I 8 COMMENTAIRES
vait avoir cinquante ans : Quand Garcia les emmena chez eux, ils traversèrent le pays des Mayas, ils gagnèrent ensuite celui des Guaranis , qui tuèrent presque tous les naturels que Garcia conduisait; cependant ce chef indien et d'autres de sa nation avaient pu s'échapper et s'étaient enfuis en remontant le Paraguay jusqu'aux villages des Sacocis, qui les accueillirent. Ils n'avaient osé retourner par les mêmes chemins qu'ils avaient suivis avec Garcia, dans la crainte que les Guaranis ne les assaillissent et ne les tuassent. En conséquence , ils ne savaient pas à quelle distance ils étaient des villages de l'intérieur, ce qui , joint à leur ignorance de la route , les avait empêchés de regagner leur pays. Il ajouta que les Guaranis qui habitent les montagnes de cette contrée , conmis^itient le chemin du pays où Von voukit aller, et qu'ils pourraient bien renseigner , car ils y voyagent quand lU sont en guerre avec le^ peuplades de riiitérieur. On l'interrogea sur les habi-
DE CABfiÇA DB VACA. Sig
tants de son pays, sur leur manière de vi^ vre et de combattre. Il répondit qu'il n'y avait qu'un eeul chef à qui tous obéissait, qu'une quantité de villa^s habités par un grand nombre d'Indien« de sa nation, sont en guerre avec des indigèmss , appelés ChimeneoSj et Carcaras. Il y a aussi dans cette contrée beaucoup d'autres naturels qui possèdent des villages considérables , on les nomme Gorgotoquis , Pay^ çunos , Estarapecocis et Candirés, tous ont Içurs chefs et se font la guerre. Ils combattent avec des arcs et des flèches , et sont généralement cultivateurs. Ils élèvent des animaux , cultivent en grand le mais, le manioc, les patates et les mandubies. Us nourrissent des oies et des poules semblables à celles d'Espagne, et possèdent des lamas ( ovej as grandes^ de grandes brebis) : tous ces Indiens sont ennemis. Ils échangent des arcs, des flèches, des couvertures et d'autres objets contre des arcSj des flèches et des femmes. Après avoir donné
3aO GOMMBVTAIRBS DE GABBÇA DE TACA.
ces renseignements , ces Indiens s'en allèrent trésKX>ntents. Leur chef s ofirit pour suivre le gouverneur dans son voyage de découverte , disant qu'il retournerait avec sa femme et ses en&nts pour vivre dans son pajrs, ce qui était son plus vif désir.