‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 42 sur 158 · LIVRE XXX IV · texte numérisé non relu

LIVRE XXX IV

Ainsi que dans les livres précédents Tite-Live, dans le livre XXXIV, a mis Polybe à contribution, et l'a même cité cb. l. Comparez aussi le ch. xtn avec Polybe, XIX,! . Le chap. xxu, ainsi que le suivant, a certainement Po- I>be pour auteur; c'est pourquoi il est en désaccord au sujet du sénatus-consulte avec le chap xl du livre précé-

dent, où Tite-Live a rapporté lea délibérations du sénat, d'après les annalistes latins, et où il a écrit, qn'on avait permis à Qninctius de faire ce que lui semblerait commander l'intérêt de la république. Au cbap.xxiii et suiv., si l'on compare la forme indirecte qu'il a donnée aux délibérations des alliés, avec les mêmes détails rapportés par Polybe, on toit qoe les premiers ont été calqués sur les seconds , et que Tite-Live n'a fait qu'abréger. Tout ce qu'on lit à l'bonnenr et à la gloire des Achéens, cb. xxvm et xxiiu, fait reconnaître Polybe sons les paroles de Tite- Live, ainsi que ce qui a rapport aux affaires de la Grèce, dans le discours de Nabis et de Quinctius. Ce que Nabis dit du pouvoir des grands, et de l'autorité du sénat, est d'accord avec ce que beaucoup de Grecs et de rois, selon le témoignage de Polybe ( VI, H ), pensaient à ce sujet. Aux ch. xxvi et xxvm, ce qui est raconté au sujet du tyran Cléomèoe, vient de Polybe, que Cléomène poursuivait de sa haine. (Cf. Manso, Sparta, t. III, surtout dans YAppend. (6, p. 155 et suiv.. et Lucas, de rep. jEtoU ap., Polyh. 58. ) Le chap. xliii est pris du ebap. lviii de Polybe (Cf. Wesseling, sur Diodore, p. 618, Excerpt.) Tite-Live y cite Caton au sujet de ce que fit Caton luimême, et il fait la remarque que Caton dans ses écrits ne s'est point montré détracteur de ses propres actions. U s'est servi des Origines de Caton, et peut-être même de la harangue qu'il prononça sur son consulat, et dans laquelle il a fait le tableau de tons les événements qui eurent lieu en Espagne sous sa conduite. Il a aussi compulsé d'autres auteurs, ch. xli et xlviii, etc., et parmi eux il cite nommément Valérius Antias , ch. x et xvi.

Cbap. I — De Oppin lege abroganda. Voyez Valère- Maiime, IX, 1, 5 , et Tac, Ann., III, 55 et 54. Cette loi et la longue et sérieuse discussion que souleva son abo liliou , prouvent avec quelle force le luxe et la corruption faisaient alors irruption dans Rome. C'est ce que montrent d'ailleurs toutes les lois somptuairc s portées à cette époque. Voyez la loi MeteUa ( Pliue , XXXV, 17 ) : la loi Orchia, (Macrobe, Saturn., II, 15) et toutes celles doul parle Aulu-Gelle ( N. A., II, 24 ).

Ibid. — Q, Fabio et Ti. Sempronio consultait! . Titus Sempronius fut deux fois consul ; la première fois , en 538, avecQ. Fabius, surnommé le Tempuriseiir, la seconde, en 540, avec Q. Fabius, fils de son premier collègue. L'indicatiou donnée ici par Tite-Live serait donc insuffisante pour déterminer rigoureusement l'année de l'établissement de la loi Oppia , s'il ne nous fournissait un peu plus loiu une donnée positive. Nous voyons en effet, ch. vin, que cette loi fut abrogée vingt ans après son établissement. U est facile dès-lors de trouver l'année où elle a été portée. Drakenborcb a calculé que c'était celle du premier consulat de Ti. Sempronius ( l'an de R. 558 ).

Ibid. — A'en vestimento versicolori uterentur. Dans la Grèce , ces vêtements de diverses couleurs, àvOivà iuxTta ( Alhen.. VII, 6 ) n'étaient portés que par les hommes de mauvaise vie, les eunuques, les courtisanes (Athen., XII, 4; Suidas, au mot troupcov et ZocXtuxcç; Terent., Eunuch é IV, se. iv, v. 16; Petit, Leg. Att. t liv. VI, lit. ▼» p. 475). On a cru qu'il en était de même à Rome, et que telle était la cause de rétablissement de la loi Oppia, Mais il parait que le tribun Opphis avait, en la portant, un autre motif; L. Valérius le dit au cb. vi. Dans la misère publique , dans la pénurie du trésor, dans un moment où les particuliers étaient obligés de consacrer leur fortune au service de l'état, U voulut empêcher que les femmes ne lui enlevassent ses dernières ressources , en

dépensant la leur en vains et frivoles ornements. A coup sûr, si ces vêtements eussent été en quelque sorte la marque de l'infamie, les femmes honnêtes n'eussent pas réclamé le droit de les porter, et leur réclammatton n'eût pas trouvé un appui dans le tribunat.

Au reste, nous doutons que tout ceci se soit passé exactement comme le rapporte Tite-Live , et que la proposition des tribuns Fundanius et Valérius ait occasionné, dans l'état, des troubles aussi sérieux, et soulevé de si grandes et de si vives discussions. Peut-être l'historien at-il un peu exagéré la gravité de circonstances qni lui fournissaient l'occasion de développer quelques lient communs , et d'orner son récit de quelques-unes de ces belles harangues dont il est quelquefois si prodigue.

Cbap. I. — Ceterum minime exorabilem alterumutique consulem M. Porcium Caionem habebant. M. Hichelet a recueilli et groupé , avec le talent qu'on lui connaît, les traits épars du portrait de Caton. Noos ne résistons pas au plaisir de citer ce beau passage de l'éloquent historien. « C'était un homme roux, aux yeux biens, d'un aspect barbare et d'un regard qui défiait ami et ennemi. Son nom de famille était Porcius (le porcher). Mais il était si avisé dès son enfance, qu'on l'avait surnommé Caton, A dii-sept ans il avait servi coutre Annibal. Depuis il cultivait un champ voisin de celui du vieux Manias Curius, le vainqueur des Samnites. Le matin il allait ré- ' pondre sur le droit et plaider dans les petites villes voisines de Tusculum. Puis, il revenait, se mettait tout nu , labourait avec ses esclaves , mangeait atec eus . buvait comme eux de l'eau, du vinaigre ou de la piquette. Toutefois ce n'était pas un maître tendre. Le père de famille, dit-il dans son livre d'agriculture, doit vendre ses vieilles charrettes, ses vieilles ferrailles, ses vieux esclaves.

« Établi à Rome par Valérius, appuyé par Fabius, il devint successivement tribun d'une légion, questeur, préteur, enfin consul et censeur avec son ancien patron.

Dans toute l'expédition d'Espagne il avait toujours été à pied . avec nn esclave qui portait ses provisions, et qu'il aidait dans l'occasion à les préparer. Après avoir obtenu le triomphe , il n'en partit pas moins comme simple tribun . pour combattre Antiochus en Grèce. Aux Thermopyles , le général romain embrassa Caton devant tonte l'armée, avoua qu'on lui devait la victoire, et le chargea d'en porter la nouvelle à Rome

• Tant de rigueur et de sévérité pour lui-même, prêtait une autorité merveilleuse à l'a prêté cynique de ses attaques contre les mœurs des uobles. » Uist. rom., t. II» p. 95 et sniv.

H faut avouer que le discours que lui prête ici Tite- Live, s'accorde parfaitement avec nn semblable caractère.

Chap. IV. — Quid legem Cinciam de donis et mameHbus. Cette loi défendait aux avocats de recevoir de ceux dont ils plaidaient les causes ni dous ni présents : Ae quis, ad causam orandam , pecuniam donumte accipiat. ( Tacile, Ann., XI, 5. ) Elle avait été portée par le tribun M. Cincins, l'an 547 de Rome, sous le consulat de M. Cornélius Cétbégns et de P. Sempronius Tuditanus. Cicéroo (de Senectute, IV ) nous apprend qne Q. Fabius Maximus, quoique bien vieux alors, l'avait vigoureusement appuyée ( suasor fuit ).

C'était un retour aux anciens usages de Rome , qui imposaient aux patriciens, seels dépositaires des secrets de la législation et des formules judiciaires , l'obll-

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

galion de défendre gratuitement en justice les intérêts des plébéiens. Mais cette loi n'était pas en harmonie avec l'état actuel de la jurisprudence; elle ne pouvait subsister après les changements qui avaient été opérés dans l'administration de la justice. Aussi toiuba-t-elle bientôt en désuétude. Auguste essaya de la remettre eu vigueur ; il fit décréter, par un sénatns-consulte, que les orateurs» convaincus d'avoir exigé ou reçu de leurs clients une ré tribution quelconque, seraient condamnés à en restituer le quadruple. (Dion, L. IV, 18.) Mais elle n'en fut pas mieux exécutée pour cela; elle était inexécutable. Seulement elle devint, sous les empereurs, un moyen de dépouiller d'honnêtes citoyens d'une fortune honorablement acquise, ou une occasion de vengeance contre d'odieux et avides délateurs. Voy. Tacite, Ann., XUI, 42.

Cuap. IX. — Jam tune Emporiœ duo oppida erant muro divisa. Cette description d'Empories , empruntés probablement par Tite-Live, à nne relation que Caton luimême avait composée , de son expédition en Espagne, est un des monuments les plus curieux que nous possédions sur les antiquités de ce pays. Elle a fourni à M. Fauriel , dans son cours sur les origines de la littérature espagnole, quelques considérations intéressantes, que nous regrettons de ne pouvoir citer textuellement.

Les colonies grecques , les plus importantes de l'Ibérie, étaient situées dans le nord, comme Emportes, la plus célèbre de toutes, tout près de Rhoda, et, plus bas, Diatiiiim, sur la côte orientale. Il serait donc naturel que l'influence grecque eût été plus puissante au nord que dans le midi de la péninsule; et cependant c'est le contraire qui arriva : le nord résista à la cifilisation grecque, et le voisinage de tant de villes policées ne put entamer sa barbarie. Les Grecs ne laissèrent , chez les farouches lbériens, aucune trace de leur long séjour. On peut juger, par le tableau qu'en fait ici Tite-Live, du genre de relations qu'ils pouvaient avoir avec eux. Ces relations étaient purement matérielles, et consistaient seulement dans l'échange des produits naturels de l'Ibérie, contre les objets importés des pays où commerçaient les Grecs.

Cet état de surveillance et d'hostilité perpétuel le excluait toute influence sur la culture de l'esprit, sur les idées et les mœurs des indigènes. Si des relations de commerce subsistaient, c'est qu'elles étaient devenues un besoin pour les deux peuples. Mais elles pouf aient durer ainsi pendant des siècles, sans qu'il en résultât le moindre changement dans les conditions morales et intellectuelles du peuple ibérien.

Il n'en était pas de même dans le midi de l'Espagne. La Turditaiue, comme les côtes méridionales de la Gaule, avait fait les premières avances a la culture grecque, et avait appris, avec une docile avidité, sa langue, ses mœurs et ses idées. L'enseignement des lettres grecques , daus cette partie de la Péninsule, est attesté par les monuments. Des cippes, des urues funéraires nous apprenneut les noms de quelques grammairiens qui y ont professé. L'un des plus célèbres est Asclépiade, cité par Strabon, et auquel le géographe a emprunté un passage intéressant sur les antiquités et la culture de la Turditaine. Ce rhéteur, fixé daus le pays, en avait étudié l'histoire. II avait composé sur ce sujet un livre dont on ne saurait trop déplorer la perte.

Cuap. X. — Oscensis argenti. D'argent d'Oica. c'est-àdire, suivant M. Lemaire, de monnaie d'argent frappée è Osca. Il y avait , en Espagne, deux villes de ce nom : l'une était située daus l'Espagne citerieure ou Tarraco-

naise . sur la Frontière du pays des llergèles; c'est aujourd'hui Huesca. (Voy. Ptolém. II, 6 ; Plutarque, Sertor., en. xxv, éd Reiike, et les commentateurs de Velléius Paterc, II. 30. ) L'autre appartenait à la Bétiquc ( voyez Ptolém. II, 50) : c'est de celle-ci qu'il est ici question. Elle possédait sans doute dans son territoire de riches mines d'argent. Ou sait en effet que l'Espagne était, dans l'antiquité, le pays où l'on eu exploitait le plus.

Cbap. X. — Protincia snecessori Q. Minncio tradita. La province d'Helvius était l'Espagne n/terietire, et non l'Espagne citerieure (voyex XXX II, 28). Or, dans le partage des provinces entre les préteurs , l'année suivante , la première échut à Q. Fabius Butéon , et la seconde à Q. Minucius ( XXXlll. 26 ). C'est donc Q. Fabius Butéon, et non Q. Miuucius, qu'Helvius eut pour successeur. Sigouius a cherché à expliquer cette contradiction eu disant que Tite-Live considérait ici l'Espagne citerieure, où llelvius venait de triompher des Cdtibériens , comme ta province, et que c'est pour cela qu'il appelait Q. Miuucius son successeur. Non-senlement cette explication nous parait peu satisfaisante , mais elle est en contradiction avec les motifs qui, suivant Tiie-Live lui-même, engagèrent le sénat à refuser le triomphe à Helvius : Quod alieno auspicio et in aliéna provincia pugnasset.

Chip. XII. — Fama auxilii adventantis implecerunt. Frontin nous apprend ( IV, 7 ) que ce stratagème suffit effectivement pour délivrer les llergèles.

Cuap. XIV. — Soliferreis. Sorte de javelot tout de fer, e solo ferro. Festus écrit le mot par deux /, solliferreum, et le fait venir du mot sollum, qui, dans la langue nés Osqties, avait la signiOcati >u du mot totum. Voyex Festus au mot sollo. Quant aux fabriques ( (alaricœ » voyex XXI, 28.

Cdxp. XV. — Sparo percutit. Le sparum ou sparus était une courte javeline, ou simplement un bâton ferré. Voy. Virg., An.» XI, 682; SU. Itai., III, 588 ; Salluste , Cat.. LVI. Q. Du Gange, Gloss. tned. et inf. latinitatU. au iuot sparum.

Chap. X VII.— Mûris omnibus dirutis. • 11 avait envoyé dans toutes les villes du pays des courriers qui devaient, au même jour, a la même heure, remettre entre les mains des magistrats des lettres du comul. Ces lettres portaient ordre de détruire, dans le jour même, toutes les fortifications, avec menace de réduire en captivité ceux qui n'obéiraient pas sur-le-champ. Dans l'incertitude où chaque ville était, si de pareils ordres avaient été signifiés aux autres, ou s'ils n'étaient que pour elle seule, et dans l'impossibilité où elles se trouvaient de se concerter ensemble, elles se déterminèrent à obéir, et l'ordre fut exécuté, en nn même jour, par la plupart. » ftollin, Hist. anc„ t, VII, p. 58.

Cuap. XVIII. — In sertitutem velut asserendi erant. Asserere inservitutem aliquem, signifie, daus la langue des jurisconsultes romains, intenter une action contre <• quelqu'un qui se prétend libre, et que l'on réclame comme esclave. Tite-Live détourne ici cette expression du sens qui lui est ordinairement donné, pour l'appliquer à un autre ordre d'idées, c'est pour cela qu'il se sert du correctif velut, pour ainsi dire.

Cdap, XXII. — Senatusconsultum, quo beUum adeersus Rabin decretum erat. Tite-Live a dit plu» haut t XXXIII, 45) que le sénat s'en était remis à la prudence de T. Quinctius , du soin de prendre, a l'égard de Nabis, le parti qu'il jugerait le plus utile aux intérêts de la repu-

TITE-UVE.

clique. 11 n'est donc pas exact de dire, comme il le fait ici , que ce sénatus-consulte déclarait la guerre au tyran de Lacédémoue.

Cbaf. XXV. — Duos habent Argi. L'une se nommait Larisse ( Strab. VIII, p. 569 ) ; le nom de l'autre est inconnu.

Cbap. XXVI. — Circa Cylarabin gymnasium. On pré* tendait qu'il avait été bâti par KuXapâëifi; ou KuXXapot&Qç, fils de Slhénélus et roi d'Argot; ce qui a porté Gasaubon ( sur Strabon , III, 155 ) à corriger Cylarabis ( lisez Cylarabœ ) gymnasium. Mais on rencontre aussi ttjv KuXâpa€tv dans Plutarque, Vie de Pyrrhus, cb. xxxii. Cf. Pausanias II, 18, 22 et la note de Sylburge.

Ibid. — Per aliquot œtates. L'expression depuis plusieurs siècles, par laquelle le traducteur a rendu ces mots, est évidemment trop forte. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire la fin du chapitre , où Tite-Live dit qu'Agésipolis avait été banni, dans son enfance, après la mort du premier tyran de Lacédémoue. Il est évident que plusieurs siècles ne s'étaient pas écoulés depuis l'enfance d'Agésipolis, jusqu'à l'époque où il se mit à ia télé des exilés. Au reste, l'expression de Tite-Live, per aliquot œtates, est elle-même beaucoup trop forte, et elle a été justement critiquée par tous les commentateurs. En effet, depuis l'avènement de Cléoiuènes, jusqu'au temps qui nous occupe, il n'y a qu'uu espace de quarante ans ; et si Ton fait remonter le commencement de la tyrannie jusqu'au règne d'Agis et de Léonidas , c'est-à-dire jusqu'à l'origine I des troubles de Lacédémone, on n'aura tout au plus qu'un * intervalle de ciuquante années. Cet intervalle serait bien moindre encore si l'on adoptait la conjecture, inadmissible selon nous, par laquelle le traducteur attribue à Lycurgue ce que Tite-Live dit évidemment de Cléomènes.

Ibid. — Princeps erat exsulum Agesipolis, Pour bien comprendre ce passage il faut avoir présente à l'esprit l'histoire des révolutions qui ont agité Sparte dans ces derniers temps, et se rappeler les noms de tous ceux qui y ont dominé. Nous empruntons aux notes de Crévier, le résumé qu'il a fait pour cette époque, des histoires de Polybe, Diodore et Plutarque.

• Léonidas et Agis, dont Plutarque a écrit la vie, régnèrent ensemble vers le temps de la première guerre punique. Léouidas fut forcé d'abdiquer, et son gendre, Gléombrote, s'empara du trône. Peu de temps après, Léonidas y remonta, et conspira, avec les épbores, contre Agis, qui fut étranglé en prison.

• A Léonidas, mort peu de temps après, succéda Cléomènes, son fils, celui dont Plutarque a écrit la vie , et que Tite-Live appelle le premier tyran de Sparte Ce prince, vaincu par Antigone et les Macédoniens, se réfugia en Egypte, où il périt trois ans après, peu de temps avant le commencement de la seconde guerre punique.

• Alors les Lacédémoniens placèrent sur le trône Agesipolis encore enfant, de la race des Héraclides , petit* Gis de Gléombrote, qui avait détrôné Léonidas et Lycurgue, homme sans naissance, mais qui avait acheté des Épbores le titre de descendant d'Hercule, et la couronne. Celuici ne tarda pas à chasser Agesipolis, qui se trouve ici à la tête des exilés. Après un règne de quelques années il mourut et laissa un fils uommé Pélops.

« A la tyrannie de Lycurgue, succéda celle de Macbanidas , qui fut tué dans un combat par Philopœmen. Nabis qui , après lui, occupa le trône, fit périr Pélops. • Voyez Polybe, U, 47, 69j IV. 2, 55, 81 ; V, 54, 59; IX, 25;

XXIV, 11; Pausan., I, 15; III, 5, 6; Menrs., «rg*. Lacon., cb. xiv ; Plut., Cléom. et Diodore.

Cbap. XXVII. — Dromon ipsi vocant campum. Il était hors de Sparte. Êv8a rot; veoiç, £pofj.ou pteXt-ni xxôûmptr». Voy. Pausan., III, 1 4 ; Reines. Var. lect.. H, 52 et Menrsius,Att.lect. t 1,24.

Ibid. — Ilot arum deinde quidam. Les Ilotes ou Hélotes étaient , comme on sait , les esclaves publics des Lacédémoniens, et étaient pour la plupart employés à ta campagne. Voyez Schlaeger, Dis*, de Helolibus Helmst.. 1755; Recherches sur l'histoire des Ilotes, par Capperoonier, dans les Mêm. de l'Acad. des Inscr. et B. L.. t. XXIII, p. 271; Meursius, Lacon., II, 6; Cragius, de RepubL lac éd.. 1, 11 ; Potter» Archaol., 1, 10; Manso, Sparta» etc.

Cbaf. XXVIII. — Ad SeUasiam. Sellasie, ville de Laconie. La bataille à laquelle elle donna son nom eut lieu 01. CXXXVIII, 4, l'an de R., 550. Cf. Polybe , II, 65 et suiv.; IV, 69; V, 24 ; XVI, 16; Pausan., II, 9; III, 10,

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