‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de Vaca (volume 2)Chapitre 49 sur 130 · CHAPITRE Xm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xm

GomiDfnt quatre chrëtieni moururent de leurs blessures peu*

d«nt cette guerre.

Quand Domingo d'Irala fut arrivé au village des Indiens , il envoya faire des sommations à Tabere et à Guaçani , les principaux fauteurs de la guerre. Ces chefs avaient avec eux un grand nombre de gens qui attendaient le combat, et qui , lorsque les interprètes ar-

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rivèrent pour leur faire des sommations , ne voulurent pas les entendre. Us envoyèrent même défier les Indiens alliés , les volèrent et leur fireif| hf^vmqipp dç 4^|nmages. En prot^eant nos alliés , de nombreuses escarmouches avaient eu lieu , et quelques chrétiens avaient été blessés. Ils furent envoyés à l'Assomption pour être guéris : quatre ou cinq périrent de leurs blessures ; mais par leur faute et par suite des excès qu'ils firent , car ces blessures, très-légères, n'auraient pu causer la mort. Up ^'eux mourut misérablement d'une éporchure qu'une flèche lui avait faite au nez. Ces flèches sont frottées avec des herbes vénéneuses , et quand ceux qui en sont blessés n'évitent pas les excès avec

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dîensi p«r tous les moyens en sa piyissaiu», pyisque pela était utile au service d^ si| tfmr jesté. En effet, tant que le pays 9i^ait içq guerre , les surprises , les révoltes , les meurtres, les vols et les troubles pe pouy«îen|; cesser. En agissant ainsi , disait-il , on fer^t son devoir envers Pieu et envers sa miy^sté* Il accompagna cet ordre de beaucoup de vf vres pour qu'on les partageât gratuiteioent pntre les Indiens qui avaient servi. H y ^puta tout ce qu'il crut capable d'affermir et de perpétuer )a couarde. Leç choses étant daps cet ^t , Domx^ d'Irala s'occupa de fa^r/e la pia^^ic. Conwe pes gen^ étaient fatigués çt maltraités par h guerre si vive que les chrétiens avuient fiiite et qjii durait encore^ ils en désiraient la ffn : au n^pyen des présent? que le capitaine génér;il lepr «nvi^ya , ^in^î que beaucoup d'autres qi|i les si^ivaienjt et qui leur IFurent offerts de ^ piirt , pn parr vint è ce but. Ils se soun;iireot de nouveau f sa ni^esté , reprirent leurs liaisons d'amitié

avec les autres Indiens du pays. Les deux chefs» Guaçani et Tabere, ainsi que beaucoup d'autres, disposés à servir sa majesté , se rendirent vers le gouverneur pour consolider la paix. Celui-ci dit à leurs gens , qu'en cessant les hostilités , ils avaient fait leur devoir, et quau nom du roi, il leur pardonnait la révolte passée; que s'ils recommençaient, ils seraient châtiés sans pitié. Après cela il leur fit des présents, et ils s'en allèrent très-satisfaits.

Voyant que le pays était pacifié , et que les naturels vivaient en bonne intelligence , Alvar-Nuflez fit revenir les bâtiments en toute hâte , ainsi que les vivres et les autres objets nécessaires pour approvisionner sa flotte, afin de pénétrer dans l'intérieur, et de découvrir le pays par le port des Rois ( de los Reyes ), par où il avait été résolu que l'on entrerait. En peu de jours, les Indiens lui apportèrent plus de trois mille quintaux de farine de manioc et de mais, après quoi on

DE CABBÇA DE YAGA. 2^']

compléta le chargement des navires. On paya ces naturels suivant leurs désirs ; Cabeça de Yaca fit aussi donner des armes aux Espagnols qui en manquaient ainsi que d'autres objets dont ils avaient besoin.

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