‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de VacaChapitre 14 sur 91 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

De ce qui arriva au gouverneur et à lei troupes. — De la nature du payi,

DjB la rivière nommée Yguaçu , le gouver-* neur et sea gens s'aYanoéi)snt en découvrant du pays , et le 3 décembre ils parvinrent kxm cours d'eau nommé x>&r les Indiens , Tïbagi^ et dont le lit est garni.de grandes pierres disposées avec autant d'ordre et de r^^larité

que si elles Teussent été de main d'homme. On éprouva beaucoup de peine à le traverser, parce que les hommes et les chevaux glissaient sur les pierres, et né pourvaient se tenir sur leurs pieds : on y remédia en se tenant Fun près de l'autre. Quoique la rivière ne fût pas très-profonde, Feau coulait avec beau-* coup de force et de rapidité. A deux lieues environ de là , des naturels vinrent très-gaiement et portèrent tant de vivres à 1 armée, que les troupes en laissèrent sur les chemins; aussi le gouverneur fut- il trèsgénéreux envers eux et surtout envers leurs chefs. Non-seulement il leur payait les vivres 9 mais encore il leur faisait quantité de présents et de caresses , de sorte que le bruit s'en répandil dans; le paya-, et lés naturels^ hafiniissaiat t^te ^raiti4e / venaient te: voir; portaient ce qu'ils possédaient , et Ton devait toujours ftoia de tes^ payer.

Le loéiBe jour« comme oq àe tnotrvarit d^m un au^ village, doût le (^hef se Aoiamait

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