VI AVERTISSEMENT
tion militaire : « Je crois que c'est une trèsbelle partie à un capitaine que de bien dire : je n'ai pas été nourri pour cet effet, mais encore ai -je eu ce bonheur de pouvoir exprimer en termes de soldat ce que j'avais à dire, avec assez de véhémence, qui sentait le pays d'où je suis sorti. Je vous conseille, seigneurs qui avez le moyen, et qui voulez avancer vos enfants par les armes, de leur donner d'abord les lettres ; bien souvent ils sont appelés aux charges : ils en ont besoin , elles leur servent beaucoup ; je crois qu'un homme qui a lu et retenu, est plus capable d'exécuter de belles entreprises qu'un autre; si j'en eusse eu, j'en eusse fait mon profit : encore avais-je assez de naturel pour persuader le soldat de venir au combat. »
En recommandant, d'après l'autorité de Henri IV, la lecture de Montluc, nous avons essayé de la rendre plus facile ; c'est pourquoi nous avons divisé en chapitres les interminables livres des Commentaires ; c'est pourquoi