‹ Commentaires (volume 2)Chapitre 103 sur 105 · MONTLUC REVIENT EN GASCOGNE · texte numérisé non relu

MONTLUC REVIENT EN GASCOGNE

arrivée, je me trouvai honoré et estimé des plus grands seigneurs du pays; mon nom était en réputation bien grande, et, pour une chose que j'avais faite, on m'en voulait faire accroire quatre. Les bruits vont toujours en augmentant ; aussi en ce temps, pour une école de guerre, il ne se parlait que de Piémont. Or je ne demeurai guère oisif ou sur les cendres ; on ne m'en donna pas le loisir, comme aussi je n'en avais pas de volonté, m'étant toujours proposé de parvenir par la voie des armes à toutes les pointes d'honneur que les hommes peuvent atteindre. Songez, vous qui êtes nés gentilshommes, que Dieu vous a fait naître pour porter les armes, pour servir votre prince, et non pas pour courre le lièvre ou faire l'amour. Quand la paix viendra, vous aurez votre part du plaisir ; toutes choses ont leur temps et leur saison.

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