‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de Vaca (volume 2)Chapitre 4 sur 130 · PRÉFACE DE L ÉDITEUR FRANÇAIS · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L ÉDITEUR FRANÇAIS

Taudience de cette ville : j'ignore si ce renseignement est bien exact.

Ces Commentaires qui parurent pour la première fois à YaUadoIid , chez Francisco Femandez de Cordova en 1555, in-i*'' , goth. , ont été insérés dans les Historiadores primitivos de las Indias de Barda. L'édition originale est fort rare. Le style de ce livre est diffus; Fauteur Ta rédigé comme un acte de sa profession , et il a fallu retrancher bien des répétitions ; pour le rendre lisible , j'ai donc cru pouvoir supprimer sans nuire à la jQdélité de la traduction une foule de redondances fort inutiles comme : ils étaient contents et satisfaits , ils marchaient et at^ançaient , ils dan* saient et sautaient, et bien d'autres qui reviennent presqu'à chaque ligne : peut-être en ai-je encore trop laissé , mais j'ai mieux aimé m^attirer ce reproche que celui d'être un traducteur infidèle.

A S. A. S. , tréf-baol et tréf-puiisaiil Prince riofaot don CarUa noire «igoeiir, Alvar llunti Cabeça de Yica.

PAIX KT BONHEOn.

Tbente-sept ans se sont écoulés depuis cette longue et périlleuse expédition de la Floride , durant laquelle Dieu a répandu sur moi des grâces innombrables et si extraordinaires; grâces que , depuis, le commencement du monde , il n'a cessé de verser sur tous les conquérants, et particulièrement sur Dorantes,

^ ATAKT-PROPOS.

Castillo-Maldonado et moi , qui sommes restés seuls de trois cents hommes , qui allèrent dans cette contrée , avec Pamphilo de Karvaez. Pendant dix ans, nous avons échappé aux nombreux dangers qui nous ont assaillis dans un pays si éloigné et au milieu de populations si barbares : ce qui prouve aux autres hommes cette vérité, dont ils doivent être fei^ mement persuadés ; à savoir, que la puissante main de Dieu, qui tout embrasse , les aidera et les protégera dans quelque partie de l'univers que ce soit, Dans une brève narration qui accompagne ces Commentaires , j'ai exposé au roi les dangers qui m'ont menacé , aSn que la mémoire en soit rendue publique , avec le très-grand et très-invincible nom de sa majesté, répandu, craint et obéi dans la plus grande partie du monde , et que ce soit un exemple des récompenses que Dieu a réservées à son serviteur.

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