DE L'ÉDITEUR FRANÇAIS
Alvab Nunez Cabeça de Yaca , que Ton peut re^ garder comme le yèritable auteur de cette Relation , puisqu'elle fut écrite sous ses yeux et pour sa justification par Pero Hernandez, notaire de son goaremement , était issu d'une famille noble de la Tille de Xerez (1). Il était fils de François, et petit-» 9k de Pierre de Yera le conquérant des Canaries. Sa mère , doâa Teresa Yaca de Gabesa , sortait
(i) Antonio, t. j , Art. Alvai^Nuôez, biblkiCeca Hispam'ca. Argote de Molioa, noblexade Andalucia , cap« 37.
d'une famille dont ruiustration remonte au commencement du treizième siècle.
Au mois de juillet 1212 , Tannée chrétienne , commandée par les rois de Castille , d'Arragon et de Navarre 9 s'avançait contre les Maures, lorsqu'arrivée à Gastro-Ferral, tous les passages se trouvèrent occupés par Tennemi. Les chrétiens allaient donc se voir forcés de retourner sur leurs pas , quand iiâ bouger, nommé Martin Àlhaja , se présenta au roi de Navarre, et offrit d'indiquer un chemin par lequel Farmée pourrait passer sans obstacles : le roi envoya avec lui don Diego Lopez de Haro et don Garcia Romeu. Pour qu'ils retrouvassent la route, Alhaja plaça à Feutrée du passage qu'il avait découvert le squelette d'une tète de vache ( Cabeça de i^aca ).
Le 12 du même mois les chrétiens gagnèrent la bataille de las Navas de Tolosa , qui assura à jamais leur suprématie sur les Maures.
Le roi récompensa Martin Alhaja en l'anoblissant ainsi que sa descendance , et celui-ci en mémMre de l'évéùement qui lui avait mérité cet honneur , changea son nom en celui de Cabeça de Yica. Plusieurs membres de cette famille furent refétoê dans la suite de hautes dignités. Don Pero PeiHandez Cabeça de Yaca fet élu grahd-maltre de îMdnt-Jacqiraft en 1883.
. Atvar Nllnez embrassa le métier des armes : il passa aux Indes avec Pamphile de Narvaez qui voulait conquérir la Floride , et il revint presque seul de cette malheureuse ext>édition , dont il
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èeniii ofie relâtlM ^tie je piibliei-ât dans ta prochaine livraison de ces Mëmoireé. Il fat etisuite envoyé ma Ain de lé PMIà pmr remplacei- don Pëdre éé Mcnddctf. Ofl terra pAr ses èommentairès qu'il M ftat pas plus Ueliteiix dëiis cette nouvelle entre-
Les 4crlviln6 iie ibni ^aë d'accord sur le vërita- Ue oraclbro d'Alvâi* l^ttnez. Sdunidel , son contaAtporaili , et dé nbs Jour^ , le chevalier d'Aiara lious M représeâlènt fcofliteè ùd iyrati soupçoilneux fUi méritait son Mrt : Heif ërà, Bdircisl ëi Fnties pré* lesAMt au mntrâii'e ((d'il fui victime dé son zèle i réprimer ieA vetàlioM des fcbnqiiéraltiis , et à Taire exéfcater les lots de la idëti-opble.
Getfé deriiière o^rtUvoii me parait là pliis vraisem- Uabto ; cependant Je éMIs qu'il mit beaucoup trop de roidear dm sa Mndtiitë. Il ri'eât que trop facile à concevoir ^'«n tomme ((ui voulait faire t^entrer dans Tordre des soldats accoutumés à une licence sans borne, devait leur paraître un tyran insupportable. Cette opinion me semble surtout confirmée par son acquittement , car ses ennemis étaient riches y puissants , et Âlvar, dépouillé de tout , n'aurait pu acheter ses juges.
Je ne sais ce qu'il devint après qu'il eut recouvré la liberté. Herrera prétend qu'on ne lui permit pas de retourner aux Indes , de peur que sa présence nexcitAt de nouveaux désordres. Nie. del Techo (Historia Paraquaris, lib. i, cap. xiv), dit qu'il mourut à Séville dans un âge très-avancé , après avoir été revêtu d'un poste d'auditeur { oydor ) à