COMMENTA IR
4'un côte avec u»e partie de ses gens , tandis <]ue le reste de la troupe descendrait de l'autre, «t d'entrer dans le Rio*Parana, Les cavaliers devaient aller par' terre , en ayant le so}n de marcher de front sur les deux rives afin d'eC» frayer les naturels. Tous les piétons reçu* rent Tordre de passer dans des canots. Le gouverneur monta avec quatre-vingts hommes dans des embarcations qu'il acheta aux Indiens du pays : les fantassins descendirent sur la' rivière. Les chevaux allèrent par terre, et tous devaient se rejoindre dans le Rio-Pft^ rana* Le fleuve était si rapide que les canots furent emportés avec furie.
Loin de l'endroit où l'on s'était embarqué le courant forme une chute par-dessus des rochers fort élevés. L'eau , en tombant , produit un si grand fracas qu'on l'entend de .plu* ^eurs lieues, et l'écume chassée avec vio* lenee s'élève à la hauteur de deux lances et plus. Il fut donc nécessaire de sortir des canots , de les tirer de l'eau et de les transporter
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pur terr^ jusqu'au delà de la cataracte. On lés porta à farce de bra^ pendant plus d'une demi-lieue (i), eê qui oceasionna des peities extraardituâreâ« Ce mauvais pas ayant été franebi 9 on realit k flot les embarcations , oii continua le voyage , et Ton descendit la ritiére jtt^u'au RfQ^Parana. Dieu daigna permettre q^e la trQijpe qui avait voyagé par terre et les canots qi|i portaient le goirverneur et $e8 j^n» aVriy^sent en même t«Kip$. On trouvtf sur la rive im g^and nombre d'Indiens guai^aniâ toius couverts de plumas de perrôqiSiets, bigarrés et peints de toutes sortes de fationset de couleurs. Us portaient k la main leurs af es et leurs flècl^s, et se rangèrent en bataille, ce qui fût un triès^beau spectacle. L'arrivée du gouverneur et de ses gens les remplit de terreur, et la confusion se mit dans leuris rangs. Nous commençâmes à leur parler par l'entremise d^'un interprète et à distribuer aux chefs des présents de grande valeur,
(i) Le lommaire du chapiti^e dit une lieue.
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et comme ils étaient très-avides et fort àmid des nouveautés, ils s'apaisèrent et s'approchèrent de Cabeça de Vaca et de ses troupes. Un grand nombre aidèrent même à efiFectuer le passage de la rivière. Aussitôt que l'on fut de l'autre côté , le gouverneur ordonna de faire des espèces de radeaux {Balsas) avec les canots en les unissant deux à deux. Ce tra-* vail terminé , le reste des gens passa en deux heures sur le bord opposé. Le Rio-Parana av«it une grande portée d'arbalète de large à l'endroit où on le franchit ; il était très-profond et fort rapide. Dans ce passage un canot chargé de chrétiens chavira; un homme entraîné par le courant se noya et il ne reparut plus. La profondeur du fleuve et la rapidité du courant occasionnent de grands tourbillons.