‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de Vaca (volume 2)Chapitre 35 sur 130 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

Les Indiens Agazes rompent la paix.

GoiizALo DE Mendoce rappopta aussi que les Agazes avec qui on avait fait la paix , s'étaient présentés à main armée pour brûler la ville le soir même du jour où le gouverneur était parti pour combattre les Guaycurus. Ces Indiens avaient été aperçus par les sen-* tinelles qui avaient crié aux armes. Alors , voyant qrfils étaient découverts, ils avaient

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pris la fuite et s'étaient jetés sur les établissements et les habitations des chrétiens ou ils avaient pris un grand nombre de femmes guaranis nouvellement converties. Depuis lors, chaque nuit ils faisaient des excursions dans le pays , et exerçaient des brigandages , causaient de grands dommages aux naturels et violaient les traités. Les femmes de leur nation , qu ils avaient données en otage, s'étaient enfuies la nuit même de leur arrivée, et: leur avaient donné avis que la ville était gardée par peu de monde, que c était une bonne occasion de tuer les chrétiens. Us étaient donc venus pour commencer la guerre; et, suivantleur coutiune , ils avaieat dévasté des habitatiops où les Espagnols gardaient leurs vivres , et enlevé pluç de trente femmes guaranis. Le gouverneur fit une enquête, convoqua les religieux , les prêtres , les officiers de sa m^ Jesté et les capitaines , et leur exposa la conduite des Aga^s ; puis il Us pria et leur ordonna au nom du roi, de donner leur opinion.

suivant l'ordre de sa majesté , pour qu'il put agir. Tous devaient signer de leur nom , et il était obligé de suivre cet avis quel qu'il fût. L'affaire ayant été discutée entre tous , et bien considérée , Ton dit au gouverneur de leur faire la guerre à feu et à sang , afin de les punir des dégâts qu'ils ne cessaient de faire dans le pays. Cet avis fut unanime et signé de tous.

Pour mieux établir les crimes des Agazes Alvar-Nunez fit faire une enquête. Quand elle fut terminée, il la joignit à quatre autres qui avaient été instruites contre eux avant son arrivée. Les chrétiens plus anciens que lui dans le pays avaient tué plus de mille de ces Indiens à cause des dommages qu'ils ne* cessaient de commettre.

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