CHAPITRE XXX
Le<i Indienf Guaycnnu Tieiiiieiit faire acte de tomnisuon
miren la majesté.
- Quatre jours après son départ, un lundi matin ,- le prisonnier arriva, sur le bord du fleuve avec tous. les Indiens de sa peuplade, et ils s'arrêtèrent à une portée d'arbalète du
1^4 GOMMBIITAIR»
.Rio - Paraguay. Dès que le gouverneur en fut instruit, il envoya un grand nombre de canots avec quelques chrétiens et des interprètes pour les recevoir et les ^ conduire à la ville. Vingt Guaycurus se présentèrent au gouverneur» s'assirent en sa présence sur un pied comme c'est leur usage, et s'exprimèrent ainsi par l'entremise d'un interprète : a Nous sommes les chefs de la nation des Guaycurus ; nous et nos ancêtres nous avons soutenu la guerre contre toutes les peuplades de cette contrée , soit les Guaranis , les Ymperus , les Agazes , les Guatatas, les Naperus, tes Mayas et beaucoup daubées. Nous les avons constamment battus : aucune nation n'a pu nous vaincre , et nous croyions que nous ne le serions jamais. Ayant trouvé des hommes plus puissants^ nous venons nouê reconnaître leurs esclaves. Vous êtes le chef des Espagnols, commandez -'nous donc comme à vos serviteurs. Les Guaranis savaient bien qu'ils
n*étaient pas assez forts pour nous faire la guerre , aussi ne les craignions*nous pas. Jamais sans les Espagnols ils n'auraient osé marcher contre nous et nous combattre. Nos femmes et nos enfants sont sur l'autre rive pour faire aussi leur soumission : enfin nousmêmes , en notre propre nom et en celui de tous les autres , nous venons reconnaître la domination du roi des Espagnols. »