CHAPITRE LVII
Le gonTcroenr enToi« à )« rachercha defrlndi«nf de Garcia
Quand le gouverneur eut obtenu le rap* port du chef indien , il fit partir sans retard quelques Espagnols pour aller à la recherche des Guaranis du pays, afin de prendre des informations auprès d'eux et d'en ramener pour servir de guides pour la découverte.
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Plusieurs Guaranis, qui iaisaient partie de rexpédition , furent choisis pour escorter les Espagnols ; ces gens partirent donc précédés de leurs guides. Ils retournèrent six jours après, et rapportèrent que les Guaranis avaient quitté le pays , que leurs villages et leurs maisons étaient inhabités ; et que toute la contrée semblait abandonnée , car les nôtres l'avaient parcourue dix lieues à la ronde sans trouver personne. Le gouverneur demanda aux Chanes s'ils savaient où les Guaranis pouvaient être allés. Us répondirent que les naturels de ce port et de Tile voisine s'étant ligués , avaient été faire la guerre aux Guaranis : ils en avaient tué un grand nombre, le reste s'était enfui dans l'intérieur. Ils pensaient que les Guaranis étaient allés se réunir à d'autres peuplades de la même na*tion établies près de certains indigènes nom* mes Xarayes , avec lesquels elles étaient en guerre ainsi qu'avec d'autres Indiens. Suivant , les Xarayes possèdent de l'or et de l'ar-
DE CABBÇA DE VACA. 3a3
geDt que leur donnent des naturels de Tintërieur. De ce côté toute la contrée est peuplée, et Ton peut se rendre aux villages. Lw Xarayes sont cultivateurs : ils récoltent une grande quantité de mais et d^autres provisions ; ils nourrissent des oies et des poules comme celles d'Espagne.
Cabeça de Vaca demanda combien il y avait de jours de marche depuis le port jusqu'au territoire des Xarayes. On lui répondit que l'on pouvait y aller par terre en quatre ou cinq jours ; mais que la route était très-pénible à cause d'une multitude de marais et de lacs : que si Ton voulait y aller par eau , en remontant le fleuve dans des canots, il fallait huit ou dix jours.