In circo primo onde mittuntur equi , nunc dicun
• tur CABCBAES, Naevius Oppidum eppellat. Carceres dicti,
• qaod cœrcentur cqui , ne iode exeant antequam nia-
• giftratus signum niisit. • Ennius, Annal. 1....
.... cooiol quum mittere signum
Volt , omnei* avidei spcctant al eareeris or as,
Quo raux einittat picici» ex faucibu' eu r rus.
Virgile {Georg.l, 512):
Ut cum carceribus sese effudere quadrigx; Addunt se in spatia , et frustra relinacula tendons Fertar equis auriga , neque audit eu r rus t;abenas.
Nous aurions épargné à nos lecteurs cette explication d'une chose bien connue, si le traducteur ne s'était mépris aux le sens du mot carceres et n'eût placé des prUons dans le cirque auquel, par une inadvertance inconcevable, il donne le nom de Carceres.
Cbap. XX.— Comparari inler se provincial jussi. Lisez Comparare, etc.
Ibid. — Minime mililiœ idoneum genus. En effet , comme nous l'avons déjà remarqué, ils n'étaient pas compris dans les tribus. Du reste, Polybe ne fait pas meution de cette alarme , sur laquelle M. Amédée Thierry {Histoire des Gaulois , partie I, chapitre m) fait, avec raison, la remarque suivante : « L'alarme était sans fondement. Les précautions (que prirent les Romains) furent donc superflues ; mais elles témoignent assez quelle épouvaute le nom Gaulois inspirait aui Romains , et peuvent servir de couûrmation à ces paroles mémorables d'un de leurs écrivains célèbres (Sallust. Jug., ch. cxxii ) : • Avec les peuples de l'Italie, Rome combattu pour l'empire; avec les Gaulois, pour la vie. •
Ibid. — Semoni SancoAl faut admettre avec méGauce, ainoo rejeter l'explication que les grammairiens donnent du mot Semo, dans lequel ils voi ut une contraction de 6'emihomo. C'était une aucienne divinité italienne tellement en rapport avec Sancus, l'Hercule italien, que bientôt elle fut confondue avec lui, et avec Fidius. Leur identité et leur dilférence sont parfaitement indiquées dans le passage d'Ovide (Fastes, M, 215 et suiv.), que nous avons cite plus haut, sur le ebap. xzn du livre li, p. 796. On peut sur ces trois divinités consulter Uartung. helig. der Hœm., 1. 1, p. 41, et t. Il, p. 44, 47 et «46.
Nous ajouterons seulement que Mummius consacra la dixième partie du butin de Coriutue au même dieu, banco pidio semo-pathi, d'après une inscription qui a été souvent publiée, et notamment dans l'Anthologie de Burmann, 1, 54, dans celle de Meyer, n. 591 et dans le Lat. inscr. collect. ampL, de M. Orelli, n. 1862. Strolb prétend qu'une statue de Semo a été retrouvée au XVI e siècle dans le Tibre.
Ibid. — Qua Veliterni. Voir le ebap. nv.
Cbap. XXI. — Eam , inquit, quam merentur qui se libertate dtgnos censent. Deuys d'Halicarnasse, dans les Extraits publiés par Aug. Mai, XIV, 25, place cette réponse remarquable dans la première guerre contre Privernum, c'est-à-dire vingt ans plus tôt. Mais Dion Cassius (Excerpta Valicana, éd. Ang. Mai, p. 158, 159; est d'accord avec Tite-Live, comme on le voit par la suite des fragments.
Cbap. XXII. — Fkceralio. Sur cette distribution de chairs crues (tiscera) faite au peuple, à l'occasion des funérailles, on trouve tous les renseignements désirables dans Kirchmann, de Funtribus Rom., IV, chap. 5.
Ibid. — Palœopolis fuit Kaudprocul inde ubi nunc Nca-
polis sita est, etc. 11 résulte de ce passage que Pateopolis et Neapolis étaient deux parties d'une même ville, l'ancienne Parthénope. Le passage suivant de Slrabon ( V, p. 246 ) jette du jour sur le document un peu vague que nous fournit Tite-Live.Mfirà £è Atxaiapx,tav èari NeowroXt; KufxattoV ôoTtpcv Ag xat XaXxi^it; îrtôxTjaav, xat IïiOïixgoaatwv nvè; xai Aivaptswv, w<m xaî NiâiroAt; xxXt.ôyi £tà tgùto. M. de Serre, dont Niebuhr (t. III, p. 207 ; t. V. p. 245 de la tr. fr. ) adopte l'opinion , pense qu'il ne fa« t pas chercher Palœopolis à l'Est de Naples, car de ce côté la proximité d'IIerculanum s'y oppose , et on ne peut croire non plus qu'elle n'eût pas de port. 11 a la conviction • qu'elle ne devait pas être loin du golfe de Pouzzoles : probablement même elle était située sur le penchant occidental du mont Pausilippe, vis-à-vis de ISisida et de Limon qui a un bon port. U y a d'ailleurs . entre elle et le rivage de Palœopolis , un excellent fond pour jeter l'ancre. Naples a été bâtie par des habitants de Çumes et par d'autres Grecs, à peu près à quatre milles de l'an* cienne ville; et quand Cumes tomba au pouvoir des bsrbares, beaucoup de citoyens s'y établirent. Les deux cités se gouvernaient comme un seul état, et le nom de Napolitain semble avoir prévalu.» Voyez encore sur PaUeopolis et Neapolis, M. Raoul Rochelle , Hist. des Col. gr., LUI, p. 120 et suiv.
Chap. XXII. — Cumis erant oriundi. Voyez M. Raoul Rochelle, loc. cit.; Strab. V, p. 246; Heyne, Opusc. acad , t. U, p. 268 et suiv., et Bœttiger, Gricch. Vasengemœlde, 1. 1 , fasc. 1 , p. 25.
Ibid. -r- jEnariam et Pithecusas. Dans le golfe de Cumes, vis-à-vis du cap Misène. Le nom moderne à'Jiinaria est Ischia. Sous ces deux noms quelques géographes, et de ce nombre Pomponius Mêla ( II , 7), désignent deux et même plusieurs îles, et ceux-là disent Pithecusœ et non Pithei-usa; d'autres, comme Pline ( III, 6 ou 12), Appien ( B. C. V, 69 ), les considèrent comme n'en formant qu'une seule. D'autres encore ( Ptolémée et Strabon , V, p. 579 ) ne citent que la seule Pithécuse, d'au • très (Suétone, Aug. 92), que la seule ABuaria. Cf. Heyne, Exe. II, ad Virg. /En. IX ; Werndsdorf, Poet. lat. min. t t. IV, p. 554 et suiv.; Cluvier, Ital. ant. IV, îv, p. f 164, et Saumaise, Plin. Exerc, p. 68.
Cbap. XXIII. — Oriens. Oriri parait avoir été le mot propre en pareille circonstance. Vclius Longus ( de Orthogr., p. 2254, Pustcb.) : Oriri apudantiquos surgere fréquenter signi/icabat , ut apparet in eo quod dicitur, ■ Consul oriens magistrum populi dicat. » Malgré le fréquenter du grammairien, il ne nous reste pas d'autre exemple précis de cet usage que ce passage de Tite- Live ; et encore est-il dû à la sagacité d'Albert Rubenius: car la plupart des manuscrits connus, à l'exception de deux, portent oriente nocte, d'où Crévier a fait oriens de nocie à l'aide d'un très-ancien manuscrit delà Bibl. Roy. de Paris ( n°5724 ), qui porte otiende node, ainsi que le manuscrit de Klock , cité par Drakenborch, à qui cette variante suggère la véritable leçon. M. Lemaire a donc eu tort de s'attribuer celte correction, faite longtemps avant lui. — L'expression de nocte se retrouve dans ce vers d'Horace ( I , Ep. II , 52 ) :
Ut jugulent homine* surgunt de nocte latrones.
Cf. Cic. pro A/ur. XXII.
Ibid. — Silentio. Ce mot est suffisamment expliqué par Cicéron [de Divin.. II, 54; : Silentium duimus in auspiciis quod omni vitio caret. Compares ce passage de Ci-
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
céroo arec Festus aux mots Silentio surgere , p. 238 , Egger., et Sinistnm , p. 240.
Chap. XXIV. — Eodem anno Alexandriam in/Egypto proditum conditam. Celle assertion est reconnue fausse par tous les interprètes. C'est à l'occasion de la fondation d'Alexandrie que Solin rapporte les noms des deux con sais que Tite-Live a omis, et dont nous avons parlé au commencement du ch «p. xix. L'un d'eux était C. Pœlelius Liho Visolus, consul alors pour la seconde fois, et dont Tite-Live mentionne ici le troisième consulat. On pense avec raison que l'historien a rapporté à ce troisième con suint la fondation d'Alexandrie qui appartient au second. Eusèbe place la fondation d'Alexandrie dans l'année 425 avant notre ère : ce qui fait une différence de quatre ans sur Tite-Live. Niebuhr (t. III, p. 187; t. V. p. 221 et suiv. de la tr. fr. ) a probablement raison de l'attribuer, non à l'omission du con ulat dont il s'agit, mais bien plutôt à une f iule commise dans la réduction des années des Olympiades en années de l'ère de Rome. Et, en effet, 1ère de Caton, comparée à celle de Fabius, présente une différence de quatre ans.
Ibid. — Sortes. « Ce mot se prend pour toutes sortes d'oracles; ici il peut avoir sa signification propre. En effet Cicéron ( de Divin. 1 , 76 et II , 69 ) dit que Dodone, outre ses colombes , son chêne prophétique et ses bassins d'airain, avait des dés ou tessères marqués de mots on de caractères; que ces tessères ou dés étaient tantôt jetés au hasard, tantôt tirés d'nne urne par un enfant, et que l'interprétation en était ensuite déterminée par les prêtres qui concertaient la réponse de l'oracle d'après la rencontre fortuite de ces signes mystérieux.» Cbévieb.
Ibid.— Caveret Acherttsiam aquam Pandosiamque urbem , etc.,
Aiaxt&n, raçûXaÇo jàgXeîv 'A^tpcuaiov û£«p Ilav^caiav 6', on ( lisez c5ôt ) rot ôavarc; mi?p<i>u.évo; i<rri. Ces vers ne paraissent pas de fabrique moderne, quoique l'on ne sache pas d'où Sigonius et Victorius les ont tirés. Strabon y fait allusion, VI, i. p. 256, où il parle des deux villes de Pandosia, sur lesquelles on peut voir aussi Il-yne, Opusc, t. II, p. 203. Le marais de l'Acbéron, Palus Acherusia, près de Cume , est bien connu.
Ibid. — Cowntiam ex Lucanis. Ailleurs , Tite-Live (XXIII, 5", XXV, !,) place Consentia ( consenza) dans le pays des Brutliens; elle est même désignée par Sirat on comme leur capitale ; mais les frontières des Lucaniens n'ont pas toujours été les mêmes, et, dans ce qne nous savons sur les origines des Brnttieos rien n'empêche d'admettre que Const ntia avait été fondée sur un territoire appartenant aux Lucaniens.
Ibid. — Bruttiorum Terinam. Terina est iiomnée KpcTwvtoLTwv jcTi<Tpt* par Etienne de B)zance: c- qui ue modifie en rien l'atsenion de Tite-Live, puisque Crotoue elle-même était sur le territoire des Brutliens. Du reste Brut iorum se rapporterait mieux au mot urOes qui vient un peu après ( Bruttiorum urbem Terinam ) qu au mot coloniam qui précède.
Coap. XXV. — Quinto post conditam urbem. Le troisième est me ni oo né au livie VU, ch. il; le quatrième ne se trouve nulle part dans Tite-Live.
Ibid. — Rujfrium ou Hufrium. Ce nom offre une légère difficulté ; car. suivant d'autres sources, la vi.le du Samnium se nommait Rufra, et le nom de Hufrium appartenait a une autre ville, située dans le pays des Uirpins.
Cdap. XXV. — Jure vorarls A cher on. • Quasi && ç(w 9 'Ur Schmerzensfluss. • Doebihc.
Cbap. XXVII. — Le* fragments de Claudius, conservés par Aulu-Gelle, ch. vu, H et u, 19, doivent être rapportés à ce chapitre , et s'accordent bien avec le récit de Tite-Live.
Cuap. XXVIII. — Quod necti desierunt. Cf. livre II» chap. 23. Voyez sur les nexi ou nem rinrfi, les savantes recherches de Niebuhr, 1. 1, p. 658 et suiv., t. U, p. 374 et suiv. de la tr fr.
Ibid. — Jta nexi solutï ; cautumque in posterum, ne necterentur. Saumaise ( de 17>wris. page 587 ) et d'autres érudits ont recueilli un craud nombre d'exemples de n/jt postérieurs à l'époque où nous sommes parvenus, et pensent ou que la loi n'avait pas été observée , ou qu'elle avait été abrogée, pu squ'on voit que des lois sur les nexi furent encore discutées. Or, un passage de Vairon (de L. L. VII, 103) prouve jusqu'à l'évidence que Tite-Live a omis une restriction importante de ta loi dont il parle: « Hoc C. Popilio voenre Sillo d ici tore (on corrige Hoc
• C.Poplilioauctore. riso/odidator<?)sublatumnefieret,
• ut omnis, qui honam copiara jurarunt , n<- ess<-nt nexi ,
• sed soluti. • C'est là sans doute la lui dont parle Tite- Live, loi, qui, selon Vairon, n'affranchissait pas toutnexu* en général, mais seulement ceux qui juraient avoir de quoi payer; d'où il résulte que les insolvables restaient nexi, comme par le passé, ce que prouvent encore les exemples de nexi postérieurs à la loi en question. Le jeune homme dont les malheurs motivèrent la proposition de cette loi , est nommé dans Tite-Live, C. Publilius , et bien que Valère Maxime (VI, i,9) le nomme T. Veturius, les critiques de Varron se sont sans doute trompés en donnant à leur dictateur le même nom. Il s'»git probablement de la dicature C. PœUhus Visoltis, qui eut lieu l'an de Rome 440, car a* v« it dans Deuys l'Ilalicarnasse (E.rcerpt. Vales. ), et flans Valère Maxime que le père du jeune homme dont il s'agit, était tombe d -ns le malheur pour avoir été officier lors de la capitulation des Fo >rcnes Caudines. Voyez Niebuhr, t. III. p. 178; t. V, p. 211 de la tr. fr.
Cbàp. XXIX. — Fortes forlunam juvare. Cette pensée, qui peut être regardée comme la devise de Rome, se r< trouve dans un grand nombre d'auteurs :
Euoius ( Annal. VII, cité par Macrobe VI, i , extr.) :
Fortibuse-t fo tuna vireis data.
Terence (P/iorm., acte I . se. iv, p. 26 ) :
( . . . . Fortes fortuna adjuvat.
Virgile (/£n. X, 284):
Audentes fortuna juvat Ovide (A/ef.X, 586):
Audentes deus ipse juvat.
Cicéron ( Tusc. II , 4) : • Fortes non modo fortuna ad-
• juvat, ut est in veteri provert io, sed multo ma gis ra-
• tio. —Voyez Tibulle, 1, 2, etc , et Erasmi Adagia, Ut. Audacia.
Ibid. — Cingiliam. Cluvier, Ital. Antiq., p. 752, n'a pu trouver la mention de cette ville dans aucun autre auteur. Au lieu de Cntinam, nom qui lui parait également douteux, il pr pose de lire Aufinam, ville citée par Pline, cl appelée aujourd'hui Oftna.
Cbap. XXX.—Quum ad auspiciumrepetendum Romain proficisceretur. On sait, par Servi us ( ad ,£n., II. 178), que cet usage de retourner à Rome, pour renouveler
les auspices , cessa d'être observé rigoureusement quand Rome , étendant ses eonquétes, eut porté ses armes hors de l'Italie. Alors, pour éviter les inconvénients qui pouvaient résulter d'une trop longue absence du général, on choisissait, non loin du camp, sur le territoire conquis, un lieu qu'on déclarait romain , et où le chef de l'armée ▼enait prendre de nouveau les auspices.
Chat. XXX. — Imbrinium. Encore un nom dont on ne trouve nulle autre trace. Quelques manuscrits donnent Imbrivium, que Juste-Lipse et d'autres ont adopté , pensaut que cet endroit se trouvait jadis sur les collines imbrivieunes, au-dessus de Subiaco. Voir Kiebuhr, t. III, p. 223; t. V, p. 265 de la tr. fr.
Ibjd. — Detraiit frenos equi<. « Un homme fortuné, instruit de ces matières-là, qui m'accompagnait dans mes études napolitaines, me fit remarquer que les Romains se servaient de brides fort pesantes , comme le font les Turcs. J'en parle parce que je me souviens d'avoir entendu dire souvent qu'il y a ici de l'absurdité à répéter dans l'histoire romaine , que l'on ôtait les brides des chevaux. Je ne sais pas si Tite-Live Se faisait de cela une idée bien claire, mais ce qu'il y a de certain, c'est que les chevaux, quand ils se sentaient dégagés de ce poids insupportable et quand le filet seul les guidait, se précipitaient avec une force qui rendait le choc plus rude, sans qu'un cavalier timide pût les retenir. • Niebubr, t. III, p. 225; t. V, p. 264 de la tr. fr.
Ibid. — Seu credere licet Fabio auctori. Fabius Pictor avait raconté longuement la victoire de Fabius dont il était gentilis, et la colère de Papirius. Le combat était rapporté différemment (voyez Valer. Max., III, 2). On voit que Tite Live a examiné les opinions diverses ; suivant l'une, celle des plus anciens auteurs, il n'y aurait eu qu'un combat ; suivant l'autre , donnée par des annales plus récentes, deux combats auraient été livrés. C'est cette dernière opinion que Tite-Live adopte plus loin, ebap. xxxui, duobus prœliis.
Cuir. XXXI. — Ductu auspicioque. Il ne faut pas prendre à la lettre le dernier mot ; ce n'est qu'une phrase de rhétorique. Les auspiria n'appartenaient qu'au dictateur, et nullement au maître de la cavalerie.
Cbap. XXXIII. — Tribunos plebis appelto et provoco ad populum. Ce passage ne prouve pas rigoureusement qu'à cette époque la loi permit d'eu appeler du dictateur an peuple ; mais la suite du récit ( voyez surtout les chap. xxxiv et xxxv), et l'allusion qu'il fait a Horatius, accusé comme ' meurtrier de sa sœur (1,26), permettraient d'admettre cette supposition.
laio. — Dictatorem Quinctium Cincinnatum, etc. Voir 1. III, cb. xxix.
itf . Furium Camillnm in L. Furio , etc. Voir 1. VI, ch. xxiv-xxv.
Ibid. — Hostes fore. Dion Cassius avait arrangé ce discours tout autrement, comme on le voit par le fragment qu'Angelo Mai en a publié, p. 159, 160.
Cbap. XXXIV. — Manliana imperia. Voyez plus haut, chap. vu, et la note sur le chap. xxix du livre IV.
Ibid. — Sacrata militia. L'épithète de sacrota vient du serment, sacramtnium, que prêtaient les soldats.
Cbap. XXXVI. — Ipse rirrtiro saucios milites , etc. Tacite [Ann., I, 71 ) nous montre Gcrmanicus remplissant le même devoir : • Utque cladis memoriam comitate
■ leniret, circumire saucios, facta singulorum eitollcre,
• vulnera intuens, etc.» Lampiide ( Alex. Scr. t ch. xlvii ) en dit autant de l'empereur Septime Sévère : « &grotantes ipse visitavit per tentoria milites, etiam
• ultimos. » Il n'est personne qui, en lisant ce> différents passages, ne se rappelle Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa.
Chap. XXXVI. — Prœfectis. Les préfets étaient . pour les alliés, ce qu'étaient les tribuns des soldats pour les Rom tins. Leur nombre, leur autorité, leurs prérogatives étaient les mêmes. Voyez Polybe, VI, xxvu ; les interprètes de Tacite sur les Annales, II, 68 et Lipse, de Milit. rom., II, 10.
Cbap. XXXVII.— Q. jEmU'mm Cerretanum. Ce consul est nommé, par Tite-Live lui-même, aux ch. xv, xvi, xxii, et xxi ii du livre IX, Q. Aulius Cerretanus : car les variantes Aurelius, AZlius, Alins que présentent ces différents passages, ne sont probablement que des corruptions du nom Aulius, qui est irréfragamVment attesté par les Fastes capitolins, à l'occasion de sa mort, l'an de Rome 458, et qu'on y trouverait sans doute ailleurs si les années 408-452 n'étaient entièrement perdues dans ce précieux monument. Diodore porte AiXtcç, qui se change plus facilement en AuXioç qu'en AtaîXio;. La même faute se retrouve dans Cassiodore, où ou lit Aulius. Eufin Pighius fait remarquer que le surnom de Cerretanus est inoui dans la gens Œmilia. Tout porterait donc à croire que la leçon Q. /Emilius est uue faute de copiste , ou une inadvertance de Tite-Live lui-même; puisque les manuscrits n'offrent aucune variante. Mais comme quelques lignes plus ba> on lit : C. Sulpvio , Q. ACmilio ( Aulium quidam annales habent) consulibus : no; ion qui parait , pour ainsi dire , contredite par Tite-Live lui-même, qui ne se sert plus tard que du nom Q. Aulius, plusieurs critiques regardent cette parenthèse comme une intercalation postérieure, et écrivent hardiment Q. Aulio consulibus, et plus haut, Q. Aulium Cerretanum. En pensant au nombre incalculable de monuments que nous avons perdus, on pourrait hésiter à adopter ce changement, si, d'un autre côté, la force des arguments qu'on fait valo r en faveur de cette leçon, et les modifications encore plus téméraires qu'ont subies les textes anciens, ne venaient pas le\ 2r tous les scrupules.
Ibid. — Quorum eorum [\. e. quorum ex bis) ope ac consilio Veli terni Pnvernatesqne populo romano bellum fecissent. Ce point n'a pas été éclairci par Tite-Live en temps et lieu. Mais, comme on remarque dans le récit de ces guerres une affectation de brièveté, il n'est pas étonnant que l'on rencontre ça et là quelques allusions à des circonstances que l'auteur a omises.
Ibid» — Memoriamque ejus iret , etc. Le même fait esi raconté par Valère-Maxime ( IX, 10, I ) un peu plus explicitement. Cf. VI, 26.
Ibid. — Papirium ferre solitum. La tribu Papiria se composait en grande partie des Tusculans , qui avaient reçu le droit de cité romaine. Voyez VI, 26; VIII, 14 et Valère-Maxime, IX, 10,1.
Cbap. XXXVIII. — L. Fulvio. Un fait important, entièrement omis par Tite-Live, se trouve par hasard conservé par Pline l'ancien {H. IV., VII, 44) : • Est et L Ful-
• viusiner insignia exempla, Tusculanorum rebellan-
• tium consul , eodemque honore , quum transisse! ,
• exornatus confcslim a populo romano : qui solus eodeni
• anno, qno fuerat bostis, Roms triumpbavit ex iis quo~
HISTOIRE ROMAINE. - NOTES
■ mm consul fuerat. ■ Son triomphe est aussi confirmé par les tables triomphales , qui le foot il est vrai triompher des Sam ni tes , tandis que Tite-Live . qui sans doute suivait d'autres documents, fait triompher le dictateur ( ch. ixiii ); mais il ne dissimule pas que quelques historiens attribuent cet honneur aux consuls. Il n'est peutêtre pas impossible de concilier ces différentes données , en apparence si contradictoires. Encouragé par quelques succès des Samnites, que Tite-Live a passés sous silence, plusieurs villes du Latium, et entre autres Tusculum s'étaient révoltées. Mais l'un des consuls de cette ville, L. Fulvius, convaincu de l'impoli lique de cette démarche, était passé aux Romains, et, nommé consul par eux, avait fait rentrer les rebelles dans le devoir. U obtint les honneurs du triomphe pour ce succès dont l'importance était d'autant plus grande aux yeux des Romains que la nouvelle de l'insurrection avait jeté dans Rome une terreur qui n'était sans doute pas aussi peu fondée que voudrait nous le faire croire Tite-Live. Mais comme les véritables ennemis étaient alors les Samnites, et comme d'ailleurs les rapports avec Tusculum devinrent de plus en plus intimes , on substitua sur les tables triomphales le nom des Samnites à celui des Tusculans. A la suite de ce triomphe serait venu la rogation de M. Flavius, que Tite-Live place une année trop tôt. Puis, comme le danger n'avait pas cessé avec la soumission de Tusculum, un dictateur est nommé qui, vainqueur dans des combats plus décisifs, obtient aussi les honneurs du triomphe. Cf. Niebuhr, t. III, p. 250 et suiv., t. V, p. 271 de la tr. fr.
Cdip. XXXIX. — Brutuli PapH. Heineccius. sur la loi Julia et Papia Poppœa, p. 59, pense qu'il faut lire Aftfft/i Papii. Ce qu'il y a de certain c'est que la gens Papia, à Rome, avait une familia Mutilorum, dont les ancêtres paraissent avoir été célèbres chez les Samnites. On trouvera plus de détails sur les conditions de cette paix désirée par les Samnites, dans le quatrième extrait des Samnitica d'Appien ; document important qu'il sera bon de comparer avec les premiers chapitres du livre suivant.
Chip. XL. — Quidam auctores sunt consules deSamnitibits triumphasse. Voyex plus haut la note sur le chapitre xxxviu, et Aurelius Victor, Viri Mustr., ch. xxxu.
Ibid. — Signum mittendis quadrigis pour donner aux quadriges le signal de s'élancer hors des carceres. Ce signal était toujours donné parles premiers magistrats, ainsi plus loin ( XLV, 1 ) nous le verrons donné par le consul. Sous l'empire , ce privilège fut réservé aux empereurs. (Voyei ranecdocte racontée par Cassiodore, livre III, ep. 51.)
Ibid. — Vitiatam memoriam funebribus laudibus, etc. La même asserton se trouve dans Ciceron, Bruto, ch. xvi. • Uis taudaiionibus historia rerum nostrarum est • facta raendosior. > Voyex plus haut, page 764 et suiv. et page 792, col. I.