‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 43 sur 158 · IV, 29; VII, 7; VIII · texte numérisé non relu

IV, 29; VII, 7; VIII

Ibid. — Sub ipsas Menalai montis radiées. Cf. Polybe,

V, 18, 21, 22. Tite-Live fait du MtvtXâïov une montagne voisine de Sparte ; Polybe, un lieu dans la montagne ou près d'elle, probablement un temple avec un bourg ou une ville. Etienne de Byzance, au mot Mm'Xoc; : tan xat X«ptov 2*(x>T*); MevsXotïov. C'est probablement le lieu appelé Therapné , par Pausanias, III, 19, et où se trouvait, dit- il, le temple de Ménélas et le tombeau de ce prince et d'Hélène. Peut-être, de cette circonstance, toute la montagne avait-elle pris le nom de Ménélas.

Cbap. XXIX. — Gythium oppidum. Port et arsenal de Lacédémone. Voy. Strabon , VIII, p. 565 ou 559; Pausanias, I, 27, 6; III, 21 ; Polybe , VI, 19, 6, et Mettrons, Lac, IV. 6.

Cbap. XXXIII. — Re ferre deinde nominatim tyrannos. Polybe (H, 44 ) en nomme quelques-uns , qu'Aristène parait avoir en dans l'esprit : Lysiade de Mégalopolb, Xénon d'Hermione, Cléonyme de Phliunte, Arbtomaqne d*Argos, qui tous, cédant aux conseils d'Aratus ou à la crainte qu'il leur inspirait, avaient abdiqué la tyrannie et réuni leurs villes à la ligue achéenne.

Cbaf. XXXV UL— Funat quondam sine muro Sparta. D'après les institutions de Lycurgue, qui avait voulu que le courage de ses habitants lui tint lieu de mur et de rempart.

Ibid. — Objecerant murum. Cf. XXXVIII, 54 ; XXXIX, 57 ; Xénoph., Ages.M, 24; Justin, XIV, 5; Pausanias, Vlll,8,9; VIII, 51.

1b n. — A Phcebeo. Pnœbetim est aussi le nom indiqué par Pausan., III, 14 et 20; la leçon 4>oi&ûgv se trouve dans quelques manuscrits, et dans Hérodote, VI 61 . On rencontre aussi ÈcpTiêaîov et mieux EcpY&tîcv. La meilleure leçon est peut-être oo Ephebeio, c'est-à-dire du gymnase où la jeunesse s'exerce , ou du sanctuaire où elle sacrifie à Euryalius.— Le Dyctineum, voisio de la muraille, renfermait un temple et les tombeaux des rois. Pausanias, UI, 12,7.

Cbap. XLV. — Coloniœ.... eo anno deductœ stmU Voyez chap. xxix du livre XXXII. Salerne y est désigné par l'expression de rastrum Salerni. Cette ville en effet , ainsi que nous l'apprend Strabon (lib. V. extr. ), n'était qu'une position militaire fortifiée, qui devait son origine à un camp romain. Suivant la conjecture de Duker , c'est

à l'établissement de coite colonie qu'elle dut sa popula llou.

Le lecteur aura sans doute remarqué que, dam ce chapitre, les mots civium romanorum soot trois fois répétés après le root colonia. C'est qu'en effet, outre les colonies des citoyens romains, on en établissait quelquefois qui n'étaient composées que de Lutins. Voyez eu. un ; conf. Sigon., de Antiq.jur. Jtal., II, 13.

Cbap. XLV. — Ager divisus est, qui Catnpanorum f itérât. Crévieret DureHU de La malle font ici remarquer que Salerne et Buxente n'étaient pas situés dans la Campanie, niais que la première était une fille du Picénum , et la seconde de ta Lucanie. Ils en concluent qne celte phrase, ager divisus est... doit être transposée et placée avant item Salernum... Mais on peut supposer sans aucune invraisemblance que les Campaniens avaient quelques possessions dans le Picénum et la Lucanie. C'est même ce qui explique la phrase de Tite-Li?e , dont la dernière partie, qui Campanorum fuerat, serait au moins inutile, s'il n'avait parlé que de villes situées dans la Campanie.

Chap. XLVL — In singulos, ducenos septuagenos œris triplex equiti. Gronove pense que le texte présente ici une lacune, entre œris et triplex, et, selon lui, il faudrait y suppléer en intercalant ces mots : duplex ceiiturioni En effet, dans les distributions que l'on faisait aux années, les centurions recevaient une part double de celle des simples soldats. Voy. cb. lu.

Cbap. X L VII. — Cohors extraordinaria. Voy. XXXV, 5 : Sinistra sociorum ala et extraordinarii. Lus cor^s de troupes , désignés ainsi sous le nom & extraordinarii, étaient composés de soldats qui avaient fait leur temps et servaient de bonne volonté- lit élaieut choisis parmi les allies. On les appelait extraordinarii, parce qu'ils campaient à part, devant la tente du général, et que, dans l'action , ils combattaient auprès de sa personne. Voyei Juste Lipse , de MilU. rom.

Cbap. LU. — Ad res gestas edisserendas. Comme le fénat, en donnant alors audience à Quinctius, n'avait d'au re but que de s'assurer si ce général méritait les honneurs du triomphe les mots res gestas edisserendas indiquent qu'il rendit compte de ses exploits, et non de sa conduite, comme l'a entendu Dureau de Lamalle. Ce qui prouve qu'il ue s'agit ici que de ses actions militaires, c'est que plus loin ( chap. lvii ) il propose au sénat d'examiner et de sanctionner les règlements qu'il a faits de concert avec les dix commissaires envoyés de Rome- On sait d'ailleurs que toutes les mis qu'un général romain sollicitait les honneurs du triomphe, au retour d'uue expédition, le sénat lui donnait, hors delà ville, une audience dans laquelle sa demande était accueillie ou rejetée, selon que ses opérations militaires, dont il rendait uu compte circonstancié, paraissaient aux sénateurs plus ou moins importantes. Voy. VIII, 5 et XXVI, 21, ainsi que la note sur ce dernier passage.

Cbap. LIV. — Megalesia, ludos scenicos.... primi fecerunt. Les jeux mégalésiens avaient été institués dix ans auparavant, lors de l'arrivée à Rome de la statue de la Mère des dieux, qu'on avait fait venir de Pessinonte. Voyez XXIX, 14. Il n'y a pas de contradiction cependant, car Tile-Live ne dit pas que les édiles célébrèreut pour la première fois, cette année, les jeux mégalésiens, mais seulement qu'ils y ajoutèrent, pour la première fois, des jeux scéuiques. Suivant Valérius Ântfas, cette innovation n'eut lieu que trois ans après, dans les jeux célébrés A

l'occasion de la dédicace du temple de la Grande-Mère. Voyez XXXVI, 56. Quelques éditeurs ont à tort confondu les jeux mégalésiens et les jeux romains.

Cbap. LXI. — Aristonemquttndam Tyrium.... Carthaginem cum mandatis mittil. Âppien ( Sur. VIII ) est ici d'accord avec Tite-Live ; mais Cornélius Népos a suivi une autre version. Suivant lui, Ànnibal alla lui même en Afrique avec cinq vaisseaux , et débarqua sur les côtes de Cyrène. De là il manda près de lui son frère Magon; mais , dès qu'on le sut à Carthage , ce dernier fut enveloppé dans la même proscription qu'Annibal. N'ayant plus rien à espérer alors, les deux frères levèrent l'ancre, mirent A la voile et Aunibal revint près d'Antiochus. Magon périt, et les historiens sont partagés sur le genre de sa mort : les uns disent qu'il fit naufrage , les autres, qu'il fut tué par ses esclaves. ( lie d' Annibal, ch. vu. )

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