnlviu*
Le consul y. F
is Haiii
ir les Allobroge* < Arveraes. Cent vingt rallie hommes de l'armée de Biluitni fu-
•atlsliire ans ordreidu sénat, fut retenu et mis en surveillance à Albe, parce que son retour en Gaule paraissait dangereui. On ordonne aussi par un décret de saisir sou fils Congentlalu* , et de l'envoyer à Rome. — Le* Allobroges sont reçus s. discrétion. — L. Opimlua, accusé devant le peuple par le n Q. Déciua , d'avoir Jeté des citoyens eu prison sans