CHAPITRE III
Le gaoYemeiir et ion efcadre arrivent k Sainte -Catherine au Brésil , et il débarque avec les troupes.
Dès que le gouverneur fut. arrivé avec son escadre à l'Ile de Sainte-Catherine , il fit mettre tout le monde à terre , ainsi que les vingtsix chevaux qui avaient survécu sur quarantesix que l'on avait embarqués en Espagne ,
afin qu'ils pussent se reposer de cette longue 6. 3
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navigation. 11 voulait aussi s'informer près des Indiens du pays dans quelle position se trouvaient les Espagnols que l'on allait secourir. Alvar-Nunez prit possession de ce port au nom de sa majesté comme il avait fait de celui de la Cananea. Pendant tout le temps qu'il resta à Sainte-Catherine , les naturels de l'ile , et ceux des autres parties de la côte du Brésil , sujets de sa majesté, lui firent un trèsbon accueil. Il apprit d'eux, qu'il y avait à quatorze lieues de là, dans un endroit nommé el Biaça ( la Besace ), deux moines franciscains, l'un nommé frère Bernard d'Armenta natif de Gordoue, l'autre frère Alonzo Lebron, de la grande Canarie. Peu de jours après, ces religieux vinrent où le gouverneur se trouvait avec ses gens. Ils avaient la plus grande frayeur des naturels qui voulaient les égorger parce qu'ils avaient brûlé des maisons appartenant aux Indiens , ce qui avait été cause que ceux-ci avaient tué deux chrétiens qui habitaient ce pays. Alvar s'é-
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tant bien informé du fait , s'employa à calmer les Indiens et à leur iaire entendre raison ; il reçut les franciscains , les réconcilia avec leurs ennemis, et les chargea de s'employer à convertir les habitants de cette ile et du voisinage.