‹ Commentaire sur Tite-Live: Complément de l'édition du Tite-Live de laChapitre 48 sur 158 · LIVRE XXXVI II · texte numérisé non relu

LIVRE XXXVI II

Dans ce livre encore • presque tout est emprunté de Polybe ; les autres auteurs sont cités quelquefois lorsqu'ils •'écartent de lhutorirn grec, comme aux cb. uni et xu, Claudius , et aux en. nui , xlv et l, Valérius AnUas. Au cb. xli?, Tite-Live a rappelé le discours de Catonsur I argent d'Antiocbus. Le cb. m est tiré de Polybe (XXII , 8 t*t 9). Au cb. x, il rappelle sous la forme indirecte, le discours de l'Athénien, qui a beaucoup d'étendue dans Polybe «cb. xi?). Tout le cb. xi est tiré du cb. x? , de Polybe , et XEcloqa de leg. (Polyb., cb. xvi> prouve que les chapitres suivants sont tirés de Polybe, quoique les Excerpta n'existent plut. Le cb. xi? vient du en. x?u de Polybe. Pour le cb. xv voyex Polybe cb. xx. Dans le fond du récit, Tite- Livc a en cet endroit suivi Polybe comme un le voit par tes fragments. Mais il a ajouté le nombre des morts d'après Claudius et Valérius Antias. Pour .les ch. xxm et xxiv, voy. Polybe, ch. xxi ; et pour le cb. xxv, le même auteur, cb. xxii. — Ch. xiix sur Fulvius, cf. Polybe, ch. xxm ; et ch. xxxi et xxxiv. cf. Poljbe, cb. xxm. — Au ch. xxxiv, il signale les différences des autres auteurs. Les en. xxxvu, xxxix , correspondent à Polybe, ch. xxiv-xxui ( cf. Spicileq., p. 42) ; le ch. xxxix, au ch. xxvudu même auteur. — Peut-être ce que Tite-Live ajoute des habitants d'ilinm . a-t-il été omis par l'auteur des Excerpta. — Cb. l, en commençant le récit de la. défense célèbre de P. l'Africain , il cite pour antorilé Valérius Antias. Il en a encore fait usage dans les chapitres suivants , surtout cb. lu . liv. où il raconte la mort de l'Africain. On voit par Aulu-Gelle ( VII , 49 ) quel était le récit de Valérius, que Tite-Live réfute ailleurs, XXXIX. lu.— Ch. l?. Tradunt... manibus concerpsisse ; ?oy. Polybe, Excerpta. Mail p. 417 ; Tite-Live cite encore en ce dernier endroit Valérius Antias. Mais il a puisé aussi à d'autres sources qu'il n'indique pas.

CBàr. I. — Athamania. L'Atbamanie était un petit royaume de la région du Pinde, répondant aux cantons modernes de Djoumeska et de Radovich dans la vallée «emprise entre l'Aria et les sources de l'inachus. Les géographes ne se sont pas accordés sur la fixation de ses frontières. La topographie du nord de la Grèce fut longtemps peu coonue. Nous proOteroos surtout dans ces notes des éclaircissements qu'ont apportés sur cette question MM. Poucqueville, Leake et quelques autres voyageurs modernes.

Ibid. — Argitheam. Cette ville qui probablement était sur l'emplacement qu'occupe aujourd'hui Arta, présente encore les murs de son acropole élevés dans certains endroits à la hauteur de quelques toises. La basse-ville qui a voisinait l'inachus est encore indiquée par des maçonneries solides et un château. Du nom d'Armthea les Grecs qui prononcent à peine le gamma aurontrait d'abord Aritbea , puis Arta. Cependant quelques voyageurs ont cru qu'Arta étaii l'ancienne Arobracie.

Ibio. — Cum delectis /Etolorum. Ces mots désignent sans doute le corps de magistrats Étoliens que l'auteur appelle Apocletî au ch. xxxivdu liv. XXXV.

Ibid. — Heracleam. Il s'agit d Héraclée en Épire, sur les confins des Albamanes et des Molosses.

Ibid. — Tetraphyliam. Les ruines cyclopeennes de Tétraphylie se remarquent près du village de Ser?iaua. Elles présentent une position importante qui couvrait le pays ao nord.

Coxp. I. — Theiidoniam. Elle e&iste aujourd'hui sous même nom légèrement modifié (Théodouria ï. En l'occupant , les partisans d'Amynander étaient maîtres du défilé qui conduit dans la vallée de l'Acbeloûs.

Ibid. — Athenœum castelln]». On croit retrouver ce fort dans une ville pélasgiqne ruinée, nommée maintenant Avados.

Ibid. — Gomphos. Voyex XXX, H, 14, 15.

Ibid. — Ad lanta Minera. Pour arriver au fort d'Athénée, Philippe avait à traverser les défilés de la parte supérieure du Pinde.

Ibid.— Suffecistent. Beaucoup de manuscrits , ainsi que les anciennes éditions , portent sufficeient.

Ibid. — Ethopiam. Cette ville avait une enceinte de maçonnerie pélasgiqne; elle se trouve près du Mougliana.

Ibid. — Templnm Jovis Acrœi. Nous avons déjà dit qu'on donnait le surnom d'Acreus ou d'Acraea aux divinités qui avaient leur temple sur une hauteur (àxpaîoç, élevé). La Fortune était adorée, avec ce surnom, a Sycione, et Junon à Argos. Voy. Pansan. II, 7 et 24.

Les restes du temple dont parle ici Tite-Live se voient encore sur la rive droite de l'inachus , au-dessous du village de Péta. Restauré en briqnes par les Romains, il fut transformé en église sous le règne des Comoènes qui le dédièrent à saint Constantin. Il était en face d'Argithea.

Ibid.— Flumentrajccerint. Ce fleuve était l'inachus.

Ibid. — Hic finis sequendi fuit. Inde tuto Macedones. etc. Amy nander et les Étoliens pouvaient facilement couper la retraite à Philippe par les défilés. Mais peutêtre leur suffisait-il de voir le pays évacué par l'ennemi. Le passage des Macédoniens dut s'effectuer entre les monts Agnanda et Djoumerca (chaîne du Pinde).

Ibid. — Postea per inducias. Dans d'autres éditioos \[ y a : Postero die per inducias. La leçon suivie dans cette édition est conforme à la majorité des manuscrits, et du reste on concevrait difficilement qu'une trêve eût pu être conclue le lendemain d'une défaite où les vaincus s'étaient réfugiés auprès du roi en Macédoine.

Cbap. III. — Ephesi post magnum cum Antiocho prœlium morantes. Cf., XXXVU. 45, et Polybe, XXII, 8.

Ibio. — In Amphilorhos. L'Ampbilocbie, contrée voisine de l'Athamanie, fait aujourd'hui partie du territoire d'Arta dans l'Ëpire. Les modernes la surnomment A cause de sa fertilité, Chaxi ou les délices.

Ibid. — Fuerat quondam jEtolorum. Voyex Ut , 56, et XXXll,54.

Ibid. — In Aperantiam descenderunt. L'Apéraniie était un petit territoire compris actuellement dans le canton de Radovich dont le chef-lieu est Théodouria.

Ibid. — Dolopen. La Dolopie est maintenant appelée Megalovlachie.

Ibid. — lïunquam Aitolorum futrant. Voyex III, 56.

Ibid. — Isgati ab Rama rediere, etc. Voyex XXXVI , 49 et 50.

Ibid. — ApoUcniam. Ville autrefois florissante à deux milles de l' Adriatique . Ses ruines sont assex considérables.

Cdap. III. — Epirotis Ambraciam placebal aggredi. Cette aucieune capitale de l'Épire n'offre plus au voyageur que sou acropole. Elle répond probablement au château moderne de Rogous. Quant au terrain de la basse fille il est occupé par une forêt ténébreuse. C'est à tort que les anciens géographes, trompés par une ressemblance de noms , lui ont donné pour emplacement le village moderne d'Ambrakia ; ces dernières ruines sont celles de Kervasara.

IziD. — Arachthumnavigabilem amnein. L'Arachthus , surnommé Arétbon, prenait sa source daus les montagnes du Tymphé, traversait la Parorée, et après avoir passé à Arabracie, se jetait dans le golfe de ce nom. Il est aujourd'hui nommé Lourcba ou fleuve de Rogous. Les anciens ne s'accordent pas sur sa dénomination et l'appellent les uns Apaxôoç on Àpeduv, les autres Apaiôo; ou Âparro;. Voy. Ptol. III, 14; Mrabon, Vil, p. 525; Pline, IV, I. Paumier [Grac. uni.) le confond même avec 1 Inachus.

Ibio. — .Estatem aptam rei gerendœ adesse. La plaine d'Arta, si riche et si fertile, n'est en effet praticable qu'en été. A l'époque des pluies, elle est submergée et ne présente plus alors que des fondrières et de grandes flaques d'eau qui rendent le pays inhabitable pour une armée.

Ibio. — Arx, quœ imposita est tumulo, orient em spectat. Cette citadelle est entièrement conservée. « On croirait, a son aspect, dit Poucqueville, qu'elle renferme encore une garnison de soldats de Pyrrhus. Ses remparts où l'on remarque, dans quelques parties de leur base , des restaurations romaines et modernes , annoncent son antique importance. On reconnaît son style sulide , au dire de Tite-Live ( muro quoque firmo septa erat ) à la courtine hérissée de créneaux qui unit eocore i« s bastions. • Voyage en Grèce, t. Il, p. 249.

Cbap. IV.— Ez Aihamania fluens. Paumier, ( Grac. ant, II, 7 ) a corrigé ainsi la leçoo ordinaire ; Ex Acarnania fluens. Elle contenait en effet une erreur évidente puisque les montagnes du Tymphé et de la Parorée, d'où l'Arachthus prenait sa source étaient dans une direction tout opposée à l'Acarnanie. Mai* le mot Atbamania luimême n'est pas encore satisfaisant , à moins que la Parorée ne fût alors comprise dans cette contrée. Il vaudrait mieui reconnaître qu'il j a eu erreur de la part de l'auteur ou des copistes.

Ibid.— Stratttm jam... convenerant /Etoli. Celte ancienne capitale de l'Acarnanie, encore appelée aujourd'hui Strato, était séparée de l'Étolie par l'Acbeloûs. Elle subsiste avec ses murs et se» portes et son eooeinte entière.

Cbap. V. — Adversus Pyrrheum quod vocant. On a entendu le mot Pyrrheum de diverses manières. Quelques commentateurs ont pensé qu'il désignait le château du roi d'Épire ou sa sépulture ( Voy. Polybe, XXII, 15 ; Strabon, VU. p. 325). Valèi e-Maxirae (V, I) , et Justin (XXXV, 5) , rapportent en effet qu'il fut enseveli à Ambracie, et Ovide nous apprend que les soldats de Paul Emile jetèrent les ossements de ce prince au milieu des rues, impuissant et sacrilège outrage à celui qui avait été la terreur de Rome !

Pyrrhi... ossa. ...

£pana pcr Ambraclas qua jicucre via*.

/m Ibin., 305.

Cependant Pausanias (1, 15 et II, 21,) atteste que d'après un oracle les Argiens élevèrent un temple à Gérés à l'endroit ou périt ce prince et y déposèrent ses cendres.

On a supposé encore que le Pyrrheum était un temple dédié soit au roi d'Épire, soit au fils d'Achille qui fol de même enseveli A Arabracie. S'il désignait un tombeau on un temple, sa dénomination serait semblable è celtes de Mausoleum, Dianium, Minervium, etc., qui se trouvent quelquefois dans les auteurs anciens.

Cette observation s'applique en partie à ITEscnlapiuin dont il est question ensuite. On peut entendre par là ou un quartier ou un temple.

Cbap. V. — Asseribus falcatis detergebat pinnas. On appelait faux , A cause de la forme de son fer, une poutre armée d'un croc pour arracher les pierres de la muraille. Ces chevrons, ainsi que les béliers, étaient recouverts d'une tortue ou mantelet. César, Guerre des Gaules, III, 14; Végèce,IV,2.

Ibid.— Tollenonibus libramenta plumbi , etc. L'auteur s'est exprimé A peu près de même dans un autre passage (XLII, 65) : Arietem admotum libratnento phtmbi gratatum ad terram urgebant.

Ibid. — Falces ancoris fcrreis . etc. Polybe, auquel Tite-Live a beaucoup emprunté pour le récit de ce siège, explique très-bien cette manœuvre, en ajoutant que les assiégés saisissaient et tiraient à eux les chevrous, de sorte que la poutre se brisait sur les créneaux et que la fans restait en leur pouvoir.

Chap. VI. — Malleolos. Il y en avait de deux sortes : les uns étaient seulement des cordes de jonc enduites de poix que l'on jetait tout enflammées sur les ennemis ou sur leurs ouvrages ; les autres étaient des flèches ardentes qui se lançaient quelquefois avec des batistes. Cette dernière espèce de marteaux ressemblait assez aux phalariques, lances entortillées d'étoupes enduites de poix , de soufre et de résine, que l'auteur a décrites précédemment ( XX. 8 ). Cf. Vitruve, X, 22; Végèce, IV, IS ; Ammien, XX11I, 5.

Cbap. VII. — Quœ Pains erant. Patras, ancienne ville d'Acbaîe, est encore aujourd'hui une des échelles les plus florissantes de la Morée.

Cbap. VII. — Vineiv ante contecto loco On lit dans Polybe (XXII, I f ) que le mantelet qui couvrait les travailleurs était parallèle aux murs, et avait 70 mètres de long.

Ibid. — Pluribus locis aure admota. Le même historien ajoute qu'arrivés à une certaine profondeur les assiégés rangèrent au fond de la fosse des bassins d'airain assez minces, dout le retentissement les avertissait du travail des mineurs. C'est ce qui a fait croire A quelques commentateurs qu'au lieu à' aure admota il fallait peutêtre lire aure œri admota ou simplement are admoto. Mais cette circonstance serait alors exprimée trop laconiquement pour être bien comprise. — Les bassins d'airain furent encore employés daus le même but par d'au très villes assiégées. Voyez Vitruve, X, 22; Atoeas, Poliorc, XXXVII; Hérodote, IV, 200. Les modernes se sont quelquefois servis A ceteflet du tambour.

Ibid.— Suspensofurculis ab hostibus muro. Quand les mineurs étaient parvenus aux fondements de la muraille, ils la sapaient sur une grande étendue et relayaient avec des 1k> s qu'ils entouraient quelquefois de matières com-

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

buatibles. Après avoir disposé les troupes pour Tassant on mettait le feu aux étais, et la muraille s'écroulait tout d'an coup en faisant une large brèche. Voy. Végèce, IV, 5; Appien, Guerre de Mithrid., cb. xxxvi, lxxv, lxxxiv; Guerres civiles, cb. cxu.

Chap. VIL — Dolium a fundo pertusum. Poïybe ( XXII. 1 1 ) décrit cette machine avec plus de détails et plus de clarté.

Ibid. — Ore in cuniadum verso. La partie tournée contre la mine était celle que recouvrait le couvercle de fer. Du reste la largeur du tonneau était ajustée à celle de la raine, àpfiooTov xarà to wXàToç tû p.rraXXtt ( Polybe , loc.cii.).

Chap. VIII. — Mille talentum argenti. On voit dans le cb. suivant que ces talents étaient de ceux qu'on appelait euboïquc. La somme équivalait donc à 5,280,000 f. on à 4,666,120 fr. Voyez la note sur le cb. xlv dn li? re précédent.

Chap. IX. — Indomitos ac mutabiles. D'antre* lisent immutabïles.

Isjd. — Thyrium. Quelques éditions ont Tyrrheutn. Voy. XXXVI, II.

Ibid. — Qui cum ea gente primum amiciliam pcpigerat. Voy. XXVI, 24.

Ibid. — Urbem ne quam formulas sui juris facerent. Cet article du traité regarde sans doute Pharsale, Ecbi- D us et Lencade , villes de Tbeisalie dont la non-restitution avait été nn des principaux motifs qui avaient déterminé les Étoliens S appeler Antiochus en Grèce.

Ibid. — Coronam auream centum et quinquaginta jtondo. On sait que corona comme ortçavoç ne signifie pas toujours couronne; mais aussi quelquefois don, offrande , récompense. Une couronne d'or de cent cinquante livres serait en effet d'un poids exorbitant , car la livre romaine étant de trois cent vingt-quatre grammes, elle eût pesé quarante-huit kilogr. 600 grammes. Li livre d'or monnayée valait au temps de la république 9 i6 fr. 50 c. La valeur de ce don en argent était donc de 141,943 fr.

Chap. X. — Argos Amphilochium. Cette ville fondée pnr une colonie d'Argiens sous la conduite d'Ampbilocbus , fils d' Amphiaraûs , le devin , dut être une des pins grandes cités de l'Èpire , si l'on en juge par l'étendue de son enceinte qui embrasse plus d'un mille le long de la côte sur un terrain d'alluvion maintenant submergé. Ses ruines sont appelées Fiocbio ou Pbilo-Castroo.

• Dans les temps calmes , dit Pouqueville,on reconnaît ses murailles formées en masses cyclopéennes, on distingue ses édifices; enfin on la revoit dans l'état où elle fut surprise comme Pompéii , non par une pluie de cendres , mais par une crue subite d'eaux qui la submergèrent. Quelle plus belle mine d'antiquités reste ainsi à exploiter? Les pécheurs, dans la saison où le golfe se resserre entre se» plages, closent avec des roseaux les brèches des remparts pour renfermer le poisson qn'ils y pèchent comme au milieu d'un réservoir tranquille. •

Ibid. — Léon lcesiœ filius. Polybe. nomme cet Athénien Damis.

I W0 . Vufgata similitndine , mûri tranquillo. Scipioo (XXV 111, 27) compare aussi la multitude * une mer que les agitateurs mettent en mouvement.

Chap. X. — .46 Asia Thoas et Dicœarchus, ah Ewopa Menestas et Damocritus. Thoas et Dicéarque son frère avaient été ambassadeurs près d' Antiochus , et Damocrite près de Nabis. Quand à Menestas, Tite-Live ne marque pas avec précision , quand et comment il avait soulevé les Étoliens. Il le dit postérieurement à l'époque où ce fait s'était passé ( XXXVI, 28 ), Naupactum is cum prœsidio ingressus ad deditionemcompulerat.

Ibid. — In scopulum intulissei. On a remarqué que l'auteur, en écrivant ces mots . paraît avoir eu présent à l'esprit ce passage de Térence {Phorm., IV, 4) : Huic mandes, quod quidetn recte cnratum.

Qui te ad scopulum e tranquillo Inférât relis.

Chap. XI.— Fueruntaulem hœ. Cf. Polybe, XXI, p. 15.

Ibid. — Dum pro argenteis decem aurais unus vole» et, rûv £cxa p.vûv àpppîoo xpuoiou u.vàv £i£gtoc. Avant Solon la valeur de l'or ches les Grecs était douie fois et demie celle de l'argent , à poids égal. Mais Solon augmenta le poids des non? elles monnaies et depuis ce législateur, l'or valut dix fois son poids d'argeot. Les pièces d'or, appelées xp u °rôc eraràp ou simplement xpuaoûç, pesaient deux drachmes , et valaient par conséquent wogt drachmes d'argent. Une pièce de cette dernière monnaie répondant à 9Ç centimes de notre monnaie , le statère valait 19 fr. 20 c. Le même rapport existait entre la mine d or et la mine d'argent. On évaluera facilement la première , en sachant que la seconde valait 71 fr. 87 c. Voy. Saigey, Traité de Métrologie, p.40, et les Inscriptions de Moree. 1. 1, p. 221 et suiv.

Ibid. — T. Quinlio , Cn. Domitic consulibtis. Titus Quintius Flamininus eut pour collègue non pas Cn. Domitius, mais Sei. AElius (voy. XXX II, 7 ); et Cn. Domitius fut consul avec Lucius Quintius, frère de Titus (voy. XXXV, 10, 20). Ce rapport entre les noms a été peut-être cause de l'erreur de Tite-Live. Mais on ne la corrigerait pas en substituant Lucio Quintio à Tito, puisque l'auteur a probablement voulu indiquer l'année où T. Quintius passa en Grèce.

Ibid. — jEniadœ. JEnlè, aujourd'hui Trigardoo ou Tricardo-Castron , était bâtie dans des lagunes à l'extrémité de l'Acarnanie en face du promontoire Arasius et de Dymé dans le Peioponèse. ( Voy. Polybe, IV. 65; IX, 53; Strabon, X, p. 459.) Elle était dune grande importance pour l'Acarnanie comme rempart contre ses formidables voisins, les Étoliens. L'enceinte de ses mm s existe encore, ainsi que les débris d'un théâtre.

Cbâp. XII. — In GaUo-Grœcia bellum gessit. Les Galales avaient fourni des secours à Antiochus, et n'avaient pas été compris dans le traité de paix comme les autres auxiliaire* de ce prince. Manlius saisit ce prétexte pour les attaquer, parce que c'était le seul peuple qui , par sa valeur et sa force, fût encore redoutable en Asie-Mineure.

Ibid. — Uieran Comen. C'est la transcription du nom grec décliné ttoccv K»fw. Étiennede Bysance place la ville de hpc Ki*p.Yj en Lydie non loin de Tbyatire, sur la rive gauche du Méandre.

Chap. XIII. — Ad Harpaswn fumen. Ce fleuve mentionné aussi par Pline ( II, 96 ), est probablement celui que les modernes appellent Dscbina. Il n'est séparé du Méandre que par une chaîne de montagnes et se jette dans ce fleuve au S.-O. de Magnésie.

dur. XIII. — Àb Alabnndis. Alabanda (Botn-Dogan ) était une des villes tes plus considérables de l'intérirur de la Carie. Les habitants passaient pour très-adonnés à la volupté et adoraieut particulièremeot leur fondateur Alabandus (Cic, de IVat. deor. 111, 19 ). Cnaudlcr en a retrouvé les ruines près de Carposéli. On y voit les restes des anciens murs d'un théâtre, d'un palais et de plusieurs édifices.

I B i D . Antiochiam super Meandrum. Antioche ( Jegui-Sbehr ) sur la rive gauche du Méandre , en Carie.

Ibid. — Hujus amnis fontes Celœnis oriuntur. Le Méandre (Meïnder) ne prenait pas sa source dans la ville même comme le dit Tite-Li?e, mais à quelque distance de Célène dans le château de Cjrus. C'est ce que nous apprend Xénophoo ( Anab. I, 2 ), qui s'était arrêté trente jours dans cette ville de Phrygie. Célène était autrefois grande et bien peuplée, et se trouvait sur la grande route de commerce qui conduisait de l'intérieur de l'Asie à Milet et à Epbèse.

Ibid. — Novœqne urbi Apamea nomen inditiin ab Apamea sorore Seleuci régis. Apamée (Dinglar ) qui succéda a Cel A ne fut fondée selon Strabon par Antiochus Soter et dut sou nom à l'épouse de Seleucus Nicator. Elle fut surnommée Cibotos ( magasin ), parce qu'elle était l'entrepôt de tout le commerce de l'Asie-Mineure.

Ibid. — Famcque ïta tenet Celœnis Marsyam cum Apolline tibiarum cantu certasse. Hérodote ( VU, 26 ) et Xénopbou rapportent la même chose en ajoutant que la peau du satyre était encore suspendue a la voûte de la caverne où le Marsyas prend naissance, à l'endroit appelé Aulocrenœ par Pline <V,29). Cette sourcese trouvait au pied d'une hauteur que couronnait la citadelle et qui était au milieu de Célène. Le Méandre et le Marsyas étaieut des fleuves sacrés chez les Phrygiens.

Ibid. — Gordiutichos. Personne ne fait mention de cette ville dont le nom signille château de Gordius

Ibid. — Tabas. Cette ville nommée Tiaba par Strabon était selon lui sur les confins delà Phrygie et delà Carie,

Ibid. — Quinque et viginti talent a argenti et decem milita medimnum tritici. Le talent asiatique d'argent étant de 5,794 fr. et le médimne de cinquante et un hect. qnatre-vingt-quatre litres, ces contributions valaient 9^.850 fr.et 5184 litres.

Cuap. XIV. — Ad Chaum amnem. Le Chaûs semble avoir été un bras occidental del'Indus. Peut-être cederiiit-r e4 il le même que le Calbis qui prenait sa source dans les montagnes de Cibyra , recevait dans sa course beaucoup de rivières et se jetait dans le golfe de Glaucus.

Ibid. — Erizam. Hiéroclèa (p. 689) la nomme Erezos.

Ibid. — Cibyra iBarux). Cette ville surnommée Magna, était le chef-lieu d'une petite république fedérative, appelée TSToâiccXte I Pline, V, 27 >, ou ligue des quatre villes. Sa domination s'étendait depuis la Pbidie jusqu'à la Lycie et à la côte vis-à-vis de Rhodes. Strabon , qui était né à peu de distance de la Galatie , place Cibyre en Carie. Comme elle est sur les connus de la Phrygie , de I» Carie, de la Lycie et de la Pi»idie. Les géographes l'ont attribuée tantôt à l'un de ces pays tantôt à l'autre.

Cbap. XIV. — A Moagète turaimo. Strabon Dont apprend (XII, p. 936) que les tyrans ou souverains de Cibyre la gouvernèrent toujours aveesagesse. Il parait que le nom de Moagète fut commun à plusieurs d'entre eux. Le dernier de cette dynastie fut subjugue par Muréna, préteur de Sylla , l'an 67 1 de la fondation de Rome. Il se nommait aussi Moagète (Appien, Milhrid., p. 2i5). Alors cette principauté fut éteinte, mais Cibyre conserva cependant sa splendeur sous les Romains (Pline, V, 29). Il existe plusieurs médailles de ces princes.

Ibid. — Coronam awream quindecim talentum. A 5,794 fr. le talent asiatique , ce don valait 56,910 fr.

Ibid. — Vrbiumque suœ ditionis igestatem. Cibyre pouvait mettre sur pied trente raille hommes d'infanterie et deux mille de cavalerie, et la fertilité de son territoire est représentée par la corbeille de fruits qui , sur ses médailles , orne la tête de Cérès. Les coteaux voisins étaient plantés de vignobles dont Strabon fait l'éloge.

Ibid. — Erant sub eo... et Sy'enm et Alymne. Cibyre avait encore dans son alliance Bubone, Balbura et Ornaudus en Ca bal lie.

Ibid. — Quinque et viginti talenta : 94,850 fr.

Ibid. — Quingenta talenta ; 1,897,000 f.

Ibid. — Ad centum talenta: 579,400 fr.

Ibid. —Decem milita medimnum : cinquante et on hect. quatre vingt-quatre litres.

Cuir. XV. — Sindensium. Voyex Strabou.X II. 855; XIII, 954. Sinda, ville de Pisidie.

Ibid. — Caularem amnem. C'était sans doute nn des nombreux affluents du Méandre, en Pamphylie.

Ibid.— Caralitinpaludem : en Lycaonie. Il y avait dans celle contrée plusieurs marais salés. Le lac Tatta (Tstlo était le plus considérable de tous. L'eau potable y était fort rare et se vendait très-cher. Voy . Strab., XII, p. 568.

Ibid. — Mandrapolim. Parmi les noms de lieu qui suivent, la plupart sont inconnus aux géographes anciens.

Ibid. — Cobulatum amnem. Polybe nomme ce fleuve Colobatus.

Ibid. — Termessenses. Termessns (Estenax) était sur un sommet du Taurus, au nord de la Pamphylie. C'é lait l'ancienne demeure des Solymes d'Homère.

Ibid. — 7sro»id«istum : Isionda en Pisidie.

Ibid. — Quinqvaginta talentis argenti ; 189.700 fr.

Ibid. — - Asj)endiis. Aspende (Minougat) était sur les bords de l'Eurymédon à peu de distance du rivage de la mer.

Ibid.— Xylinenquamrocant Comen ÇuXïvw, et xctpv* le bourg de bois. Ce nom était dû probablement a la matièrt dont les habitations y étaient faites.

Ibid. — Cormasa. Elle est appelée Curmasa par Poix be (XXII, 19). On la place aux pieds du Taurus.

Ibid. — toarsa : Aux confins de la Lycie et de la Pbry gie, peut-être Boudai*.

Ibid. — Lysinoê, au sud de la Phrygie.

Ibid. — Sagalassenum. Sagalassus ( auj. Sadjskla ) était une ville importante des frontières de la Pisidie. Elle prétendait descendre des Lacérf '*■*• et pre*

liait le surnom de Lacédémone sur ses médailles (Eckhel, Dort. num. réf., p. I, vol. 111, p. 25). Elle était à on jour de marche d'Apamee selou Strabon.

Cnip. XV. — Obrimœ fontes. L'Obrima était ud des affluents du Méandre.

Ibid. — Aporidos Comen. Des commentateurs ont soupçonné qu'il fallait lire Araridos Comen, parce qu'Ac iris est une tille de Phrygie d'après Etienne de Bjzauce. Ce bourg en était sans doute voisin.

Ibid. — Metropolitanumcampum. Métropolis, dans la grande Pbryyie, devait son nom à la mère des dieux. (Voyez Etienne de Byzance*)

Ibid. — Dinias, aui confins de la Pbrygie et de la Galatie.

Ibid. — Synnada. Cette Tille élait célèbre par le beau marbre blanc tacheté de ronge qu'on tirait de ses environs, et qui Taisait l'ornement des principaux édifices de Rome, où on se le procurait à grands frais. Elle était encore connue par la bataille !i\ recentre les successeurs d'Alexandre, père de Synnada et d'Ipsus.

Ibid. — Beudos vêtus. Voy. Ptolémée, V, 5.

Ibid. — Anabura, ville de PUidie, dans Strabon.

Ibid. — Alandri fontes. Cette petite rivière arrosait le pays des Tolistobolens près des confins de la grande Pbrygie.

Chu». XVI. — Galli, magna hominum vis, etc. Pour le passage des Gaulois ou Celtes, eu Italie, en Grèce et en Asie-Mineure . cf. Strabon, IV, p. 286 et suiv, ; XXII, p. 56» et 'Uiv. ; Pline, V, 52 ou 42; Florus, II, ffl ; Justin, XXIV et XXV; Pausanias, 1.3, 4; Vil, 6: X» 15 et 19-25; Pelloulier, Histoire des Celtes ; Wernsdorf, de Hepubt. Gutatarum. Aor., 1743 ; et surtout Amédée Thierry, Histoire des Gaulois.

L'établissement des Gaulois en Asie est un événement célèbre dans l'histoire par la rapidité de leurs conquêtes, par la terreur que pendant un siècle entier ils répandirent parmi toutes les populations voisines et par la bravoure avec laquelle ils atfroulèrent des monarques et des peuples puissants, jusqu'au jour où les armes romaines les vainquirent sans les abattre. 11 est fâcheux que nous avons perdu 1 ouvrage de Démétrius de Byaance qui, selon Diogène Laerce (V, 85 avait écrit en treize livres l'bistoire de la Galatie. Annibal, à ce que l'on prétend , avait aussi laissé, entre autres écrits, un traité sur la campagne des Romains contre les Galates. 11 < ût été bien intéressant de comparer entre eux le général Carthaginois et notre historien.

Ibid. — Brenno duce. Soit que l'année rassemblée de tous côtés par Brennus vint de la Gaule, soit qu\ Ile sortit seulement de la Pannonie et des contrées an midi du Danube où habitaient une foule de peuples celtiques , il est certain que celte expédition était la troisième que ces barbares avaient tentée. Les deux premières avaient eu pour chefs Cambaule et Céréthrius qui n'avaient pas dépassé la Tbrace. Elle eut lieu, la deuxième année de la 425 e olympiade, l'an 475 de Home , 279 avant J.-C.

Le nom de Brennus que les historiens auciens donnent à plusieurs chefs de Celtes parait traduit d'un mot qui, pris substantivement, signifiait chef, roi. et adjectivement : haut. éevé. Aiusi les Breuni ou Brenni étaient des peuples qui habitaient Tes hauteurs des Alpes et des Pyrénées ( Colla 1. 1, p. 425 ). Breuin

signifiait roi chez les Bretons. On lit dans un recueil de lois [leges Wallicat) écrit au neuvième siècle : Mab Cudell brenin Cymru oll : Ois de C tdell roi de tous les Cymris. D'autres font dériver Breunus de Bren casque , ou de Brenncn, brûler.

Casr. XVl.—InDardanospercenerunt. Ils avaient ravagé toute l'Illyrie le long de la mer. La Dardanie est aujourd'hui la Servie. On sait que de là Brennus pénétra en Grèce et qu'après avoir signalé son passage par le brigandage le plus effréné il e<suya près de Delphes une défaite due à l'indiscipline , à l'ivrognerie de ses troupes et à la fureur des éléments, plutôt qu'à la valeur des ennemis. Les Gaulois qui survécurent retournèrent en partie au confluent de la Save et du Danube ( Justin , XXXII, 3 ; Athen., VI ; Florus, III, 4 ).

Ibid. — Cum Leonorio et Lutario. Leonorius est la traduction du mot Leon-harl, courageux comme uti lion; Lutarius signifie illustre. 11 a pour étymologie le mot Celtique, lauter, brillant, célèbre. De là viennent les noms de Cblotarius, Hlotarius, Lutberus, Lotberus , etc.

Ibid. — In Thraciam iter averterunt. Parmi les chefs gaulois qui s'établirent alors en Tbrace on cite encore Comontorius qui demeura en possession de cette conquête et eut plusieurs successeurs jusqu'à l'époque où les Thraces exterminèrent ces hôtes rcdontables. (Voy. Polype, IV, 45 et suiv., 51 et suiv.; V, 77 et suiv., ffl ; VIII, 24.) Du reste l'armée de Comontorius ne se mêla pas à celle des deux autres chefs.

Le récit de Tite-Live, emprunté à Polybe, prouve l'erreur où sont tombés plusieurs historiens tels que Florus (II, ff), Pausanias (1, 4 , et Justiu (XXXII. 3), en avançant que les Gaulois qui passèrent en Asie étaient les restes échappés an désastre de Delphes.

Ibid. —Adjurante Mcomede... etc., auxilia Kicomedi dant. Nicomède , fils de Zibœas ou Zir œtès , était menacé sur terre et sur mer par Antiochus Soler, dont sou père s'était attiré le ressentiment (Memnon, cité par Photius , ch. xvi et m). Outre ce redoutable adversaire, il avait encor e à se défeudre contre Zibœas nu Zibœtès ton frère. Celui-ci , qui seul des trois autres fils de l'ancien roi avait échappé au poignard de Nicomède (ibid. cb. xvii), s'était emparé d'une partie de la Bithynie et se préparait à envahir le reste. Tels étaient les ennemis contre lesquels Nicomède employa les armes des Gaulois. Memnon (ch. xx nous a conservé le traite en vertu duquel ce prince les transporta en Asie.

t Les Gaulois demeureront toujours unis par les lieus i de I amitié avec Nicomède et sa postérité.

c Jamais ils ne po irront sans son consentement s* lii guer avec qui que ce soit. Ils n'auront pas d'autres i amis ni d'autres ennemis que lui.

• Us donneront du secours aux Byxantins chaque fois

• qu'il en sera besoin. Ils seront aussi bons et fidèles al-

• liés des villes de Tios, de Ciéros, de Cbalcédoine, d'Ile* « raclée et de quelques autres. •

Ce traité a)ant été signé par Leonorius, Lutarius et quinze autres chefs, le transport s'effectua la troisième année de la 125* olympiade, l'an 278 avant J.-C. et 47 G de Home.

Idid.— Bithyniaqtie omnis inditlonem Nicomedis cancessxt. Ce prince leur laissa leur butin et leur accorda un établissement sur les côtes de la mer; ce qui fait dire à Justin (XXV, 4) qu'il partagea avec eux son royaume.

Mais ce u'cat pas à ces premières possessions qu'on doit donner le nom de Gala lie ou Gallo-Grèce. On appelle ainsi le territoire où ils se fixèrent, dans le cœur de l'Asie-Mineure, après leur défaite par Attale. Le nom de Gallo-Grèce vient de ce qu'ils s'y mêlèrent aux Grecs qui s'étaient emparés de ces contrées après en avoir chas>é les Scythes.

Cuap. XVI. — Vrofectiex Bithynia in Asiam processerunt, etc. Pendant près de quarante ans ils infestëreut toutes les provinces maritimes. Il parait même, d'après un passage de saint Jérôme , qu'ils saccagèrent dans une de leurs courses la ville de Milet distante de plus cent lieues (ad. Jov. lib. I).

Ibid. — Quum très estent gentes Tolistoboii, Trocmi, Tectosagi. On ne sait pas précisément à quelles peuplades celtiques rattacher les deux premières tribus. Strabon(IV, p. 130) avoue son ignorance à ce sujet et dit quelles prirent leur nom des chefs qui les conduisaient. Mais jamais les Celtes n'avaient adopté de dénominations de ce genre. Quant aux Teclosages uous les trouvons parmi les Vol ces ( de Votk, peuple , qui habitaient la première Narbouuaise (Languedoc). Toulouse était leur capitale. Il y eu avait aussi en Germanie près delà forêt hercyuienne et en Pannooie. Parmi les explicatious qu'on a douuécs de leurs noms à l'aide de la langue tudcsijue, nous citerons les plus vraisemblables. Tolistoboii viendrait de to-listo Boïen, les derniers, les plus recules des Boïeus, puisqu'ils habitaient eu Paunouie (eu allem. Ulzt dernier, eu grec Xoïoôoç); les Trocmi qu'Élienue de Byzance nomme Trocmeui, seraient les Throk-Maenner, hommes de la Thrace ; enfin Tectosagi serait pour Tento-sagi , Teutones, et signifierait fils de Teut ou bieu encore : parlant la langue de Te ut ( de Sage, langage). Pliue (V. 52/,,et Soliu, (LII1, p. 524 font encore mention de trois autres peuples gaulois établis en Asie : les Yoluri, les Ambitui et les Teuiobodiaci (Teut-boden, terre de Teut). Mais ils ont saus doute confon iu avec les peuplades principales quelques cantons qui eu étaient des subdivisions.

Ibid. — Circa Halyn flumen. L'Halys est aujourd'hui appelé Casil-Irmac.

Ibid. — Syrïœ quoque ad postremum reges. Les historiens anciens disent, il est vrai, qu'Autiochus Soter remporta sur ces peuples une victoire qui lui valut , de la part de l'Asie reconnaissante, le surnom de Sauveur. Mais il parait qu'il ne battit qu une seule des trois nations. Justin ( XXV, 2 ) assure que les rois de l'Orient ne firent jamais la guerre sans avoir des Gaulois à leur solde. La terreur du nom gaulois, ajoute-t-il, était si grande, et ils faisaient la guerre avec tant de succès, que ces princes ue croyaient pouvoir, sans eux, ni défendre, ni recouvrer leurs trônes.

Ibid. — Superior fuit. Ou rapporte ( Polyen, Stvatag., IV, 20; et Frontin, S train g., II, 15) que le roi de Pergaïue, pour donner du courage à ses troupes, fit préparer d'avance les entrailles des victimes, de sorte qu'eu les consultant les augures y découvrirent ces mots : BA21- AEDS MKH. Les Gaulois , de leur côté , avaieut usé d'un singulier stratagème pour arrêter la poursuite des ennemis, en cas de délaite. Ils avaient porté à l'arrière-garde des gens chargés d'or et d argent , avec ordre de répandre ces richesses le loog des chemins. Après sa victoire, Attale fut transporté d'une telle joie qu'il fit faire, pour en perpétuer le souvenir, deux tableaux, dont l'un fut

placé à Athènes et l'antre à Pergarae. Outre le nom de Galatonikès, que les Grecs lui décernèrent alors (Soldas au mot Nôcav£p«; }> il prit lui-même le titre de roi , qa* ses prédécesseurs Philétérus et Eumène n'avaient pas porté ; car les souverains de Pergame n'étaient avant lai que des dynastes.

Giup. XVI.— Ut ahsistei ent imperio.Le senl résultat de cette bataille fut que du consentement des rois de Pergame et de Bithynie ils s'éloignèrent des cotes et occupèrent dans l'intérieur de l'Asie, un territoire pris sur la Phrygie, la Bithynie, la Papblagonie et la Cappadoce.

Les Trocmi s'établirent au nord , du côté du Pont, de la Papblagonie et de la Cappadoce; la ville de Tavinm était leur capitale.

Les Tolistoboîens occupèrent les contrées voisines de la Bythynieet de la Phrygie, ayant pour capitale l'ancien ne ville d- Pessinonte.

Enfin, les Tecctosages eurent les environs d'Aneyre, jusqu'au fleuve Halys ( Strabon , XII; Pline, V, 52). Ces trois capitales ne furent pas fondées par eux. Ils les fortifièrent seulement pour y garder le fruit de leurs pillages, et pour y établir des marchés où ils vendraient le fruit de leur butin et leurs denrées.

Les Galates se fixèrent ainsi trente-sept ans après leur passage eu Asie, l'an 241 avant J.-C, 515 ans après la fondation de Rome.

Ibid. — Procera corpora. Polyen (Stratag., VII. 55) rapporte une particularité qui mérite d'être citée. Breunus, dit-il, pour exciter les Gaulois à le suivre, produisit, dans les assemblées du peuple, des prisonniers grecs, et faisant tenir auprès de ces étrangers petits, faibles, a tête rasée, des Gaulois, grands, de bonne mine et bien armés, il leur disait : • Gomment nous, qui sommes des

• hommes si grands et si forts , craindrions-uous de faire

• la guerre à des gens si petits et si faibles ? ■ Voyez aussi Diodore de Sicile, V. 28 ; César, G. des G., H, 50.

Ibid. — RtitilaUe. Les Gaulois et les Germains avaient naturellement la chevelure rousse. Mais ils cherchaient aussi à lni donner encore un aspect plus effrayant en la teignant avec de l'eau de chaux ou avec un mélange de savon et de cendre. Voyxe Diodore de Sicile, V, 28; Pline, XX VIII. 12; Tac, Hist., IV, 61.

Ibid. — Vasta scuta. L'armée de Brennus traversa le Sperchius en se servant de ces longs boucliers comme de barques. Voyex Polybe, II, 50; Strabon, IV, p. 156; Pausanias. VIII, 50.

Ibid. — Prolongi gladii. Voyei XXII, 46. Ces épées s'appelaient spaths?. (Flor., 1, 15).

Ibid. — Eos olim fugerunt majores nosfrt. Les éditions anciennes portent : Ad AUiam olim fuderunt majores nostros. On remarquera combien le changement do sujet rend alors la phrase incorrecte, puisque les verbes suivants cadunt fugantque ont pour nominatif majores. La leçon de cette édition est d'ailleurs donuf e par quelques manuscrits.

Ibid. — Titus Manlius, M. Valerius. Voy. VIT, 10-26*

Ibid. — Gallieam rabiem. On a remarqué que les Italiens, lors de l'expédition aventureuse de Charles VU! , désignèrent de même l'impétueuse valeur des Français par les mots de furia francese.

Ibid. — Massilia inter Grœcos si.a. Voyez V, 54.

Ib d. - Tcrentinis quid ex Sparlana, etc. Voy. XXV, 9.

HISTOIRE ROMAINE. — NOTES

CoâP. XVilI. — Unus ex regulis. Chacune des trois nations qui composaient le people des Galates était divisée en cantons on tétrarchies, et la Galatie entière était soumise à nn gouvernement aristocratique et militaire. Enosogoate était sans doute nn des douze létrarques. En temps de guerre un conseil de trois cents membres désignait un ou plusieurs tétrarques, qu'il chargeait du commandement des troupes et de la direction des affaires.

IafD. — Oroandensium. Peut-être faut il lire éCandensium , d'après Pline ( V, 32 ).

Ihd. — Ducenta talenta : 758,800 fr.

Iiid. — Ne Tectosagis bellum inferret. Polybe (XXII, 20) et Tite-Live lui-même par la fin de ce chapitre, comparée avec le commencement du suivant, donnent à croire qu'il faudrait plutôt ici : ne Tolisloboiis.

Ibid. — Axylon terrant. Cette contrée a été reconnue par les voyageurs moderoes qui ont visité l'Aoatolie.

Ibid. — Fimo bubulo pro lignis utuntur. Dans plusieurs parties de l'Asie on en est encore réduit à ce combustible.

Ibid. — Cuballum. Les savants qui , avec asseï de vraisemblance, ont cherché à expliquer par la langue tudesque le peu de mots galates qui sont arrivés jusqu'à nous, font dériver Cuballum de kuh-wal, enceinte ou parc de vaches, ou de kuh-ball, bouse de vaches.

Ihd. — Ad Sangarium flumen. Ce fleure porte aujourd'hui le nom de Zangari.

Ibid. — Ex Adoreo monte. C'était la chaîne parallèle au Taurus, appelée par les Grecs Diudyme.

Ibid. — Tymbrtli fluvio. Ne confondes pas le Tymbrès ou Ty m brins avec le Tb y m brins, affluent du Scamandre en Troadc. Comp. Strab., XII, p. 545, et Pline, VI, I.

Ibid. — In Propontidem sese effundit. D'après le témoignage positif des anciens et des modernes le Sangarius se jette non pas dans la Propontide, mais dans le Pont-Euxin , non loin du Bosphore.

Imd. — Non tant magnitudine mrmorabïlis. On l'appelait quelquefois frpa&cTTfi;, de Çtjpo;, sec, et païveiv, marcher, parce qu'en été on pouvait le traverser a pied aec.

Ibid. — Piscium accolis ingentem vim prœbet. Orphée {Argon., V, 713) donne au Tembrias son affluent, le surnom d'txftut'ei;, poissonneux.

Ibid. — Galli matris magnœ. Les fanatiques prêtres

de Cybèle devaient le nom de Galli au fleuve Gallus, en

Pbrygie, qui se jette dans le Saogarius, et dont l'eau,

disent les anciens, rendait insensés ceux qui en buvaient.

Cur igitur Gallos, qui se exctdere. vocamus

Quum t<ntura a Phrygia Gallica distet bnmus?

Inter, ait, vi ridera Cybelen , altasque Celenas Amnis It insana nomioe Gallus aqua

Ovide, FatU, IV.

Voyex aussi Festus, au mot Galli, et Strab.. li v. XII. Il est à remarquer que, dans l'ancienne langue germanique, gall signifie insensé, furieux. Voy. le Glossaire de Wachter. Ibid. — A Pessinunte. Cette ancienne ville de Pbrygie était célèbre par le culte de Cybèle. On donne pour étyroologie à son nom le verbe tomïv, parce que la pierre , image de cette déesse, y tomba , dit-on, du ciel. Les Galates honoraient la Cybèle de Pes*inonte sous le nom d'Angistis ou Agdialis. On trouve en effet dans Spon

Miscell., sect. m, n* 58 ) l'inscription suivante MHTPl 6EftN AITISTEI. Voyex Strabon, XII, p. 851. Hesychius au mot Â^i<m«, et Pausanias, VII, 17, 5.

Chap.XVIII. — Tum insignibussuis. Polybe (XXII, 20) dit : fyovTt; 7rpo<rro8i£ta *ai tûwou;, c'est-à-dire portant sur la poitrine les images de la déesse. Voyex Den. d'Halic, II, 19.

Ibid. — Ad Gordium pervenit. Gordium . fondée par Gordius, père de Midas, était une des plus anciennes villes de cette contrée. Son nom rappelle le célèbre acte de bon sens du conquérant macédonien. Voy. Arrien, II, 5; Justin, XI, 7; Q. Curce, III, I.

Ibid. — Hellesponttm ad Sinoprn et alterius orœ littora. Des commentateurs ont proposé de lire : ad Hellespontum ad Sinopen et alterius, ou ad alterius, etc. en prenant Hellespontum dans le sens de cote de l'Hellespoot. — Sinope est appelée par les modernes Senab.

Ibid. — Ex campestribus vicis. Les Galates, qui avaient importé en Asie les formes du gouvernement et le langage des peuples Celtes, étaient divisés, comme nous l'avoua dit, en douze tétrarchies ou cantoos. C'est ce que Tacite ( Germ., ch. xu ) a nommé pagos, civitates . Chacun de ces grands cantons était subdivisé en quinxeou seixe petits ( vicos. ) Voilà pourquoi Pline dit (V, 52 ) que les peuples et tétrarchies des Galates montaient à cent quatre-vingt-quinxe.

Ibid. — Olgmpum montem. Ne confondex pas cette montagne avec une autre du même nom qui séparait la Bitliy nie de la Mé*ie et de la Pbrygie. — L'Olympe, dont il s'agit ici, était au milieu de la Galatie, entre le Sangarius et Ancyre. Les Turcs le nomment Anatoli-Dag.

Cbaf. XIX. — Eranttunc triumpopulorum reguli, etc. Le conseil général des trois cents avait sans doute désigné . dans chacune des trois peuplades, un tétrarqne chargé du commandement. Car les tétrarques ( reguli » étaient au nombre de douxe. Eposognate avait aussi ce titre, comme nous l'avons vu pins haut. Ces fonctions étaient électives. Strabon ( XII, p. 851 > nous a laissé des détails assex étendus sur le gouvernement des Galates.

Ibid. — Ortiagon. Ce tétrarqne employait alors tontes les ressources de son esprit, toutes les intrigues, toutes les promesses pour se faire nommer chef unique. Ce but, auquel il ne parvint pas, fut atteint pins tard par Déjotarus , si fameux dans l'histoire des guerres civiles de Rome. Amyotas, son successeur, fut le dernier des rois de Galatie. Après sa mort, Auguste réduisit ce royaume en province romaine, l'an 729 de Rome, vingt-cinq ans avant J.-C. Voy. Polybe , XXII, 21 ; Aurel. Vict., de Vir. illnst., ch. iv ; Val. Max., VI, I ; Flor., Il, H et Suidas.

CB4F. XX. - Velitarium hastarum. Voy. XXIV, 54.

Cbaf. XX. — Tralli . peuple d'Illyrie.

Ibid.— Scutalonga. etc. Ces boucliers étaient eo bois ou en écorce d'arbre. Les Gaulois les ornaient de peaux de bétea ou de têtes d'animaux en métal. Selon Pausanias, ils lesappelaient thyreos (peut-être de thier, bête sauvage.)

Ibid. — Fe/nt ferœ trans/bcœ. Pausanias ( IX, 21 ) rapporte que les Gaulois de Brennus arrachaient le* flèches de leurs blessures et les lançaient a? ec rage contre les Grecs.

Ibid. — Quod nudi pugnant. Les Gaulois cisalpins . auxiliaires d'Annlbal à la bataille de Cannes, combattirent de même nus jusqu'à la ceinture, ainsi que les

Cimbres contre Marins. Voyes Tite-Live , XXII» 46; Polybe, II, 28; Polyen, Stralag., VIII. 10.

Cuap XX. — tjua eve liant. D'autres éditions portent : quœ vellant. On a aussi proposé : qui (quomodo) evellant.

Ibid. — Sicut passim procumberent. On lit encore : sic ut passim, etc.

Chip. XXII. — Transverberatis scutis pterisque intcr se conserti hœrebant. Se tenant serrés et formant la tortue avec leurs boucliers , de manière qu'ils fussent appuyés les uns sur les antres , les Gaulois devaient se trouver, pour ainsi dire, attachés à leurs voisins, quand les deux boucliers étaient percés de part en part. Voyez César, G. des G., 1, 25.

la d. — Aut vendidit quod ejus in publicum redigendum erat, etc. Appien ( Syr., cb. iui, ) dit que les prisonniers furent ? endus aux barbares des pays voisin».

Cbap. XXIV. — Ancyram nobilem in illis locU urbem. Anc>re ( Angora ou Angouri ) est remarquable par ses beaux restes d'antiquité. ( Voy. Tournefort, Voyage dans le Levant, tome II.) D'après Pausanias son nom lui Tenait d'une ancre ( dtycopa ) trouvée en ce lieu par Midas, son fondateur.

Ibid. — Oriiagonlis reguli uxor. Plutarque dans son traité sur les vertus des femmes , ch. xliii, a rapporte le beau trait de cette Gauloise d'après Polybe, (XXI 1, 1 2 et 21 ). Il la nomme Cbiomara.

Ibid. — Jnter plures capticos. Peut-être doit-on lire captivas. Plutarque dit : jura tûv âXXcav «ywaucûv.

Ibid. — Quod servum fortuna erat. Le mot servum est ici pris adjectivement comme sertile.

Ibid. — Talenli attici. Le grand talent atlique d'argent valait 5,730 fr., le petit, 4,312 tt.

Ibid. — Mulier lingua sua , etc. Les Galates avaient adopté la langue grecque, sans oublier la leur. Lucien ( Pstudom. ), as»ore même que de son temps ils parlaient encore le gaulois. D'uu antre coté saint Jérôme, dans la préface de soo commentaire sur l'épitre aux Galates, observe qu'à quelques légères différences prés, leur langue était la même que celle dont on se servait à Trêves. Tacite affirme, il est vrai, que les Trév iriens étaient Germaius d'origine ( Germ., ch. xxvm ) ; mais cette ressemblance u'a pas de quoi nous étonner , puisque le gauloiset te germain étaient deux langues de la même famille. Cette langue est si ancienue qu'on en retrouve les racines daus tous les idiomes de l'Europe. Le peu de mots galates que les anciens nous ont transmis , quoique défigurés par les Romains et les Grecs, qui les torturaient ponr les accommoder à leur prononciation, semblent confirmer pleinement le témoignage de saint Jérôme. Nous avons déjà fait remarquer l'origine des mots Leonorius et Lutarius et de quelques autres. Ceux de Combolomorus et de Cbiomara nous oflrent la terminaison mar, qui signifie grand et équivaut à mer ou mir ( rnerm, augmenter ). Selon Pausanias (IX, 19) les Gaulois de Brennus appelaient trimarkesia un corps de cavalerie où chaque cavalier avait deux valets montés comme lui. On retrou \e dans cette dénomination try, trois , et march ou mari;, cheval. En bas-breton, mark a encore le même sens. — Us nommaient embrecton, du vin qu'ils offraient à la divinité, après ya voir émietté du pain (Voy.Hesycb.,aumot iVrpiTov). En allemand eïnbroken, signifie encore émietter. Strabon appelle drunameton , le lieu où s'assemblait le conseil général de la natioa. Ce nom parait renfermer tes

mots dru, chêne, racine de Druides, etnemet, temple, que reproduisent quelques noms d'anciennes villes de Gaule : Piemttacum, Augtstontmettm , etc., et auquel Forttraat donne aussi cette signification ( livre 1, ch. xix). Nomine vernemetis voluit vocitare vetostas Quod quasi bnura ingens (tailles lingua refert Si ces conjectures n'ont pas tout le caractère de la certitude , elles offrent assurément uoe assez gramle vrai sembla nce.

Coap. XXIV.— Mirantique... confessa viro est. D'après Plutarque , Ortiagon , louant et admirant la fidélité de sa femme, Cbiomara , s'écria : • Ce qu'il y a de plus adrai- « rable encore, c'est qu'il n'y a plus au monde qu'un seul • homme qui puisse dire qu'il a eu des rapports avec « Cbiomara 1 •

Ibid. — Ad ultimum conservavit. Polybe dit qae pins tard il s'entretint avec Cbiomara . daus la ville de Sardes, et qu'il fui enchanté de son esprit et de la noblesse devaes sentiments.

Cbap. XXV. — Principes gentïs per quos œque rts transigi posset. Strabon nous appreud que chaque tétrarque avait sous lui nn juge* un commandant et deux lieutenants du commandant. Ces différents officiers formaient une espèce de grand conseil ( prineiprs ), outre le conseil général des trois cents qoi connaissait de toutes les affaires criminelles. Cf. Tacite, Germ., ch. xi et xu.

Ibid. — Per fidem riolali colloquii. On a proposé de lire : perfide violati. Mais Tite-Live a dit dans le même sens (I, 9, et XLII, 47 ) : per fas ac fidem decepH, et, fidepublxca decipi ( V, 29 ).

Cbap. XXVI. — Ratura montis. Le mont Magaba.

Ibid. — Morzi auxiliares. Morxus était roi de Paphlagonie. Voy. Polybe, liv. XXVI, 6, et Strabon, XII, p. 562.

Chip. XXVIII. — Senatum perlegerunt. Tous les cinq ans les censeurs faisaient , à haute voix dans le sénat , ta lecture des listes des sénateurs. Ceux qui s'étaient rendus indignes de leur rang, ou qui avaient réduit leur forlune au-dessous do capital exigé, étaient censés eickis {senatu moti), quand leur nom n'était pas appelé. Ces exclusions , souvent arbitraires, donnaient quelquefois lieu a des haines implacables; mais cependant elles ne flétrissaient pas comme une condamnation par jugement, et les effets n'en étaient pas irrévocables.

Imd. — .Super œquimelium. Nous avons vu au ch. xvi du livre IV qu'on appelait aiusi l'emplacement de la maison de Sp. Mélius, tué ponr avoir aspiré a la royauté. Il parait qu'il était resté vide depuis deux cent cinquante aus.

Ibid. — A porta Capena. Cette porte ne menait pas à Capena (Civitella), mais à la voie A ppienne. C'est aujourd'hui la porte Saint-Sébastien, au N.-E. de Rome.

Ibid. — Campani ubi censerentur, etc. Depuis que Capoue avait été remise sous le joug, elle ne formait pins un corps muuicipal , n'avait plus de sénat, plus d'assemblée du peuple; elle était au nombre des villes appelées prœfccturœ. Voy. XXVI, 16. Cf. Beaufort, Rèp. rom. 9 tome I!, livre 7. César Ini rendit ses anciens privilèges.

Ibid. — Circo ciritafes insulœ. L'ile de Céphslénie renfermait quatre villes asses considérables , dont les habitants étaient désignés par des noms que Tite-Iive nom indique un peu plus bas.

HISTOIRE ROMAINE. - NOTES

C<up. XXVIII. — iïesiotœ. Au lieu de ce root il faut évidemment lire Pronœ'x ou Pronesii , noms avec lesquels le traducteur a fabriqué le singulier nom de Tille Nèsiotè au lieu de iïésos, désignant les habitants de la quatrième ville de Géphalénie , dans tous les autres auteurs anciens. Voyez Etienne de B)zance; Strabou, liv. X, p. 455 et 700; Thucydide, II, 50.

Proné, située du côté oriental de l'ile, dans une région iDontueuse, est aujourd'hui Porto-Poro.

Paie était à l'entrée du golfe occidental, à peu près a leudroit où est le bourg moderne deLixui.

Cranium était près du même golfe.

SaméouSamos {aujourd'hui Samo) était la plus importante et, du temps d'Hérodote, l'unique ville de l'Ile. Elle était située prés du canal qui sépare Ithaque de Céphalonie. On reconnaît encore les restes de ses anciens murs et quelques autres débris.

Chip. XXX. — JEgiwn ; Aujourd'hui Vostitza. Noos avons déjà dit que les députés de la ligue achéenoe se rassemblaient près de la ville, dans un bois nommé Ataosium.

Idid. — Jn arcem conventus agerentur. Il était ainsi bien moins facile aux Romains de dominer les délibérations. Pour les querelles entre les Achéens , et les Lacédémoniens, voy. XXXVI, 55.

Ibid. — Lan : Au sud de Sparte , sur le golfe Laconique. P.ol., 111, 16 ; Strabon , liv. VIII, p. 564. Pausan., III, 24.

Chap. XXXII. — Elin : Aujourd'hui Galoscopi.

Ibid. — Diophane* : Ennemi particulier de Pbilopo> men, vendu aux Romains et généralement haï pour sa méchanceté et ses mœurs licencieuses.

Casp. XXXIII. — Fadus quod in Capitolio. C'est ici la première fois que Tite-Live fait mention de cette circonstance.

Ibid. — Atque ita septemdecim. . sexagînta ires, etc. Plutarque ( Vie de Phitopcrmen) dit qu il périt en cette occasion quatre-vingts Spartiates selon Polybe, et trois cent cinquante selon Aristocrates. Pausatiias {VIII, 5! ) ajoute que Philopœmen bannit du Peloponèse trois cents citoyens de Lacédémooe , auteurs de la rupture. Cf. XXXIX, H, 56 et suiv.

Chip. XXXIV. — Kihil obedientius fecerunt quam ut nturos diruerent. Parce que, comme Lycortas le dira plus tard (XXXIX, 57) , ces murs élevés par les tyrans leur semblaient être les cicatrices honteuses de leur esclavage.

Ibid. — Tegeœ : Aujourd'hui Paléo Tripolilza, ville ancienne et considérable de l'Arcadic.

BiD. — Comprehendere id genus hominum et vendere jure prœdœ plaruit. Selon Plutarque (Fie de Philop.) trois mille affrancuis furent ainsi vendus à l'encan.

Ibid. — Porlicus ex ea pecunia... refecta est quam Laredœmonu diruerant. Drakenborch suppose que ce portique était la galerie nommée Myropole ( parce que les parfumeurs y avaient établi des boutiques ). Les Mégalopolitains, ayant vaincu les Spartiates et tué leur chef Acrotatus, 111$ deCléomèue, l'avaient élevé de leurs dépouilles. Quand les Lacedemonieus sous la conduite de Cléomèue furent à leur tour vaiuqueurs et maîtres de Mégalop lis, ils détruisirent ce monumeut de leur honte. ( Voy. Pausan, VIII, 27 et 50.) Maintenant Pbilopwmen, pour leur insulter, comme le dit Plutarque, fait de nouveau relever cet édifice avec leurs dépouilles.

Ciiap. XXXIV. ~ Aqer Belbinates. La possession de ce territoire fit souvent naître des sujets de querelle entre i'Arcadie et la Laconie sur les confins desquelles il était situé Cléomène l'avait enlevé aux Arcadiens ( Voyez XXXII, 22; et Pausan., VIII, 55). Antigone Doson l'avait rendu aux Mégalopolitains. Bel bina est désignée dans plusieurs écrivains sous le nom de Btlmiua. Belbina était aussi une lie du golfe Saronique ( golfe d Engia ) près du cap Sunium.

Ibid. — Philippo Amyntœ filio régnante, Voy. Polybe,

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