CHAPITRE XXVII
Retoar du goarea^nr et de toute son année à l'AttompUon.
Le kndemain au grand jour on partit en bon ordre, les Espagnols qui étaient à cheval et les Guaranis marchèrent en chassant. On tua un très-grand nombre de cerfs et d'autruches : les Espagnols tuèrent même avec leurs épées quelques pièces qui se jetèrent sur
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les escadrons en fuyant les cavaliers et les Indiens. La chasse que Ton fit ce jour-là fut très-curieuse et très-agréable.
Une heure et demie avant la chute du jour on arriva au Rio-Paraguay où le gouverneur avait laissé les deux brigantins et les canots. Le soir même , une partie des troupes et des chevaux commencèrent à passer , et le lendemain depuis le matin jusqu'à midi , tout le reste traversa. Le gouverneur et ses gens revinrent par terre à F Assomption, où il avait laissé pour défendre la place deux cent cinquante hommes sous les ordres de Gonzalo de Mendoce. Ce capitaine gardait prisonniers six Indiens d'une nation nommée Tapiras : ce sont des hommes grands , braves guerriers et coureurs très-agiles. Us ne cultivent pas la terre , n'élèvent pas de bestiaux , et vivent du produit de leur chasse et de leur pèche ; ils sont ennemis des Indiens Guaranis et Guaycurua* Gonzalo de Mendoce informa le gouverneur que la veille ces Indiens s'étaient
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présentes après avoir traversé le Bio-Paraguay, disant que leurs compatriotes avaient appris que les Espagnols allaient faire la guerre aux Guaycurus , que toutes les peuplades et eux-mêmes en étaient émerveillés, et que leur chef les envoyait pour prévenir qu ils (ysîraients'allieraux chrétiens^si Ton avaitbe- Soinde renfort contre les Guaycurus. Gonzalo de Mendoce ayant soupçonné une trahison, et que ces envoyés prétextaient ces offres pour observer la place , les avait fait arrêter pour s'assurer de leur sincérité. Le gouverneur s'informa de la vérité du rapport des Indiens; il ordonna de les faire sortir de prison et de les conduire en sa présence , ce qui eut lieu à rinstant. Il dit à un interprète espagnol qui connaissait leur langue, de les interroger chacun en particulier sur le motif de leur venue. Ayant appris qu'il pouvait en résulter des avantages pour le service de sa majesté , il les traita fort bien et leur remit de nombreux présents pour eux et pour leur chef.
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On leur promit de les recevoir comme sujets de sa majesté , et de les protéger , pourvu , toutefois, qu'ils cessassent les hostilités contre les Guaranis qui étaient sujets de sa majesté , et qu'ils ne leur fissent aucun tort. On leur apprit que cela avait été la cause de la guerre que Ton avait faite aux Guaycurus; puis ils furent congédiés et s'en allèrent fort contents.